Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


Affichage des articles dont le libellé est bon sens. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est bon sens. Afficher tous les articles

La compétence professionnelle la plus importante... et de loin !

Mais qu'êtes-vous devenu ? Qui êtes-vous aujourd'hui ? 
Voici peut-être les deux questions les plus pertinentes qui devraient vous être posées en entretien d'embauche... Et comme aucun recruteur ne songe à les poser, alors, chers candidats, lecteurs de ce blog emploi, prenez les devants et abordez votre carrière professionnelle sous cet angle quelque peu philosophique.

se vendre en entretien - coaching emploi
Qu'avez-vous fait de vos expériences ?

Un candidat du passé ou de l'avenir ?

D'abord, partons d'un postulat simple, vous n'êtes pas compétent grâce à votre expérience passée, vous êtes compétent parce que vous avez tiré des enseignements du passé - nuance ! En d'autres termes, c'est votre capacité à aborder sereinement vos échecs, mais aussi vos réussites, à tirer les axes d'amélioration,  à définir les méthodologies, les stratégies les plus efficaces et à détecter celles qui mèneront à coup sûr vers l'atteinte d'un résultat qui est bien votre compétence la plus précieuse. Vous n'êtes donc pas compétent parce que vous avez connu un succès dans votre expérience passée, mais vous êtes compétent parce que aujourd'hui, vous savez exactement comment manoeuvrer pour atteindre un résultat positif... Pas mal, non ?

Tirer partie de ses échecs

Souvenez-vous, je criais hier, haut et fort, que le CV illustre l'avenir, davantage que votre passé (sinon, cela s'appelle une nécrologie)... Et pourtant, lorsque nous travaillons, mes clients et moi, à la préparation à l'entretien de recrutement, beaucoup sont tentés de justifier leurs compétences au travers de quelques succès remportés jusque 10 ans en arrière (et encore, parfois plus loin dans le temps)... 
Selon cette "logique",  je devrais (en tant que recruteur) alors déduire que puisque vous avez réussi en 2005, vous réussirez demain... Erreur ! C'est un biais qui précipite les candidats dans la liste des non-retenus ! Vous n'êtes pas votre passé, vous êtes la somme de toutes vos expériences, difficultés, facilités, vous êtes la somme de votre intelligence, de vos remises en question, de vos craintes, de vos croyances, de vos tests... Vous êtes donc en perpétuelle évolution, et c'est bien cette capacité à évoluer, à tirer les enseignements de vos expériences qui fera de vous un candidat de l'avenir, davantage que celui du passé.

Tirer les enseignements 

Comme tire t'on les enseignements ? D'abord en examinant scrupuleusement les faits : ce qui a marché,  avec lesquelles de vos qualités professionnelles, ce qui a échoué, et ce dans tous les domaines de votre vie professionnelle. Le but de cet examen, de cette analyse, honnête, est de déterminer une méthodologie efficace qui laisserait entendre que, demain, au service de votre futur employeur, vous saurez atteindre les objectifs demandés grâce aux enseignements que vous tirez de vos expériences.

Du coup, cela facilite grandement la présentation en entretien : plutôt que de parler au passé en justifiant votre présence devant le recruteur par quelques passages dans telle ou telle entreprise, vous aborderez l'entretien dans une posture plus positive, présente, en exprimant ce que vous êtes aujourd'hui et en l'illustrant au travers de quelques exemples bien choisis. Vous devenez donc un candidat d'avenir, parlant dans le même temps que votre recruteur, sans justifier quoique ce soit puisque vous assumez votre passé, échecs comme succès...

Carrière professionnelle en évolution

Vous l'avez compris, votre compétence numéro un, est cette capacité à prendre du recul sur vos expériences passées, pour tirer tous les enseignements de vos méthodologies, celles qui ont mené au succès comme aux échecs et de les proposer sur un plateau d'argent à votre futur employeur. Au passage, vous lui permettez de se projeter dans votre future collaboration..

Voulez-vous travailler vos candidatures sous cet angle terriblement efficace et générateur de confiance partagée ? Etc bien, commencez peut-être par découvrir de quelle façon j'aborde le coaching emploi, notamment dans la refonte du CV.

Le potentiel d'une annonce emploi mal rédigée

Un CV mal rédigé

Nous sommes bien davantage qu'un CV, n'est-ce pas ! Nous rêvons qu'un recruteur sache lire entre les lignes, détecter toute la substance de nos compétences sans s'attacher ni trop à la forme, ni trop au fond de notre CV... qu'il s'intéresse à nos compétences professionnelles davantage qu'à notre compétence à faire un CV efficace... En gros, nous sommes nombreux à penser que le tri sélectif autour du seul CV n'est pas juste.

Les candidats et les entreprises ne sont pas des professionnels du recrutement
Les imperfections d'un CV mais aussi d'une annonce emploi


Une annonce emploi mal rédigée

De la même façon, je constate que de nombreuses annonces emploi sont ridicules, mal rédigées, parfois truffées de fautes, de contre sens, de paradoxes, d'exigences fantaisistes... Une information très partielle qui déclenchera, l'annonceur l'espère, la mise en mouvement de candidats talentueux.

  • D'un côté de l'écran : le candidat qui est et reste un professionnel de son métier et pas de la recherche d'emploi, et encore moins de la rédaction du CV.
  • De l'autre côté de l'écran : un annonceur, pas forcément professionnel du recrutement (ce peut être une entreprise par son RRH, ou encore un stagiaire RH chargé du premier tri sélectif, un manager opérationnel...), dont l'occupation principale n'est pas le recrutement... mais plutôt l'accompagnement des salariés tout au long de leur vie dans la structure, intégration d'un nouveau collaborateur, plans de formation, paies, déclarations aux organismes, réunions avec les parties prenantes, instances représentatives, etc, etc...


Il est alors très fréquent que deux mondes ne se rencontrent jamais, le monde de ceux qui rédigent plutôt moyennement leur CV et le monde de ceux qui émettent des annonces emploi plutôt médiocres... Ce qui vous en convenez est regrettable puisque :
si la qualité de votre CV ne fait pas celle de vos compétences, alors, sûrement, l'attractivité ou la pertinence d'une annonce ne fait pas celle du job proposé ni de l'entreprise présentée d'ailleurs...

Pourquoi cette longue introduction ? Parce que de nombreux candidats sont très sélectifs et ne répondent qu'à une quantité limitée d'annonces, voulant cibler très drastiquement leur recherche. Pourquoi pas. Je suis d'avis qu'ils devraient pourtant ouvrir davantage le spectre de leurs recherches pour, éventuellement, sélectionner des annonces auxquelles ils n'auraient pas répondu avant (parce que mal rédigées, incomplètes, partielles, ne répondant pas à 100% à leur profil).

Elargir le spectre de sa recherche d'emploi

L'idée quelle est-elle ?
  1. Générer un volume constant de candidatures et moins dépendre de l'émission (rare) d'une annonce répondant en tous points aux critères de recherche. Vous imaginez tout de suite l'effet bénéfique sur le moral.
  2. S'entraîner à parler de soi plus régulièrement afin d'être plus à l'aise lorsque vous serez convoqué à l'entretien tant attendu, celui qui concerne le job tant recherché.
  3. Se laisser surprendre et dépasser la première impression délivrée par une annonce mal rédigée, après tout, vous apprécieriez qu'un recruteur soit "séduit" par votre profil que vous jugez si souvent atypique.. L'inverse est peut-être vrai.
  4. Candidater avec légèreté, pour voir, pour connaître un secteur d'activité, pour échanger, construire une démarche réseau, provoquer la chance... Tout cela passe par une ouverture d'esprit sensiblement différente d'une lecture trop étroite de l'annonce.
  5. S'obliger à lire les annonces plus largement pour acquérir de l'information et détecter les potentiels de candidatures spontanées.
  6. Obtenir un job que nous n'auriez jamais obtenu autrement... C'est tout ce que je vous souhaite !
  7. Relancer sa recherche d'emploi de façon active et dynamique.
  8. Renforcer votre détermination, si précieuse et fragile en période de recherche d'emploi.




Un CV inefficace : syndrome de la friperie

Le CV : un formidable outil de communication

Je dois être une des rares personnes à voir dans le CV un formidable outil de communication. J'en ai fait mon métier me direz-vous (bon OK, je suis aussi hypnothérapeute en Charente). 
La mort du CV est annoncée avec l'émergence des outils numériques de mises en relation, de "vitrines" joliment ficelées. Bon nombre de clients me contactent en disant : "je bloque complètement sur la rédaction de mon CV...". Peut-être est-ce votre cas.

Le CV magique

Alors disons les choses comme elles sont, le CV magique n'existe pas et ne sera que ce que vous voudrez bien en faire. 
Pourquoi cette réflexion ? 
Parce que vous êtes encore trop nombreux à parier sur le fait que le recruteur s'intéresse davantage à vous plutôt qu'à son propre objectif (satisfaire son client lorsqu'il s'agit d'un cabinet de recrutement, ou développer un projet, combler un manque lorsqu'il s'agit d'une entreprise). 

Au final, vous ne parlez pas le même langage et risquez fort de ne jamais vous rencontrer.

donner au recruteur les bonnes raisons de rencontrer le candidat
Un CV clair ou fourre-tout ?

La valise Fourre-tout

Prêtons nous à un petit jeu... Imaginez que votre CV soit une valise remplie de tee-shirts de toutes les couleurs, des bleus dans une variété infinie de nuances, des roses, jaunes, verts, oranges... Bref, plein de tee-shirts différents. 
Grâce à vos recherches sur internet, vous avez identifié une personne (appelons la : le recruteur) qui semble rechercher un Tee-shirt à manches longues, violet, avec des paillettes bleues... Classe. 
Pour le convaincre d'acheter votre beau Tee-shirt violet... à paillettes jaunes (oui, c'est un peu différent... mais tout aussi charmant...) vous décidez de lui adresser votre valise remplie à ras bord de Tee-shirts... et alea jacta est.

Votre pari est celui-ci : 
que l'acheteur soit tellement enthousiaste de recevoir votre lourde valise qu'il va déplier un à un tous vos tee-shirts, se plonger littéralement dans l'amas de textiles, se faire une opinion sur la base de tout ce que vous lui proposez, comparer,  déplier chacun de vos Tee-shirts, les considérer un à un, avec attention, en espérant qu'il tombe sur votre Tee-shirt violet, bien caché parmi tout ce que contient votre valise. 
Ensuite, vous imaginez qu'il vous retournera le tout avec une jolie réponse, positive si possible... 
En gros, pour schématiser, vous proposez au recruteur de passer du temps dans votre friperie personnelle et de se débrouiller à trouver, comme un grand et un peu au hasard, le tee-shirt le plus ressemblant à ce qu'il cherche.

Le CV Friperie

Les Tee-shirts de la valise sont vos compétences, vos qualités, vos expériences, un ensemble large qui constitue votre profil... il est pour le moins confus, diffus et nécessite de s'immerger dans votre passé (nécrologie ?) pour en dénicher l'essence... ce que ne fera pas le recruteur, contrairement à votre serviteur. 

Que faire alors ? Eh bien mettre en avant le Tee-shirt le plus proche de celui que recherche le recruteur... bien distinctement. Ce Tee-shirt, c'est un champ de compétences, il est l'essence de votre expérience, ce que vous en retirez pour le mettre à disposition de votre futur employeur... 
Ce n'est que votre offre construite et pertinente qui fera que l'acheteur sera attiré par votre CV et qu'il entrera ensuite dans votre "friperie" pour regarder de plus près les autres Tee-shirts que vous possédez...

Le mélange de vos succès et échecs professionnels constitue une expérience formidable dont vous tirerez un savoir-faire, une assise, des domaines de compétences très proches de ce que recherche le recruteur, aussi, je vous encourage à rédiger d'abord vos champs de compétences, ceux qui répondent aux attentes du recruteur (c'est le tee-shirt violet à manches longues), puis d'aborder les expériences professionnelles en ne cherchant qu'à illustrer par des exemples précis le fait que, oui, votre Tee-shirt violet constitue vraiment une formidable offre, à ne rater sous aucun prétexte ! 
Vous bloquez sur votre CV ? Confiez-moi son analyse, je vous aiderai à bien mettre en avant votre Tee-shirt violet..

La détermination

"J'ai peur d'être lourd"

Lors d'un récent échange avec un DRH, ce dernier m'expliquait qu'il détestait les candidats "insistants", considérant qu'ils devaient attendre patiemment les instructions ou nouvelles (souvent mauvaises du reste) avant de pouvoir lever le petit doigt pour se manifester... Imaginez ma stupeur et ma totale opposition à cette aveugle obéissance.

Ma réponse fut celle-ci : "quel paradoxe que d'exiger auprès de ses propres collaborateurs d'insister toujours et encore, jusqu'à l'obtention de leurs objectifs et en même temps, d'écarter les candidats qui spontanément sont dans cette posture !". Cela ne tient pas un seul instant, en contradiction totale avec les valeurs de l'entreprise.

La détermination est LA clé de votre recherche d'emploi
Octave Lapize - Vainqueur tour de France 1910


Dans notre culture, on ne veut pas gêner, le rapport à l'autorité reste fort et insister dans sa candidature fait preuve de goujaterie, d'insolence, d'insurrection presque... "j'ai peur d'être lourd...".

Cependant, il nous est tous arrivé d'atteindre des objectifs ambitieux en faisant preuve d'opiniâtreté, de pugnacité, de détermination (ou alors, les objectifs n'étaient pas ambitieux). Nous avons tous de la volonté, de la motivation, mais ce qui nous distingue souvent les uns des autres, c'est la détermination. Vous savez, celle-là même qui fait que, parfois, un candidat moins compétent est retenu, alors que votre dossier est parfait sur tous les plans.

Pourquoi ce rappel, parce la motivation ne suffit plus

Je vous invite à vous replonger dans vos épopées professionnelles, de vous remémorer les victoires, les succès dont vous êtes le plus fier. Etait-ce simple ? N'avez-vous jamais affronté des obstacles, ne vous êtes-vous jamais heurté à un "non" ? Si, bien sûr... mais la détermination, en cet instant était si forte, que vous ne vous êtes jamais arrêté au "non" et avez continué votre route, rempli de détermination. 

Aujourd'hui, votre objectif, votre résolution s'appelle l'emploi. Vous êtes motivé, c'est évident. Vous êtes empli de volonté, c'est évident. En revanche, faites-vous preuve de détermination ? Êtes-vous prêt à appeler un interlocuteur, sans cesse, jusqu'à temps que vous lui ayez parlé personnellement ?  Avez-vous déjà envoyé trois fois de suite une candidature spontanée à une entreprise, surtout si elle vous a répondu négativement ? Avez-vous confirmé votre volonté en déposant un CV tous les jours au comptoir de l'accueil d'une entreprise ciblée ? Avez-vous osé faire tous ce que les autres candidats ne feront jamais ? Vous êtes vous autorisé à insister parce qu'il en va de votre vie et que personne, ne décidera pour vous, ce qui est bon, ou non ? 

La détermination, c'est vrai, peut exaspérer des DRH... Et alors, vous êtes déterminé parce que ce poste, vous le désirez, or, vous ne l'avez pas, pas encore. Donc, exaspéré ou pas, le DRH ne vous a toujours pas convoqué. Soyez déterminé, ne vous contentez pas d'un non, surtout pour les postes importants, surtout lorsqu'il s'agit de votre avenir. 
Arrêtez cette obéissance néfaste et insistez comme vous le feriez au service d'une entreprise. Vous êtes trop nombreux à me dire : "je ne lâche rien lorsqu'il s'agit de négocier quelque chose pour mon employeur, mais quand il s'agit de moi, je ne sais plus faire...". Si, vous savez faire : vous ne lâchez rien, en toutes circonstances. Parce qu'au bout du chemin, après avoir essuyé un certain nombre de refus, je parie que vous serez convoqué pour que l'on comprenne d'où vient votre motivation hors norme.

Lire aussi : 

Crédit photo Presse Sports

Un CV Feng Shui pour une lecture rapide

Avez-vous déjà passé un peu de temps à lire les ouvrages de Feng Shui, un art destiné à harmoniser les énergies pour générer davantage de bien-être, de santé... à l'image d'un cours d'eau coulant tranquillement, entre deux vallées douces ou encore le vent, épousant les reliefs et circulant librement... Zen, je suis zen et zen ça !

les informations doivent être accessibles, simples et équilibrées
Droit au but, sans obstacle

Transposons cet art millénaire à la recherche d'emploi... Et plus particulièrement au CV. L'enseignement principal du Feng Shui, c'est d'adapter un environnement pour que les énergies circulent librement sans entrave et de favoriser la compréhension de ce qui nous entoure par le regard et le mouvement, de cultiver l'équilibre, le confort... tout cela contribuant d'une façon ou d'une autre à l'accessibilité la plus évidente possible à tout ce qui nous entoure. Ne trouvez-vous pas que cette description s'inscrit totalement dans ce qui caractérise un CV réussi, impactant ?

Le CV étant lu, dans un premier temps, de façon extrêmement rapide, une lecture de travers,  diagonale, qui ne s'encombre pas de détails, il conviendra d'éviter les obstacles. Par obstacles, j'entends les cadres, verticaux, horizontaux, ceux qui contiennent des mots et que, peut-être, vous décidez de ne pas libérer... Dommage. Un obstacle est une agression à l'accessibilité directe aux informations que contiennent votre CV. Il peut prendre la forme d'une couleur violente (le rouge par exemple qui marque l'interdiction ou la colère), d'une disposition alambiquée faite d'un enchevêtrement de cadres, de cellules, de polices d'écriture, de couleurs, de ponctuation mal vérifiée, de fautes d'orthographe, de formules mal adaptées, d'une photo inappropriée...

Partant du principe Feng Shui (cela me fait bizarre d'écrire ces mots en regardant le désordre régnant sur mon bureau...), je m'appuie sur trois piliers que je vous recommande d'observer et de mettre en oeuvre dans la construction et rédaction de votre CV /

1- La capacité de votre interlocuteur à se souvenir de ce qu'il a lu est faible. Très faible même. Par conséquent, plus vous chercherez à "placer" des informations dans votre document, et plus vous augmentez la probabilité d'aveugler le recruteur, d'obscurcir son champ de vision et de compréhension : l'exact opposé de ce que vous recherchez. Comment faire ? Travailler l'empan, ou la capacité naturelle humaine (pas extra-terrestre ! ) à se souvenir d'un nombre limité d'informations.

  • Favorisez la synthèse, l'usage de groupe de 7 mots maximum par ligne. 
  • Lorsque vous présentez des champs de compétences, regroupez les en trois thèmes distincts, pas quatre, pas cinq, TROIS ! 
  • Enfin, favorisez les textes formels qui ne commencent pas par "je" (j'ai développé ci, ça, je suis en charge de tel et tel projet...)... Eh oui, en écrivant "je" dans votre CV, vous créez une dissonance dans l'esprit du lecteur qui n'est pas le "je" que vous exprimez... Subtil, non ?
2- Nous venons d'évoquer le nombre de mots par phrase, observons maintenant leur structure... La simplicité des mots que vous utiliserez garantit l'accessibilité et la compréhension directe de ce que vous exprimez. STOP aux formules complexes, aux termes charabiatiques (j'ai hésité avec charabiatisants) ! On ne décrypte pas chaque mot en lecture rapide, on le comprend directement dans son contexte. J'oserais presque parler de poésie, du reste, c'est comme cela que je perçois les parcours qu'ils contiennent, une ballade au fil des années.

3- La forme est essentielle, vous vous en doutez. Évitez toute construction complexe, faite de cadres, de colonnes (souvent décalées à la réception), de scrapbook aussi (si, si...) qui accentuent les mouvements incessants des yeux, cherchant désespérément le mode d'emploi dans cet amas de directions possibles. L'usage de la simplicité est fortement recommandée pour deux raisons :
  • Certains logiciels de tri sélectif de CV par la sémantique (par la recherche de mots-clés) sont incapables de lire un texte dans un cadre. Je sais, c'est dingue, mais c'est ainsi... Ils ne voient que le cadre. Donc, donnez leur du texte à déchiffrer !
  • Ensuite, et certainement, vous en avez fait l'expérience, il est très facile pour l'oeil humain de rechercher un mot caché parmi mille autres (bon ok, parfois, c'est un peu plus difficile, mais on comprend pourquoi !). Par conséquent, si nous partons du principe que le recruteur a défini ce qu'il recherchait (un diplôme, la connaissance d'une technologie, une compétence...), il est probable qu'il le trouve immédiatement dans vos mots, si vous lui donnez la possibilité de ne pas s'égarer dans la complexité de votre document..
Bref, nous savons tous que les CV sont lus en 6 secondes (sauf par votre serviteur qui doit être celui qui passera le plus de temps (une heure environ) à analyser votre CV !), alors appuyons nous sur ces règles ancestrales qui favorisent accessibilité, équilibre, compréhension directe de votre candidature !






La VRAIE lettre de motivation

Rédiger une lettre de motivation

La véritable lettre de motivation n'est pas celle que l'on croit ! Au fond, lorsque vous adressez une candidature à un cabinet de recrutement qui s'évertue à cacher le nom de son client*, vous partez en aveugle, sur des terres inconnues, sans connaître l'entreprise, ni les conditions d'emploi. Classique, me direz-vous. 

La lettre de motivation s'envoie APRÈS l'entretien, pas avant
La lettre d'Amour - Jean-Honoré Fragonard

Il est alors, de mon point de vue, vain et inutile de passer un temps infini à décrire votre motivation à rejoindre une entreprise que vous ne connaissez pas. Logique, non ? Votre motivation, à cet instant, peut être concentrée sur un secteur d'activité, quelques mots clés repérés au fil de l'annonce, mais rien, absolument rien sur l'entreprise, donc rien de bien personnel... Ne passez pas un temps infini sur la lettre de motivation lorsque vous ne connaissez rien de votre futur employeur. Voilà, c'est dit, une bonne fois pour toute.

Mais alors, la lettre de motivation a t'elle encore un intérêt ? Oui ! 1000 fois oui !

Mais pas forcément au moment le plus logique qui soit. Votre motivation première, c'est de travailler, de réfléchir, de vous épanouir et de toucher un salaire. Voilà. 
Bien sûr, comme tout le monde, vous souhaitez mettre vos compétences au service d'une entreprise que vous ne connaissez pas, bien sûr, vous seriez enchanté(e) de rencontrer quelqu'un pour mettre en perspective vos évolutions et intérêts communs. Mais bon, on ne peut pas dire que ce type de motivation soit particulièrement... motivant pour vos interlocuteurs à venir. Du coup, dans la plupart des cas, la lettre passe à la trappe, que vous ayez passé deux minutes ou deux heures à la rédiger. Je le regrette, mais c'est ainsi.

En revanche, les candidats se dispensent très souvent d'écrire une VRAIE lettre de motivation... une fois qu'ils en savent davantage sur leur futur employeur, une fois que le cabinet de recrutement dévoile une partie de l'odieux mystère "...mon client est le leader mondial des casseroles... vous connaissez ce secteur ? ";-) ). 
La voilà l'opportunité, écrire une véritable lettre de motivation sur la base de votre récent entretien, de la découverte puis des recherches que vous aurez réalisées, afin de connaître le secteur d'activité (d'une façon plus précise que dans l'annonce), mais surtout, une recherche documentaire sur l'entreprise, ses ambitions, ses déclarations dans la presse régionale, dans les pages économiques, les journaux professionnels, une enquête terrain, etc, etc... Une lettre de motivation construite autour des attentes de l'entreprise mais également de votre projet professionnel. L'entretien de recrutement est le commencement, pourvu que vous intégriez dans vos notes suffisamment d'éléments pour vous positionner, comprendre les enjeux et définir avec précision, la pertinence de votre candidature.

Quand envoyer cette lettre de motivation ? Juste après le premier entretien, en même temps que vos remerciements.
Qu'écrire ? 

  1. Remercier sincèrement de l'accueil.
  2. Indiquer que vous avez entamé une recherche documentaire, technique sur l'entreprise.
  3. Que les informations glanées vous confortent dans votre décision de postuler (notamment par la déclaration du PDG en date du.. ou bien encore les projets de développement qui vous ont été présentés, ou encore les contacts que vous avez immédiatement pris avec tel ou tel salarié de l'entreprise...).
  4. Que votre candidature est motivée par l'envie de faire partie de l'aventure de l'entreprise (d'en être, quoi).
  5. Que vos compétences et qualités professionnelles dans tel et tel domaine vous permettront rapidement d'apporter des éléments de développement et de réalisation des ambitions décrites.
  6. Et que... vivement que vous vous rencontriez à nouveau...


Voilà, c'est ça une lettre de motivation. C'est une lettre sensée, réelle, sincère, inspirante, documentée que vous n'écrirez qu'en sachant quel est le nom de votre futur employeur, et surtout, pour quelles raisons, vous, et personne d'autres, avez envie de rejoindre les équipes en place. 
Cette lettre, vous ne l'écrirez qu'après le premier entretien. Peut-être y passerez vous deux heures, ce n'est pas grave,

vous serez le seul candidat à procéder de la sorte 

Maintenant, si vous n'avez pas décroché ce premier entretien, ce n'est pas la cause d'une lettre de motivation peu appropriée, simplement le fait d'un CV en manque d'impact, mais là est une autre histoire...

*pratique intolérable et très largement répandue malheureusement...
Lire aussi :
- Qu'avez-vous de plus qu'un autre candidat ?
- Comment réagir à une réponse négative ? 
- Réunir les conditions pour réussir son entretien

Un optimisme réaliste

Avoir confiance


"Ayez confiance ! N'ayez pas peur !" Ce n'est pas de moi, c'est de Jean-Paul II. Cette phrase est formidable, elle contient tous les trésors de l'humanité, toutes nos raisons de croire en la puissance de l'intelligence, en notre capacité à déjouer les pièges, les sombres horizons que nous laissent entendre nos situations personnelles ou le bruit de la rumeur médiatique, notamment en matière de recherche d'emploi. 

"Ayez confiance" est l'expression d'un ralliement, d'une expérience commune au profit d'un bien commun. Il ne s'agit pas forcément d'une injonction philosophique mais bien de se rassembler, en soi d'abord, pour ne pas plier devant la facilité, faire preuve de détermination,  mais également avec ceux qui nous entourent, pour puiser en eux leur expertise et faire briller la nôtre en l'exprimant.
Je lis partout que nous sommes en bout de chemin, que nos entreprises vont mal, que les salariés sont malheureux dans leur emploi, que les managers ne servent à rien, si ce n'est à étouffer les initiatives... je lis que nos gouvernants sont des incapables, que nos enfants ne savent plus lire ni compter, je lis que nous ne savons plus séduire, préférant les mystères du numérique pour se rencontrer et créer son histoire... Je lis que nous perdons les pédales...

Merde, je ne crois pas en ces histoires, ces sornettes. 

croire en l'avenir
Ayez confiance !


Que voyez vous, aussi, autour de vous ?

Partout autour de moi, je vois des gens bien, prendre des décisions importantes pour eux, pour la communauté, pour leur famille, pour réaliser leur projet de vie, partout autour de moi, je vois des entrepreneurs courageux, des managers engagés et responsables, des ouvriers passionnés, des employés impliqués..

C'est cela le réalisme de mon optimisme. Tout n'est pas parfait, c'est vrai, mais bon, il est grand temps de regarder aussi les trains qui arrivent à l'heure, de nous gorger de tous ces faits, si étrangers et différents de la rumeur publique qui laisse entendre que nous sommes constamment en manque de bonheur !
Allez, je suis sûr que vous connaissez aussi beaucoup de personnes formidables. Comme vous, je vois aussi de la détresse, une profonde misère, je voyage, j'écoute... Mais en chacun de nous, je vois les yeux briller de possibilités, la volonté d'avancer avec détermination, aussi difficile que soient les épreuves. Je ressens le privilège de ma vie, non pas comme une honte mais comme une force, une énergie que je partage sans crainte de la perdre.

Ça va mal

Se focaliser sur le "ça va mal", c'est renoncer à croire en un possible commun, commencer à juger l'autre, avant qu'il ne regarde à son tour dans notre jardin, condamner sur du vent, de l'image. Je le constate trop largement, y compris chez les optimistes égoïstes qui assument que le bonheur des uns se fera contre celui des autres, ceux qui imposent une loi, une doctrine, au nom d'un sondage aléatoire. Ceux qui pensent que l'on pense tous comme eux.

Se focaliser sur le "ça va mal", c'est parier sur le repli, l'entre soi réservé à ceux qui partagent une même vision, c'est exclure d'une certaine façon la différence, les dissonances qui pourtant, révèlent tant de contraste et de chemins potentiels.

Se focaliser sur le "ça va mal", sur la quête d'un bonheur à peine imaginé, c'est créer le trou noir d'une société qui n'est plus capable de regarder objectivement les trésors qu'elle contient, à chaque niveau, en tout lieu.

Se focaliser sur le "ça va mal", c'est renoncer au développement, à l'ouverture, internationale, culturelle, c'est limiter les partenariats, les actions innovantes en terme de développement économique, souvent par peur de l'autre et de soi-même. Ce n'est pas une histoire de fonctionnement ni d'organisation, c'est une histoire d'ouverture, large, totale... Une autre alternative à la stagnation de nos entreprises.

Je crois en l'entreprise, en tous ceux qui la vivent, qui la font avancer, je crois en leur intelligence et leur capacité à créer, trouver, parfois par hasard, les meilleurs chemins qui les mèneront au développement de leurs activités... mais cela se fera uniquement ensemble, sur la base d'une confiance et d'un respect inconditionnels, à quelque niveau que l'on soit dans l'échelle de la société. Par conséquent, je rejette toutes ces idées laissant entendre que l'autre est toujours le responsable d'un mal que je ne suis pas certain de connaître... 
Ce texte est un coup de gueule contre la vague anti-managers qui ne cesse de déferler chez les apôtres d'une nouvelle philosophie de l'entreprise. Je pense qu'au nom du "bien" qu'ils prônent, ils détruisent l'unité si précieuse d'une société reconnaissant et s'appuyant sur les expertises, les qualités professionnelles et les capacités de chacun.

Haut Les Coeurs !

Lire aussi :

Écouter les images

Communiquer non verbale

Tout passe par l'image, par l'apparence, l'allure... à tel point que la communication non verbale l'emporte sur tout le reste, sur le discours, sur le fond, sur l'émotion, la vibration....
Vous le savez sans doute, je travaille en accompagnement individuel à 80% de mon temps à distance, par téléphone surtout - c'est ce qui me permet de dépasser les frontières et d'avoir des clients dans toutes les régions imaginables.

Créer un lien ?

Beaucoup de mes clients désirent me rencontrer pour "créer un lien", sentir, ressentir mes réactions,
comme s'il fallait nécessairement se rencontrer, se voir, pour mieux se parler, pour mieux s'entendre... 
La relation qui s'établit avec mon interlocuteur est d'abord et avant tout, une relation de lui à lui, il s'agit là de mon seul et unique objectif, qu'il se donne tous les moyens de SE rencontrer, de S'écouter et d'observer différents domaines de SA vie pour SE mettre en mouvement...

apprendre à écouter
Écouter les images

Savoir écouter

Pourquoi cette introduction ? Parce que je remarque que nous ne savons plus nous écouter, nous concentrer sur les sons, leurs textures, leur tonalité.. Nous regardons d'abord puis interprétons l'image sans réellement tenir compte de ce qui s'exprime dans le bruit, le son, la voix, nous sommes des atrophiés de l'attention sonore et pourtant, les bruits sont nombreux !

Prêtez une attention particulière aux sons qui vous entourent, fermez les yeux et concentrez vous sur toutes les nuances, les bruissements, les chuintements, les hurlements, entendez les moteurs, l'ordre des sons qui disparaissent avec leur porteur. Elles sont omniprésentes ces vibrations sonores, si riches que nous oublions de nous concentrer sur le message qu'elles portent... que nous disent-elles au fond ?
Avez-vous déjà assisté à une conférence en fermant les yeux ? Écoutez-vous un débat à la radio comme vous le regardez à la télévision ? Pensez-vous réellement que l'image enrichit systématiquement la profondeur du débat ?

Se concentrer sur une voix

Vous êtes-vous déjà concentré sur une voix, l'écoutant dans toutes ses dimensions, tant sur le fond que sur la forme, son grain, ses intonations, son accent parfois, que vous dit cette voix, simplement, sans artifice, sans parasite de l'image...? Souvenez-vous que notre cerveau reconstitue à 80% l'image que nous croyons voir, il comble les trous (ou le point aveugle), reconstitue de mémoire la vision périphérique... Bref, il recrée de toute pièce ce que nous sommes sûrs de voir, nos certitudes visuelles sont souvent recrées. 
Notre cerveau créé largement notre réalité, selon nos croyances, nos habitudes, nos souvenirs, centres d'intérêts, etc... Ne pensez-vous pas que cela vaudrait la peine, au moins de temps en temps, que vous fermiez les yeux, et sans aucune interprétation des images que vous percevez, que vous redécouvriez l'univers sonore qui est autour de vous, qui lui n'est pas reconstitué mais bien perçu, pour en dénicher toute l'authenticité, toute la richesse dont nous ne savons plus jouir (et encore, nous n'entendons pas tous les sons, loin de là)...

Ecoute active

Je ne vous propose pas d'être en méditation constante, mais bien davantage de vous réconcilier avec les sons, les voix, les propos... de vous concentrer sur ce qui est dit et non plus sur ce qui est fait, concentrez-vous sur le souffle de votre interlocuteur, écoutez et redécouvrez le soleil vocal, celui qui ne triche pas, entendez le poids des mots, les silences prolongés. La communication non verbale par l'image a ses limites, celles de vos perceptions. Redécouvrez la communication non verbale sonore, celle qui est véhiculée par la vibration d'une émotion authentique, celle qui mérite toute notre attention... Celle qui porte sur le fond, le vrai et non l'apparence fugitive qui enveloppe et décore nos propos.

C'est le voyage que je vous invite à découvrir, vous poser devant votre fenêtre, discerner les différents sons des oiseaux, l'avion qui atterrit, le scooter trafiqué qui démarre, le bus qui klaxonne, les rires des gens dans la rue, le son de votre respiration, celui du vent dans vos oreilles, ré-appropriez-vous les ambiances sans peur de toucher la réalité, à ce qui est, sans aucun filtre de votre part. 
Et vous, sans votre apparence, sans l'image, sans les gestes, que dit votre voix, quel message porte t'elle ? C'est également le voyage que je vous offre en coaching emploi, vous connecter à vous-même, en authenticité. N'est ce pas l'un des buts du développement personnel ? A très vite, n'hésitez pas à me contacter par e-mail et abordons sereinement votre situation.

Lire aussi :

Le Chaos Établi

Inverser l'ordre établi

Avez-vous déjà pris votre petit-déjeuner à 20h00 ? Vous arrive t'il de déguster une bonne choucroute au saut du lit ? Aimez-vous vous promener au bord de la mer en pleine nuit ? Assister au coucher de la lune ? Fêter les centaines de mois plus que les années ? Commencer la lecture d'un livre par la fin ? Souffler les bougies sur une belle pizza ? Proposer différents cafés en guise d'apéritif ? 

Changer l'ordre établi pour donner un sens
Bousculer les habitudes

Redonner du sens

Bizarre n'est-ce pas ? C'est pourtant une excellente façon de réfléchir différemment sur le poids de nos habitudes, sur tous nos rituels qui guident nos gestes, jour après jour... En sortant du cadre de vos habitudes, vous découvrirez immanquablement de nouvelles réactions. Parfois du rejet, parfois de la découverte ou de l'intérêt. Nous appliquons souvent des règles, devenues habitudes, par principe, sans même y réfléchir, parce que "cela va de soi".
Nos habitudes forment notre personnalité, celle que nous croyons être nôtre. Pourtant, à transgresser, à jouer avec le poids de la routine en prenant à l'envers certains principes, en débutant différemment une action, en changeant le parcours usuel, nous parvenons alors à donner un sens, profond, intelligent, à tout ce qui "va de soi"...
Nous donnons le sens que nous décidons de donner
... et cela ressemble à un début d'intégrité, de liberté aussi.

A l'ère de la différenciation à tout crin, de l'unicité dogmatique, peut-être est-il intéressant de nous pencher sur nos habitudes, celles qui rendent conventionnels nos modes de vie, nos fonctionnements. Interrogeons nos principes en bousculant leur ordre, en remettant volontairement du chaos pour tester, ressentir, transgresser le poids de nos obéissances à l'ordre établi.

Un exemple ? Qu'apprendriez-vous sur votre organisation personnelle si vous créiez des parenthèses, des rendez-vous avec l'artiste pour bousculer, orienter différemment vos réflexions ?  Cette remise en question tenderait-elle à "démodeler" votre organisation pour la rendre unique, davantage appropriée à vos besoins ? 

Et au delà de l'organisation, ne sommes-nous pas parfois modelés par une "nature" que l'on ne remet plus en perspective, acquise pour toujours, sans jamais réfléchir à son fondement ? Dans quelle mesure sommes-nous capables de nous libérer de ces prisons internes que l'on construit et renforce sans y réfléchir au gré des jours ?
Et entre nous, peut-être que certaines de nos habitudes sont de véritables joyaux de plaisir, de bien-être ou d'efficacité auprès des quels nous passons quotidiennement sans nous en rendre compte, comme du bétail qui court continuellement après le temps, après la recherche d'un bonheur forcément placé ailleurs que là où l'on se trouve...

Résistance au changement

Savez-vous ce que je vous propose de tester ? Votre réaction au changement...
Demain matin, faites rissoler des oignons dans la maison, emplissez votre réveil d'odeurs inhabituelles et observez vos réactions, demandez-vous alors pourquoi, il est si difficile de sentir d'autres odeurs que celles du café à 7 heures du matin, demandez-vous pourquoi vous avez toujours fait comme cela, sans jamais imaginer que d'autres options sont possibles, même si apparemment, elle vont contre "nature"...
Interrogez vos habitudes, cernez vos routines et amusez-vous, sagement, à les retourner, comme ça, juste pour voir, pour vous amuser... Et si vous testiez le réveil en famille à 4 heures du matin pour bénéficier d'une longue plage horaire, pleine d'énergie avant d'entamer votre journée de travail... Je sais c'est inhabituel, mais pas forcément plus bête que de profiter de la vie de famille au moment où l'on est le plus fatigué, après dix heures de travail à l'école ou au bureau...
Bousculez vos habitudes et choisissez librement de vivre selon vos désirs !

Lire aussi :

L'importance d'échanger des banalités

Conversation phatique

- "Bonjour, ça va ?"

- "Oui et toi ?" 
- "Super, avec un temps pareil !"...

Cette conversation que l'on pourrait échanger à la machine à café, dans l'ascenseur ou en croisant son collègue au détour d'un couloir, ponctue nos journées, de façon tellement banale que nous n'y prêtons plus attention. Pourtant, cette conversation, dite phatique, est essentielle, elle crée le lien et pose l'équilibre d'un échange à venir entre deux personnes.

À l'heure où tout n'est que recherche d'efficacité, de rendement immédiat, de disparition du contact humain au profit d'un investissement temps/argent, rapidement rentabilisé, à l'heure où l'on prône l'inutilité des entretiens de recrutement, que l'on limite les pauses en entreprise, que la gestion du temps est tellement exacerbée, je crois urgent et vital d'entretenir l'échange de banalités dans nos rapports humains. Oui, je sais, "rapports humains" rime mal avec digitalisation....

Cette introduction à l'engagement (ou l'échange entre deux personnes) est fondamentale, elle marque concrètement la disponibilité de l'un envers l'autre, la volonté de reconnaître l'autre en tant que personne et non pas en tant que moyen (ce qui, rappellerons le, est une des conditions du développement de la confiance en entreprise). Reconnaître, en voilà un mot magique tellement prononcé par des salariés en quête de signaux forts de la part de leur hiérarchie et de leurs collègues. "J'ai besoin de reconnaissance...". Et bien justement, la conversation phatique, celle que l'on compare souvent à de l'hypocrisie, du protocole inutile, voire de la perte de temps, est au coeur d'un processus d'humanisation tellement recherché par une majorité. Savoir parler, même de rien.

Savoir échanger des banalités est bien plus important que vous ne l'imaginez
Échanger des banalités

Sincérité et politesse

Lorsque je dis "Bonjour, ça va ?", je m'intéresse vraiment à l'autre, je ne fais pas semblant de l'écouter et suis sincère dans ma démarche. Pourquoi me priver de cette sincérité ? Pourquoi devrais-je me me méfier par avance du risque d'entendre une réponse que je n'attends pas ? Je considère l'échange de banalités comme la manifestation la plus poussée de l'élégance humaine, de la politesse, de l'expression du savoir-vivre, me préservant un temps de toutes ces mini-agressions que j'accepte au quotidien, et dont je ne cherche plus à me protéger. 

Voulez-vous savoir à quelles mini-agressions je pense ? J'évoque la porte du métro qui vous claque sur le visage, de ce vendeur de sandwich qui ne vous regarde pas en prenant l'argent que vous lui tendez, de ce collègue qui part tout les soirs sans dire au revoir, de ces réunions de travail où chacun se demande ce qu'il fait là, les resquilleurs dans les files d'attente, les crottes de chien dans la rue, des pieds posés sur la banquette du train, des salles de réunion jonchées de gobelets vides, la personne âgée qui reste debout dans le bus, les scooters garés au milieu d'un trottoir, des coups de klaxon intempestifs, des grossièretés qui font de moins en moins en sourire, l'exposition aux idées politiques (détestables en plus) de certains... La liste est longue...

Alors oui, la conversation phatique est importante. Jugée inutile, perte de temps, elle nous réhabilite  - à mes yeux - dans notre dignité, ces échanges, simples, mettent de l'huile dans nos relations aux autres, ils facilitent l'échange comme le font les smileys dans un e-mail. Cet échange de banalité nous place dans un rapport de respect et d'équilibre, nous permet justement de réfréner l'agressivité ambiante, comme un sas, une parenthèse nous autorisant enfin à nous délecter d'une parcelle de finesse et de délicatesse. Le "bonjour, ça va ?" c'est une bulle protectrice, un rempart contre l'animalité, une question dont la réponse nous échappe trop souvent et qui mériterait pourtant toute notre attention. C'est une des raisons pour lesquelles, je considère que la compétence première d'un manager, d'un responsable de service, est aussi de savoir conserver l'échange de conversations dites inutiles... cela vaut également pour nos relations personnelles bien sûr !

Lire aussi :

* crédit photo Alan Cranshaw


Misez tout sur vous !

Attendre un miracle ou agir ?


Entre nous, qu'avez-vous fait, très récemment, pour vous améliorer dans un domaine, quel qu'il soit ? Qu'avez-vous mis en place pour augmenter votre valeur, celle que vous vous reconnaissez ou celle que l'on vous attribue ? Faites-vous en sorte de progresser, d'apprendre, de développer votre savoir faire, vos aptitudes, vos idées, vos qualités... ou vivez-vous sur vos acquis, cette fameuse expérience que rien, ni personne ne remet en cause ? 

Bonne question, n'est-ce pas ! Je suis parfois étonné d'entendre parler d'ennui au travail, de manque de reconnaissance, d'une absence de motivation, d'intérêt chez des personnes qui ont oublié d'investir sur eux-mêmes pour augmenter à chaque instant leur propre valeur.

attendre un miracle n'est jamais la bonne solution
Qui misera sur vous si vous ne le faites pas vous-même ?

De quelle façon pouvez-vous enrichir votre quotidien, y compris au travail ? Avez-vous formalisé une approche qui puisse vous mettre en mouvement, une stratégie personnelle d'évolution, de maîtrise ? Emportés par la routine, le poids des habitudes, il nous arrive d'oublier les raisons pour lesquelles nous étions jadis enthousiastes, conquérants de nos vies, heureux de nous lever chaque matin. Cet oubli nous coûte cher. Très cher même. D'abord à titre personnel, il creuse le lit d'un fatalisme poussiéreux, nous rendant dépendants de situations non choisies, subies, ferment d'une santé relative, chétive et faible, il nous écarte de toute énergie vitale, de toute lucidité, de toute responsabilité également, puisque nous attribuons bien volontiers notre immobilisme (souvent professionnel) aux autres, au chef de service, au manager, au patron, à l'entreprise en général, à la société aussi... "Personne ne me comprend...".


Investir pour soi


Mais au fond, ne pourriez-vous pas vous (ré)approprier ce sentiment de progression, d'avancée, de mouvement ? Ne peut-il pas aussi (d'abord) exister en vous ? Comment investissez-vous sur vous ? Et si vous ne le faites pas, pourquoi les autres devraient ils l'assumer pour vous ? Vous l'avez compris, n'attendez pas la reconnaissance si vous même ne vous engagez pas - un minimum - dans la progression de vos compétences.

Je vous propose, rien de moins, de créer un futur ambitieux, basé sur votre propre valeur en vous posant à chaque instant, la question suivante : en quoi cet évènement contribue t'il à me faire progresser ? Cette question est fondamentale puisqu'elle vous oblige à envisager une expérience - quelle qu'elle soit - sous l'angle de son apport, de son contenu, de sa richesse davantage que sous l'angle de la sensation qu'elle vous procure. Un échec n'est plus seulement désagréable, il devient la base d'une réflexion, d'un approfondissement des acquis, un apprentissage nouveau, très enrichissant.

Parier sur soi

Pour développer ces capacités, je vous recommande de ne plus attendre et d'investir - enfin - MASSIVEMENT sur vous ! De quelle façon ?

  • Restez connectés, inspirés. Branchez-vous uniquement sur les personnes qui vous tirent vers le haut, celles qui sortent de votre zone de confort. Observez vos mentors, lisez leur expérience, vivez leur histoire, respirez leur air... Retrouvez toutes les énergies dynamisantes, celles qui vous procurent tonicité, force et motivation... Ces énergies n'ont rien à voir avec votre travail ? Pas grave, vos lectures quotidiennes, vidéos inspirantes, conversations (ayez pour objectif de partager ce que vous venez d'apprendre !) nourrissent et maintiennent le feu sacré en nous, cet élan intérieur surgissant du fond de votre coeur, avec toute la puissance de votre motivation. En coaching, nous travaillons sur les fameux parasites (dans nos relations, dans notre façon de vivre...), tout ce qui nous écarte de l'énergie phénoménale qui est en nous.
  • Développez votre expertise, constamment, à chaque instant... Sollicitez les formations, lisez, apprenez tout ce que passera sous vos yeux. Souvenez-vous de cette question fondamentale : qu'avez-vous appris aujourd'hui ? Listez chaque soir, scrupuleusement la somme de petites et grandes choses acquises, expérimentées, entendues au fil des jours... Vous serez surpris à quel point l'ennui que vous décrivez n'est qu'une vue d'esprit et combien, chaque instant regorge d'apprentissages formidables et porteurs de projets. Hey, si vous avez une expertise, une passion, une priorité, renforcez-la immédiatement, payez-vous des formations, avec votre propre argent, n'attendez pas je-ne-sais-quelle-autorisation de votre employeur ! C'est cher une formation ? C'est le prix de deux ou trois restaurants, d'un costume, d'un sac à main, d'un meuble que vous pourriez revendre, c'est le prix d'une dizaine de dvd, d'un demi i-phone, quelques paquets de cigarettes, quatre séances de psy... bref, tout est relatif, pensez à tout ce que vous avez dépensé le week-end dernier qui n'enrichit pas forcément votre valeur.
  • Sachez relever la tête, en vous concentrant sur les faits par exemple, en évitant d'interpréter ce que vous ne savez pas... STOP, arrêtez-vous, parlez, échangez, engagez un coach emploi et mettez en perspective les trésors qu'il vous appartient dorénavant d'observer et d'apprécier. L'immobilisme entraîne l'émergence de pensées sombres, lancinantes, ruminantes... Favorisez la prise de distance en investissant votre temps autrement, en apprenant à ne rien faire, en aimant ne rien faire sans jamais avoir l'impression de vous ennuyer. Apprenez à relativiser en développant votre capacité à prendre du recul et à envisager votre situation différemment. Apprenez à ne plus saboter votre incroyable potentiel et construisez votre véritable projet professionnel.

En général, tout le monde est d'accord avec ce que je viens d'écrire et pourtant, peu le font réellement.  Si cette situation vous touche, vous concerne, parlons-en très rapidement, tout de suite même, ne replongez pas dans l'auto-sabotage, il se peut que demain soit enfin, le premier jour du reste de votre vie. Chiche !


Mes 25 bonnes raisons de lire une histoire à mes enfants

"En ce moment, je n'ai le temps de rien, je ne vois même pas mes enfants grandir !". 
Vous est-il arrivé de vous dire que nous passons bien trop peu de temps auprès de nos enfants, de constater subitement que votre "petit dernier" est en train de changer, qu'il grandit incroyablement vite ? Bien sûr, les sollicitations diverses, le rythme de nos vies professionnelles, les temps passés dans les transports en commun ou dans nos véhicules, nous écartent immanquablement de ce qui le compte le plus pour beaucoup d'entre nous. Seulement voilà, il y a un temps qui ne se rattrape pas, c'est celui que l'on consacre à nos proches. Ce vrai temps de présence, profond dense, extraordinairement riche qui nourrit à lui tout seul les plus belles motivations qui nous poussent à courir...

Je suis peut-être comme vous, me réveillant parfois subitement d'un rêve non maîtrisé, rêve qui accélère le temps et raccourcit les relations, un réveil brutal qui se résume par un...

"j'aurais du passer plus de temps avec mes enfants..."

Sur cet amer constat, j'ai détecté un moment particulier dans mes journées, un moment privilégié que rien ne remplacera jamais, un moment que je souhaite partager avec vous qui se résume à une dizaine de minutes quotidiennes. Pas n'importe quelles minutes, il s'agit du temps que je consacre à la lecture d'une histoire à mes enfants.

Nous avons chacun des journées chargées, orientées autour de "priorités" subjectives qui nous alimentent en aventures, perspectives, projets, stimulations, excitations... Un tas d'évènements qui excusent notre non-présence et la difficulté à être dans le présent pour lâcher l'ailleurs.

Le développement personnel et la lecture d'histoires aux enfants
Petit Clown et la Ballerine

Il est 20h40, je suis confortablement installé sur le lit de ma petite dernière, elle est blottie dans mes bras et je lui lis une histoire, à voix haute, sautant, c'est vrai, quelques pages parfois, pour aller plus vite mais me rendant bien compte que ce moment n'a pas de prix et qu'il devient un élément essentiel de la personne que je deviens. Je vous propose de lister avec moi tous les bienfaits de ce temps de lecture, un temps suspendu entre le rêve et la réalité, un temps à part, dans lequel peut-être, je découvre dans l'oeil de ma fille la personne que je deviens :


  1. Dix minutes de lecture d'une histoire à mes enfants constituent l'un des plus puissants facteur de détente que je connaisse.
  2. Je réalise que je fais l'effort d'être compris, l'effort de bien communiquer.
  3. J'entends et j'écoute ma voix, veillant à exprimer le plus justement possible les intonations imaginées par l'auteur du livre... Je vis l'histoire, je rêve éveillé.
  4. Lorsque je lis le petit Clown et la Ballerine, je ne pense pas à mon client, ni à mon patron... Je pense au Clown qui essaie de séduire la Ballerine...
  5. Dans le regard de ma fille je sens une intensité formidable, elle me connecte à l'instant partagé et je goûte pleinement, dans le bon rythme cet instant magique...
  6. C'est vrai qu'il m'arrive de sauter des pages, mais souvent, je prends le temps, je lis calmement, doucement, posant ma voix le plus délicatement possible, à l'exact opposé de ma façon de parler à ce fournisseur récalcitrant avec lequel je n'arrive à rien...
  7. C'est plus fort que moi mais quand je lis une histoire, j'essaie aussi de me concentrer sur la petite pression de la tête de ma fille sur ma poitrine... Je suis à la fois dans la lecture et dans mon corps et cela ne m'arrive pas si souvent que cela dans une journée...
  8. Moi qui ne retiens aucune blague drôle, il y a au moins deux livres que je connaisse par coeur !
  9. Toutes les lectures me renvoient au petit garçon que j'étais... Du coup, je pense à ce qu'il aurait dit sur l'adulte que je suis devenu, j'espère que je ne le déçois pas, en tout cas j'y pense et je fais tout pour être à la hauteur de ce qu'il imaginait,
  10. Ce ne sont que dix minutes, mais elles sont consacrées à une unique personne, de vraies minutes qui pèseront lourd pour nous deux, toute notre vie,
  11. Lorsque je lis une histoire, les silences ont autant d'importance que les mots, je ne cherche pas à occuper le temps ni l'espace, il est comme l'écrin du plaisir que je ressens,
  12. Lire une histoire, c'est un superbe prétexte pour échapper à la vaisselle,
  13. Les enfants ont toujours des questions importantes, des réflexions simples, essentielles, ils perçoivent une réalité immédiate, évidente que nous oublions souvent de relever à force de la compliquer,
  14. Lire une histoire, c'est aussi regarder des images, de beaux dessins, quelque chose de raffiné, d'élégant, très différent des milliers de mails que je traite au cours de l'année, un espace de douceur "dans un monde de brutes",
  15. Avez-vous remarqué que de se sentir dans le présent, en vie, cela permet de mettre de côté le stress, les idées sombres et tout ce qui nous a "bouffé de l'énergie..."
  16. Quand je suis confronté à une situation anxiogène, je me rattache parfois à une image poétique, une expression lue la veille, et je rigole silencieusement, cela m'aide à relativiser la situation,
  17. Les histoires donnent des idées aux rêves, aux miens et plutôt que de rêver à je-ne-sais-quel avion manqué, je rêve de cirques ambulants, de pains d'épices, de petits cailloux...
  18. Les lectures enfantines ont un effet incroyable sur ma créativité en séance de brainstorming... Je suis devenu le plus fort au "imaginons qu'il n'y ait aucune limite !"
  19. Mon quota de tendresse est préservé. La tendresse que je donne bien sûr, mais aussi celle que je reçois.
  20. Je me sens plus utile à lire une histoire qu'à faire réviser les tables de multiplication (surtout celles de 6 et 7 !)... en tout cas, je m'énerve moins. 
  21. Il n'est pas rare que mes autres enfants nous rejoignent, comme attirés, aimantés par l'ambiance, les vibrations... La lecture d'histoire créé un champ électromagnétique formidable, celui qui amplifie les bonnes ondes.
  22. La lecture marque le démarrage de ma soirée, j'ai un "avant" et un "après" qui ponctue à merveille mes journées,
  23. Je ne connais pas mieux que la lecture - sous toutes ses formes - pour développer mon empathie et ma sensibilité.
  24. C'est pendant les moments de lecture et de décompression que me viennent les idées les plus géniales (si, si, géniales !) - c'est souvent à cet instant que je saute des pages pour me dépêcher de noter mon idée.
  25. J'espère que les lectures d'histoire font du bien à mes enfants ! Et si ce n'est pas le cas, pas grave, moi, cela me comble !

Voilà les raisons pour lesquelles j'aime lire des histoires à mes enfants, dix minutes chaque jour, pas plus ! Vous avez compris qu'elles équilibrent à elles-seules les 1430 autres minutes de la journée, je crois qu'il s'agit là de l'un des meilleurs "rendements", "investissements" qui rend sacrément vivant. Et vous, comment sont vos moments de lecture ?

Lire aussi :
- Mes 30 bonnes raisons d'avoir quitté Paris
- Nos rêves d'enfance
- 30 raisons de ne pas vivre chaque jour comme si c'était le dernier