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L'urgence absolue d'un autre recrutement

L'urgence d'un autre recrutement

La grande tendance des cabinets de recrutement, est de proposer aux entreprises des candidats que nous appellerons "Ferrari" pour des postes nécessitant davantage l'usage d'une "Kangoo Express". La surenchère du "pour le même prix, je t'offre des options exceptionnelles... !".

Alors pour une fois, je souhaite aborder un thème qui me tient à coeur : la responsabilité des cabinets de recrutement dans le malaise général que nous dénonçons tous : des pans entiers de population laissés de côté (les jeunes et les moins jeunes en premier), des postes inadaptés, de l'intelligence gaspillée, de l'expérience ignorée, des illusions perdues et des conséquences économiques pour le moins désastreuses. 

Lors d'un récent échange autour de cette thématique avec Philippe* (un militant citoyen que je citerais s'il m'en donne l'autorisation), nous parvenions à la conclusion, que les pratiques sauvages de recrutement favorisant la sélection de candidats en poste et surtout âgés de 30 à 45 ans ont un impact majeur et défavorable sur le poids des charges des entreprises, des impôts, du matraquage fiscal des classes moyennes. Une faible partie de la population active finance en effet l'ensemble des prestations sociales de ce pays (parce que les autres sont malheureusement dans l'incapacité d'y participer), plaçant dans une situation intenable les forces vives de ce pays, entreprises et salariés. 

les cabinets de recrutement sont aussi responsables du déclin de la france
Il est grand temps de prendre soin de nous tous


La conséquence, nous la constatons tous, les jeunes diplômés quittent massivement la France faute d'opportunités d'emploi, les 30/45 ans se fatiguent de soutenir une économie moribonde et ne rêvent que de reconversion, les plus de 45 ans sont affreusement maltraités. 

Appauvrissement du savoir-faire

Dans le même temps, nous assistons à un appauvrissement extraordinaire du savoir-faire de nos entreprises : au refus obstiné de recruter des profils expérimentés (je vous rappelle que le taux de chômage des "seniors" a augmenté de 70% ces quatre dernières années),  s'ajoute le fait que les jeunes débutent tardivement, à des salaires plutôt faibles.. du coup, les salaires moyens se tassent, la contribution générale au financement des diverses prestations augmente et nos entreprises moins compétitives en termes de savoir-faire (ne l'oublions pas !) et de charges croissantes (j'évoque ici le tissu économique majoritaire composé de petites et moyennes entreprises.. puisque les très grandes entreprises payent plutôt mins d'impôts) ferment les robinets, stoppent les recrutements ou favorisent les salaires plus faibles...

Surenchère de l'offre

Le cabinet de recrutement entre alors dans la surenchère de l'offre. Moins de volume de recrutements, plus de candidats, la tentation d'aller chercher un candidat nommé "un incroyable talent" devient grande afin de se différencier et tenter de fidéliser son client... Entre nous, l'entreprise n'a pas besoin de recruter un "incroyable talent", elle a un besoin, clair, identifié que le cabinet de recrutement ne sait plus écouter : 
"Vous avez besoin d'un rouleau à gazon, je vais plutôt vous équiper pour le même prix d'un rouleau compresseur à vibreur balourd interne de 18 tonnes (ça c'est l'incroyable talent)... !".. et je n'exagère pas.

8 propositions pour un autre recrutement

Je milite pour que le cabinet de recrutement se penche enfin sérieusement sur la première étape de son process commercial : la qualification du besoin du client et par qualification, j'entends la connaissance du terrain, l'accompagnement en entreprise, la compréhension solide des postes, l'expérience de la vie entrepreneuriale, de l'industrie, du commerce... et je ne crois pas que les stagiaires ou jeunes professionnels responsables chargés de recrutement chez nos grandes enseignes nationales et internationales qui inondent les jobboards généralistes d'annonces plus ou moins fantaisistes (et parfois factices) en soient capables sans l'accompagnement avisé d'une personne expérimentée...

Je milite pour que les cabinets de recrutement favorisent systématiquement les chômeurs plutôt que les actifs en poste. Au nom d'un principe très simple, si nous ne recrutons pas ceux qui sont aujourd'hui privés d'un emploi, alors il y a de fortes chances pour qu'un jour nous soyons à peu près tous pointeurs chez Pôle Emploi (et ce à court/moyen terme), à cause d'une machine économique totalement bloquée. Un réflexe qui serait bien utile aujourd'hui et dont la responsabilité pèse aussi et surtout, sur les épaules des recruteurs qui écartent à escient les CV des plus expérimentés.

Je milite pour que les entreprises exigent d'abord de recruter des profils expérimentés, des "seniors" de plus de 45 ans (ceux qui restent plus longtemps au chômage avant d'être dispensés de recherche) capables d'apporter leur expérience, de renforcer le savoir-faire de nos entreprises et surtout d'assurer une transmission sérieuse aux générations à venir.

Je milite pour que les cabinets de recrutement soient eux-mêmes composés de recruteurs expérimentés et non pas de jeunes issus de grandes écoles, dont le lait coule encore sur le coin de la bouche..

Je milite pour que les cabinets de recrutement arrêtent d'exiger des bacs + 5 pour tout type de poste, ou encore un niveau de pratique de l'anglais formidable pour lire deux notices de montage de photocopieuse...

Je milite pour que les cabinets de recrutement stoppent immédiatement d'assimiler marketing et RH, parce que le candidat ou l'emploi plus généralement n'est pas un bien de consommation, parce que dans ressources humaines, le mot "humaines" est bien plus noble et précieux que "ressources".

Dans un domaine parallèle, je milite pour qu'un recrutement d'un profil expérimenté soit systématiquement doublé d'un recrutement d'une jeune pousse de moins de 25 ans, repeuplons nos entreprises de jeunes et de plus vieux... travaillons à la transmission des savoirs, et plaçons chaque personne de ce pays dans des conditions de participation, de contribution et de dignité..

Je milite pour que les recruteurs prêtent serment, comme les magistrats, les médecins, le serment d'agir dans le respect, la dignité, dans l'esprit du bien commun... Je milite aussi pour que les recruteurs soient issus du monde de l'entreprise avant de devenir recruteurs professionnels, qu'ils soient sérieusement formés à l'économie, la psychologie, qu'ils aient nettoyé leurs filtres personnels...

Et au fond, si rien ne change immédiatement, alors je militerai pour que les cabinets de recrutement disparaissent parce que je crois qu'ils participent aussi, et sans l'assumer totalement, avec leurs violentes pratiques à l'enfoncement de nos énergies..

* et merci à Philippe qui m'a sérieusement réveillé par son engagement citoyen. Haut Les Coeurs !

En recherche active

Indiquer "en recherche active" sur son profil


Comme vous l'avez probablement expérimenté par vous-même, il existe de nombreuses approches que l'on associe à la recherche d'emploi sur internet. 

Par exemple, que vous soyez en poste ou non, vous n'enverrez probablement pas les mêmes signaux aux employeurs potentiels. Ainsi, amusez-vous à saisir "en recherche active" sur votre page LinkedIn ou sur Twitter, et vous serez surpris du nombre impressionnant de personne préférant se présenter de cette façon plutôt que d'afficher leur expertise. En revanche, lorsque vous êtes en poste, c'est étonnant, mais vous ne marquez jamais "en recherche active", et affichez sereinement le poste ou l'expertise qui vous concerne. A la rigueur, vous indiquerez à l'écoute du marché, en veille, mais rien de terriblement explicite.
pourquoi mentionner "en recherche active" sur son profil est une erreur
John Batho - Présents et Absents

Arrêtons nous un instant sur le message "en recherche active". 
Pourquoi l'indiquer au fond ? Probablement parce que la situation de la personne nécessite un changement rapide, une urgence personnelle, financière à retrouver de la stabilité, un emploi pérenne. Celui ou celle qui est en recherche active annonce la couleur. Il est en demande, se mettant à la disposition de tout employeur, je n'ose dire quel qu'il soit, mais ce peut être le cas. Evidemment, dans mon propos, il n'y a aucun jugement, et je comprends tellement les personnes qui veulent rapidement obtenir un emploi. Je les comprends mais je n'adhère pas à leur stratégie. Je pense même qu'elle peut être contre productive pour une raison principale, la personne affichant un profil "en recherche active" est autocentrée, imaginant que les recruteurs, les employeurs n'ont d'yeux que pour elle. Faux archi faux bien entendu. 

Les recruteurs saisiront bien entendu l'objet de leur recherche, l'expertise convoitée, la fonction qu'ils offrent. Par conséquent, même si vous n'avez pas d'employeur en ce moment, prenez le temps de réfléchir aux mots clés qui caractérisent votre expertise, votre ancienne fonction, celle que vous recherchez, mais pensez, le cas échéant, à valoriser les secteurs d'activité - par exemple : "directeur commercial - biens de consommation de loisir", les spécificités techniques. Le titre est court, composé de 7 mots maximum, mais il ne laisse rien entendre de votre situation de "demandeur" d'emploi mais laisse la place à vos compétences.

L'autre message envoyé par ce profil type "en recherche active", c'est probablement une appétence à vous saisir de n'importe quel poste. Ce qui pourrait laisser entendre que la motivation, dans certains cas, est feinte, ou exagérée. Ce signal laisse présager - parfois, une préparation peu adaptée, trop large, floue, envoyant un signal négatif sur la capacité à conduire un projet de retour à l'emploi, même s'il est personnel.

Enfin, comme je l'évoquais plus haut, le candidat auto-centré, celui qui imagine que les mots clés de recherche des employeurs seraient "en recherche active", ce candidat risque également d'être centré sur son passé, sur ses expériences, lorsqu'il connaissait une certaine sécurité professionnelle - par sécurité, entendre zone de confort. Du coup, la recherche de son prochain job devient une véritable épreuve, en rupture totale avec son passé, une épreuve le plongeant dans une attitude de justification, justification de sa situation actuelle, de ses choix, non-choix, erreurs de parcours, davantage que de proposition de service, davantage que d'orientation vers ce qu'il pourra proposer à son employeur. Cette attitude a un coût énorme, celui de la santé morale du candidat, une santé évolutive en fonction du nombre d'entretiens décrochés... alors quand les résultats se font attendre, on peut dire que le moral n'est plus au beau fixe.
N'hésitez pas à solliciter Pôle Emploi sur cette préparation, n'hésitez pas à faire appel à un professionnel de l'accompagnement, comme moi, pour travailler cette posture, prendre le temps de vous poser, de réfléchir à votre stratégie de recherche et d'envoyer des signaux cohérents à tous ceux qui ne vous connaissent pas encore (les bougres !).

Lire aussi :

La VRAIE lettre de motivation

Rédiger une lettre de motivation

La véritable lettre de motivation n'est pas celle que l'on croit ! Au fond, lorsque vous adressez une candidature à un cabinet de recrutement qui s'évertue à cacher le nom de son client*, vous partez en aveugle, sur des terres inconnues, sans connaître l'entreprise, ni les conditions d'emploi. Classique, me direz-vous. 

La lettre de motivation s'envoie APRÈS l'entretien, pas avant
La lettre d'Amour - Jean-Honoré Fragonard

Il est alors, de mon point de vue, vain et inutile de passer un temps infini à décrire votre motivation à rejoindre une entreprise que vous ne connaissez pas. Logique, non ? Votre motivation, à cet instant, peut être concentrée sur un secteur d'activité, quelques mots clés repérés au fil de l'annonce, mais rien, absolument rien sur l'entreprise, donc rien de bien personnel... Ne passez pas un temps infini sur la lettre de motivation lorsque vous ne connaissez rien de votre futur employeur. Voilà, c'est dit, une bonne fois pour toute.

Mais alors, la lettre de motivation a t'elle encore un intérêt ? Oui ! 1000 fois oui !

Mais pas forcément au moment le plus logique qui soit. Votre motivation première, c'est de travailler, de réfléchir, de vous épanouir et de toucher un salaire. Voilà. 
Bien sûr, comme tout le monde, vous souhaitez mettre vos compétences au service d'une entreprise que vous ne connaissez pas, bien sûr, vous seriez enchanté(e) de rencontrer quelqu'un pour mettre en perspective vos évolutions et intérêts communs. Mais bon, on ne peut pas dire que ce type de motivation soit particulièrement... motivant pour vos interlocuteurs à venir. Du coup, dans la plupart des cas, la lettre passe à la trappe, que vous ayez passé deux minutes ou deux heures à la rédiger. Je le regrette, mais c'est ainsi.

En revanche, les candidats se dispensent très souvent d'écrire une VRAIE lettre de motivation... une fois qu'ils en savent davantage sur leur futur employeur, une fois que le cabinet de recrutement dévoile une partie de l'odieux mystère "...mon client est le leader mondial des casseroles... vous connaissez ce secteur ? ";-) ). 
La voilà l'opportunité, écrire une véritable lettre de motivation sur la base de votre récent entretien, de la découverte puis des recherches que vous aurez réalisées, afin de connaître le secteur d'activité (d'une façon plus précise que dans l'annonce), mais surtout, une recherche documentaire sur l'entreprise, ses ambitions, ses déclarations dans la presse régionale, dans les pages économiques, les journaux professionnels, une enquête terrain, etc, etc... Une lettre de motivation construite autour des attentes de l'entreprise mais également de votre projet professionnel. L'entretien de recrutement est le commencement, pourvu que vous intégriez dans vos notes suffisamment d'éléments pour vous positionner, comprendre les enjeux et définir avec précision, la pertinence de votre candidature.

Quand envoyer cette lettre de motivation ? Juste après le premier entretien, en même temps que vos remerciements.
Qu'écrire ? 

  1. Remercier sincèrement de l'accueil.
  2. Indiquer que vous avez entamé une recherche documentaire, technique sur l'entreprise.
  3. Que les informations glanées vous confortent dans votre décision de postuler (notamment par la déclaration du PDG en date du.. ou bien encore les projets de développement qui vous ont été présentés, ou encore les contacts que vous avez immédiatement pris avec tel ou tel salarié de l'entreprise...).
  4. Que votre candidature est motivée par l'envie de faire partie de l'aventure de l'entreprise (d'en être, quoi).
  5. Que vos compétences et qualités professionnelles dans tel et tel domaine vous permettront rapidement d'apporter des éléments de développement et de réalisation des ambitions décrites.
  6. Et que... vivement que vous vous rencontriez à nouveau...


Voilà, c'est ça une lettre de motivation. C'est une lettre sensée, réelle, sincère, inspirante, documentée que vous n'écrirez qu'en sachant quel est le nom de votre futur employeur, et surtout, pour quelles raisons, vous, et personne d'autres, avez envie de rejoindre les équipes en place. 
Cette lettre, vous ne l'écrirez qu'après le premier entretien. Peut-être y passerez vous deux heures, ce n'est pas grave,

vous serez le seul candidat à procéder de la sorte 

Maintenant, si vous n'avez pas décroché ce premier entretien, ce n'est pas la cause d'une lettre de motivation peu appropriée, simplement le fait d'un CV en manque d'impact, mais là est une autre histoire...

*pratique intolérable et très largement répandue malheureusement...
Lire aussi :
- Qu'avez-vous de plus qu'un autre candidat ?
- Comment réagir à une réponse négative ? 
- Réunir les conditions pour réussir son entretien

Café Coaching Emploi - Mercredi 17 mai 2015

Café Coaching Emploi

Mise à jour du 15 mai - 20h00 : les rendez-vous sont tous pris ! Nous nous retrouverons en juin

J'aurai l'immense plaisir de vous rencontrer en face-à-face au coeur de Paris le mercredi 17 mai 2017.



Café Coaching Paris Bordeaux
Coaching à Paris by HLC Conseils

Échangeons à l'occasion d'un entretien de travail d'une heure, deux heures, trois ou même quatre heures en plein centre de Paris.


Que vous soyez en pleine réflexion sur votre carrière, besoin de faire le point, de vous placer dans une perspective de mouvement, sur vos projets professionnels, en recherche d'emploi (travail sur le CV, sur la confiance), en quête de développement personnel ou en phase de finalisation d'un projet d'entreprise, rencontrons-nous et explorons ensemble la situation que vous traversez à l'occasion d'un échange confidentiel, bienveillant et dynamisant. 


Ces échanges sont denses et extrêmement énergisants... et constituent une formidable opportunité de débuter l'année sous une nouvelle impulsion.


Le principe est simple, vous réservez - en cliquant sur le bouton Paypal situé plus bas - le nombre d'heures d'entretien que vous souhaitez, puis nous déterminons ensemble le créneau qui nous convient à tous les deux, vous recevrez bien entendu tous les détails relatifs au lieu de notre rencontre.

D'ici notre rendez-vous, je vous encourage à me faire part du sujet qui vous préoccupe ou bien à m'envoyer vos documents liés à notre entretien (pierredenier@hlc-conseils.com), nous aurons l'opportunité de travailler sur les thèmes qui vous tiennent à coeur, en prenant le temps de vous mettre en action. 

Contactez-moi par e-mail ou via le formulaire placé sur la droite de cette page, les créneaux horaires partent très, très vite, aussi n'attendez pas la veille pour me contacter !

A très vite


Entretien individuel


Burnout : Un cri d'amour

J'accompagne de nombreux clients (pour ne pas dire tous) qui s'interrogent sur leur carrière, sur le sens de leur engagement professionnel mais également personnel. Beaucoup parmi eux ont connu un burn-out, un épuisement total, physique et moral dont ils peinent à se relever, culpabilisant d'avoir stoppé net leur élan et se plaçant dans une perspective jusque là jamais atteinte, celle de la vulnérabilité dans un monde relativement connu. Le poids de la culpabilité revient très souvent dans nos entretiens, la culpabilité de n'avoir su détecter les signaux précurseurs, la culpabilité de s'être écarté de ce qui est bon pour soi, d'avoir mis en danger sa santé, peut-être celle des autres, etc...

Certains décident de "se poser" quelques jours pour reprendre quelques forces et repartir au travail en se promettant de se ménager davantage, de revenir plus tôt du bureau, de moins "tirer sur la corde", de se consacrer davantage à ce (ceux) qu'ils aiment... D'autres, envisagent immédiatement une transition professionnelle plus conforme à ce qu'ils souhaitent, les plaçant dans l'environnement le plus écologique à leurs valeurs, leurs attentes, l'expression de leurs compétences...

Envisager autrement le burn-out 

Le burn-out est souvent associé à une faible estime de soi, entraînant un écart important entre l'accomplissement ou la réalisation de ses besoins fondamentaux et les actes, les faits... Si je ne respecte pas mes attentes, mes besoins, alors, je me place en situation d'estime de soi fragile, ce qui correspond au caractère "le plus prédictif" d'un burn-out latent.
Pour ne rien vous cacher, je n'adhère que partiellement à ce principe... 

Je crois profondément que le burn-out peut aussi être envisagé d'une autre façon, comme un cri d'amour, celui d'un corps malmené par une conscience épuisée. Une véritable déclaration d'intérêt, d'estime de soi, le soi représentant l'ensemble des milliards de cellules qui nous composent, nos organismes les plus subtils, les plus discrets. L'estime de soi est très souvent rapportée à la dimension intellectuelle, consciente, psychique... Le reste ne compterait pas, et pourtant, c'est ce "reste" qui sonne l'alarme et nous tire d'un aveuglement destructeur. L'intellectualisation du burn-out, tout ramener sur le plan psychique est une erreur, cela nous prive du soutien inconditionnel de ce que nous sommes, des êtres de chair et de sang. 
Malgré ses apparences sombres, je considère le burn-out comme une formidable déclaration d'amour, une déclaration à soi-même, pleine d'optimisme et de perspective... Enfin, je vais renouer et redécouvrir ce que je suis en me félicitant chaque jour d'avoir un organisme qui ne me veut que du bien, dans ce burn-out, je me souviens que mon meilleur ami, c'est moi et cela me fait du bien d'avoir enfin l'occasion de m'accorder de la tendresse.

Burn out, cela signifié "brûlé de l'intérieur," cramé, quoi... Eh bien, il est grand temps de considérer que ce qui a brûlé en soi, c'est aussi l'aveuglement et son propre comportement maltraitant, en cela, il peut être considéré comme une manifestation décisive de toute votre personne, une rébellion contre l'insoutenable, un immense cri d'estime de soi.

Lire aussi :

Croyez en vos projets, aussi fous soient-ils !

Vous n'en n'avez pas marre d'entendre à longueur de journée des radoteurs qui pensent que quoi que vous entreprendrez, cela ne marchera pas parce que… (et là, tout ce qui suit est entouré de guillemets !)
"
  1. c'est la crise,
  2. c'est difficile,
  3. la France ne donne pas envie,
  4. faut pas rêver,
  5. on ne vit pas dans le monde des bisounours,
  6. à quoi bon,
  7. vivement la retraite,
  8. de toute façon, tous pourris…,
  9. oui, mais avec quel argent ?,
  10. c'était mieux avant,
  11. sur 1000 qui se lancent, une seule personne réussit,
  12. tout est compliqué en France,
  13. personne ne m'a jamais tendu la main, alors…,
  14. il faut le bon diplôme,
  15. si tu n'appartiens pas au bon réseau, tu n'as aucune chance,
  16. commence par boucler ton business plan,
  17. passe ton bac d'abord,
  18. ok, mais trouve quelque chose de sérieux à côté,
  19. si je ne l'ai pas fait avant toi, c'est que j'ai eu une bonne raison,
  20. mets tout ce que tu peux à l'abri,
  21. t'y connais rien,
  22. quel retour sur investissement ?,
  23. investis plutôt dans le big data,
  24. toi entrepreneur ?
  25. y'a pas de marché pour ça,
  26. si ton idée était si géniale, je peux t'assurer qu'un petit malin l'aurait déjà exploitée,
  27. ça existe déjà, depuis longtemps en plus,
  28. les charges sont trop importantes pour se développer,
  29. t'as jamais rien fait !,
  30. trouve toi plutôt un job pépère,
  31. commence par suivre un mooc !
  32. t'es sûr que les banques vont suivre ?,
  33. je ferais surtout pas cela à ta place,
  34. tu ne trouves pas que c'est déjà suffisamment compliqué ?,
  35. …
"

mener son projet malgré les obstacles

J'en passe et des meilleures ! Et bien à tous ceux qui portent ce genre de commentaire, ne leur répondez rien, tournez leur le dos et continuer de croire en votre projet, en votre potentiel. Personne ne sait mieux que vous ce qui est bon pour vous, ne laissez aucun grincheux vous définir, vous placer dans une case étriquée, ne laissez aucun test, aussi futé ( pardon, 2.0) soit-il, décider de ce que vous êtes… Vous valez mieux qu'une définition, vous êtes inestimable !

Tout projet est une graine de Développement, de Développement économique bien sûr, mais surtout de Développement social, personnel et collectif, un Développement avec un grand D, dans toutes les directions, même celles qui vous sont les plus intimes. Écoutez votre petite voix, faites cesser le brouhaha des emmerdeurs en les évitant, en les ignorant pour conserver toute votre énergie, et la dépenser là où elle vous fait du bien. Soyez acteur, entrepreneur mais refusez de subir, d'obéir aux règles désuètes qui ne mènent qu'à la sécheresse de nos yeux brillants et pétillants.

Les démarches innovantes, audacieuses, personnelles sont un trésor national, celui que nous lèguerons aux générations futures, celui qui marquera un avant et un après. 
Vous manquez de courage ? Tant mieux parce que vous vous souviendrez d'autant plus facilement qu'il est souvent plus courageux de vivre une vie qui ne vous convient pas que d'entreprendre celle que vous rêvez de vivre. 
Il ne s'agit pas de montrer l'exemple, mais davantage d'arrêter de calculer, de décortiquer, d'agiter le réalisme comme prétexte à la tranquillité et à la frustration, de se réfugier dans le cynisme qui porte en lui les stigmates de l'ennui. 
Qui peut aujourd'hui donner une leçon sur votre potentiel quand on sait que les deux tiers des emplois de demain, n'existent pas encore ? 
Le réalisme ne tient pas compte de votre génie, ni de votre potentiel, ni de vos talents, ni votre enthousiasme. En cela, il mérite d'être descendu de son piédestal, au moins d'un étage.. pour laisser la place à votre projet, à ce que vous pensez bon pour vous et les autres. Prêt à tenter l'aventure ? Haut Les Coeurs !… comme on dit du côté de chez moi…

* Je dédie ce billet à tous les Zèbres qui se reconnaitront. 

Credit photo markuso / FreeDigitalPhotos.net

Chômage : Accompagnons plutôt les recruteurs !

Former les chômeurs ? Quelle blague !

J'interviens très souvent auprès d'associations de chômeurs et recueille régulièrement une multitude de  témoignages, de parcours, parfois difficiles, d'audaces, d'aventures mais aussi d'angoisses, d'incertitudes et de profondes désillusions. J'y rencontre tous types de fonctions, souvent administratives ou industrielles, de l'employé au dirigeant en passant par toutes les strates de cadres aujourd'hui condamnées.
Dans le même temps, je travaille avec de jeunes diplômés ou futurs diplômés, qui se projettent dans une carrière professionnelle prometteuse, qui envisagent souvent de partir à l'étranger pour décrocher un premier emploi, une première expérience, vivre le commencement, le lancement de leur carrière dans les meilleures conditions. 
Enfin, Pôle Emploi me sollicite parfois pour rencontrer des personnes qui n'ont aucune formation, ayant quitté le système scolaire très tôt, ayant décroché comme on dit, vivant au jour le jour dans la plus grande des précarités, bien éloignés des concepts moquettés que l'on retrouve dans beaucoup de stratégie de marque employeur. La vraie vie.

Au final, je rencontre beaucoup de personnes, des gens comme vous et moi, nos voisins, nos enfants, nos parents et tous ont un même but : travailler. 

Attention, je ne parle pas du fantasme d'un travail bien payé à ne rien faire ! Je ne parle pas non plus d'un travail automatiquement lié à la notion de plaisir, "on verra ça pour plus tard", non, je parle d'un emploi qui nous resitue dans la sphère sociale, qui nous permet de construire une place, dans la société, et de contribuer, simplement au développement d'une entreprise, d'un groupe.. tout cela en échange d'un salaire pour continuer à fonctionner normalement.


Coach emploi, je consacre mon activité aux personnes en recherche d'emploi. De travailler avec eux à la construction d'une stratégie, d'une recherche plus efficace, de mettre en valeur leur propre parcours… Pourtant, à bien y regarder, je le répète ici encore, je ne rencontre que des génies. Tadam. Oui, je constate combien chacun d'entre nous possédons une richesse extraordinaire, en termes d'aptitudes, de compétences, d'intelligences, de qualités, de motivations, d'engagements et qu'il suffit d'ouvrir les yeux, avec un minimum de clairvoyance et de talent pour se rendre compte qu'il existe en chacun d'entre nous un potentiel formidable qui contribuera inévitablement au développement de l'entreprise qui saura les recruter. Et savez-vous pourquoi je ne vois que cela ? Parce que c'est exactement ce que je cherche, parce que c'est exactement ce qui m'intéresse.

Dans ce blog, je ne critique jamais les recruteurs (quoique). Néanmoins, lorsque je découvre que le chômage des seniors a augmenté de 70% ces quatre dernières années, lorsque je découvre que 47% des jeunes sans diplôme sont au chômage, que les jeunes descendants d'immigrés sont massivement au chômage ou encore que 28% des jeunes diplômés envisagent une expatriation à vie, eh bien je me dis que le coaching ne doit pas être proposé à ceux qui recherchent un emploi mais davantage à ceux qui en proposent un, aux recruteurs. Si notre société construit un modèle dans lequel on "fait sa carrière" entre 30 et 45 ans et tout ce qui dépasse est à jeter, alors, je considère que les fameux DRH, leviers de la stratégie de développement des entreprises (vous comprenez que je sois dubitatif…) nous plongent dans une situation inextricable en orientant à ce point leur politique de recrutement. 

Chers responsables des ressources humaines, arrêtez de vous réunir, de participer aux conférences, de construire des serious games, des tests, de réfléchir à la marque employeur, au recrutement 2.0, au CV anonyme... et faites vous coacher ! Nettoyez la tuyauterie ! Remettez-vous personnellement en question !
Je ne doute pas de votre envie de faire progresser l'entreprise, la société même, mais à l'évidence, votre stratégie ne fonctionne pas ! Regardez les chiffres ! Observez l'échec de vos décisions ! C'est assez brutal, mais puisque je contribue au financement massif de l'accompagnement des chômeurs par mes impôts, tout comme vous, je me dis qu'il serait sans doute plus profitable d'accompagner réellement les recruteurs pour qu'ils remettent en cause leurs pratiques, abandonnent leurs a-priori, développent leur intelligence émotionnelle, se débarrassent du clonage, du corporatisme, qu'ils s'entourent d'experts du recrutement, de personnes expérimentées, dont l'une des premières qualités serait l'ouverture d'esprit. Souvenez vous, je défendais l'idée d'un diplôme d'état du recruteur suite à la polémique née d'un reportage TV sur le recrutement...

Bref, cessons de former nos chômeurs à chercher un emploi, à rentrer dans les cases de la sélection mais investissons massivement sur la formation des recruteurs afin qu'ils se débarrassent des stéréotypes qui expliquent aussi ces progressions fortes de chômage que nous constatons chaque jour autour de nous ! J'en ai assez de lire de beaux et longs discours de nos chers responsables des ressources humaines et de constater que les pratiques de recrutement écartent impitoyablement et durablement certains d'entre nous.

Credit photo screationzs / FreeDigitalPhotos.net

Manager pour la première fois

Pour la première fois de votre carrière, vous allez manager.. Tadam... Bienvenue dans le monde merveilleux de l'utilisation de nouvelles compétences qu'il vous faudra méthodiquement acquérir, petit à petit. 

Manager pour la première fois

De commercial vous devenez responsable commercial, de chef de produit, vous devenez responsable marketing... Bravo ! Ne pensez pourtant pas que vos anciennes compétences suffiront. Il vous faudra devenir observateur, coach et accompagnateur, le moteur d'une énergie destinée à motiver, soutenir, encourager les équipes. Votre succès dépendra non pas de vos résultats directs, ni de vos ventes mais davantage de vos compétences relationnelles, de vos capacités d'adaptation, de compréhension..
Ces compétences là, celles que vous n'avez pas encore testées dans vos anciennes fonctions, seront à travailler, pourquoi pas avec un coach emploi afin de construire une démarche stimulante et efficace, renforcée par une belle confiance en soi.

Contrairement aux idées reçues, la prise en main de ces nouvelles fonctions vous éloignera des notions de liberté et d'autonomie recherchées. Pourquoi ? Parce que l'ensemble de votre travail repose sur l'intelligence collective et la mise en oeuvre d'une politique appliquée par un ensemble de personnes investies dans un effort de coopération. La réalisation de vos objectifs dépendra d'une myriade d'éléments, qu'il vous faudra relativiser parfois (le fameux lâcher prise vous y aidera !), de plusieurs personnalités, des collègues, des supérieurs, des clients, des fournisseurs, producteurs... Vous transformant par la même occasion en chef d'orchestre ou en pilote d'un projet ambitieux de développement. La compétence relationnelle basée sur un travail de déconstruction des "a priori" et des idées reçues reste, de mon point de vue, la meilleure approche que doit envisager le nouveau manager.

C'est en manageant que l'on devient manager ! Et rien d'autre. Les formations vous apporteront quelques méthodes structurant votre approche mais rien ne remplacera la confrontation, l'enseignement de vos expériences (qu'Oscar Wilde nommait "erreurs") et le partage avec vos pairs. Cultivez vos réseaux, testez, demandez, apprenez de vos erreurs, soyez investi d'une amélioration personnelle continue et sachez relever la tête du guidon pour observer avec conscience et honnêteté les territoires à explorer. Adoptez la position du scientifique, observez dans la globalité, collectez, absorbez, tout cela vous aidera à construire une démarche structurée et nuancée, dans tous les cas adaptée aux situations rencontrées.

Enfin, abandonnez toute idée de pouvoir, et préférez l'influence, celle qui insuffle, qui favorise les changements ou attitudes internes. Le pouvoir est rigide, l'influence s'adapte... y compris aux situations de crises.

Voulez-vous renforcer votre influence et développer vos compétences managériales ? Je vous invite à travailler avec moi l'ensemble de ces points en séances de coaching, séances confidentielles dont les principaux résultats s'expriment en bien-être, maîtrise du temps, amélioration des résultats, mais surtout plaisir retrouvé sur son lieu de travail. N'hésitez pas à me contacter par e-mail 

Recrutement annulé faute de budget

Je constate l'émergence d'une pratique insupportable, extrêmement violente pour les candidats : le recrutement annulé faute de budget. Imaginez le contexte, vous êtes au chômage depuis quelque temps et repérerez une annonce, pile-poil celle qui vous convient… Ô joie, votre CV fait mouche et vous êtes convoqué au premier entretien, qui se déroule à merveille. Deuxième, puis troisième rencontre, vous apprenez la bonne nouvelle, votre candidature est retenue, vous démarrerez bientôt au sein de l'entreprise, oui, promis, on vous fait suivre un contrat très rapidement. Waouh ! Champagne !

Bien entendu, vous prévenez vos amis, vous vous offrez enfin un petit restaurant, la joie vous habite et le moral remonte en flèche… jusqu'au jour où vous recevez un e-mail cinglant vous annonçant que faute de budget accepté par la direction de l'entreprise (ou très souvent aussi le bureau de l'association), le recrutement est annulé et oui, promis, on vous appellera dès que la situation sera rétablie…

L'effet Pschitt d'un recrutement

Cela vous dit quelque chose ? L'effet yoyo ou douche écossaise… pour moi, cela évoque l'amateurisme  ou le jeu de pouvoir. 
L'amateurisme de décideurs qui n'ont rien validé et qui se lancent bille en tête dans un recrutement fantaisiste, répondant à une envie davantage qu'à un projet construit. De l'inconscience pure dont la seule victime est le candidat qui lui, concrètement, se projette dans une réalité si mouvante. L'amateurisme dans la méthode bien sûr mais également dans la relation humaine, ce manque cruel de responsabilité et de droiture qui laisserait logiquement penser qu'une promesse ou un engagement ne concerne pas seulement celui qui le reçoit. Bref, le recruteur est l'ambassadeur de son entreprise, il s'exprime au nom de l'entreprise et ne peut se cacher derrière elle lorsque le budget n'est pas adopté.

Le jeu de pouvoir également, vous savez, ce bras de fer entre une direction opérationnelle et une autre, financière par exemple :
- je ne te donne pas de budget ! 
- Ah oui ? C'est ce que l'on va voir ! 
Et de lancer en catimini un recrutement que l'on portera jusqu'à son terme et que l'on brandira avec colère pour justifier de l'urgence d'un budget à adopter. Evidemment, quand il n'y a plus de sous dans la caisse...
A ce jeu là, il n'y a qu'un seul perdant : le candidat.

Ces pratiques, très courantes sont insupportables, elles plongent certains candidats dans de tels états qu'il s'agit bien d'une maltraitante, une situation dans laquelle le candidat n'est rien d'autre qu'une candidature, qu'une ligne de budget non voté.
Rencontrant tous les jours des dizaines de personnes en recherche d'emploi, ces faits n'ont rien d'anecdotiques et méritent, je le pense de faire l'objet de réparation pour un véritable préjudice subit (après tout, lorsque vous vendez une maison, n'existe t'il pas une clause vous permettant de toucher de l'argent en cas de désistement de l'acheteur ?).

Une semaine de coaching en Espagne

Certains le savent déjà, j'organise chaque mois des séminaires de coaching pour des personnes en questionnement sur leur (re)positionnement professionnel. Alors que je souhaitais garder cette formule relativement discrète puisqu'elle n'est pas mon activité principale, j'entends de ci de là qu'elle constitue une véritable opportunité pour certains de mettre rapidement en oeuvre un plan d'action de retour à l'emploi ou de recherche d'un nouvel employeur ou d'un nouveau tournant dans sa carrière…


Le concept est simple, je propose à un petit groupe de trois personnes de nous déconnecter de la vie quotidienne pour passer une semaine entière en Espagne à réfléchir sur différents thèmes de nos vies professionnelles, puis à mettre en oeuvre toutes les stratégies permettant de réaliser les objectifs définis.

Au total, en dehors des travaux personnels de recherche et de "cogitation", 26 heures de coaching se répartissent de la façon suivante :

- 20 heures de coaching collectif en pilotage de recherche d'emploi (généralement en matinée).
- 6 heures de coaching individuel en développement personnel.

La convivialité est un élément déterminant… mais également réconfortant et bienveillant, notamment pendant cette période de recherche d'emploi, aussi, nous veillons à aménager des temps d'échanges, de randonnées dans les pinèdes, d'oxygénation dans les montagnes de romarin et de découverte de la province de Valencia, ce serait dommage de ne pas profiter du cadre exceptionnel que la nature nous offre. Vous ne croyez pas ?

L'hébergement en chambre individuelle sur le lieu du séminaire est compris dans la prestation (le transport jusqu'à Valence est à la charge du stagiaire mais le co-voiturage fonctionne aussi très bien, ainsi que les vols low-cost !). Il est demandé à chacun d'apporter son talent de cuisinier (autant que faire se peut !) pour faire de cette semaine une véritable parenthèse destinée à vous remplir d'énergie, de sourires, de motivation et de plans d'action !

Altura


En attendant de créer un site présentant plus en détail la prestation, vous trouverez ICI et LÀ quelques informations complémentaires, je vous invite également à me contacter pour tout renseignement.

Hasta la Vista !

Toujours plus, toujours mieux ?

"Comment être sûr de faire le bon choix ?"me demandait un client dont la principale caractéristique est de reporter toute décision car sa nature le poussait à rechercher continuellement le poste de ses rêves, celui qui lui apporterait l'épanouissement, l'accomplissement le plus total qui soit. Seulement voilà, à courir sans cesse après le futur emploi, (toujours celui d'après, bien sûr), mon client ne vit et ne ressent qu'un ensemble de frustrations furtivement et épisodiquement éteintes par le fait de décrocher un nouveau job... Un candidat qui a la bougeotte en somme.

"Toujours plus", la fameuse maxime de François de Closets, "toujours mieux" aussi, ce mieux n'existant qu'ailleurs du reste... se résume chez certains à un "toujours ailleurs" ou "toujours après...". Vous savez, comme lorsque nous répondons à un caprice en achetant la dernière télé ou le dernier vêtement à la mode, oubliant rapidement la satisfaction de les avoir acquis pour se mettre immédiatement en quête du prochain achat... Une vie à courir, une vie qui coûte cher et qui, souvent, ne rend pas heureux.

Barry Schwartz professeur de psychologie en Pennsylvanie, nous apprend dans "la tyrannie du choix" que nous profitons de notre vie en développant la faculté de contentement davantage que d'acquisition. Difficile à admettre pour certains, notamment en période de crise, mais travailler à se suffire de ce que l'on possède, sans forcément multiplier les sources de possibles et donc de choix, renforce le sentiment de satisfaction assouvie et de contentement immédiat sans chercher à retrouver une "idée du bonheur" dans de nouvelles acquisitions ou dans un après idéalisé. Être dans le temps, être présent dans l'instant présent se cultive également dans l'abandon d'une recherche d'un toujours plus, toujours mieux pour se satisfaire aussi d'une solution convenable, non optimisée mais suffisante.

Ce fameux Barry évoque dans son étude deux types de personnes : les satificers (ceux qui se satisfont) et les maximizers (ceux qui cherchent à optimiser toute forme de décision). On peut aisément mélanger les deux profils dans nos vies personnelles, néanmoins, une tendance à ressentir comme suffisante sa situation professionnelle ou ses possessions procure une satisfaction bien supérieure à la quête du meilleur choix possible.

Développer ce sentiment de satisfaction est l'un des thèmes les plus abordés dans mon exercice de coach. Il repose sur quelques éléments davantage centrés sur l'estime et la connaissance de son propre environnement, de son comportement, de ses capacités pour ensuite travailler et explorer (dans un deuxième temps, hein !) son système de croyances (vous savez, ce qui vous fait voir la vie en rose ou en noir), de valeurs... Bref, apprécions ce que nous sommes et adaptons notre environnement pour satisfaire cette relation à soi, plutôt que de courir sans cesse vers l'improbable en espérant qu'un jour il nous réconcilie avec ce que nous imaginons être. Se connaître soi, est une excellente première pierre à poser sur le chemin d'une vie plus en accord avec ce qui vous anime vraiment. Êtes-vous tenté par l'aventure ?

L'entretien de recrutement est votre première réunion de travail !

L'entretien de recrutement est une réunion de travail


"Gloups... je suis convoqué à un entretien de recrutement. Le deuxième en six mois (un conseil, retravaillez votre CV !). Toute ma famille se réjouit, j'ai l'impression qu'il n'y a que moi qui soit perplexe et inquiet. Je sais bien que je devrais sauter au plafond mais non, j'ai plutôt envie de me cacher sous mon lit et de ne ressortir que lorsque l'entretien sera passé..."

Bienvenue chez les humains ! Difficile de prendre ses distances avec un tel évènement, l'entretien est important, ne nous le cachons pas, ce n'est pas une simple formalité, c'est LA rencontre entre vous et l'entreprise, rencontre que l'on espère bien entendu parfaite, une rencontre sur laquelle la mise peut rapporter gros, l'enjeu, surtout en ces temps, est important, mais vraiment important et vous le savez au fond de vous.
vaincre le stress de l'entretien d'embauche
L'entretien de recrutement est une réunion de travail

Vous allez vous préparer en lisant quelques uns des mille billets de ce blog, vous préparer en visionnant quelques vidéos sur la confiance, vous ferez le cas échéant appel à un conseiller ou un coach emploi pour optimiser votre démarche, vous parcourrez des centaines d'articles, vous plaçant parfois dans la détresse la plus profonde tant les avis semblent partagés et rarement unanimes, bref, vous ferez de votre mieux pour laisser éclater cette incroyable vérité :

vous êtes un bon spécialiste dans votre métier et n'êtes pas expert en recherche d'emploi (ce qui, entre nous, est plutôt sain, non ?).


Eh bien dîtes-vous qu'il existe peut-être un moyen de vous rassurer et d'envisager l'entretien sous un nouvel angle... de changer de discours intérieur ou cesser de vous poser tant de questions.
Vous êtes un excellent professionnel, n'est-ce pas ? Lorsque vous serez en poste, il vous arrivera souvent de présenter certains projets, de défendre un avis, une préconisation, de vous exposer un peu à l'occasion de réunions, de prendre parti pour telle ou telle option... La vraie vie, quoi !

Première réunion de travail

Cette vraie vie, vous allez l'expérimenter en entretien de recrutement, si, si... Je vous encourage à considérer l'entretien comme votre première réunion de travail chez votre nouvel employeur. Cette rencontre marquera dans tous les cas, votre premier échange avec les décideurs qui vous reçoivent. Le thème de la réunion est simple : "quels sont les enjeux de l'entreprise et de quelle façon y répondre ?"

Je le reconnais, il se peut que cette réunion soit également la dernière, néanmoins, préparez la comme si vous étiez en poste, comme si vous présentiez votre propre projet, celui que vous avez pris en charge et qu'il vous faut maintenant proposer à l'ensemble du board. 
Pas si simple ? Non, vous avez raison, ce n'est pas simple... Cependant, vous l'aborderez de la même façon que celle que vous aurez à préparer dès que votre embauche sera confirmée, et là non plus, croyez moi, vous ne penserez pas que c'est simple, vous vous direz juste que l'ensemble de vos capacités professionnelles devront être focalisées sur la préparation de ce nouvel enjeu !

Qu'est-ce que cela signifie ? Que vous serez carré, précis, préparé, des supports sous la main, force de proposition, (oui, dès la phase directement...). Vous vous comporterez comme si vous étiez déjà recruté , comme si vous étiez projeté dans le futur. Et c'est cela qui changera tout.

Re-devenez l'excellent professionnel que vous n'avez jamais cessé d'être


Tout cela se prépare, je vous rassure, avec mon aide, le cas échéant, mais cessez d'être un candidat et re-devenez l'excellent professionnel que vous n'avez jamais cessé d'être.
Voulez vous tenter cette approche ? N'hésitez pas à me contacter pour tout accompagnement. A bientôt !

Lire aussi :
- "Si j'avais confiance en moi..."
- la fréquence de l'enjeu en entreprise
- comment préparer une réunion ?

Votre premier réseau

A l'heure des réseaux sociaux virtuels ou numériques, abreuvés que nous sommes par les recommandations les plus justes ou fantaisistes sur les secrets du retour à l'emploi par une attitude 2.0 (attention, ne pas lire "de nul" mais bien "deux point zéro" !), je ne cesse de défendre l'idée qu'aucune recette miracle n'existe (chose que vous avez constatée) mais que l'utilisation intelligente et complémentaire de l'ensemble des outils dont nous disposons (le CV, la carte de visite ou le profil numérique par exemple) favorisent la rencontre et l'échange entre nous, candidats, et les recruteurs potentiels. 

L'attitude réseau constitue sans aucun doute l'un de ces outils. Pour autant,  au delà de vos prouesses de community manager, vos talents dans l'art d'engager une conversation avec votre futur boss au travers de 140 caractères, avez-vous pensé à communiquer avec l'ensemble de votre premier réseau* ? Celui qui ne vous suit pas sur Twitter ? Celui qui ne connait pas vos photos sur Facebook ? Celui que vous ne croisez pas dans les hubs ou groupes présents sur LinkedIn et Viadeo ? 

Avez-vous tout simplement pensé à inclure les personnes que vous côtoyez quotidiennement, en dehors de tout contexte professionnel ? Vos voisins connaissent-ils votre objectif ? Les avez-vous informés de vos recherches ? Avez-vous imaginé que, même s'ils ne sont pas directement impliqués ou experts dans votre métier, ils appartiennent eux aussi à un réseau, celui de leur propre environnement professionnel, rencontrant constamment des personnes, jusqu'alors inconnues de vous, qui pourraient s'avérer utiles...?
Mais utiles à quoi, me demandez-vous ? 

Et bien pour commencer, "utiles" pour vous connecter à tout ce que vous n'aviez pas envisagé, tout ce qui contribuerait à vous laisser surprendre, à laisser entrevoir de nouveaux horizons, de nouvelles idées, de belles rencontres... Utiles car sortir de son système, c'est ouvrir une fenêtre et créer un appel d'air, un tourbillon de potentiels jusque là inexplorés.

Vous l'avez compris, je vous invite à communiquer avec ce premier réseau, questionnez, informez vos amis, vos proches, vos voisins, les commerçants de votre situation, de vos recherches. Savent-ils que vous êtes actuellement en recherche d'emploi, vous ont-ils parlé de leur entreprise, de celle de leur conjoint, de ce qui se passe dans la sphère professionnelle de leur propre réseau ? Les avez-vous sollicités pour vous mettre en contact avec leur employeur ? Bref, il ne s'agit pas ici de se transformer en super communicant de l'espace, mais bien d'ouvrir sa porte et de laisser les relations humaines faire le reste, aussi simplement que d'aller acheter une baguette à la boulangerie. Voulez-vous essayer ?

* Un merci amical à Alain qui reconnaitra sans doute l'une de nos récentes conversations
  

Suis-je bien dans mon job ?

Bien dans mon job


Voilà une question de riche aux yeux de certains, comme je l'entends parfois... Pourtant, c'est une vraie question, essentielle, suis-je à côté de la plaque (remplacez plaque par "moi" et vous verrez l'effet!) ou bien positionné, à ma place, en phase avec ce que je suis, l'idée que je me fais de ma vie...

Evidemment, cette question s'adresse à tous ceux qui ont un emploi, je le reconnais. Néanmoins, souvenez-vous de Gérard, et vous constaterez qu'elle peut nous concerner tous, quelle que soit notre situation.

Le coaching permet d'évaluer un champ bien plus large que celui des compétences. Il abordera vos capacités personnelles, vos ambitions, tout ce qui vous fait vibrer, fait sens. Il s'attachera également à observer avec pragmatisme et réalisme la situation rencontrée, ici et maintenant. Dans ce contexte, je vous assure que la question n'est plus un luxe mais qu'elle doit parfois être posée et observée pour mettre en place les conditions de survie (disons les choses comme elles sont) les plus solides qui soient.

Je vous propose quelques éléments pour que vous puissiez entamer une réflexion sur votre situation. Êtes-vous prêt ? : 

1- Si vous commencez à vous poser cette question dans les mois (moins de 24) suivant votre intégration alors, il est temps de considérer votre avenir dans le job que vous occupez. Observons la situation : avez-vous le sentiment d'avoir fait le tour de la question ? Que continuez-vous à apprendre ? Progressez-vous ?

2- Avez-vous lancé des perches à votre employeur pour qu'il vous propose d'autres challenges ? Vous emparez-vous de tous les travaux possibles, projets pour assouvir votre soif d'activité ? Avez-vous faim de travail, de stimulations en tout genre ?

3- Êtes-vous heureux chaque matin d'aller travailler ou vous lamentez-vous, l'estomac noué devant votre biscotte, retardant le plus possible votre départ pour une journée sans goût ? Votre emploi est-il compatible avec votre projet de vie ?

4- Vous posez-vous régulièrement la question de savoir si vous devriez ou non quitter votre emploi ? C'est le signe d'une lassitude rongeante, anxiogène.

5- Parvenez-vous à compenser totalement le vide ou le manque créé dans votre job grâce à d'autres aspects de votre vie personnelle ? Une soupape vous permet elle de libérer TOTALEMENT ( et pas juste un peu) la pression qui vous habite ?

6- Vous sentez-vous en position d'exploiter tout votre potentiel ? Ou bien en avez-vous sous la pédale (sous le coude quoi..). En gros, avez-vous le sentiment de vous économiser et de gâcher tout ce beau potentiel qui est en vous ?

7- Avez-vous les moyens de vous poser cette question ? Votre conjoint est-il(elle) dans une situation tendue ? Quelle est votre marge de manoeuvre ? Il est bon parfois de s'assurer de l'impact d'une décision radicale touchant vos revenus ou activités.. vous ne croyez pas ?

8- Êtes-vous challengé dans votre emploi ? Votre direction, votre management vous tirent t'ils par le haut ? Existe t'il des perspectives d'évolution, intellectuelle, matérielle ou autres ? Vous mettez-vous de temps en temps en danger ? Continuez vous d'avancer en zone inconnue ?

9- Votre salaire est-il à la hauteur de ce que vous produisez...? Une question qui fâche, mais un emploi sous payé est souvent un emploi à haut turnover. Que font les concurrents ?  Les systèmes de reconnaissance autres que verbaux vous permettent-ils de vous satisfaire de la situation rencontrée ?

10- Changer de job signifie-t'il juste changer d'employeur ? Ou laisse t'il présager d'un changement radical d'orientation, la mise en place d'une formation, etc..

Voilà 10 questions qu'il est bon de se poser de temps en temps, pour vous engager davantage dans votre emploi et reconstruire une passion autour de vos activités. 
Des questions à se poser pour prendre un peu de distance et relativiser.. ou décider. Ces questions sont loin  d'être anodines, n'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez approfondir ces réflexions, je constate chaque jour qu'elles sont au coeur de nos existences et qu'il est bon de les aborder en conscience pour se (re)mettre en mouvement.
A bientôt !

Quelles informations pour bien se préparer ?

Vous avez travaillé sur votre projet professionnel et êtes en mesure de dresser le portrait robot des entreprises qui vous intéressent. Bravo ! Etape suivante, lister les entreprises auxquelles vous enverrez vos candidatures qu'elles soient spontanées ou non. Une enquête minutieuse vous attend, celle de conforter vos envies avec l'environnement de l'entreprise ciblée.. tout un programme.
C'est ce que l'on appelle la connaissance ou la reconnaissance de votre futur environnement, vous permettant de détecter l'intérêt ou non, de postuler auprès de telle ou telle entreprise.

Votre candidature est partie, et soudain, chic, le téléphone sonne, vous êtes convoqué à un entretien de recrutement ! Yahoo !! (ce billet n'est pas sponsorisé hein !)

C'est maintenant que tout commence, il va falloir marquer la différence et vous positionner en tant que spécialiste, ressortir (ou aller chercher, c'est selon) les informations collectées afin de savoir globalement où vous mettez les pieds pour :

- Être, le cas échéant, en position de choisir consciemment, plutôt que de subir.
- Développer un échange équilibré avec le recruteur.
- Vous comporter comme un professionnel qui ne laisse rien au hasard.
- Lister les questions que vous poserez au recruteur pour compléter votre connaissance de l'entreprise.

Commençons par le début, par le plus simple. 

1- Les recherches sur internet, incontournables, tout y est ou presque, du site corporate en passant par les différents services d'analyse comme score3.fr, societe.com, kompass.com. Vous trouverez des éléments importants sur l'entreprise en elle-même, son évolution, ses valeurs, le message dominant son intervention. Vous déterminerez avec précision l'évolution de son chiffre d'affaires, son résultat et serez par conséquent en mesure de demander quelques explications (après tout, rejoindre une entreprise dont le CA ne cesse de diminuer, mérite quelques explications, non ?). Vous déterminerez aisément la cartographie du visible en veillant à détecter son évolution d'activité, ses résultats et son offre.

2- Ensuite, il conviendra de dépasser ce niveau sommaire pour renforcer votre degré de connaissance : quelle image souhaite véhiculer l'entreprise convoitée. Quelle est sa position sur le marché et quel discours défend elle auprès du public. Ces informations seront issues d'articles de presse, d'une veille plus approfondie sur certains de ses responsables, ce qu'ils expriment, leur vision, leur stratégie. La presse sera alors votre meilleure amie, presse locale, nationale ou professionnelle. Les syndicats de métier constituent également une très bonne source d'information, que je vous invite du reste à contacter par téléphone, ils coopèrent assez facilement en général.

3- Une source d'information essentielle provient des fournisseurs, selon les secteurs d'activités, les partenariats affichés, il convient de "mailler" les principaux intervenants du secteur pour ressentir l'ambiance, les enjeux, l'autonomie éventuelle de votre cible. Personnellement, je ne connais pas mieux qu'un salon professionnel pour obtenir des informations sensibles sur le secteur d'activité. Vous trouverez sur tous les sites internet de salons professionnels, des listings de fournisseurs potentiels, des contacts, des liens internet fournissant une multitude d'informations complémentaires vous resituant dans un contexte économique auquel vous n'appartenez pas forcément.

4- Qui sont les concurrents directs et indirects de l'entreprise qui vous convoque...? Bonne question n'est-ce pas ? Que font-ils, quelle est pour les principaux, l'évolution de leur activité, positive ou négative ? Comment présentent-ils leur offre, leur point fort, faible...? N'oublions pas que lorsque vous serez en poste, quel que soit votre poste du reste, vous évoquerez chaque jour les prouesses de vos concurrents, ainsi que leurs parts de marchés, perdues ou gagnées!

5- Et leurs clients, qu'en pensent-ils ? Le service est-il correct, les délais de livraison honorés... les promesses tenues.. Pour obtenir ces informations, rien de tel que de questionner ceux que vous aurez détectés (et oui, vous obtiendrez des réponses auprès d'un service logistique ou achats) ou bien encore de questionner directement les plus grands distributeurs d'informations que sont les commerciaux. Comment se passent les ventes, "ce n'est pas trop dur en ce moment" ? Peut-être avez vous déjà joué au client mystère sur un salon professionnel (oui, encore une fois..) mais les commerciaux sont en général intarissables sans jamais vous demander qui vous êtes (vous remarquerez combien est importante la construction d'un projet professionnel pour aller chercher en amont les informations nécessaires, nous sommes bien dans la maîtrise plutôt que dans la réaction !).

6- Enfin, dernier point, n'oublions pas de rechercher les informations dans notre propre réseau, d'abord chez nos contacts directs qui sont ou seraient eux-mêmes connectés aux clients et/ou fournisseurs de l'entreprise cible, avec un peu de chance, vos contacts seront connectés (mais un peu plus que connectés pour que l'information fasse sens) à des collaborateurs de l'entreprise cible. Encore une fois, cela implique d'avoir identifié en amont son projet pour construire un réseau répondant à nos attentes ! Les informations intéressantes concerneront essentiellement la cartographie de l'entreprise et la connaissance - de l'intérieur - du circuit décisionnel.. ben oui, c'est toujours utile de savoir qui décide !

J'ai bien conscience que la préparation - à ce point - de vos candidatures pourrait rebuter quelques candidats. Ce n'est pas un drame, le peu d'informations que vous collecterez en suivant ces schémas vous démarqueront de toute façon de tous ceux (l'immensissime majorité) qui n'ont rien préparé. "Visez toujours la lune, car même si vous la manquez, vous atterrirez parmi les étoiles" O. Wilde
Gardons à l'esprit que si vous visez un secteur d'activité en particulier, vous aurez beaucoup d'informations communes qui concerneront chacune des entreprises cibles.

Enfin, pour ceux qui en doutent encore, ces méthodes sont tout droit inspirées des techniques d'efficacité commerciale et de la formation que je délivre aux entreprises (si cela vous intéresse, rendez-vous ici !). A bientôt

Un lien qui fait sens

Nous abordions récemment le thème de la vocation, ou plutôt celui de l'absence de cette dernière chez des candidats en quête de sens à leur vie professionnelle. Observons aujourd'hui une deuxième catégorie de personnes, ceux qui ont eu une vocation et qui ne l'ont jamais assouvie. Je m'appuie sur une étude* de l'Express, relatant les métiers favoris que vous envisagions d'embrasser lorsque nous étions enfants. 

Par vocation, j'entends un projet de jeunesse, un appel irrésistible, quel qu'il soit, une idée fixe que vous avez eue en tête un certain nombre d'années, si possible durant votre adolescence. Ce projet faisait sens, répondait à vos attentes personnelles, assouvissait un besoin, une envie, vous faisait rêver, "kiffer" quoi...

A quoi rêviez-vous...? Quelle était votre envie avant de devoir choisir (ou renoncer), comment vous projetiez-vous dans le monde professionnel, quel statut, quelle place, quelle utilité (pour vous d'abord puis pour les autres) ? Cette question n'a rien d'anodin, elle renvoie parfois à une frustration, un regret, un petit goût d'inexploré, resté en suspens, comme des occasions ratées dont on ne saura jamais si elles étaient intéressantes ou non. Cette question peut également renvoyer à la futilité, à la légèreté d'antan, aujourd'hui largement pétrie de réalisme ou de pragmatisme. Elle renvoie enfin aux valeurs qui vous animaient, celles que vous épousiez spontanément, là comme ça, sans réfléchir, avec tout le recul que vous apporte aujourd'hui votre vision d'adulte. Et là, ça devient largement plus intéressant.
Au fond, en quoi vous reconnaissez-vous dans le gamin que vous étiez auparavant...?

Cette question peut être un bon point de départ d'une réflexion plus profonde : j'en suis où ? Et maintenant, dans quelle direction est-ce que je souhaite aller ? Et bien justement, le "j'en suis où" pourrait se travailler de la même façon : dans mon métier d'aujourd'hui, quel statut, quelle place, quelle utilité suis-je en mesure d'exprimer ? Auquel(s) de mes besoins, ma fonction actuelle me permet-elle de répondre? Bien entendu, le besoin matériel et ce qui en découle, mais dans quelles proportions, largement, pas assez, suffisamment...? Quelles valeurs suis-je en mesure d'honorer au quotidien dans ma fonction (ce sont peut-être des valeurs d'originalité, d'efficacité, de douceur, de sociabilité, de pouvoir, d'argent...etc, etc...) mais quelles sont-elles exactement ?
Bon, ok, cette réflexion prend un certain temps et nécessite une belle introspection !

Maintenant que nous avons observé ce qui nous animait dans notre jeunesse mais également ce que nous sommes devenus aujourd'hui, peut-être serait-il utile de jeter quelques passerelles entre les deux états (l'un projeté, l'autre réel) et de valider quels sont les liens entre les deux métiers. Vous serez peut-être surpris de détecter beaucoup de liens entre deux métiers différents. Ces liens sont probablement à la source de ce qui vous anime, votre truc, votre différence, un fil rouge donnant une structure à votre parcours, aussi atypique soit-il.

Un exemple, adolescent, je rêvais de parcourir le monde pour y trouver des pierres précieuses, c'était mon truc, un goût de l'aventure, l'exotisme du baroudeur, le bourlingueur évoluant dans les mines et dans les salons de réception, une curiosité insatiable et déterminé à découvrir l'exception... Pas d'enjeu financier à ce stade ! 
Vous connaissez la suite je n'ai jamais trouvé (ni cherché !) la moindre pierre précieuse, j'ai commencé à travailler en forêt tropicale en tant que prospecteur de bois puis j'ai voyagé un peu partout dans le monde en tant que directeur des ventes et enfin, je découvre chaque jour les merveilles de compétences opérationnelles, fonctionnelles et humaines que vous recélez, vous qui lisez ces lignes... 
Alors même si le lien entre "aventurier" partant à la recherche de pierres précieuses et le métier de coach que je pratique aujourd'hui ne semble pas, comme ça à première vue, évident, il existe finalement un "je ne sais quoi" qui aujourd'hui me conforte dans la direction que je veux suivre, un lien qui fait sens, selon ma carte personnelle, selon mes filtres, selon ma culture... Trouver ce "je ne sais quoi", c'est l'exercice que je vous propose de tester sur votre propre parcours. 

Tenez moi informé de vos réflexions !