Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


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Savoir parler de soi... grâce aux autres

Parler de soi...

... au travers du regard des autres

Difficile de parler de soi, vous ne trouvez pas ? Si nous ajoutons à cette difficulté, une contrainte liée à l'exercice du recrutement... vous savez, la pression, la sensation désagréable de devoir se justifier, de vanter ses mérites et de se prêter à un numéro de claquettes... Alors, certains d'entre nous bloquent littéralement sur l'expression de leur profil professionnel, de leurs qualités et talents et se retrouvent dans une sorte de séance de torture lors d'un entretien d'embauche, ou carrément à la rédaction du CV, seuls devant leur écran d'ordinateur...

J'ai profité d'un court déplacement professionnel pour louer un appartement idéalement situé. Ayant quelques difficultés à trouver mes repères, j'ai vécu une expérience unique qui pourrait bien aider ceux qui parmi vous, éprouvent de la difficulté à parler d'eux... Parlez de vous au travers des autres ! Quels autres ? Ceux qui ont travaillé avec vous pardi !

Parlez de vous au travers des autres !



Enfin, si vous souhaitez vous exercer à multiplier les regards sur votre parcours ou votre CV, je vous encourage à vous inspirer de cet article : "Un autre regard sur le CV" qui répondra à vos attentes.
A très vite, je me réjouis par avance de travailler sur le résultat de vos expériences. Haut les Coeurs !


Chômage : sortir du silence

Je suis régulièrement contacté par des conjoints ou des conjointes de personnes en recherche d'emploi. On m'explique alors la difficulté de vivre avec quelqu'un qui se replie, cache ses émotions ou au contraire se réfugie dans une sorte d'impatience, d'irritabilité causée par un moral en berne, accusant le coup d'une recherche jusque là infructueuse et sensiblement angoissante. 
La sphère familiale, dans son ensemble, est impactée par le chômage de l'un ou de l'autre poussant parfois le principal intéressé à cacher le plus longtemps possible la perte de son emploi. 

Sans aller jusque'à reproduire le comportement de Jean-Claude Romand pendant 18 ans, je constate que l'annonce à son conjoint de la perte d'un emploi est parfois repoussée à l'extrême, attendant les premiers signaux réconfortants d'un recrutement rapide (comme une convocation à un entretien..) pour informer l'autre de la situation temporaire traversée... 

annoncer la perte d'emploi à son conjoint
Sortir du silence

Les ruptures conventionnelles (ces licenciements déguisés) assorties - parfois - d'une indemnité de départ ou pour le moins, d'une dispense de travail pendant le préavis, ont  tendance à renforcer ce phénomène. On quitte ou on perd son emploi avec quelques mois devant soi pour se reconstruire et se remettre en selle
Seulement... Seulement, les mois passent vite, l'énergie consacrée à la recherche d'un emploi s'émousse à force de non-réponses, de fatigue morale et physique accumulée. Bref, le jour où l'annonce de la perte de son emploi est "officialisée" à son conjoint est un jour sombre. Je sais bien qu'un couple est sensé fonctionner dans la plus grande confiance et peut-être transparence, mais je me garderais bien de juger qui que ce soit tant les situations de perte d'emploi sont vécues intérieurement, dans l'identité même de la personne concernée et que chacun encaisse d'abord l'évènement dans son intimité, comme il le peut...

Evidemment, je défends le dialogue, pourtant, si vous vous reconnaissez dans cette description - vraiment courante, croyez-moi- je ne peux que vous encourager à sortir de votre silence et à exprimer, ou partager au plus vite votre situation, avec un professionnel de l'accompagnement, si l'évoquer en famille reste délicat. Vider son sac, s'exprimer, prendre de la distance, réfléchir, poser des actes sans attendre je-ne-sais-quel-miracle. 
Le silence est un poison, ne gardez rien pour vous, partagez, parlez, car ce que vous vivez est important. 
Vous êtes important et ce que vous avez en vous l'est tout autant.

Lorsque le moment sera venu pour vous d'annoncer votre chômage à votre conjoint, gardez bien à l'esprit que la façon de relater votre situation, vos inquiétudes, aura forcément un impact sur la réaction de l'autre, une réaction intériorisée ou exprimée, totalement (sans filtre) ou partiellement. De la manière dont vous vous exprimerez dépendra l'ambiance familiale des semaines, des mois à venir. Exprimer l'émotion est nécessaire, dire ce que vous ressentez, ce que vous pensez constituera les fondements de votre vie de couple... Pour autant, laisser l'autre face à vos émotions, vos inquiétudes ne pourra que provoquer l'amplification des peurs ou l'usage constant de propos rassurants auxquels vous n'adhérez pas en ce moment... 
"de toute façon, j'ai confiance en toi,  tu vas rapidement retrouver un emploi...!" 
... et qui risquent de vous crisper davantage que de vous encourager. 

Ce que je vous conseille, c'est d'ajouter vos actes à ce que vous pensez et ressentez... Par conséquent, communiquez vos inquiétudes, vos réflexions, mais proposez également et systématiquement une démarche concrète, une organisation pour sortir de cette situation : "je vais organiser mon temps de telle manière, je devrai parfois m'absenter pour visiter des salons professionnels, rencontrer des personnes, je m'octroierai des moments de détente, en famille, mais aussi seul...". 
Partagez votre agenda de recherche d'emploi, tout ce qui relève de la préparation, de la stratégie : posez des actes en face de vos émotions et vous parviendrez à véhiculer, d'une certaine manière, une capacité rassurante et constructive à sortir de l'ornière pour aller vers votre prochain job. 
Vous serez en mesure d'échanger à nouveau sur les différents temps de votre journée, sur vos objectifs, les vôtres - c'est-à-dire ceux qui ne dépendent que de vous : candidatures spontanées, appels réseaux, réponses aux annonces, refonte du CV, visites de salons, activités sur les réseaux sociaux, mise en place d'une vraie veille, relances, etc... plutôt que de fuir toutes les questions relatives à vos démarches... Et si vous ne l'avez pas encore fait, tentez le coup, présentez votre plan d'action, votre organisation pour rapidement remettre de l'ordre dans cette situation inconfortable et anxiogène.

Haut les coeurs,  mes amis ! n'hésitez pas à me contacter si vous ou votre conjoint êtes concerné de près ou de loin par ce billet.





Petite dédicace à tous les recruteurs

Je viens d'appeler un client, enfin un prospect plutôt. À l'instant. Lorsqu'il a décroché au bout de quatre sonneries, une voix d'homme paniqué ne cessait d'émettre un "allo ?" auquel mes réponses restaient sans effet... Je vous la fais courte :
- Allo ?
- Bonjour, je suis Pierre Denier - HLC Conseils, vous m'avez laissé un message me priant de vous rappeler...
- Allo ?
- Oui, vous m'entendez ? Je suis Pierre Den..
- Allo ?....  Aaaaaalllllloooo ?.... (silence)... Ha ha ha ! Vous êtes bien sur le répondeur de Philippe* laissez un message après le bip sonore ! Biiiip..
En réalité, son "sketch" était bien plus long, du moins, il m'a paru sans fin. Lorsque je compris qu'il s'agissait de son annonce personnelle et que c'était à moi de parler, de laisser un message..., alors je  tentais de bredouiller quelques mots, encore décontenancé par l'accueil qu'il avait pris soin d'enregistrer, je n'avais malheureusement pas eu le temps d'hésiter sinon, j'aurais raccroché.

Lutter contre les aprioris en matière de recrutement
"HLC Consye : pour le coeur des autre"**
Haut les Coeurs !


C'est plus fort que moi, m'est venue à l'esprit l'image de Philippe, concentré comme jamais devant son téléphone portable, et répétant sans cesse le message "hilarant", pour que son effet - sur moi en l'occurrence - soit optimal. 
Combien d'essais, de répétitions, d'échecs, de mauvaises manipulations ?? Combien d'appels sur son propre numéro pour valider les temps de silence, vérifier l'absence de parasites sonores... 
Inutile de tourner autour du pot, ma première impression fut plutôt sarcastique et moqueuse... Un peu piqué (vexé si vous préférez) d'avoir été piégé.
Ce client, Philippe donc, est en recherche d'emploi depuis quelques mois. Je ne sais pas ce qui lui a pris d'enregistrer cette annonce, mais lorsqu'enfin, nous sommes parvenus à discuter (il m'a rappelé dans la foulée), je découvrais un homme délicieux, intelligent, réservé, délicat et toute la panoplie des qualités qui riment bien avec sérieux et professionnalisme. Etonnant, non ? 
Sans doute voulait-il donner un sentiment de légèreté à ses interlocuteurs, leur procurer un sourire, marquer les esprits, se différencier, faire un bras d'honneur à ses angoisses, dédramatiser une situation qu'il vit mal... Sans doute tout cela à la fois...

J'ai pensé que Philippe était stupide de laisser un message aussi grotesque sur son répondeur, je l'ai jugé incapable, nul quoi..., et mon jugement était définitif, irrévocable, comme dans Koh Lanta.

Je ne vais pas vous conseiller d'avoir un message adapté sur votre répondeur téléphonique, vous le savez déjà... et Philippe aussi le savait
En revanche, mon véritable jugement, je le porte aujourd'hui sur moi. C'est moi qui me suis trompé en jugeant le ridicule de son annonce, c'est moi qui ai fermé la porte, sur la seule base de mes aprioris (un comble pour un coach ! Non ?), drapé dans mes certitudes, mes idées préconçues, sur ce qui est bien ou mal... 
Ce que je sais aujourd'hui, c'est que mon aveuglement, que je croyais pourtant absent, a rejeté toute la dimension humaine de Philippe. J'ai préféré observer la caricature plutôt que de me plonger dans la découverte, j'ai préféré le croire incapable, plutôt que de percevoir une urgence, une angoisse mais aussi une volonté de bien faire dans un monde - allez, disons le, impitoyable et extrêmement violent, cynique et cruel, où plus personne ne sait réellement comment faire... 

J'ai participé à ce monde, l'espace de quelques secondes et au fond, Philippe, avec ses insupportables "Allo" m'a beaucoup plus apporté qu'il ne l'imagine, il a m'a permis de me souvenir d'ouvrir mes yeux et mon coeur, surtout avec ceux dont le retour à l'emploi est plus long que souhaité. 
Ce rappel salutaire, je le dédie à tous les recruteurs.

* Philippe se reconnaitra, même sous son autre prénom :)
** Logo imaginé par ma fille alors âgée de 6 ans

Organiser ses journées de recherche d'emploi

Comment organiser sa journée de recherche d'emploi ?

"Comme chaque matin depuis quelques temps, je commence ma journée par allumer mon ordinateur, je vérifie mes mails, - beaucoup de publicités en ce moment  -, rien de bien utile, un petit tour sur les réseaux sociaux, j'y reste trop longtemps à mon goût, les vidéos démarrant toute seule ont tendance à me retenir... Il est plus de 10h00, je vais commencer ma recherche d'emploi, mais juste avant, je vais me préparer une tasse de café, en attendant j'écoute distraitement les actualités sur BFMTV et je ne sais absolument pas comment organiser ma journée..."

Bien sûr, ceci pourrait figurer dans un récit de science fiction, exagéré à l'excès, il n'est en aucun fidèle à votre réalité. Tout d'abord, l'organisation de son temps dans le cadre d'une journée de recherche d'emploi ne va pas de soi. Voilà, c'est dit. 
Il n'est pas aisé de construire une journée bien occupée lorsque le moral monte et descend à l'image de montagnes russes, lorsque l'on est dépendant d'une convocation à un entretien d'embauche ou bien à un séminaire de retour à l'emploi, lorsque l'on organise ses journées en fonction des horaires de l'école, des vacances scolaires, lorsque l'on ne sort plus de chez soi, lorsque l'on accumule un retard conséquent dans la mise à jour de profils, CVthèques, lorsque l'on n'aime pas rechercher un emploi (ce que je comprends tout à fait..) etc...

Bien, les excuses sont légitimes, nombreuses, sérieuses mais maintenant qu'elles sont évacuées, concentrons nous un instant sur un plan de journée digne de ce nom.



la préparation et l'organisation dans sa recherche d'emploi
Bien organiser sa journée de recherche d'emploi

Premier principe : pour bien vivre sa journée, autant la prévoir dans ses moindres détails. 


A titre d'exemple, je noircis chaque matin des pages d'un cahier en projetant ma journée par écrit. Cela veut dire que chaque rendez-vous de coaching est visualisé à l'avance, que je sais dans quel état d'esprit je vais aborder tel ou tel client. Dès 8 heures du matin, je décris chacun des évènements de la journée à venir, précisant de quelle façon je me comporte, je réagis, j'imagine mon attitude (positive bien entendu...). Je visualise de la façon la plus positive qui soit, toutes les ressources que je vais utiliser durant ma journée pour qu'elle soit un succès, une nouvelle manière d'envisager mes résolutions du jour, de la semaine, du mois...

Deuxième principe : Le temps est bien plus capricieux qu'il n'y parait.


Prenez conscience de la relativité du temps. Si vous prévoyez de consacrer un volume horaire à la réalisation d'une tâche, il est probable que vous tombiez dans le piège de la loi de Murphy, c'est à dire que vous aurez tendance à minimiser le temps nécessaire plutôt que de l'estimer à son juste niveau. Vous prévoyez de passer une heure à rédiger votre CV, écrire votre lettre de motivation ? Ajoutez du temps, multipliez par deux ou trois le temps nécessaire...

Dans un autre registre, si vous disposez de beaucoup d'espace, vous aurez tendance à l'occuper pleinement... Pour le temps, c'est pareil. Imaginons que vous ayez devant vous beaucoup de temps pour rechercher un emploi, alors, il est probable que vous utilisiez tout ce temps plutôt que de le concentrer sur une période. Cela s'appelle la loi de Parkinson : si vous ne fixez pas de date butoir à la réalisation d'une action, alors vous constaterez que le temps passe à une vitesse extraordinaire.. et que vous n'avez pas avancé d'un iota.

Connaissez-vous Laborit ? Il a écrit une loi sur notre fâcheuse tendance à reporter les tâches ennuyeuses aux calendes grecques. Nous autres humains aimons faire le plus facile d'abord... le reste suivra peut-être. Le "reste", vous l'aurez compris, est très précieux dans une recherche d'emploi !

Enfin, pour ceux qui aiment consacrer toute une journée à la réalisation d'un travail complexe, sachez que vous tomberez probablement sous le joug d'une autre loi, celle d'Illich. Au delà de 90 minutes d'attention ininterrompue, la concentration chute drastiquement. Il est alors nécessaire de recharger les batteries par une pause dans la réalisation des travaux en favorisant la distraction (ce peut-être de passer à une autre action...).


Troisième principe : Passer 100% de sa journée sur internet est inefficace...


Oui, c'est rude, mais vous le saviez déjà... Lorsque vous aurez lu les annonces, rigolé sur les réseaux sociaux, mis à jour vos profils... il restera alors à travailler sur tout le reste comme l'activation de vos réseaux, les visites sur les salons professionnels, les relances, les visites d'entreprise, vos rendez-vous extérieurs, les entretiens professionnels, la forme physique, l'apprentissage de nouvelles compétences, le partage... Je préconise de concentrer 50% maximum de son temps aux différentes actions sur ordinateur / internet et les 50% restant sur le terrain (téléphone, cours de formation, rdv, visites...).

Pourquoi rappeler tout cela ? Parce que beaucoup culpabilisent en constatant que leurs journées filent vite, qu'ils n'avancent pas dans leur recherche d'emploi, restent bloqués, créant un sentiment très désagréable, à mi chemin entre frustration, déprime et culpabilité. Vous n'êtes pas un super héros, vous n'êtes pas non plus un fainéant en puissance, vous subissez les lois que je viens de vous décrire.


Quatrième principe : créer le plan de sa journée


Maintenant que vous connaissez tous les écueils qui risquent de plomber sérieusement votre journée de recherche d'emploi, je vous invite à réfléchir sur l'organisation de vos journées. Une journée de 6 à 7 heures actives de recherche d'emploi sera amplement suffisante, vous laissera le temps de vous occuper de votre famille (ce que vous ne pourrez plus faire de la même façon lorsque vous aurez intégré votre nouveau poste), de faire du sport aussi...

Deux grands temps dans votre agenda du jour : les actions sur ordinateur : 3 heures maximum et l'ouverture sur le monde : 4 heures environ.

Travail sur Internet / Ordinateur :

Ce travail se concentre sur des actions précises. Il consiste à réaliser : 

  • la lecture des annonces sur des jobboards spécialisés ou généralistes (compter moins d'une heure chaque jour) = 4 heures/ semaine
  • la mise à jour de votre fichier d'entreprises cibles = 3 heures / semaine, 
  • les candidatures via e-mail avec la fameuse lettre de motivation (toujours le même temps puisque vous répondrez aux annonces quand il y en a et complèterez par vos candidatures spontanées) = 5 heures / semaine 
  • la mise à jour de CVthèques = 3 heures par mois (50 minutes / semaine) 
  • la recherche d'information (veille internet) en parcourant la presse locale ou les journaux professionnels et de profils sur les réseaux sociaux... = un peu plus de deux heures chaque semaine.
  • la mise à jour de vos tableaux de bord (5 minutes par jour)
A vous de comparer cette proposition à ce que vous réalisez chaque jour et de compléter, le cas échéant, avec quelques actions proposées. Déterminez les plages horaires qui vous conviennent (matin, après-midi, tôt, tard...) Ne dépassez pas 90 minutes dans une seule action et offrez-vous un temps de pause de 15 minutes environ...


Travail déconnecté d'internet : l'ouverture sur le monde


Ce travail ne nécessite pas de rester assis devant votre ordinateur, il comprend des temps de réseautage, de rencontres, d'échange et d'organisation :

  • la préparation de votre journée : écrire la journée telle que vous souhaiteriez qu'elle se déroule, planifier vos actions dans l'agenda, recensez les numéros de téléphone des personnes à contacter = 30 minutes par jour (avant toute autre action) = 30 minutes par jour = 2 heures 30 par semaine.
  • les relances téléphoniques à vos candidatures, demandes de feedbacks (selon vos objectifs quantifiés) = 20 minutes par jour = 1 heure 40 / semaine.
  • les RDV, entretiens de recrutement, rdv Pôle emploi, Activ'emploi, coach emploi, entretiens réseaux, entretiens professionnels, demandes de références, appels des anciens collègues, démarches administratives liées à votre recherche d'emploi = 5 heures par semaine
  • l'approfondissement de vos connaissances (techniques spécifiques, évolution de votre métier, formations, lectures). C'est un temps que je vous invite à passer dans une médiathèque par exemple = 4 heures par semaine.
  • les visites d'entreprises, portes ouvertes, salons professionnels, forums professionnels, conférences = 3 heures par semaine.

Là encore, vous favoriserez ces actions, du moins celles des rencontres et des échanges, pendant les heures de bureau (ceci dit les relances sont très efficaces tôt le matin et tard le soir), mais votre temps d'approfondissement des connaissances et de l'organisation peut se réaliser quand vous le souhaitez...
Ci-dessous, un exemple de support facilitant l'organisation de sa journée :

s'organiser est l'une des clés pour atteindre rapidement ses objectifs
Planning de ma journée
Maintenant, à vous de tester, de valider vos appétences et biorythmes... Vos journées seront bien occupées !

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L'art de faire des surprises

L'art de faire des surprises


Il est un art qui contient presque toutes les qualités humaines que nous apprécions chez nous-même et chez les autres, l'art de faire des surprises. Evidemment, je n'évoque pas le choc émotionnel, le sursaut provoqué par la peur d'un fracas aussi soudain qu'infernal... Non, l'art de faire des surprises s'inscrit dans la lignée des philosophies les plus subtiles, des comportements les plus délicats qui soient..

Émotion agréable...

Faire une surprise, c'est réveiller chez l'autre une émotion agréable, une émotion oubliée, enfouie, non autorisée peut-être... Une émotion ancrée dans l'intimité, qui touche, qui caresse une valeur profonde étouffée par le temps ou la réalité d'un quotidien assez lisse. La surprise provoque une réaction, comme la naissance d'une émotion, cette réaction, non anticipée, prend parfois la couleur d'une exclamation : "oh, je ne m'y attendais pas !".
Comme si l'on avait refusé à ne plus attendre quelque chose que l'on aime, que l'on souhaite ou que l'on attend... 

gentillesse, empathie, sympathie, amour, intérêt, patience, subtilité, délicatesse
L'art de faire des surprises

Cette phrase, "je ne m'y attendais pas", révèle combien les secrets les plus enfouis peuvent être débusqués à force d'intérêt sincère pour l'autre. Imaginer ce qui pourrait, chez l'autre, toucher, ébranler, réveiller une émotion nécessite une formidable aptitude, celle de s'oublier pour penser, rêver, sentir comme l'autre... Faire preuve d'empathie. Faire une surprise, c'est oublier, un temps, ce que l'on pense et ressent pour faire de l'autre, le coeur de notre univers. Vous l'aurez compris, la surprise n'a rien à voir avec l'esbroufe d'un cadeau coûteux, de moyens exceptionnels au service du grandiloquent, non,
la surprise est et existe seulement dans le regard et dans le coeur de l'autre.. 
Pas si simple, n'est-ce pas ?

Faire preuve d'empathie 

Vous souvenez vous de la dernière fois où vous avez préparé une surprise à votre conjoint(e), vos enfants, vos parents, vos amis... Une surprise gratuite, comme ça, parce que.. parce que rien justement.. 
Peut-être avez-vous passé des heures à rechercher patiemment une information, à fignoler un détail, que dis-je, le détail qui change tout, qui réjouit et éclaire le visage d'un large sourire. Ce détail, c'est la finesse de votre attitude, l'élégance de votre regard qui capte l'imperceptible dans la vie de l'autre. Captez l'imperceptible, ouvrez vos écoutilles et recevez, écoutez, observez l'autre ! Ouvrez vous au sourire !
Vous en tirerez des idées raffinées, des angles précis, des perceptions légères qui n'appartiennent qu'à l'intimité de l'autre. Dans votre art de faire des surprises, vous exprimerez avec talent votre amour inconditionnel de l'autre, votre gentillesse, votre écoute, empathie, sympathie, votre capacité à voir en l'autre un gisement de trésors inouïs, une personnalité unique, unique comme l'émotion que vous aurez su provoquer. 

Toucher l'autre

En échange de la surprise que vous aurez préparée, vous gagnerez durant quelques instants des flots d'émotions partagés avec la formidable satisfaction d'avoir touché juste. Et être "juste", dans tous les sens du terme, c'est tomber à point nommé sans rien attendre en retour. En cela d'abord, la surprise existe. Enfin, connectez-vous également à vos propres surprises, celles que vous pourriez vous réserver en découvrant vos ressources et aptitudes en séances d'hypnothérapie à Angoulême par exemple. Et vous, à quoi ne vous attendez-vous pas ?

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Merde, j'aurais du m'écouter...!

Ecouter son intuition


L'intuition a un gros défaut, elle n'est pas vérifiable immédiatement... Elle se transforme alors chez certains en doute, en hésitation, en attente, en phase d'observation. Nous ne reconnaissons pas dans l'instant, la valeur d'une petite voix (peu audible du reste) et cela est vraisemblablement du à notre éducation, à notre culture. 
Vous souvenez-vous, quand vous étiez enfant, lorsque spontanément vous affichiez une franchise désarmante en posant la question qui tue, en abordant innocemment, le thème tabou de la famille. Souvenez vous du regard noir,  injecté d'éclairs de vos parents, vous suppliant silencieusement de vous taire ou de disparaître sous la table... Cela vous rappelle quelque chose ? 

Eh bien, vous compreniez alors immédiatement qu'entre ce que vous aviez perçu, compris, capté et ce que vous pouviez en faire - comme l'exprimer par exemple - il y avait un je-ne-sais-quoi qui mettait en danger et qui méritait amplement d'être validé par les parents avant d'agir. Ce peut être un début d'éducation, de formatage à ne pas tenir compte de sa petite voix, ou en tout cas, d'émettre très rapidement une série d'alertes pour éviter toute complication.

renforcer son intuition
Ecouter sa petite voix

Aujourd'hui, nous sommes de grands enfants. Des adultes, quoi. Notre petite voix fonctionne toujours, elle capte dans l'environnement des informations que nous étouffons ( au choix) dans ce que l'on appelle : 

"les faits, le réalisme, le cynisme, l'ironie, le manque de confiance, la fatalité, le déterminisme, la peur de nous tromper, le rationnel, la logique, l'esprit cartésien, le monde des bisounours, la névrose, la pathologie, l'incapacité, le non-mérite, la sanction, l'impossibilité, l'incapacité, la dépression, l'obéissance, le conformisme... j'en passe, et des meilleurs !" 

Cela vous dit quelque chose ? 
Pourtant, même si nous n'écoutons pas notre intuition, il nous arrive de la vérifier par la suite et de constater, dépité et légèrement honteux, que l'on avait initialement bien raison... Notre première idée, impression, flash... était la bonne.
Mais alors, sommes nous dépourvus d'intuition ou de capacité à lui faire suffisamment confiance pour l'écouter davantage et en tenir un peu plus compte ? 
Personnellement, j'opte pour la deuxième version, et celle-ci repose entièrement sur l'estime de soi et la connaissance de soi.

Une bonne façon de se familiariser avec son intuition, c'est de la noter, systématiquement, puis de la vérifier, le cas échéant. Cela contraint à reconnaître en soi une véritable capacité à ressentir les ambiances, percevoir l'invisible, entendre l'inaudible... bref, à mettre ses capteurs en éveil et s'en servir !

Vous constaterez peut-être, combien votre petite voix est en harmonie avec ce qui est essentiel pour vous, comme vos valeurs par exemple... oh, pas celles que votre éducation vous demande d'appliquer à la lettre, non, non, les vôtres ! Celles qui n'entrent pas dans le jugement du bien et du mal ! Les vôtres, celles que vous suivez instinctivement parce que c'est plus fort que vous... celles qui parfois se contredisent (comme la générosité et l'attirance pour le résultat), celles qui nécessitent une bonne dose de sagesse et d'acceptation pour les vivre pleinement et les honorer. Connaissez-vous vos valeurs ? Tout ce qui vous guide, et qui créé le stress ou le sentiment de confusion lorsque vous leur tournez le dos ?

L'intuition n'est rien d'autre que la reconnaissance de tout ce qui vous anime, de ce que vous êtes, de tout ce que vous captez. Alors dans ce cas, suivre son intuition, c'est exercer son intégrité la plus totale et rester fidèle à soi, à ce qui compte vraiment, sans craindre de se tromper, ni de subir le regard des autres... 
Envie de tester ? Notez dans un beau carnet tout neuf toutes les impressions qui vous traversent, vous aurez rapidement l'occasion de les vérifier. Chiche !

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Misez tout sur vous !

Attendre un miracle ou agir ?


Entre nous, qu'avez-vous fait, très récemment, pour vous améliorer dans un domaine, quel qu'il soit ? Qu'avez-vous mis en place pour augmenter votre valeur, celle que vous vous reconnaissez ou celle que l'on vous attribue ? Faites-vous en sorte de progresser, d'apprendre, de développer votre savoir faire, vos aptitudes, vos idées, vos qualités... ou vivez-vous sur vos acquis, cette fameuse expérience que rien, ni personne ne remet en cause ? 

Bonne question, n'est-ce pas ! Je suis parfois étonné d'entendre parler d'ennui au travail, de manque de reconnaissance, d'une absence de motivation, d'intérêt chez des personnes qui ont oublié d'investir sur eux-mêmes pour augmenter à chaque instant leur propre valeur.

attendre un miracle n'est jamais la bonne solution
Qui misera sur vous si vous ne le faites pas vous-même ?

De quelle façon pouvez-vous enrichir votre quotidien, y compris au travail ? Avez-vous formalisé une approche qui puisse vous mettre en mouvement, une stratégie personnelle d'évolution, de maîtrise ? Emportés par la routine, le poids des habitudes, il nous arrive d'oublier les raisons pour lesquelles nous étions jadis enthousiastes, conquérants de nos vies, heureux de nous lever chaque matin. Cet oubli nous coûte cher. Très cher même. D'abord à titre personnel, il creuse le lit d'un fatalisme poussiéreux, nous rendant dépendants de situations non choisies, subies, ferment d'une santé relative, chétive et faible, il nous écarte de toute énergie vitale, de toute lucidité, de toute responsabilité également, puisque nous attribuons bien volontiers notre immobilisme (souvent professionnel) aux autres, au chef de service, au manager, au patron, à l'entreprise en général, à la société aussi... "Personne ne me comprend...".


Investir pour soi


Mais au fond, ne pourriez-vous pas vous (ré)approprier ce sentiment de progression, d'avancée, de mouvement ? Ne peut-il pas aussi (d'abord) exister en vous ? Comment investissez-vous sur vous ? Et si vous ne le faites pas, pourquoi les autres devraient ils l'assumer pour vous ? Vous l'avez compris, n'attendez pas la reconnaissance si vous même ne vous engagez pas - un minimum - dans la progression de vos compétences.

Je vous propose, rien de moins, de créer un futur ambitieux, basé sur votre propre valeur en vous posant à chaque instant, la question suivante : en quoi cet évènement contribue t'il à me faire progresser ? Cette question est fondamentale puisqu'elle vous oblige à envisager une expérience - quelle qu'elle soit - sous l'angle de son apport, de son contenu, de sa richesse davantage que sous l'angle de la sensation qu'elle vous procure. Un échec n'est plus seulement désagréable, il devient la base d'une réflexion, d'un approfondissement des acquis, un apprentissage nouveau, très enrichissant.

Parier sur soi

Pour développer ces capacités, je vous recommande de ne plus attendre et d'investir - enfin - MASSIVEMENT sur vous ! De quelle façon ?

  • Restez connectés, inspirés. Branchez-vous uniquement sur les personnes qui vous tirent vers le haut, celles qui sortent de votre zone de confort. Observez vos mentors, lisez leur expérience, vivez leur histoire, respirez leur air... Retrouvez toutes les énergies dynamisantes, celles qui vous procurent tonicité, force et motivation... Ces énergies n'ont rien à voir avec votre travail ? Pas grave, vos lectures quotidiennes, vidéos inspirantes, conversations (ayez pour objectif de partager ce que vous venez d'apprendre !) nourrissent et maintiennent le feu sacré en nous, cet élan intérieur surgissant du fond de votre coeur, avec toute la puissance de votre motivation. En coaching, nous travaillons sur les fameux parasites (dans nos relations, dans notre façon de vivre...), tout ce qui nous écarte de l'énergie phénoménale qui est en nous.
  • Développez votre expertise, constamment, à chaque instant... Sollicitez les formations, lisez, apprenez tout ce que passera sous vos yeux. Souvenez-vous de cette question fondamentale : qu'avez-vous appris aujourd'hui ? Listez chaque soir, scrupuleusement la somme de petites et grandes choses acquises, expérimentées, entendues au fil des jours... Vous serez surpris à quel point l'ennui que vous décrivez n'est qu'une vue d'esprit et combien, chaque instant regorge d'apprentissages formidables et porteurs de projets. Hey, si vous avez une expertise, une passion, une priorité, renforcez-la immédiatement, payez-vous des formations, avec votre propre argent, n'attendez pas je-ne-sais-quelle-autorisation de votre employeur ! C'est cher une formation ? C'est le prix de deux ou trois restaurants, d'un costume, d'un sac à main, d'un meuble que vous pourriez revendre, c'est le prix d'une dizaine de dvd, d'un demi i-phone, quelques paquets de cigarettes, quatre séances de psy... bref, tout est relatif, pensez à tout ce que vous avez dépensé le week-end dernier qui n'enrichit pas forcément votre valeur.
  • Sachez relever la tête, en vous concentrant sur les faits par exemple, en évitant d'interpréter ce que vous ne savez pas... STOP, arrêtez-vous, parlez, échangez, engagez un coach emploi et mettez en perspective les trésors qu'il vous appartient dorénavant d'observer et d'apprécier. L'immobilisme entraîne l'émergence de pensées sombres, lancinantes, ruminantes... Favorisez la prise de distance en investissant votre temps autrement, en apprenant à ne rien faire, en aimant ne rien faire sans jamais avoir l'impression de vous ennuyer. Apprenez à relativiser en développant votre capacité à prendre du recul et à envisager votre situation différemment. Apprenez à ne plus saboter votre incroyable potentiel et construisez votre véritable projet professionnel.

En général, tout le monde est d'accord avec ce que je viens d'écrire et pourtant, peu le font réellement.  Si cette situation vous touche, vous concerne, parlons-en très rapidement, tout de suite même, ne replongez pas dans l'auto-sabotage, il se peut que demain soit enfin, le premier jour du reste de votre vie. Chiche !


Conflit relationnel : et si vous faisiez le premier pas?


"Quand mon collègue se décidera à être plus sympathique avec moi, alors j'arrêterai de lui faire la tête" Non mais dès fois ! Vous l'aurez remarqué, j'aurais pu prendre un exemple issu de nos vies personnelles, avec notre mari, notre épouse, nos parents, nos proches... Vous savez ce genre de relation qui fait bien souffrir parce que l'on attend que l'autre fasse le premier pas pour nous libérer du poids d'une relation tendue...

Ce genre de phrase que nous connaissons tous a l'immense faiblesse de laisser l'autre déterminer de notre état, nous rendant totalement dépendant de son humeur, de son comportement... Comme libre arbitre, il y a mieux, vous ne croyez pas ? 
J'ai une question pour vous, et si, faire le premier pas, vous permettait aussi de vous sentir bien ? Et si la générosité de votre comportement, outre l'effet qu'il aurait sur ce fameux collègue, avait également des vertus fantastiques sur votre propre bien-être... Bonne question n'est-ce pas ?

Savoir faire le premier pas
Gilbert Garcin - Les premiers pas - 2003

Ne vous arrive t-il pas de vous réjouir de vous être bien comporté, d'avoir donné quelque chose, de l'argent, de l'attention, du temps, de la façon la plus désintéressée qui soit, comme ça, par pure bonté y compris en faveur de personnes que vous ne connaissez pas et que vous ne reverrez probablement jamais ? Avez-vous constaté comme de faire une bonne action agit également sur nous-même, comme si l'on se libérait de quelque chose, satisfait d'être, sans rien avoir en retour. Comme un soupir d'aise, pour soi. Avoir un comportement généreux pour se faire du bien, ce n'est pas si gratuit que cela me direz-vous... Et alors, au fond, pourquoi me priverais-je d'un comportement qui fait du bien à tout le monde, aux autres commet moi, qui honore mes valeurs, me fait participer, contribuer, aimer, vivre... Le pardon a des vertus bien plus durables et positives que le coup rendu. 

Bien, reprenons... Afin de ne pas dépendre du comportement de l'autre pour vous sentir bien, vous décidez de faire le premier pas. Bravo, belle générosité, bel esprit dont l'immense avantage est qu'il vous procure par la seule action personnelle que vous entreprenez de flatter votre estime personnelle. Pour autant, et vous me donnerez certainement raison, il n'est pas garanti que l'autre personne, souvenez-vous, celle dont vous attendiez le premier pas, ne soit pas exactement dans les mêmes dispositions que vous... Vous faites preuve de générosité, sincère, mais pas elle, pas l'autre : la relation, malgré votre initiative est bloquée, tendue et toujours aussi désagréable.

Le premier réflexe serait alors de revenir en arrière et d'ériger à nouveau le rideau de fer entre vous deux : un coup vous soufflez le chaud, un coup vous soufflez le froid. Pourtant, je ne peux vous inviter qu'à garder le cap sur vos sentiments et besoins, exprimez-les, évoquez vos attentes, votre demande. Avez-vous conscience que vos attentes ne se devinent pas toujours ? Votre ressenti vous appartient et personne ne peut le contester, vous êtes dans la vérité, dans votre vérité et cela créé la sincérité de votre approche. Laissez la place au temps également... la seule chose que vous maîtrisiez pleinement, c'est votre comportement, jamais la réaction de l'autre... 

Ce n'est pas toujours très simple, je le reconnais, mais rien ne vous interdit de prendre un peu de distance et de limiter les rencontres, les échanges et faire en sorte, alors,  de vous préserver d'une relation toxique à laquelle vous avez souhaité apporter une issue bienveillante. 

Chimère relationnelle : "l'autre pense comme moi"

"J'en ai marre de ce mec, il n'a toujours pas compris que j'attends autre chose d'une relation…". Aïe, voilà un couple qui semble bien fragile, des relations difficiles et frustrantes entre adultes responsables. Cela vous rappelle quelque chose ? Pour ma part, cela me renvoie à quelques disputes (rien de grave, je vous rassure !), reprochant à l'autre de se comporter d'une façon inadaptée, répondant si peu à ce que j'imaginais comme étant bon pour notre (surtout le mien) fonctionnement, notre (surtout le mien) épanouissement.

Seulement voilà, je me surprends à attendre de mon conjoint qu'il devine ce que j'ai imaginé, ce que je pense, et alors là, évidemment, je ne connais que la frustration et la colère. Par quel miracle, la personne étant en face de moi (mon conjoint, mais aussi mon collaborateur !…) pourrait elle deviner la teneur de mes pensées, de mes attentes, si à aucun moment, je ne lui exprime clairement… Voilà le drame de bien des échanges tronqués, des jugements catégoriques : 

"je juge celui qui est en face de moi comme étant incapable de répondre à mes attentes et de satisfaire mes besoins"

Nous projetons toutes nos attentes et besoins chez les autres
Chimère relationnelle : "l'autre pense comme moi"

L'autre, mon conjoint, mon collègue,  devient le seul responsable de mon insatisfaction, je l'assomme de critiques acerbes (ou de pensées assassines- gnarf, gnarf), histoire de le réveiller un peu et de lui faire prendre conscience de mon malheur, peut-être réagira t-il… s'il m'aime vraiment (ou s'il comprend combien je suis important)…
A cet instant, tout ce qu'il entreprend est scruté, passé au laser. Je me concentre uniquement sur ses actes, sur ses manquements, sur tout ce qui me sépare au quotidien de mes besoins.

Le besoin n'est pas une valeur. Le besoin nous met en contact avec ce qui manque, intimement, qu'il soit primaire ou secondaire. Tout est question d'intensité, selon l'environnement de la personne, selon notre fragilité aussi.  
Nous avons cette fâcheuse tendance à projeter nos attentes sur les autres, imaginant qu'ils sont animés par les mêmes besoins, notamment relationnels. Je lisais récemment une célèbre étude de Lee Ross démontrant que nous imaginons très, trop, facilement que nos interlocuteurs pensent de la même façon que nous. Cela s'appelle "l'effet de consensus", nous évaluons la conduite des autres à partir de notre propre attitude ou de nos attentes.

Pourtant, nos besoins ne sont pas tellement différents d'un individu à l'autre, nous avons tous besoins de boire, manger, de nordir notre affectivité, etc, etc… (la liste des 14 besoins fondamentaux de Virginia Henderson est ici), ce qui varie entre nous, c'est l'intensité, la forme de nos réponses, de nos cultures et bien souvent, les ressemblances dissimulent complètement les nuances si chères à nos attentes les plus intimes. 
Le dernier point qui pimente la satisfaction de nos besoins, relationnels notamment, c'est que ces derniers fluctuent ou évoluent en fonction de nos expériences personnelles, en fonction de la satisfaction d'autres besoins vitaux (le fait de ne pas avoir peur de mourir de faim par exemple, ou d'avoir un toit sur la tête, permet de se concentrer davantage sur la satisfaction d'un besoin affectif ou relationnel ou encore culturel… Le passage au besoin supérieur ne me parait pas automatique mais disons que l'environnement agit beaucoup sur son intensité).

Selon Marshall Rosenberg, un bon moyen de casser le cercle vicieux de la relation accusatrice, consiste à savoir exprimer :
a- ce que l'on ressent : "je me sens triste…" parce que le ressenti est le nôtre et qu'il n'est pas systématiquement partagé (eh non, le monde n'est pas à notre image !).
b- … à telle occasion : "lorsque je vois que tu n'as pas sorti la poubelle…". Bien distinguer ce qui déclenche le ressenti négatif
c- … puis à exprimer ses attentes, ses besoins : "parce que j'ai besoin de vivre dans une maison propre…" ou "parce que j'ai besoin d'un partage des tâches plus équilibré…", ce besoin là, cette attente est la cause du ressenti négatif, et cette cause nous appartient totalement, pas à l'autre.

Pour résumer, et cela vaut autant dans nos relations personnelles que professionnelles, arrêtons de penser que tous les autres voient le monde comme nous et apprenons à exprimer nos attentes, nos besoins car eux-mêmes sont la seule cause d'un malaise personnel. 
Enfin, si les attentes de l'un et de l'autre ne sont jamais comblées au sein d'un couple, ou dans son emploi, peut-être envisager de mettre un terme à une relation peu épanouissante ! Mais là est un autre sujet !

Lire aussi : 

L'importance du plan B

La pression de l'objectif

"Je ne m'autorise pas d'autres horizons que celui que je me suis fixé, il est vital pour moi d'atteindre mon objectif…"

Voilà ce que j'appelle se mettre la pression ! Entre nous, je ne suis pas convaincu de l'efficacité d'un tel discours que je crois profondément déséquilibrant et source infinie de frustration, surtout si tout ne se passe pas comme prévu. Je crois davantage aux vertus du Plan B, quitte à décevoir les adeptes de la loi de l'attraction, de la pensée positive et de l'optimisme à tous crins. 

La réalisation d'un objectif ambitieux nécessite de mettre en place une série de remparts destinés à rendre vos avancées plus conformes à la réalité et à vos capacités. Cela revient à créer sa propre stratégie dans laquelle, les hypothèses de contretemps, d'échecs, de difficultés seront intégrées ou envisagées… pour ne pas tomber de trop haut quand (et j'élimine le "si") elles se présenteront.

J'ai en tête l'exemple d'entrepreneurs qui débutent une activité avec passion et enthousiasme et qui, douloureusement, se réveillent un jour en constatant que les objectifs (financiers et commerciaux surtout) qu'ils se sont fixés en adoptant la positive attitude et le renoncement à toute forme d'échec, les mènent droit dans le mur… Ils n'avaient à aucun moment envisagé que les choses puissent tourner différemment que ce que leur impose l'optimisme… pour finalement renoncer à poursuivre leur ambition.

Que se passe t-il si mon plan A ne fonctionne pas ? Qu'est-ce qui pourrait alors constituer une bonne sortie ?
L'importance du plan B

Je ne suis pas Steve Jobs

Tout d'abord, rappelons que l'immense majorité des entreprises qui se créent ne s'appellent pas Apple ou Instagram. Pourquoi cette précision ? Parce que je rencontre trop de créateurs  dont le véritable objectif est une vie facile, si possible rapidement, "dès que tout tournera correctement, je lèverai le pied".  D'autres encore sont tellement figés dans les clichés véhiculés par les médias qu'ils en oublient les facettes moins glorieuses. Après tout, notre modèle à tous,  Steve Jobs est à l'entreprise ce que Rocco Siffredi est à la relation amoureuse..
L'idée de ce succès presque immédiat, facile, est une chimère qui déforme complètement nos esprits et nous entretient dans un rapport schizophrène, notamment lorsque, en dépit des résultats les plus alarmants, nous maintenons une inconscience douce nommée optimisme ou pensée positive. 
Le succès n'est rien d'autre qu'une conséquence possible, la conséquence d'efforts, d'actions massives - le point commun entre tous les entrepreneurs à succès n'est pas l'optimisme mais la capacité de travailler plus que d'autres - entrepris dans le réalisme pur des fins de mois difficiles, notamment lorsque l'activité peine à progresser.

Absence de perspectives

L'absence de plan B a un effet dévastateur, il fige notre cerveau dans un schéma unique et il restreint notre capacité à élargir nos horizons en nous ouvrant aux idées du monde entier. A trop savoir ce que l'on veut, nous formatons notre attention sur une hypothèse sans embrasser l'ensemble des options et possibilités qui nous sont offertes.
Se concentrer sur un seul objectif est bien entendu utile, mais gare aux premières déceptions et à l'absence de réactions envisageables faute de détermination et d'ouverture aux autres mondes, ceux qui n'appartiennent pas au spectre de l'objectif.

La personne qui lance son activité traverse plusieurs âges, au fil des années, elle construit son apprentissage en s'ouvrant totalement à ce qui l'entoure, en absorbant ce qui pourrait lui être utile, en ouvrant au maximum ses capteurs, en misant sur sa progression. Avant d'entrer dans l'âge de la maturité, elle découvrira l'énergie de l'enfance ou de l'adolescence, mais cet âge est également celui de la modestie, celui de l'absence de toute suffisance adulte, de toute déformation stérile et nuisible, un âge de dépendance aussi, une dépendance à l'échange avec les autres… et pour cela, ne pas avoir les idées arrêtées est une excellente méthode !

Une entreprise dont le succès semble immédiat (c'est en tout cas la façon dont l'entreprise a choisi de communiquer) a toujours son petit secret, cette partie que le grand public ne connait pas (les insomnies de l'entrepreneur, une aide financière conséquente de la famille par exemple, une idée empruntée, des relations complexes, une communication basée sur le fantasme…). 
Les autres construisent leur succès :


Le plan B ouvre des perspectives nouvelles

Le plan B, vous l'avez compris est l'élément qui permet en toute circonstance de rester en mouvement pour atteindre un objectif d'accomplissement, de réalisation de soi. Il prend en compte la réalité d'une activité, la possibilité d'un échec ou d'un "plan A" mal ficelé.

  1. Ce plan B est très simple à envisager, il s'agit de répondre seulement aux deux questions suivantes : Que se passe t-il si mon plan A ne fonctionne pas ?
  2.  Qu'est-ce qui pourrait alors constituer une bonne sortie ?

Le plan B est l'un des meilleurs remèdes contre l'insomnie et le mal-être permanent (qui peut aussi s'appréhender au travers de séances d'hypnose), celui dont vous n'entendez jamais parler sur les réseaux sociaux

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Je ne cesse de me poser des questions...

Comment arrêter de me poser des questions ?


"Je ne cesse de me poser des questions, je n'arrête pas, tout est prétexte à une cogitation sans fin, un remue-méninges lancinant duquel rien ne sort…aucune réponse, des questions, rien que des questions...".
Cela vous rappelle quelque chose ? Des moments de rumination, ceux pendant lesquels vous broyez du noir, mangez le négatif à la louche…

Dans ce témoignage, un mot est fondamental, absolument fondamental : c'est le mot "questions". Selon la nature des questions que vous vous posez, vous orientez votre personne, vos émotions vers un type de ressenti, ici, un ressenti désagréable plaçant la personne en situation de souffrance.

Le meilleur moyen de changer son état d'esprit est de se poser un autre genre de questions, changer de perspective pour aborder une situation, jusque là inextricable, sous un autre jour, avec une énergie personnelle différente (si possible meilleure, hein !). 
Je vous propose de vous inspirer de ces quelques nouvelles questions qui changeront des "Que vont penser les autres de moi ?", "Qu'ai-je donc fait au bon Dieu ?", "Pourquoi (encore) moi ?", "Comment vais-je me sortir de ce p… de b… de m… ?" et vous permettront forcément de prendre un peu de distance et d'éclairer votre chemin :

… se poser les bonnes questions
Arrêter le petit vélo dans la tête

1- Quels sont les faits ? Concrètement, que se passe t'il ? Quelle est précisément la situation et en quoi constitue t'elle un problème ? Il arrive que l'on ressasse une situation délicate en perdant de vue les faits et en s'éloignant de toute objectivité… Vous savez, cette objectivité qui nous rend responsable de nos actes (et surtout de nos non actes)…

2- Qu'ai-je fait pour résoudre le problème ? Qu'ai-je mis en oeuvre, concrètement ? Une situation parait parfois plus insurmontable qu'elle ne l'est en vérité. Méfions nous de nos a priori, ceux qui répondent aux "je ne suis pas à la hauteur", "je suis trop vieux", "je n'ai pas le droit…". 
Je suis souvent très surpris de constater que nous sommes pétris de certitudes qui ont tendance à nous emprisonner dans l'immobilisme, malmenant par la même occasion une estime de soi chancelante..

3- Et si la situation que je traverse aujourd'hui s'avérait être une merveilleuse opportunité pour l'avenir ? Que faudrait-il concrètement pour qu'elle se transforme en aubaine ? Par exemple, une baisse de mon activité peut se transformer en période faste d'apprentissage, de formation aussi; elle peut s'avérer être un excellent moment d'écriture, prendre de l'avance sur mon blog, construire de nouvelles formations, etc… 
D'une situation problématique, j'envisage de la traiter comme une opportunité à part entière, parce que d'une certaine façon, elle est également composée de potentiels si je m'autorise à les voir.

4- La situation actuelle aura t'elle de l'importance, un impact sur ma vie dans 5 ans…? Cette question est particulièrement efficace dans les conflits relationnels ! (Vous pouvez tester cette question à l'échelle d'un an, d'un mois, d'une semaine parfois !). 
Souvenez-vous, au pied du mur, le mur parait toujours plus grand ! Prendre une fusée pour observer de très haut une situation complexe est un des moyens les plus efficaces pour relever la tête, relativiser et clarifier une situation difficile.

Construire son projet professionnel


5- Et en ce moment, qu'est-ce qui me stimule particulièrement ? Qu'est ce qui me procure du plaisir ou de la joie ? Cela vaut peut-être la peine d'observer - aussi - ce qui va bien autour de soi, les gens que l'on aime, une petite brise (une petite bise aussi), un vêtement, une lecture stimulante, la perspective d'un repas entre amis, une sortie, un rayon de soleil, l'apprentissage d'une nouvelle compétence… Quelle est mon activité préférée en ce moment ? Que m'apporte t'elle ? Quel effet a t'elle sur moi ? Comment pourrais-je consacrer davantage de temps à cette activité ?

6- Enfin, puisque certaines questions ont tendance à nous faire tourner en rond, je vous propose de stopper net : Quel engagement suis-je prêt à prendre ici et maintenant pour sortir de cette impasse ? Cet engagement, je vais l'écrire, le signer, le dater et le lire, aussi souvent que nécessaire… Je vous rassure, il ne s'agit pas d'agiter sa baguette magique mais davantage de se mettre en mouvement pour soi, simplement en complétant une information (voir le point 1), en contactant une personne dont les conseils peuvent s'avérer précieux, en engageant une première action très concrète (des faits, des faits, des faits !) qui forcément aura un impact sur ma perception de la situation…

Si vous souhaitez mettre en place un cadre de réflexion orienté vers l'action et la mise en mouvement de vos projets professionnels, je vous invite à me contacter par Skype : HLC-France. Quelques séances de coaching emploi permettent de clarifier une situation confuse. A très vite !

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L'art du compliment et de l'encouragement

Fut un temps, pas si ancien du reste, je regrettais amèrement de ne pas recevoir de signes d'encouragements, de produire de nombreux efforts, d'atteindre certains objectifs professionnels et de ne provoquer aucun  témoignage de reconnaissance… Alors quand parfois je recevais un compliment, je ne boudais pas mon plaisir et me retrouvais galvanisé pour plusieurs semaines, heureux d'avoir suscité une attention, motivé comme jamais à l'idée d'avoir produit un effort particulier dont mon entourage en mesurait l'importance. 
Une véritable joie qui n'était pas forcément provoquée par ma hiérarchie (rarement du reste, surtout les dernières années de salariat) mais davantage par mes collègues, collaborateurs, amis, relations et bien sûr ma famille…

Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous avez reçu un mot d'encouragement ? Une attention, une reconnaissance, un clin d'oeil, comme ça, juste pour vous, rien que pour vous ? Vous souvenez-vous de l'effet produit ? De la gratitude ressentie, de la motivation décuplée, de l'envie de continuer malgré les épreuves ? C'est dingue comme un compliment peut transformer notre action et nous faire oublier les difficultés, vous ne trouvez pas ?

générer un sentiment de gratitude et de bien-être en complimentant les autres

Maintenant, je vais vous poser une autre question : à quand remonte le dernier compliment sincère que vous ayez adressé à un collègue, à votre chef, votre conjoint, un membre de votre famille ? Vous souvenez vous d'avoir rédigé une carte, comme ça, pour encourager, ou bien d'avoir laissé un message téléphonique, pour remarquer ce qui a été réalisé, pour souligner votre admiration sincère… Attention, je ne parle pas uniquement de remerciements, mais juste un mot, une parole positive, une reconnaissance de ce qui a été fait, une appréciation…

Quel genre d'encouragement envoyer ? C'est très simple, toute amélioration, tout effort, tout ce qui vous touche sincèrement mérite d'être souligné, encouragé et faire l'objet d'une reconnaissance :
- Un e-mail à votre conjoint pour lui rappeler combien il était élégant ce matin,
- Un mot au service des ressources humaines qui vient de batailler dans un dossier important,
- Une phrase prononcée lors d'un discours d'entreprise visant à encourager et souligner les efforts constants et vitaux des services support (comptabilité, logistique…)
- Un encouragement à votre (grand) enfant qui passe un examen important ("Je crois en toi")
- À un ami en difficulté, "je pense à toi, tu vas t'en sortir…"
- Un mot au recruteur qui a éliminé votre candidature en short list

Inutile d'être insistant de répéter le message mais juste remarquer, acter, c'est témoigner de l'importance que l'on accorde aux autres, c'est sortir du dogme ridicule, étriqué et finalement destructeur que la norme se situe uniquement dans l'accomplissement et la réalisation parfaite d'une tâche. Non, ce n'est pas que normal de bien faire une chose, ce n'est pas banal à partir du moment où cela nous touche alors ce caractère exceptionnel mérite bien d'être honoré d'un encouragement  et de nous faire entrer dans l'espace de ceux qui pensent qu'une vie ensoleillée est bien plus agréable qu'une autre grincheuse….

Petit exercice pratique, efforcez vous de complimenter trois personnes aujourd'hui, votre boulanger pour ses pains au chocolat, une hôtesse d'accueil pour sa gentillesse, votre conjoint pour l'excellent repas qu'il a préparé… chiche ! Au delà du plaisir que vous provoquerez, je pense que, d'avoir fait du bien, peut contribuer à vous rendre plus heureux… Et vous n'avez pas idée à quel point cela compte à mes yeux :)

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Rendez-vous avec l'Artiste

Depuis quelques années maintenant, j'ai développé une habitude particulière, celle de me laisser porter par des journées dites "off" au cours desquelles je prends rendez-vous avec moi-même. Une journée complète sans rendez-vous, sans planning, sans aucune contrainte… rien que pour prendre le temps de prendre mon temps. Ces journées apparemment oisives sont le berceau de toutes mes idées d'activité, de billets, de conférences, de formations. En relevant la tête, je m'offre les meilleures opportunités de développement de mon activité.
Du coup, je répète cette opération 6 fois dans l'année en ouvrant mon agenda et choisissant totalement au hasard, six dates, aléatoires, que je m'engage à libérer de tout rendez-vous, de tout déplacement professionnel. Un tête à tête avec moi, dans un cadre souvent différent de mon bureau.

Gérer son temps

Savez-vous ce que je fais de ces journées là ? Rien, enfin si, je ne fais que des choses qui me sont agréables. Je marche beaucoup, souvent au bord de la mer, j'écoute de la musique, prends le temps de flâner dans une librairie, jetant un coup d'oeil gourmand aux titres nouvellement parus. Je me régale de me laisser porter par les évènements, ayant pris le soin de prévenir mon entourage que ce jour là, je m'interdis de courir…

Cette journée est souvent connectée à l'extérieur, à la nature. Je peux me promener en ville en favorisant la marche ou le vélo, je me passe de la rapidité, je rencontre mon corps et me sens libre, anti-conformiste, vivant selon mes règles, mes aspirations. 1001 idées traversent mon cerveau, certaines se réaliseront dès mon retour. La journée "off" est le rendez-vous que je m'offre avec le créatif, l'artiste, le marginal, le poète qui sommeillent en moi. Flâner est mon luxe, un temps fragile, ou tout n'est qu'équilibre entre mon corps, ma tête et mes émotions… Ces journées entretiennent l'enthousiasme, ce "Dieu intérieur" si cher à Victor Hugo, elles produisent souvent l'inattendu, de nouvelles perspectives, un autre possible qu'il m'était peut-être impossible d'observer sans relever la tête, sans prendre le temps de me centrer sur ce qui procure un bien-être évident, souvent solitaire… 

Lorsque je "réserve" ces journées, parfois longtemps à l'avance, souvent lorsque je viens d'acheter mon agenda tout neuf, je ressens un profond sentiment de maîtrise et de liberté, l'occasion rêvée de ponctuer un bouillonnement de rencontres, d'opportunités par une forme de refus affirmé de me laisser envahir par des habitudes parfois négatives. Je n'imagine rien d'autre que l'état de lenteur, de contemplation qui sera le mien ces journées là, un rythme adapté, totalement agréable, parce que différent, en marge de mon rythme habituel. Un instant à part, dans lequel je recadre ma réalité, l'observant sous différents angles, car la façon dont j'observe une difficulté, un problème contient très souvent le problème même… Je m'inspire de ce que j'observe, ce que je sens, touche, le vent sur mon visage, l'odeur de la terre, des arbres, de la ville… Une journée oisive est une journée métaphorique, inspirante, l'ouverture sur de nouvelles images, de nouveaux mots également qui me permettent de bâtir de nouvelles croyances aidantes. Admettre une autre réalité par une observation d'une situation sous de nouveaux angles, libres, non contraints revient également à choisir un mode de pensée, une nouvelle façon de construire sa vision de l'instant, créant par la même occasion des perspectives d'actions, de changements éventuels, d'amélioration en tout cas.

Et vous, à quand remontent vos journées "Off" ? Quelles actions, décisions avez-vous prises grâce à ces rendez-vous avec vous-même ?

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