Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


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Bonne Année 2023 !

2023 : Une année charnière pour l'emploi

2023 année charnière pour l'emploi
Bonne année à tous !


Bonne année mes amis ! Nous y sommes, 2023... Un vrai changement, une année charnière, un avant et un après. 

Les réformes vont bon train, pression sur les indemnités des demandeurs d'emploi, âge de la retraite en recul tandis que le taux d'emploi des 55/64 ans est de 56% seulement en 2022. Sans jouer les oiseaux de mauvaise augure, les entreprises resserrent les budgets au profit de l'explosion des coûts de l'énergie, les perspectives économiques pour 2023 s'annoncent bien sombres.

Depuis quelques mois, je constate la montée en puissance de doutes, d'inquiétudes de tous ceux qui préparent la venue d'un ralentissement sévère. A nouveau le spectre de la perte d'emploi, dans les secteurs industriels, consommateurs d'énergie, dans les emplois de service, variable d'ajustement dans les dépenses en cas de récession...

Comme vous, je ne sais pas ce que sera 2023, néanmoins, mes années d'accompagnement me laissent penser que chaque crise contient son opportunité, celle du rebond, et que celui-ci, dépend pour beaucoup des choix et de l'attitude de chacun. 

Je vous souhaite alors des idées claires et créatives pour 2023. 

Je vous souhaite de l'audace, celle d'exprimer pleinement ce que vous êtes sans vous justifier, sans demander pardon d'être là. 

Je vous souhaite d'offrir aux recruteurs les trésors dont vous êtes faits, de savoir les révéler sans prétention, les aimer en simplicité, les choyer, les étoffer. 

Je vous souhaite du mouvement, celui que vous choisirez d'incarner, la tête relevée. 

Je vous souhaite de vivre une année remplie de projets personnels, ceux qui comptent, qui n'ont pas besoin d'être analysés, ceux qui rendent bien vivant. 

Je vous souhaite d'être conscient à quel point votre profil est précieux, à quel point votre expérience, heureuse ou non est le terreau sur lequel vous bâtirez votre communication, claire, simple et sans trembler. 

Je vous souhaite de trouver cet emploi, celui qui vous réconciliera avec votre passé. Je vous souhaite de construire un présent rempli de futurs, de potentiels, de perspectives, de promesses tenues. 

Je vous souhaite de ressentir comme ce que vous êtes, est attendu, espéré par des recruteurs en mal d'inspiration. 

Je vous souhaite de croire en vous, de vous aimer suffisamment pour savoir à quel point, quelque part, un emploi n'attend que vous.

Je vous souhaite de sourire, d'apprendre, de vous, des autres, et chaque jour de vous rapprocher de vous-même.


Bonne année à tous et à bientôt mes amis !

Haut les Cœurs !


Chômage : sortir du silence

Je suis régulièrement contacté par des conjoints ou des conjointes de personnes en recherche d'emploi. On m'explique alors la difficulté de vivre avec quelqu'un qui se replie, cache ses émotions ou au contraire se réfugie dans une sorte d'impatience, d'irritabilité causée par un moral en berne, accusant le coup d'une recherche jusque là infructueuse et sensiblement angoissante. 
La sphère familiale, dans son ensemble, est impactée par le chômage de l'un ou de l'autre poussant parfois le principal intéressé à cacher le plus longtemps possible la perte de son emploi. 

Sans aller jusque'à reproduire le comportement de Jean-Claude Romand pendant 18 ans, je constate que l'annonce à son conjoint de la perte d'un emploi est parfois repoussée à l'extrême, attendant les premiers signaux réconfortants d'un recrutement rapide (comme une convocation à un entretien..) pour informer l'autre de la situation temporaire traversée... 

annoncer la perte d'emploi à son conjoint
Sortir du silence

Les ruptures conventionnelles (ces licenciements déguisés) assorties - parfois - d'une indemnité de départ ou pour le moins, d'une dispense de travail pendant le préavis, ont  tendance à renforcer ce phénomène. On quitte ou on perd son emploi avec quelques mois devant soi pour se reconstruire et se remettre en selle
Seulement... Seulement, les mois passent vite, l'énergie consacrée à la recherche d'un emploi s'émousse à force de non-réponses, de fatigue morale et physique accumulée. Bref, le jour où l'annonce de la perte de son emploi est "officialisée" à son conjoint est un jour sombre. Je sais bien qu'un couple est sensé fonctionner dans la plus grande confiance et peut-être transparence, mais je me garderais bien de juger qui que ce soit tant les situations de perte d'emploi sont vécues intérieurement, dans l'identité même de la personne concernée et que chacun encaisse d'abord l'évènement dans son intimité, comme il le peut...

Evidemment, je défends le dialogue, pourtant, si vous vous reconnaissez dans cette description - vraiment courante, croyez-moi- je ne peux que vous encourager à sortir de votre silence et à exprimer, ou partager au plus vite votre situation, avec un professionnel de l'accompagnement, si l'évoquer en famille reste délicat. Vider son sac, s'exprimer, prendre de la distance, réfléchir, poser des actes sans attendre je-ne-sais-quel-miracle. 
Le silence est un poison, ne gardez rien pour vous, partagez, parlez, car ce que vous vivez est important. 
Vous êtes important et ce que vous avez en vous l'est tout autant.

Lorsque le moment sera venu pour vous d'annoncer votre chômage à votre conjoint, gardez bien à l'esprit que la façon de relater votre situation, vos inquiétudes, aura forcément un impact sur la réaction de l'autre, une réaction intériorisée ou exprimée, totalement (sans filtre) ou partiellement. De la manière dont vous vous exprimerez dépendra l'ambiance familiale des semaines, des mois à venir. Exprimer l'émotion est nécessaire, dire ce que vous ressentez, ce que vous pensez constituera les fondements de votre vie de couple... Pour autant, laisser l'autre face à vos émotions, vos inquiétudes ne pourra que provoquer l'amplification des peurs ou l'usage constant de propos rassurants auxquels vous n'adhérez pas en ce moment... 
"de toute façon, j'ai confiance en toi,  tu vas rapidement retrouver un emploi...!" 
... et qui risquent de vous crisper davantage que de vous encourager. 

Ce que je vous conseille, c'est d'ajouter vos actes à ce que vous pensez et ressentez... Par conséquent, communiquez vos inquiétudes, vos réflexions, mais proposez également et systématiquement une démarche concrète, une organisation pour sortir de cette situation : "je vais organiser mon temps de telle manière, je devrai parfois m'absenter pour visiter des salons professionnels, rencontrer des personnes, je m'octroierai des moments de détente, en famille, mais aussi seul...". 
Partagez votre agenda de recherche d'emploi, tout ce qui relève de la préparation, de la stratégie : posez des actes en face de vos émotions et vous parviendrez à véhiculer, d'une certaine manière, une capacité rassurante et constructive à sortir de l'ornière pour aller vers votre prochain job. 
Vous serez en mesure d'échanger à nouveau sur les différents temps de votre journée, sur vos objectifs, les vôtres - c'est-à-dire ceux qui ne dépendent que de vous : candidatures spontanées, appels réseaux, réponses aux annonces, refonte du CV, visites de salons, activités sur les réseaux sociaux, mise en place d'une vraie veille, relances, etc... plutôt que de fuir toutes les questions relatives à vos démarches... Et si vous ne l'avez pas encore fait, tentez le coup, présentez votre plan d'action, votre organisation pour rapidement remettre de l'ordre dans cette situation inconfortable et anxiogène.

Haut les coeurs,  mes amis ! n'hésitez pas à me contacter si vous ou votre conjoint êtes concerné de près ou de loin par ce billet.





"Pourquoi ne l'avez-vous pas fait avant ?"

Question "piège" : Pourquoi ne l'avez-vous pas fait avant ?


Les débats politiques constituent une source infinie de questions pièges, traquenards en tous genres auxquels les candidats doivent répondre pour nous convaincre (ou presque). Profitons-en, nous devenons chacun des recruteurs, devant nous forger une opinion face à des profils plus ou moins connus...

Vous l'aurez sans doute remarqué, mais une question récurrente lime les dents pointues de nos candidats expérimentés : 
"c'est bien gentil tout cela, mais pourquoi ne pas avoir mis en place vos réformes lorsque vous étiez au pouvoir...?" La question à deux balles qui tue...

Dans le cadre de nos vraies vies, notamment dans celui du recrutement, il arrive que, en tant que candidat - nous nous présentions sous notre meilleur jour (si, si...) et que nos efforts soient sapés par une cinglante remarque laissant entendre que ce que nous prétendons pouvoir mettre en place demain, aurait plus de poids si nous l'avions expérimenté dans notre passé...  "pourquoi ne l'avez-vous pas fait chez vos anciens employeurs ?"... et là commence une longue tirade, la vôtre, hésitant entre bégaiements et justification, un pagayage maladroit et douloureux duquel ne resteront que les gouttes de sueur versées sur l'autel du recruteur...

tirer les enseignements de ses réussites et de ses échecs
Cristiana Couceiro

Unicité et incompréhension

Entre nous, il s'agit d'une question très judicieuse et je ne suis pas certain qu'une réponse précise soit attendue ou espérée. Au fond, chaque expérience, chaque candidat est unique, dans un environnement, une culture d'entreprise unique (peut-être dans le Prisunic d'Alain..) , selon des valeurs uniques, répondant à des principes de fonctionnement uniques, avec des clients internes ou externes... uniques (j'ai ménagé le suspens pour voir si vous suiviez...), l'explication en tant que telle devient alors tellement unique qu'elle ne s'adaptera pas au contexte de votre futur employeur. Aussi, je vous recommande chaleureusement de ne pas vous lancer dans une explication rationnelle, elle n'aurait aucun sens aux oreilles d'un autre, serait juste entendue mais certainement mal interprétée.. ou partiellement comprise.

Au fond, grâce à cette question vous allez pouvoir évacuer tout ce qui vous gêne dans votre carrière, ces échecs ou vagues réussites collectives, les choses qui n'ont pas fonctionné selon vos ambitions, celles dont vous n'aviez pas forcément la responsabilité malgré ce que laisse entendre votre CV, etc... 
En tant que candidats en recherche d'emploi, nous sommes la somme (joli non ?) de nos expériences.. et nous sommes surtout ce que nous faisons de notre histoire, de nos succès, de nos échecs... 
Nous sommes devenus, une essence, rare et précieuse, extraite d'un parcours parfois chaotique. Cette extraction n'est pas naturelle, elle consiste à se demander systématiquement :
Quels enseignements puis-je tirer de tout ce que j'ai vécu...?

Vive l'échec ? Euh... plutôt pour les autres

Contrairement à beaucoup de commentateurs, je n'encourage pas l'échec : évitez-le tant que possible. En revanche, lorsque vous êtes confronté à une période difficile, ayez le réflexe d'un tirer une leçon relative à votre comportement, à votre ressenti, aux méthodes utilisées, aux résultats obtenus. Dans quel but ? Vous transformer en une personne expérimentée... car ne l'oublions pas, avoir de l'expérience ne fait pas de vous une personne expérimentée.

Par conséquent, une idée de réponse à cette question du "pourquoi ne l'avez-vous pas fait avant", consisterait d'abord à dire que : 
  1. Vous n'êtes plus la même personne, que vous avez progressé, que vous avez changé, que vous vous êtes amélioré car vous avez toujours tiré les enseignements de vos riches d'expériences. 
  2. Les succès ou réussites vous ont permis d'apprendre à modéliser vos approches, 
  3. Les échecs, quant à eux, vous ont appris à corriger et à améliorer sans cesse vos méthodologies en abandonnant une stratégie ou créant des plans B
  4. C'est ce résultat d'expérience professionnelle que vous offrez à votre futur employeur, et c'est ce qui vous permet de dire avec assurance que sans vos échecs ou difficultés passées vous ne pourriez pas affirmer avec la même force et assurance, votre conviction de pouvoir apporter énormément de richesses à votre futur employeur.


Un CV inefficace : syndrome de la friperie

Le CV : un formidable outil de communication

Je dois être une des rares personnes à voir dans le CV un formidable outil de communication. J'en ai fait mon métier me direz-vous (bon OK, je suis aussi hypnothérapeute en Charente). 
La mort du CV est annoncée avec l'émergence des outils numériques de mises en relation, de "vitrines" joliment ficelées. Bon nombre de clients me contactent en disant : "je bloque complètement sur la rédaction de mon CV...". Peut-être est-ce votre cas.

Le CV magique

Alors disons les choses comme elles sont, le CV magique n'existe pas et ne sera que ce que vous voudrez bien en faire. 
Pourquoi cette réflexion ? 
Parce que vous êtes encore trop nombreux à parier sur le fait que le recruteur s'intéresse davantage à vous plutôt qu'à son propre objectif (satisfaire son client lorsqu'il s'agit d'un cabinet de recrutement, ou développer un projet, combler un manque lorsqu'il s'agit d'une entreprise). 

Au final, vous ne parlez pas le même langage et risquez fort de ne jamais vous rencontrer.

donner au recruteur les bonnes raisons de rencontrer le candidat
Un CV clair ou fourre-tout ?

La valise Fourre-tout

Prêtons nous à un petit jeu... Imaginez que votre CV soit une valise remplie de tee-shirts de toutes les couleurs, des bleus dans une variété infinie de nuances, des roses, jaunes, verts, oranges... Bref, plein de tee-shirts différents. 
Grâce à vos recherches sur internet, vous avez identifié une personne (appelons la : le recruteur) qui semble rechercher un Tee-shirt à manches longues, violet, avec des paillettes bleues... Classe. 
Pour le convaincre d'acheter votre beau Tee-shirt violet... à paillettes jaunes (oui, c'est un peu différent... mais tout aussi charmant...) vous décidez de lui adresser votre valise remplie à ras bord de Tee-shirts... et alea jacta est.

Votre pari est celui-ci : 
que l'acheteur soit tellement enthousiaste de recevoir votre lourde valise qu'il va déplier un à un tous vos tee-shirts, se plonger littéralement dans l'amas de textiles, se faire une opinion sur la base de tout ce que vous lui proposez, comparer,  déplier chacun de vos Tee-shirts, les considérer un à un, avec attention, en espérant qu'il tombe sur votre Tee-shirt violet, bien caché parmi tout ce que contient votre valise. 
Ensuite, vous imaginez qu'il vous retournera le tout avec une jolie réponse, positive si possible... 
En gros, pour schématiser, vous proposez au recruteur de passer du temps dans votre friperie personnelle et de se débrouiller à trouver, comme un grand et un peu au hasard, le tee-shirt le plus ressemblant à ce qu'il cherche.

Le CV Friperie

Les Tee-shirts de la valise sont vos compétences, vos qualités, vos expériences, un ensemble large qui constitue votre profil... il est pour le moins confus, diffus et nécessite de s'immerger dans votre passé (nécrologie ?) pour en dénicher l'essence... ce que ne fera pas le recruteur, contrairement à votre serviteur. 

Que faire alors ? Eh bien mettre en avant le Tee-shirt le plus proche de celui que recherche le recruteur... bien distinctement. Ce Tee-shirt, c'est un champ de compétences, il est l'essence de votre expérience, ce que vous en retirez pour le mettre à disposition de votre futur employeur... 
Ce n'est que votre offre construite et pertinente qui fera que l'acheteur sera attiré par votre CV et qu'il entrera ensuite dans votre "friperie" pour regarder de plus près les autres Tee-shirts que vous possédez...

Le mélange de vos succès et échecs professionnels constitue une expérience formidable dont vous tirerez un savoir-faire, une assise, des domaines de compétences très proches de ce que recherche le recruteur, aussi, je vous encourage à rédiger d'abord vos champs de compétences, ceux qui répondent aux attentes du recruteur (c'est le tee-shirt violet à manches longues), puis d'aborder les expériences professionnelles en ne cherchant qu'à illustrer par des exemples précis le fait que, oui, votre Tee-shirt violet constitue vraiment une formidable offre, à ne rater sous aucun prétexte ! 
Vous bloquez sur votre CV ? Confiez-moi son analyse, je vous aiderai à bien mettre en avant votre Tee-shirt violet..

Le rituel des cartes postales

Envoyer des cartes postales

"Tiens, qui m'a envoyé une carte postale ?"

... Et avant même de lire le court message, j'observe, songeur la photo cartonnée, un paysage de plage, une recette bretonne, une blague régionale, un vieux château couvert de lierre, un port à différents moments de la journée... Sans aucun doute, un souvenir de vacances !

Alors immédiatement, je retourne la carte, déchiffre le cachet de la poste, souvent illisible, je m'amuse du joli timbre, étonné qu'il ne soit plus souvent utilisé et commence à parcourir les lettres rondes dont je ne reconnais pas spontanément le propriétaire...

développement personnel et cartes postales
Le rituel des cartes postales

"Cher Pierre, entre baignades et bons restaurants, nous passons des vacances de rêve dans un lieu magique ! Détente, rires et apéritifs au programme, pensées amicales :) Lily et (dans une autre écriture) Lulu"

La prochaine fois, il faudra que je leur demande de signer plus clairement ! Les pattes de mouche chiffonnent la signature, mais cette carte me fait diablement plaisir, je suis touché qu'ils aient pensé à moi. Je suis surpris.

Voilà un vrai bonheur, la carte postale et son cortège de clichés réducteurs et snobs. J'imagine avec plaisir comment Madeleine ou Luc, ou les deux, ont choisi cette carte... Hésitant entre un coucher de soleil, une fille en maillot de bain ou que sais-je encore...? 

La carte reçue représente le bureau d'un ancien président de la République... J'aime bien l'idée qu'il aient pensé que la photo me plairait, après tout, je collectionne les clichés des bureaux de célébrités, mais je ne me souviens pas de leur en avoir parlé...

Au fond, que connaissent-ils de moi, quels traits de personnalités, quels  atouts distinguent-ils chez moi ? Après tout, nous nous croisons au travail, de temps en temps au supermarché ou au club sportif de nos enfants !
Que me suis-je autorisé à leur dire, à leur dévoiler pour qu'ils choisissent aussi finement une simple carte postale ? Font-ils cela avec tous ceux qu'ils croisent ? Étonné et honoré de tant d'égards, j'ai soudainement envie de les remercier, là, tout de suite, leur dire combien ce petit geste me fait plaisir, je me foule alors d'un court SMS, leur souhaitant de belles vacances. Un peu cramoisi de ne pas leur avoir écrit pendant mes dernières vacances.

De leur côté, Madeleine et Luc ont un rituel, celui de l'envoi de nombreuses cartes postales à ceux qu'ils connaissent, à la famille, aux amis, aux collègues, aux voisins... Un véritable budget, mais aussi un vrai moment partagé
À la terrasse d'un café, ils sortent leur répertoire et choisissent minutieusement les personnes auxquelles ils souhaitent faire un signe. Alors ils rédigent les cartes à la chaîne, n'oubliant jamais de personnaliser leur message. C'est, du coup, l'occasion de se parler, de se remémorer un savoureux épisode de l'année, plaindre untel qui se bat contre la maladie, pardonner tel autre et enterrer la hache de guerre en lui adressant une photo du verre de l'amitié, rayer de sa liste de diffusion le "copain" toxique... 
Le rituel de l'écriture des cartes postales contient tous les trésors d'empathie et de sympathie sincère, une démonstration de l'intérêt que je porte à l'autre, celui qui compte à mes yeux, celui auquel j'ai envie de dire :
"tu es important dans ma vie"...

Lorsque Madeleine et Luc déposent toutes leurs cartes dans la boîte à lettres jaune de l'angle de la rue, ils ressentent un léger pincement au coeur. Ils sont heureux d'avoir écrit, à tous ceux qu'ils croisent de près ou de loin, qu'ils pensent à eux, surtout dans un moment de détente et de plaisir... "Je t'associe à un moment de joie...". Beau message n'est-ce pas ?

Et vous, à qui aimeriez-vous dire ou écrire de jolies choses ? Quelle carte aimeriez-vous choisir pour votre cousin ? Votre frère ? Votre voisin ? Votre patron ? Que connaissez-vous de ceux que vous croisez tous les jours ? Et eux, que leur permettez-vous de savoir de vous ? 

À vos cartes mes amis !

Un coach emploi pas si zen...

Pacte de respectabilité


"C'est comme ça, prend sur toi, tu verras, ce n'est pas si grave, cela passera..."
Vous ne trouvez pas que les livres de développement personnel appellent au silence, à l'acceptation,  je n'ose écrire à la résignation, même du plus désagréable, pour vivre plus sereinement... Et si je vous disais que parfois - souvent, même - je ne me retrouve pas dans les préceptes de sérénité absolue et du laissez-faire qui viseraient à nous écarter d'une réalité subie, peu confortable.

Je suis un coach emploi pas forcément très zen, mon entourage me rappelant - parfois - combien je peux être exigeant, un peu, voire carrément, pénible, attaché à certaines petites choses que je manifeste de temps en temps avec un autre visage, pas forcément souriant (coucou ma famille !)...

Et oui, je prône la joie de vivre - ou le plaisir de se lever chaque matin -, l'optimisme, l'action, l'enthousiasme, une forme de légèreté... mais je n'accepte pas de subir une forme de maltraitance venue de l'extérieur, je n'accepte pas de me taire alors que parfois ma vie serait plus simple si je réduisais mon émotion ou mon indignation au silence. Comment dire... : je me respecte suffisamment pour savoir que le comportement de certains n'est pas acceptable et pour l'exprimer. 



Qu'est-ce qui me semble si peu acceptable ? Attendre 45 minutes - alors que j'ai rendez-vous - dans le hall d'accueil d'une entreprise, patientant en feuilletant des revues professionnelles que mon interlocuteur se libère pour me recevoir (les commerciaux, candidats à l'entretien de recrutement me comprendront, j'en suis sûr)... Cela vaut tout autant pour la vie personnelle.

Ne suis-je qu'un grincheux quand mon voisin de TGV n'en finit pas de téléphoner ou que tel autre écoute si fort sa musique dans son casque que le "ksss ksss boom boom" fait trembler les vitres du wagon ? Ne suis-je qu'un emmerdeur quand au restaurant l'on me sert mon steak frites en même temps que mon Martini ? Ne suis-je qu'un professeur pénible lorsque je demande à mes élèves de refermer leurs ordinateurs pour mieux m'écouter ? Ne suis-je qu'un impatient lorsque l'on m'impose un discours politique que je ne supporte pas ? Lorsque je refuse de reporter un rendez-vous oublié et non honoré par l'un de mes clients ? Ne suis-je qu'un ours mal léché lorsque je repousse une personne qui me coupe le sifflet, manquant de me faire tomber, ignorant totalement ma présence ?

Oui, je tout cela, et le contraire aussi... Tant que je le peux, je clarifie la situation, je refuse de me taire et de faire comme si tout allait de soi. Il est important pour moi de manifester que je suis une personne respectable, parce que c'est probablement à ce titre, que je suis également en mesure de respecter les autres, d'honorer mes rendez-vous, de respecter mes engagements.

se respecter suffisemment
Zen en toutes circonstances ?

En coaching, il est fréquent de travailler sur tout ce qui "parasite" nos vies et nous détourne d'une énergie vitale destinée à réaliser nos objectifs les plus importants... Eh bien chaque jour, je consacre beaucoup d'énergie, comme vous peut-être, à écarter tout ce qui me pompe l'air, m'efforçant de ne pas accepter "l'évidence" pour me concentrer sur ma respectabilité... C'est à ce titre que je suis sincère dans le respect que j'accorde aux autres, quitte à paraitre parfois légèrement en décalage avec le précepte d'impassibilité absolue... Cela pourrait s'apparenter à de l'estime de soi, je crois que cette attitude est surtout le carburant, mon carburant, me permettant de m'affirmer, même si cela créé parfois quelques doutes et remises en question qu'il serait plus confortable d'étouffer.

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