Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


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Se soumettre aux recruteurs ? Allons bon...

Ne dites pas de mal de votre dernier employeur ! Montrez votre motivation ! Soyez vous-même ! Mettez vos compétences au service d'un projet ! Répondez aux questions que l'on vous pose, pas aux autres ! Devenez force de proposition et construisez votre poste ! Vous voulez bosser ? alors, acceptez des périodes d'essai renouvelables deux, trois, quatre fois, d'abord en stage, puis en CDD, puis, éventuellement en CDI...!

Bref, chers amis, vous en entendez beaucoup... de conneries. Pour être honnête, j'en dis aussi quelques unes. Le fond de mon action, celle que je réserve à mes clients, que ce soit en refonte de CV ou en coaching plus suivi, consiste d'abord à relever la tête, puis à relever les manches et à rétablir le rapport d'équilibre entre le recruteur et vous.

recrutement difficile injuste
Il existe tant de chemins qui mènent à l'emploi

J'assiste tous les jours à la décrépitude d'une fonction rabougrie de recruteurs, de personnes hautaines, jugeantes, cassantes et peu délicates avec des candidats fragiles. Bien sûr, si vous êtes vous aussi recruteur, vous répondrez probablement que vous ne vous retrouvez pas dans ces lignes... Et je vous crois. Je vous crois d'autant plus que j'accompagne bon nombre d'entre vous dans des projets de reconversion, tant la dimension humaine des RH que vous avez épousée s'est volatilisée au fil des années et de vos illusions.

Les RH vont mal et le font bien sentir à des candidats vulnérables. Pourquoi ce billet ? Pour que les candidats arrêtent de se soumettre à ce point à des recruteurs paumés entre les injonctions de leurs clients, de leur direction et les raisons pour lesquelles ils ont choisi ce métier (s'il s'agit d'un choix bien sûr..). 

Ne pas se soumettre, qu'est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire exprimer librement ce que l'on ressent, et si vous avez travaillé pour un immonde employeur, de l'exprimer simplement, au nom de vos valeurs, parce qu'il n'est pas question de faire semblant et de faire croire que vous vous êtes quittés à l'amiable en signant une rupture conventionnelle...

Ne pas vous soumettre lorsque l'on vous dit que vous allez vous ennuyer, que vous êtes trop ci, trop ça...  en demandant des explications, en réfutant avec énergie et conviction, en ne laissant pas entendre par vos silences que vous êtes d'accord. Vous êtes choqué ? Dites le. Cela ne vous aidera pas à avoir le poste mais vous préservera dans votre intégrité..

Ne pas vous soumettre quand on vous manque de respect, que l'on vous fait traverser la France pour 10 minutes d'entretien, attendre un si long moment dans un couloir sordide. Ne pas se soumettre, c'est effectivement s'exposer à ne pas être retenu pour le poste, j'en ai conscience... mais de toute façon, pensez-vous réellement qu'après avoir attendu une heure sur une chaise, vous alliez être motivé à l'idée de bosser pour une entreprise aussi peu respectueuse ? Dites votre colère, l'injustice que vous ressentez, le manque de respect que vous éprouvez...

Ne pas vous soumettre quand un cabinet de recrutement écarte votre candidature sans aucune explication et oser alors le "court-circuiter" pour donner une chance à l'employeur d'entendre parler de vous. Lorsqu'une candidature est solide, il n'y a aucune raison pour que vous en priviez votre futur employeur. 

Vous n'avez qu'un seul objectif, que votre CV soit sur le dessus de la pile... et pour cela, tous les moyens sont bons : postuler plusieurs fois, postuler en direct, envoyer une candidature spontanée dans les jours qui suivent la phase de recrutement, vous déplacer sur place, exprimer votre déception et rester élégant ou fair play dans vos réponses, insister, insister jusqu'à ce que vous obteniez un entretien, téléphoner, relancer chaque jour malgré l'exaspération du standardiste, profiter de chaque contact pour renvoyer un CV. Devenir celui qui veut le poste.

Je suis, pour tout vous dire, écoeuré par la réalité des recrutements, cette réalité que vous ne lisez jamais dans les newsletters des grands cabinets, par ces méthodes de sélection, de tri qui ne laissent place à aucune audace, sclérosant totalement la santé économique de nos entreprises, de nos territoires, ouvrant le parapluie en se cachant derrière des tests grotesques où les temps de réponse sont mesurés et commentés... Des tests qui vous jugeront fragiles en situation de stress, oubliant que le stress le plus insupportable est généré par le recrutement lui-même... bref.

Tout cela pour dire que si le système vous fait souffrir, vous pouvez alors le contourner et mettre en place des stratégies qui vous rétabliront dans votre image, et aussi, vous permettront de vous rapprocher d'employeurs en quête de collaborateurs qui vont au bout de leurs convictions.. 
Donnez la chance aux entreprises de vous rencontrer !... Jusqu'à temps que vous les rencontriez !

Chômage : sortir du silence

Je suis régulièrement contacté par des conjoints ou des conjointes de personnes en recherche d'emploi. On m'explique alors la difficulté de vivre avec quelqu'un qui se replie, cache ses émotions ou au contraire se réfugie dans une sorte d'impatience, d'irritabilité causée par un moral en berne, accusant le coup d'une recherche jusque là infructueuse et sensiblement angoissante. 
La sphère familiale, dans son ensemble, est impactée par le chômage de l'un ou de l'autre poussant parfois le principal intéressé à cacher le plus longtemps possible la perte de son emploi. 

Sans aller jusque'à reproduire le comportement de Jean-Claude Romand pendant 18 ans, je constate que l'annonce à son conjoint de la perte d'un emploi est parfois repoussée à l'extrême, attendant les premiers signaux réconfortants d'un recrutement rapide (comme une convocation à un entretien..) pour informer l'autre de la situation temporaire traversée... 

annoncer la perte d'emploi à son conjoint
Sortir du silence

Les ruptures conventionnelles (ces licenciements déguisés) assorties - parfois - d'une indemnité de départ ou pour le moins, d'une dispense de travail pendant le préavis, ont  tendance à renforcer ce phénomène. On quitte ou on perd son emploi avec quelques mois devant soi pour se reconstruire et se remettre en selle
Seulement... Seulement, les mois passent vite, l'énergie consacrée à la recherche d'un emploi s'émousse à force de non-réponses, de fatigue morale et physique accumulée. Bref, le jour où l'annonce de la perte de son emploi est "officialisée" à son conjoint est un jour sombre. Je sais bien qu'un couple est sensé fonctionner dans la plus grande confiance et peut-être transparence, mais je me garderais bien de juger qui que ce soit tant les situations de perte d'emploi sont vécues intérieurement, dans l'identité même de la personne concernée et que chacun encaisse d'abord l'évènement dans son intimité, comme il le peut...

Evidemment, je défends le dialogue, pourtant, si vous vous reconnaissez dans cette description - vraiment courante, croyez-moi- je ne peux que vous encourager à sortir de votre silence et à exprimer, ou partager au plus vite votre situation, avec un professionnel de l'accompagnement, si l'évoquer en famille reste délicat. Vider son sac, s'exprimer, prendre de la distance, réfléchir, poser des actes sans attendre je-ne-sais-quel-miracle. 
Le silence est un poison, ne gardez rien pour vous, partagez, parlez, car ce que vous vivez est important. 
Vous êtes important et ce que vous avez en vous l'est tout autant.

Lorsque le moment sera venu pour vous d'annoncer votre chômage à votre conjoint, gardez bien à l'esprit que la façon de relater votre situation, vos inquiétudes, aura forcément un impact sur la réaction de l'autre, une réaction intériorisée ou exprimée, totalement (sans filtre) ou partiellement. De la manière dont vous vous exprimerez dépendra l'ambiance familiale des semaines, des mois à venir. Exprimer l'émotion est nécessaire, dire ce que vous ressentez, ce que vous pensez constituera les fondements de votre vie de couple... Pour autant, laisser l'autre face à vos émotions, vos inquiétudes ne pourra que provoquer l'amplification des peurs ou l'usage constant de propos rassurants auxquels vous n'adhérez pas en ce moment... 
"de toute façon, j'ai confiance en toi,  tu vas rapidement retrouver un emploi...!" 
... et qui risquent de vous crisper davantage que de vous encourager. 

Ce que je vous conseille, c'est d'ajouter vos actes à ce que vous pensez et ressentez... Par conséquent, communiquez vos inquiétudes, vos réflexions, mais proposez également et systématiquement une démarche concrète, une organisation pour sortir de cette situation : "je vais organiser mon temps de telle manière, je devrai parfois m'absenter pour visiter des salons professionnels, rencontrer des personnes, je m'octroierai des moments de détente, en famille, mais aussi seul...". 
Partagez votre agenda de recherche d'emploi, tout ce qui relève de la préparation, de la stratégie : posez des actes en face de vos émotions et vous parviendrez à véhiculer, d'une certaine manière, une capacité rassurante et constructive à sortir de l'ornière pour aller vers votre prochain job. 
Vous serez en mesure d'échanger à nouveau sur les différents temps de votre journée, sur vos objectifs, les vôtres - c'est-à-dire ceux qui ne dépendent que de vous : candidatures spontanées, appels réseaux, réponses aux annonces, refonte du CV, visites de salons, activités sur les réseaux sociaux, mise en place d'une vraie veille, relances, etc... plutôt que de fuir toutes les questions relatives à vos démarches... Et si vous ne l'avez pas encore fait, tentez le coup, présentez votre plan d'action, votre organisation pour rapidement remettre de l'ordre dans cette situation inconfortable et anxiogène.

Haut les coeurs,  mes amis ! n'hésitez pas à me contacter si vous ou votre conjoint êtes concerné de près ou de loin par ce billet.





Une vie par procuration

À quoi bon...


  • "À quoi bon voter, cela ne sert à rien !", 
  • "à quoi bon écrire une lettre de motivation, cela ne sert à rien !", 
  • "à quoi bon changer et faire des efforts, cela ne sert à rien !", "à quoi bon boycotter cette entreprise, cela ne sert à rien !", 
  • "à quoi bon apprendre le latin, cela ne sert à rien !", 
  • "à quoi bon  envoyer nos jeunes en stage, cela ne sert à rien !", 
  • "à quoi bon rêver, cela ne sert à rien !", 
  • "à quoi bon se faire des idées, cela ne sert à rien !", 
  • "à quoi bon verser 20 euros à cette ONG, cela ne sert à rien !", 
  • "à quoi bon militer, cela ne sert à rien !", 
  • "à quoi bon payer des impôts, cela ne sert à rien !", 
  • "à quoi bon s'investir dans son travail, cela ne sert à rien !", 
  • "à quoi bon se casser la tête, cela ne sert à rien !", 
  • "à quoi bon lutter contre la famine en envoyant un sac de riz en Afrique, cela ne sert à rien !"... 


La liste des "à quoi bon" représente une litanie sans fin... et elle nous touche tous à un moment ou à un autre.

Observateurs du monde

Sommes-nous à ce point observateurs du rendement de nos actes pour décider brutalement s'ils servent à quelque chose ou non ? Contribuons-nous à la société, aux autres, à nos proches, à nous-même dans l'unique attente d'un retour, et quel genre de retour du reste, une récompense ? de l'argent ? du plaisir ? ou de la reconnaissance ?
Chaque action personnelle, chaque mise en mouvement aussi légère et minime soit-elle, s'inscrit dans une dimension qui dépasse largement notre vision du "cela ne sert à rien !". 

... à quoi bon ou prendre la résignation comme principe de vie
Choisir la résignation comme principe de vie ?


Vous, moi, sommes une partie d'un Tout. Et tous nos renoncements, tous nos "à quoi bon" s'additionnent inéluctablement pour dessiner une vie, la nôtre en l'occurrence.

"Je suis persuadé, comme je l’ai déjà dit et ne cesserai de le répéter à l’avenir, que chacun possède en soi cette force, cette puissance de réactivité, mais qu’elle sommeille, masquée par une vie quotidienne aseptisée »

Il arrive très fréquemment que l'on se convainque de notre incapacité à faire bouger les "choses", à marquer une différence. L'on se résigne alors à pousser un grand soupir et à renoncer en criant mollement "à quoi bon !"... J'évoque la résignation, ou cette incroyable imposture personnelle, une malhonnêteté à renoncer à ce qui est important à nos yeux. Pas aux yeux de nos voisins, non, aux nôtres, tout simplement.

"Je renonce à ce en quoi je crois, car je juge que mon action serait inutile...

Renoncer à son intégrité

Mais cette action, n'est-elle pas utile à notre intégrité, à ce qui marque notre dignité, celle de respecter ce que l'on est, à assumer nos choix et à les défendre en les honorant d'une décision, d'un acte ?
Et puis allons plus loin encore, sommes-nous si convaincus, que chacun de nos actes doive servir - en permanence et en toute circonstance - à quelque chose ?

  • Cela sert à quoi de klaxonner sur le prériphérique ? 
  • Cela sert à quoi de regarder le Bigdil ? 
  • Cela sert à quoi d'appuyer sur "j'aime" en bas d'une vidéo de chat ? 
  • Cela sert à quoi d'intellectualiser pour ne jamais agir...?

Une vie par procuration

Je n'en peux plus des phrases commençant par "à quoi bon"... elles nous détournent de ce que nous sommes, de notre entité à la fois singulière et collective.
Ces phrases nous confortent dans un immobilisme terrifiant, dans une capitulation sans équivoque à ce qui fait de nous des êtres responsables, responsables de nos vies, de nos choix, de notre communauté aussi... 
Tout compte, tout contribue, sauf l'absence et le vide. Quel parti choisirez-vous, celui de la contribution ou celui du néant ? 

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