Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


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Dois-je quitter mon job ou non ? 10 questions à se poser pour y voir plus clair...

Être bien dans son emploi


Suis-je bien dans mes pompes ? Suis-je bien dans mon job, mon emploi, cette fonction que j'exerce depuis quelques temps...? 

Voilà un ensemble de questions, de réflexions essentielles par lesquelles il nous arrive de passer. Est-ce que je passe à coté de ma vie professionnelle ou au contraire suis-je bien ancré dans un emploi qui m'épanouit ou contribue au fait que je me sente bien... ?

Je le reconnais, cette question s'adresse davantage à tous ceux qui sont en emploi. Lorsque l'on tend l'oreille lors d'une soirée entre amis, ou dans la vie de tous les jours, on remarque que beaucoup de personnes se plaignent de leur job, de la difficulté qu'elles ont à le réaliser, de la perte de certaines valeurs et du stress générés par des actes stupides ou improductifs... Parfois, ce sont les relations tendues entre collègues ou vis-à-vis de sa hiérarchie qui posent un sombre voile sur notre capacité à s'investir dans un emploi qui ne correspond plus à nos attentes.

bien quitter job emploi
Est-ce le moment de quitter mon emploi ?

Le coaching de carrière propose un accompagnement qui dépasse largement celui de la valorisation de ses compétences ou de la préparation à l'entretien de recrutement. Il permet d'évaluer un large champ personnel et professionnel destiné à explorer vos capacités, vos motivations profondes, ce que vous attendez de la vie (et aussi ce que vous provoquez pour répondre à vos attentes), tout ce qui vous fait vibrer, ce qui vous place en haute énergie, tout ce qui vous rend.. irrésistible.
Par conséquent, aborder le thème de l'épanouissement, du bien-être ou du plaisir à se lever chaque matin pour aller travailler est l'une des approches les plus fondamentales qui soit en matière de coaching emploi. Vous destinez-vous à survivre ou à vivre selon vos envies, vos besoins.. Vous destinez-vous à vous tourner le dos, à piétiner vos idéaux ou bien à respecter intégralement (et peut-être pour la première fois) vos valeurs, votre identité...

Mal-être professionnel

Je vous propose quelques axes de réflexion pour bien aborder la question du bien-être dans l'emploi :

  • 1- Commencer simplement à se poser cette question est le signe que quelque chose est à explorer. Peut-être une amélioration attendue ou espérée.. une fatigue ou l'impression d'avoir "fait le tour de la question", de tellement tout maîtriser par un effet de répétition, de routine que l'on stagne littéralement, sans continuer à apprendre, sans progresser dans sa pratique. Qu'avez-vous appris cette dernière année ? De quelle façon avez-vous progressé, dans vos méthodes, votre organisation, votre maîtrise technique... ? Êtes-vous sorti de votre zone de confort ? Vous êtes vous exposé à la nouveauté d'une pratique (management ? Finances ? Process ? Projets ambitieux ?)

  • 2- Avez-vous faim de travail ? En d'autres termes, avez-vous l'impression d'être un moteur éteint, ou au contraire sollicitez vous les nouveaux défis ? Vous sentez-vous stimulé intellectuellement ? Et comment faites-vous pour entretenir vos neurones professionnels ? Vous emparez-vous de tous les travaux possibles ? Travaillez-vous trop ? Pas assez ? De certains travaux ? Lesquels en particulier ?

  • 3- "Pleurez-vous chaque matin devant votre biscotte" (cette expression n'est pas la mienne, mais celle d'une cliente que j'ai accompagnée), le ventre noué, retardant le plus possible votre départ ? Votre emploi est-il écologique, compatible avec votre projet de vie ? Partez-vous fatigué ou au contraire plein d'énergie ? Quelles sont vos relations avec vos collègues ?

  • 4- Vous demandez-vous régulièrement s'il est temps de changer d'emploi ? Repoussez-vous souvent cette décision parce que vous craignez de perdre quelque chose (la sécurité d'un emploi, d'un salaire, des repères, une identité sociale, etc...), parce que cela fait si longtemps que vous travaillez pour cette entreprise que la peur vous saisit à l'idée de vous confronter au marché de l'emploi... Tous les signes de lassitude anxiogène sont à traquer pour vous remettre en mouvement.

  • 5- Parvenez-vous à vous investir dans d'autres sphères que votre vie professionnelle ? Pour rééquilibrer un manque, une envie, une valeur ? Avez-vous cette énergie pour vous libérer totalement du mal-être professionnel, vous ouvrir à d'autres horizons, rencontrer d'autres personnes ? Libérez-vous la pression qui vous ronge d'une façon satisfaisante pour votre équilibre ?

  • 6- Une impression de gâchis vous vient-elle parfois à l'esprit ? Cette sensation de gaspiller votre énergie, votre intelligence ? De ne pas l'exploiter complètement, de tourner en sous-régime et de ressentir un immense décalage entre votre potentiel, votre intelligence et ce qu'il vous est possible de réaliser au sein de votre entreprise, ménageant les susceptibilités, ou cherchant à ne pas dépasser pour répondre aux attentes non masquées d'un management en mal d'humanité.

  • 7- Le principe de réalité vous empêche t'il de vous poser cette question ? Vous ramène t'il à la dure réalité d'une fatalité bien encombrante. Par exemple, votre conjoint est-il(elle) en poste ? Quelle est votre marge de manoeuvre ? Êtes-vous seule(e), avec des enfants ? Sans ? Dans un lieu étranger, isolé ? Les charges financières, les responsabilités vous donnent-elles l'impression d'être bâillonné, étouffé par une situation inextricable ?

  • 8- Travaillez-vous dans un environnement qui vous tire vers le haut ? Un management stimulant qui cherche à vous faire progresser ? Existe t'il dans votre entreprise des perspectives d'évolution ? Des "plans de carrière", une politique de formation digne de ce nom ? Et si non, qu'avez-vous mis en place pour évoluer, pour communiquer sur votre évolution ?

  • 9- Une question qui fâche : votre employeur vous paye t'il à votre juste valeur ? Pas assez ? Trop (oui, cela arrive aussi de se saisir prisonnier d'un salaire trop élevé...) ? Votre salaire reconnaît-il vos efforts ? Un emploi sous payé est souvent assorti d'un haut turnover. Quelle est la politique salariale des concurrents ? Que disent les personnes que vous rencontrez ? Existe t'il un système de reconnaissance autre que la reconnaissance verbale (si déjà elle existe !!) satisfaisant pour vous ?

  • 10- Aborder cette question implique t'il un changement radical, comme un changement de lieu de vie, changement d'employeur ou carrément un changement de métier ? Ou bien, des aménagements peuvent-ils être mis en place ? Des compromis qui rendront la vie meilleure, plus agréable, tant professionnellement que personnellement ?


Ces 10 questions, peut-être les vous êtes-vous déjà posées.. Elles permettent d'observer, sans passion, les conditions de votre emploi, pour reconstruire, d'une manière ou d'une autre, les conditions d'accès à une vie professionnelle plus satisfaisante.

Quitter son job ?

Des questions pour prendre de la distance, relativiser ou... décider et poser des actes concrets. Si ces questions résonnent, je ne peux que vous encourager à mettre en place une réflexion sérieuse destinée à remettre du mouvement dans votre vie professionnelle. Je vous accompagnerai dans cette démarche et vous propose de prendre connaissance de l'un des modules de coaching (très abordable, je vous rassure car j'applique une politique du prix juste)  dédié à cette réflexion vitale.

A bientôt !

Se soumettre aux recruteurs ? Allons bon...

Ne dites pas de mal de votre dernier employeur ! Montrez votre motivation ! Soyez vous-même ! Mettez vos compétences au service d'un projet ! Répondez aux questions que l'on vous pose, pas aux autres ! Devenez force de proposition et construisez votre poste ! Vous voulez bosser ? alors, acceptez des périodes d'essai renouvelables deux, trois, quatre fois, d'abord en stage, puis en CDD, puis, éventuellement en CDI...!

Bref, chers amis, vous en entendez beaucoup... de conneries. Pour être honnête, j'en dis aussi quelques unes. Le fond de mon action, celle que je réserve à mes clients, que ce soit en refonte de CV ou en coaching plus suivi, consiste d'abord à relever la tête, puis à relever les manches et à rétablir le rapport d'équilibre entre le recruteur et vous.

recrutement difficile injuste
Il existe tant de chemins qui mènent à l'emploi

J'assiste tous les jours à la décrépitude d'une fonction rabougrie de recruteurs, de personnes hautaines, jugeantes, cassantes et peu délicates avec des candidats fragiles. Bien sûr, si vous êtes vous aussi recruteur, vous répondrez probablement que vous ne vous retrouvez pas dans ces lignes... Et je vous crois. Je vous crois d'autant plus que j'accompagne bon nombre d'entre vous dans des projets de reconversion, tant la dimension humaine des RH que vous avez épousée s'est volatilisée au fil des années et de vos illusions.

Les RH vont mal et le font bien sentir à des candidats vulnérables. Pourquoi ce billet ? Pour que les candidats arrêtent de se soumettre à ce point à des recruteurs paumés entre les injonctions de leurs clients, de leur direction et les raisons pour lesquelles ils ont choisi ce métier (s'il s'agit d'un choix bien sûr..). 

Ne pas se soumettre, qu'est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire exprimer librement ce que l'on ressent, et si vous avez travaillé pour un immonde employeur, de l'exprimer simplement, au nom de vos valeurs, parce qu'il n'est pas question de faire semblant et de faire croire que vous vous êtes quittés à l'amiable en signant une rupture conventionnelle...

Ne pas vous soumettre lorsque l'on vous dit que vous allez vous ennuyer, que vous êtes trop ci, trop ça...  en demandant des explications, en réfutant avec énergie et conviction, en ne laissant pas entendre par vos silences que vous êtes d'accord. Vous êtes choqué ? Dites le. Cela ne vous aidera pas à avoir le poste mais vous préservera dans votre intégrité..

Ne pas vous soumettre quand on vous manque de respect, que l'on vous fait traverser la France pour 10 minutes d'entretien, attendre un si long moment dans un couloir sordide. Ne pas se soumettre, c'est effectivement s'exposer à ne pas être retenu pour le poste, j'en ai conscience... mais de toute façon, pensez-vous réellement qu'après avoir attendu une heure sur une chaise, vous alliez être motivé à l'idée de bosser pour une entreprise aussi peu respectueuse ? Dites votre colère, l'injustice que vous ressentez, le manque de respect que vous éprouvez...

Ne pas vous soumettre quand un cabinet de recrutement écarte votre candidature sans aucune explication et oser alors le "court-circuiter" pour donner une chance à l'employeur d'entendre parler de vous. Lorsqu'une candidature est solide, il n'y a aucune raison pour que vous en priviez votre futur employeur. 

Vous n'avez qu'un seul objectif, que votre CV soit sur le dessus de la pile... et pour cela, tous les moyens sont bons : postuler plusieurs fois, postuler en direct, envoyer une candidature spontanée dans les jours qui suivent la phase de recrutement, vous déplacer sur place, exprimer votre déception et rester élégant ou fair play dans vos réponses, insister, insister jusqu'à ce que vous obteniez un entretien, téléphoner, relancer chaque jour malgré l'exaspération du standardiste, profiter de chaque contact pour renvoyer un CV. Devenir celui qui veut le poste.

Je suis, pour tout vous dire, écoeuré par la réalité des recrutements, cette réalité que vous ne lisez jamais dans les newsletters des grands cabinets, par ces méthodes de sélection, de tri qui ne laissent place à aucune audace, sclérosant totalement la santé économique de nos entreprises, de nos territoires, ouvrant le parapluie en se cachant derrière des tests grotesques où les temps de réponse sont mesurés et commentés... Des tests qui vous jugeront fragiles en situation de stress, oubliant que le stress le plus insupportable est généré par le recrutement lui-même... bref.

Tout cela pour dire que si le système vous fait souffrir, vous pouvez alors le contourner et mettre en place des stratégies qui vous rétabliront dans votre image, et aussi, vous permettront de vous rapprocher d'employeurs en quête de collaborateurs qui vont au bout de leurs convictions.. 
Donnez la chance aux entreprises de vous rencontrer !... Jusqu'à temps que vous les rencontriez !

La recherche d'emploi et son lot de "certitudes" paralysantes

Mon pire ennemi : mes certitudes

Les certitudes en matière de recherche d'emploi pourraient bien devenir votre pire ennemi...  Vous savez, toutes ces affirmations du type "si je mets mon âge sur mon CV, je serai impitoyablement écarté" ou bien encore "il faut que mon CV tienne sur une page" ou "les recruteurs ne font que du clonage..." ou  "je n'ai pas l'expérience..".

attention aux certitudes en matière de recherche d'emploi
"Je sais, je sais, je sais, je sais !" *

Toutes ces expressions nuisent à votre capacité à sortir du rang, à vous rendre visible. 
Au fond, le candidat pétri de certitudes s'enferme dans un carcan bien difficile à assumer, celui d'un marché qui le rejette systématiquement. 

Ayons l'humilité de le reconnaître, en matière de recherche d'emploi, aucune recette miracle, aucune certitude ne peut prévaloir. En revanche, plutôt que d'imaginer de façon aussi exclusive ce que recherchent les recruteurs, je crois qu'il est grand temps de donner à ces recruteurs la chance de vous rencontrer, tel que vous êtes, sans forcément chercher à rentrer dans les cases parfois annoncées. 

Vous n'imaginez pas le nombre de RH, ex-recruteurs qui me confient un coaching parce que eux-mêmes ne savent pas très bien gérer une recherche d'emploi. Alors de grâce, admettez que les "évidences" constituent davantage un prétexte à ne pas ou plus faire plutôt que de montrer de soi une image authentique...

Je vous donne un exemple concret : Beaucoup de candidats se contentent de n'envoyer qu'une seule candidature spontanée à l'entreprise ciblée, croisant les doigts pour qu'un poste se libère au moment précis - et unique - auquel ils adressent leur CV... C'est peine perdue, la probabilité de tomber au bon moment est très faible (mais non nulle !). 

Alors comment renforcer cette probabilité ? En multipliant les envois à cette même entreprise, en envoyant, non pas une seule candidature, mais une candidature tous les deux mois, jusqu'à temps que vous obteniez un entretien, ici ou ailleurs ! "Oui, mais les recruteurs n'aiment pas que l'on insiste ! "on" va penser que je suis lourdingue ! ".. 
Et alors ! Il s'agit de votre vie, non ? De votre projet de vie ! Il s'agit de votre motivation, non ? Laissez-vous les clés de votre avenir dans les seules mains d'un recruteur inconnu ? Donnez la chance à un recruteur de croiser aussi souvent que possible votre chemin ! Insistez, comme vous le ferez bientôt lorsque votre futur employeur vous confiera un projet demandant pugnacité et détermination

... Des exemples comme ceux là, mes carnets de coaching en sont remplis... 

Entre nous, qui parmi vous a déjà envoyé au moins trois candidatures spontanées à une entreprise valable, motivante, qui a réellement insisté, qui a continué de postuler malgré des réponses négatives...?

Observez votre discours, vos certitudes sur l'âge, votre religion, l'expérience, le diplôme, le corporatisme, la tête de votre CV, la photo sur le CV, la lettre de motivation lue, pas lue, les demandes de feedback, la couleur de votre peau, homme, femme, les entretiens réseaux... Observez ce que vous vous dites, vos affirmations et admettez qu'elles ne sont peut-être pas tout à fait juste, vous trouverez systématiquement des contre-exemples, nombreux, qui viennent ébranler vos certitudes... 
Alors pourquoi ne prendriez-vous pas la décision immédiate de croire davantage en ce qui est possible plutôt qu'en ce qui limite ? Puis de mettre en place - massivement - toutes les actions qui en découlent ? 
Je vous laisse à vos réflexions et n'hésitez pas à me solliciter pour un accompagnement qui pourrait bien ébranler vos certitudes.

Haut les Coeurs !

En recherche active

Indiquer "en recherche active" sur son profil


Comme vous l'avez probablement expérimenté par vous-même, il existe de nombreuses approches que l'on associe à la recherche d'emploi sur internet. 

Par exemple, que vous soyez en poste ou non, vous n'enverrez probablement pas les mêmes signaux aux employeurs potentiels. Ainsi, amusez-vous à saisir "en recherche active" sur votre page LinkedIn ou sur Twitter, et vous serez surpris du nombre impressionnant de personne préférant se présenter de cette façon plutôt que d'afficher leur expertise. En revanche, lorsque vous êtes en poste, c'est étonnant, mais vous ne marquez jamais "en recherche active", et affichez sereinement le poste ou l'expertise qui vous concerne. A la rigueur, vous indiquerez à l'écoute du marché, en veille, mais rien de terriblement explicite.
pourquoi mentionner "en recherche active" sur son profil est une erreur
John Batho - Présents et Absents

Arrêtons nous un instant sur le message "en recherche active". 
Pourquoi l'indiquer au fond ? Probablement parce que la situation de la personne nécessite un changement rapide, une urgence personnelle, financière à retrouver de la stabilité, un emploi pérenne. Celui ou celle qui est en recherche active annonce la couleur. Il est en demande, se mettant à la disposition de tout employeur, je n'ose dire quel qu'il soit, mais ce peut être le cas. Evidemment, dans mon propos, il n'y a aucun jugement, et je comprends tellement les personnes qui veulent rapidement obtenir un emploi. Je les comprends mais je n'adhère pas à leur stratégie. Je pense même qu'elle peut être contre productive pour une raison principale, la personne affichant un profil "en recherche active" est autocentrée, imaginant que les recruteurs, les employeurs n'ont d'yeux que pour elle. Faux archi faux bien entendu. 

Les recruteurs saisiront bien entendu l'objet de leur recherche, l'expertise convoitée, la fonction qu'ils offrent. Par conséquent, même si vous n'avez pas d'employeur en ce moment, prenez le temps de réfléchir aux mots clés qui caractérisent votre expertise, votre ancienne fonction, celle que vous recherchez, mais pensez, le cas échéant, à valoriser les secteurs d'activité - par exemple : "directeur commercial - biens de consommation de loisir", les spécificités techniques. Le titre est court, composé de 7 mots maximum, mais il ne laisse rien entendre de votre situation de "demandeur" d'emploi mais laisse la place à vos compétences.

L'autre message envoyé par ce profil type "en recherche active", c'est probablement une appétence à vous saisir de n'importe quel poste. Ce qui pourrait laisser entendre que la motivation, dans certains cas, est feinte, ou exagérée. Ce signal laisse présager - parfois, une préparation peu adaptée, trop large, floue, envoyant un signal négatif sur la capacité à conduire un projet de retour à l'emploi, même s'il est personnel.

Enfin, comme je l'évoquais plus haut, le candidat auto-centré, celui qui imagine que les mots clés de recherche des employeurs seraient "en recherche active", ce candidat risque également d'être centré sur son passé, sur ses expériences, lorsqu'il connaissait une certaine sécurité professionnelle - par sécurité, entendre zone de confort. Du coup, la recherche de son prochain job devient une véritable épreuve, en rupture totale avec son passé, une épreuve le plongeant dans une attitude de justification, justification de sa situation actuelle, de ses choix, non-choix, erreurs de parcours, davantage que de proposition de service, davantage que d'orientation vers ce qu'il pourra proposer à son employeur. Cette attitude a un coût énorme, celui de la santé morale du candidat, une santé évolutive en fonction du nombre d'entretiens décrochés... alors quand les résultats se font attendre, on peut dire que le moral n'est plus au beau fixe.
N'hésitez pas à solliciter Pôle Emploi sur cette préparation, n'hésitez pas à faire appel à un professionnel de l'accompagnement, comme moi, pour travailler cette posture, prendre le temps de vous poser, de réfléchir à votre stratégie de recherche et d'envoyer des signaux cohérents à tous ceux qui ne vous connaissent pas encore (les bougres !).

Lire aussi :

Le compliment qui fait mal : "Tu n'as pas changé !"

Tu n'as pas changé

"T'es toujours le même Pierre ! Tu n'as pas changé...!" ... M'a t'on dit récemment en affichant un large sourire. 

Je sais bien, j'aurais du me réjouir de ce compliment, imaginant que l'on parlait de mon physique, mais non, il s'agissait davantage de ma personnalité. Ainsi, selon cet ancien collègue de travail, je n'aurais donc pas changé entre aujourd'hui et 1994, date de notre dernière rencontre... Diable...

évoluer, oser, entrer en expansion
Tu n'as pas changé !

Cool, je suis resté jeune, pardon, nejeu... D'jeune ! Et en me replongeant dans mes souvenirs, pensant au chemin parcouru depuis tout ce temps, je suis arrivé à la conclusion que mon ancien collègue ne pouvait me faire pire injure, sans le vouloir, je vous rassure, en me félicitant d'avoir peu changé...

Je change tous les jours

Non, j'ai complètement changé, j'ai même tout fait pour évoluer, sortir de ma zone de confort, oser, tenter, explorer et passer des caps parfois douloureux en franchissant les limites que j'avais en tête. Toutes ces étapes, ces avancées m'ont changé, radicalement. Mes perceptions du monde n'ont cessé de se modifier au fil de mes expériences. Mes ressentis, de façon mécanique, ont évolué au gré d'expérimentations, mes envies se sont forgées selon les priorités, les situations traversées. Mes besoins ont sensiblement changé, passant peu à peu dans des dimensions plus intellectuelles ou spirituelles

J'ai exploré mon comportement, je l'ai adapté, tantôt bien, tantôt mal, tout cela a contribué à l'ouverture, ma réceptivité à la société, ma compréhension des autres, mon rapport aux autres. Encore aujourd'hui, je ne cesse d'observer mon environnement, de l'adapter à mes besoins, ceux d'aujourd'hui, à canaliser mon énergie autour d'actions totalement ancrées dans mes valeurs. Ces dernières, avec le temps, la réflexion, les erreurs aussi, je suis en mesure de mieux les cerner, les honorer sans être victime de mes sentiments, détectant plus aisément le poids d'une étiquette que je me colle sur le dos et qui m'encombre tellement...

Je ne suis plus le même

J'ai changé parce que je ne suis plus le même, tout simplement. 
Ce que je croyais, pensais, jurais, a évolué, s'est transformé en quelque chose de moins précis, de moins certain, de moins défini, limité. Au fond de moi, j'ai l'impression d'être comme le cosmos, en expansion... Attention, je ne parle pas de grandeur mais de mouvement permanent, de nouvelles limites que je franchis tranquillement, selon les circonstances.

C'est tout cela qui me fait dire que oui, j'ai changé, totalement changé et ce changement, inéluctable, plutôt que de m'y opposer, je l'accepte, je l'accueille et cela, c'est probablement la changement le plus important !