Le drame de l'entreprise narcissique

Je rencontre parfois des entreprises exaltantes... Une énergie folle se dégage de son personnel, de leurs initiatives, de leur comportement, une satisfaction permanente qui s'apparenterait, de loin, au bonheur absolu. 
Pourtant, j'y vois de temps en temps l'émergence d'un cynisme "positif", positif par sa forme et malheureusement pas par son fond, qui rejette toute idée contraire au dogme, à la vision collective. Cela pourrait s'apparenter à de l'autosatisfaction permanente, une foire aux bonnes nouvelles et aux initiatives qui confortent les décisions, les options, la voie à suivre dans laquelle tous les acteurs de l'entreprise sont priés de s'engager - librement bien sûr. Un peu comme si l'on passait au filtre rose l'ensemble des éléments qui constituent le socle décisionnaire de l'entreprise. 

Narcisse - Paul Dubois

A ce petit jeu, je connais un grand nombre de personnes qui se fatiguent... après avoir culpabilisé à l'idée de remettre (secrètement) en question les décisions stratégiques portées par la collectivité. L'aveuglement narcissique de certaines entreprises et de ceux qui les représentent (à tous les niveaux bien sûr) mène à l'endoctrinement, à la mise en avant systématique de stratégies dont le seul but est de révéler la qualité et le talent de cette même entreprise. 

L'image de cette dernière l'emporte au niveau collectif, davantage que sur sa réussite réelle. Je constate de plus en plus souvent, en écoutant certaines conférences d'entrepreneurs, en parcourant les pages d'accueil de certaines entreprises, le décalage entre la réalité du terrain et le discours porté et défendu par l'ensemble des acteurs de l'entreprise qu'ils représentent. 
De petites distorsions, des compromis avec la vérité, de petits arrangements qui déforment la réalité et encouragent de façon subtile ses ambassadeurs (ses employés) à participer au mensonge collectif alors que dans le même temps, elle revendique la mise en avant de valeurs telles que l'honnêteté, le courage, la confiance, la transparence... A l'image de certains de nos parlementaires défendant la rigueur fiscale, l'effort collectif et dont, tout le monde dans leur entourage, connait le comportement déviant. Il y a là plus qu'une dérive, un comportement dangereux et douloureux pour tous ceux qui participent de près ou de loin à son exaltation. 

La réalité du terrain, ce sont des résultats qui mettent en péril l'existence même de l'entreprise, des résultats que chacun, à son poste, à sa mesure, perçoit comme sombres, des résultats rarement exprimés - ou souvent trop tard - qui méritent de revenir à la raison.

Dans l'entreprise aveuglée par ses objectifs irréalistes, forcément très ambitieux, aveuglée par sa "Mission" que d'autres appellent la vision (Changer le monde, libérer les esprits, rendre heureux, etc, etc...), chacun contribue - à sa façon - à entretenir l'illusion, celle de toute une entreprise qui refoule les difficultés et paradoxes internes ou sociétaux. Beaucoup ferment les yeux sur leurs valeurs personnelles, entretiennent le "délire" pour éviter le rejet par un collectif dominant, la mise à l'écart systématique. 

Observez autour de vous, peut-être travaillez-vous pour ce genre d'entreprise, une entreprise qui met en avant ses valeurs collectives et humaines et dont chaque jour, vous constatez amèrement l'écart entre la réalité et le discours... 
La force affichée et mise en avant de certains groupes, entreprises, start ups, dirigeants, révèle au contraire une extrême vulnérabilité qu'un peu de responsabilité, de tempérance et de discrétion, d'encouragement interne à émettre une opinion, de capacité à faire machine arrière et de moins répondre aux sirènes de la vanité, permettront sans doute d'atténuer en regroupant toutes les idées et bonnes volontés, quelles qu'elles soient.

Quelle place les entreprises laissent-elles aux introvertis ?

Quelle est la place des introvertis (30 à 50% d'entre nous) dans l'intelligence collective et le collaboratif à tout crin ? C'est une question que je me pose souvent, tant l'exercice collaboratif semble devenir la solution miracle au bien-être en entreprise et au règlement de situations complexes. Notre monde est collectif et si vous n'adhérez pas au système gare à vous...

Selon certains, rien ne remplace la force d'un élan collectif, 1 + 1 = 3, l'échange, la mise en commun, la transparence, le décloisonnement, la responsabilisation par l'environnement et l'écosystème, la quasi immédiateté des traitements de réponses, l'open space, l'intranet, les CRM, les discussions instantanées sur messagerie, les groupes de discussion... tout cela abolit les distances entre collaborateurs, entre eux d'abord, mais aussi dans leur propre sphère intime, diluant confusément les barrières entre vie personnelle et professionnelle. 
Ce monde rapide, foisonnant, ultra stimulant, excité, bruyant parfois, cette mise à plat systématique et exposition à ses pairs convient à de nombreuses personnes, c'est du moins ce qu'elles prétendent, tant il est admis que la collaboration et le collectif sont des valeurs humaines, généreuses non égo-centrées. 


Se revendiquer solitaire, introverti, silencieux, timide, est devenu la tare professionnelle : "quoi, tu ne te reconnais pas dans l'intelligence du groupe ?". Je mets en garde contre l'overdose de collaboratif, contre ces travaux de groupe, cette exposition permanente qui éloigne de toute introspection, de toute authenticité aussi ou intégrité... Regardez bien autour de vous, peut-être en vous aussi : où sont passés les introvertis ? Personne n'ose aujourd'hui remettre en cause la force du collectif, les contradicteurs du "dogme pluriel" ont disparu, s'inclinant devant la loi du nombre ou du plus fort. 
Responsabiliser chacun au travers de l'engagement collectif est une erreur, une démagogie réduisant au silence tous ceux qui n'adhèrent pas au fonctionnement collectif et souhaite appartenir au groupe ou - au moins - ne pas en être rejeté... Avez-vous remarqué comme ce sont toujours les mêmes qui animent ou donnent leur avis ? Quelle est la place des autres ? 

Ne trouvez-vous pas qu'il existe un paradoxe incroyable entre deux phénomènes fort présents en entreprises : l'émergence du leadership dans la conduite de projets d'un côté et l'animation collective de ces mêmes groupes de projets...? Comment se fait-il que ces deux grandes tendances cohabitent en premières pages dans tous les catalogues de coaching et de formation de la terre ? Peut-être parce que certains abandonnent leur nature introvertie de peur d'être éjectés par le dogme collectif.

Quelle place laissent nos entreprises "libérées" aux solitaires et introvertis ? C'est une vraie question que je pose, car je suis intimement convaincu que les systèmes de gouvernance collégiaux se privent totalement de la force et de l'intelligence de ceux qui donnent le meilleur d'eux-mêmes dans l'analyse silencieuse, concentrée, dans la réflexion et le calme, dans l'esprit solitaire qui lui, ne répond en aucune manière ni aux pressions hiérarchiques, aux pressions des pairs, ni à la loi du nombre.

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Conflit relationnel : et si vous faisiez le premier pas?


"Quand mon collègue se décidera à être plus sympathique avec moi, alors j'arrêterai de lui faire la tête" Non mais dès fois ! Vous l'aurez remarqué, j'aurais pu prendre un exemple issu de nos vies personnelles, avec notre mari, notre épouse, nos parents, nos proches... Vous savez ce genre de relation qui fait bien souffrir parce que l'on attend que l'autre fasse le premier pas pour nous libérer du poids d'une relation tendue...

Ce genre de phrase que nous connaissons tous a l'immense faiblesse de laisser l'autre déterminer de notre état, nous rendant totalement dépendant de son humeur, de son comportement... Comme libre arbitre, il y a mieux, vous ne croyez pas ? 
J'ai une question pour vous, et si, faire le premier pas, vous permettait aussi de vous sentir bien ? Et si la générosité de votre comportement, outre l'effet qu'il aurait sur ce fameux collègue, avait également des vertus fantastiques sur votre propre bien-être... Bonne question n'est-ce pas ?

Savoir faire le premier pas
Gilbert Garcin - Les premiers pas - 2003

Ne vous arrive t-il pas de vous réjouir de vous être bien comporté, d'avoir donné quelque chose, de l'argent, de l'attention, du temps, de la façon la plus désintéressée qui soit, comme ça, par pure bonté y compris en faveur de personnes que vous ne connaissez pas et que vous ne reverrez probablement jamais ? Avez-vous constaté comme de faire une bonne action agit également sur nous-même, comme si l'on se libérait de quelque chose, satisfait d'être, sans rien avoir en retour. Comme un soupir d'aise, pour soi. Avoir un comportement généreux pour se faire du bien, ce n'est pas si gratuit que cela me direz-vous... Et alors, au fond, pourquoi me priverais-je d'un comportement qui fait du bien à tout le monde, aux autres commet moi, qui honore mes valeurs, me fait participer, contribuer, aimer, vivre... Le pardon a des vertus bien plus durables et positives que le coup rendu. 

Bien, reprenons... Afin de ne pas dépendre du comportement de l'autre pour vous sentir bien, vous décidez de faire le premier pas. Bravo, belle générosité, bel esprit dont l'immense avantage est qu'il vous procure par la seule action personnelle que vous entreprenez de flatter votre estime personnelle. Pour autant, et vous me donnerez certainement raison, il n'est pas garanti que l'autre personne, souvenez-vous, celle dont vous attendiez le premier pas, ne soit pas exactement dans les mêmes dispositions que vous... Vous faites preuve de générosité, sincère, mais pas elle, pas l'autre : la relation, malgré votre initiative est bloquée, tendue et toujours aussi désagréable.

Le premier réflexe serait alors de revenir en arrière et d'ériger à nouveau le rideau de fer entre vous deux : un coup vous soufflez le chaud, un coup vous soufflez le froid. Pourtant, je ne peux vous inviter qu'à garder le cap sur vos sentiments et besoins, exprimez-les, évoquez vos attentes, votre demande. Avez-vous conscience que vos attentes ne se devinent pas toujours ? Votre ressenti vous appartient et personne ne peut le contester, vous êtes dans la vérité, dans votre vérité et cela créé la sincérité de votre approche. Laissez la place au temps également... la seule chose que vous maîtrisiez pleinement, c'est votre comportement, jamais la réaction de l'autre... 

Ce n'est pas toujours très simple, je le reconnais, mais rien ne vous interdit de prendre un peu de distance et de limiter les rencontres, les échanges et faire en sorte, alors,  de vous préserver d'une relation toxique à laquelle vous avez souhaité apporter une issue bienveillante. 

Jouer au dur...

"On me considère comme un "tueur" en entreprise, assez distant et très autoritaire… J'ai même appris que mon surnom est "le Sergent"… comme le nom de l'auberge des Thénardier dans Les Misérables*".
Cela ne se voit jamais en entreprise mais Luc souffre de sa réputation, il est peu apprécié de ses collaborateurs, l'ambiance dans le service dont il est responsable est reconnue pour être travailleuse, concentrée, appliquée… silencieuse aussi… mais surtout glaciale. Du coup, les arrêts maladie y sont fréquents, les demandes de mutation nombreuses et les cachoteries deviennent systématiques et pesantes. 
Luc, connu pour ne ressentir aucune émotion, me confie son malaise, sa souffrance profonde, lui qui, tout au fond, est profondément sensible, affecté et touché par les autres. 

Icehotel - Jukkasjärvi


A cet instant, il m'explique son cheminement, le "combat" qu'il a du mener en interne pour faire sa place, lui, l'autodidacte venant de nulle part, pour gagner la confiance de ses supérieurs. Il s'est engagé au delà de ses forces, sacrifiant ses temps libres à la finalisation de dossiers sensibles, engageant toute sa personne au service de l'entreprise, qui du reste, l'a conforté dans son comportement en lui confiant davantage de responsabilité.
"Plus je m'engageais, plus j'étais intransigeant avec moi-même et plus je grimpais rapidement les innombrables échelons de l'entreprise !". Un cercle vicieux dans lequel la récompense des efforts s'appelle l'ascenseur social, une récompense payée au prix fort dans certains cas.

Lors de nos échanges, Luc est l'opposé de l'image qu'il véhicule dans son service. Il est jovial, sensible, courtois, il exprime librement sa sensibilité, baissant - pour une fois- le masque de l'intransigeance et de l'autorité… sa voix s'en trouve même transformée, plus ronde, plus douce, plus souriante également, plus délicate aussi. Rapidement, nous abordons des sujets plus intimes, ses joies, ses motivations personnelles, ses rêves, son enfance, ses craintes, le rejet qu'il redoutait tant chez ses parents, dans sa famille et chez tous les autres… Qu'il baisse la garde à cet instant nous a tous les deux beaucoup ému, son excès d'autoritarisme, sa tyrannie n'avait d'égale que la peur qu'il avait enfouie. L'expression dure qu'il arborait si souvent et depuis si longtemps en entreprise cachait une fragilité, une émotivité dont on l'accusait pourtant d'être dépourvu.

Ce témoignage fait écho à la lecture de "Objectif zéro sale con" ou bien encore "Petit chef ou Vrai patron," livres dans lesquels, ceux que l'on qualifie de "sales cons" doivent être rapidement renvoyés du service pour ne pas nuire à la santé générale de l'entreprise. 
Je comprends tout à fait ce principe que je ne partage absolument pas, (après tout, nous sommes tous les cons de quelqu'un, non ?), mais je défends l'idée que davantage que l'exclusion, une once de compassion injectée dans nos entreprises, permettrait à chacun de vivre pleinement sa fonction, avec émotion (eh oui, j'y crois encore !) et sensibilité sans jeu de rôle stérile (ou jeu de pouvoir) duquel ne ressort aucun gagnant. Je n'approuve pas le comportement de Luc (ni lui du reste), mais au delà de la tyrannie apparente, je perçois une profonde souffrance. Cette souffrance peut faire l'objet de ma compassion, même si je sais que ce mot n'est jamais employé dans le monde de l'entreprise. E,n tout cas, je sais que cette compassion sera toujours détectée par la personne que je considère comme étant "sans coeur".
Et vous, jouez-vous un rôle en entreprise ? Entrez dans les jeux de pouvoir ? Êtes vous la même personne dans la sphère personnelle et au bureau ? Que se passerait-il si vous étiez "authentiquement vous" dans l'entreprise, que pourriez-vous craindre ? 

J'accompagne de nombreux managers dans leur cheminement professionnel, n'hésitez pas à me contacter au 06 51 75 66 05, quelques séances de coaching constituent une opportunité formidable  d'observer sa carrière sous un nouveau regard. Haut Les Coeurs !

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* L'auberge des Thénardier s'appelle "le Sergent de Waterloo"




La mauvaise humeur est aussi positive !

Tout le monde fuit les grincheux, c'est connu ! Celui qui peste, grogne, fait la tête, soupire, gémit, exprime sa colère n'est pas forcément le compagnon rêvé, pourtant, les faits sont là, celui que nous fuyons comme la peste a probablement un esprit d'analyse et de concentration supérieur à tous les joyeux lurons que nous sommes, il obtient globalement de meilleurs résultats - cela me fait tout bizarre d'écrire ces lignes après avoir défendu l'éclat de rire !

Mince alors, y aurait-il des aspects positifs à entretenir une pensée négative ? Puis-je arrêter de culpabiliser si je ne me lève pas gai comme un pinson, irradiant de bonheur et de bonne humeur ? A l'heure du développement de la pleine conscience, de la méditation et du développement personnel contemplatif, j'ai le regret de vous informer que les ours mal léchés se concentrent plus facilement et observent avec davantage d'attention ce qui les entoure. La décontraction positive altère sensiblement notre capacité d'attention… 

et si la mauvaise humeur nous apportait son lot de bonnes choses ?
Les vertus de la mauvaise humeur

La morosité, le "grinchisme" décuplent naturellement notre vigilance, remettant en cause, ou doutant de la certitude par scepticisme ancré. Soyez sceptique et observez votre comportement : n'est-il pas plus réfléchi ? Plus lent ? Plus adapté et précis ? 

L'état d'esprit positif entraine une baisse de vigilance et d'attention, c'est probablement l'un des aspects les plus négatifs à cet état si clairement plébiscité ! La mémoire se dilue davantage et s'éparpille risquant d'entraîner la création de souvenirs faussés ou inexacts. Le grincheux, sceptique se laissera alors moins manipuler, demandant une argumentation solide pour prendre sa décision. 

Dans le monde professionnel, la mauvaise humeur peut être un atout déterminant - je sais, je ne vais pas dans le sens de l'histoire, mais que voulez-vous, tout comme vous, il m'arrive de rencontrer un nombre très important de personnes grincheuses. Selon les études de J. Forgas*, la construction d'une stratégie nouvelle, la remise en question de principes sclérosant sourirait davantage aux grincheux de tous poils. Arrêtez de lutter systématiquement contre la sinistrose, peut-être peut-elle nous apporter davantage que nous ne l'imaginons. Bien sûr, je ne parle pas d'état dépressif, pathologique, mais juste de ces accès de mauvais humeur qui nous culpabilisent tant dans cette société où le conformisme se veut forcément positif (l'économie de marché est du reste basée sur cet état d'esprit positif… quitte à prendre des risques spéculatifs abyssaux parce que l'on croit en l'idéologie positive) !

Dans nos entreprises de "winners", je croise bon nombre de commerciaux qui savent pertinemment qu'ils n'atteindront jamais les objectifs fixés par les actionnaires. "Nous allons droit dans le mur, mais il vaut mieux montrer qu'on y croit, sinon c'est la porte, surtout en ce moment !"… Alors, ils se rendent en masse en séminaire de coaching, en formation, pour "apprendre" à atteindre leurs objectifs, et obéissent à l'incantation positive pour, en fin d'année, essayer de comprendre pourquoi leurs objectifs n'ont toujours pas été atteints. Je caricature un peu, je le sais, mais interrogez les managers sur les injonctions paradoxales et vous aurez une idée du pouvoir destructeur de la pensée positive à tout crin.

Il se peut qu'une dose de scepticisme soit la clé d'une efficacité accrue. Je n'encourage pas à développer l'humeur négative, mais je n'encourage pas plus à épouser, coûte que coûte, le "politiquement positif". Repartir gonflé à bloc n'est pas la solution la plus efficace, apprenons à détecter dans notre mauvaise humeur des opportunités précieuses d'analyse, dans notre cher scepticisme, une force créative jusque là ignorée et volontairement combattue, un véritable drame… La tempérance, arrêter de lutter pour devenir un autre, accepter ses bons côtés, comme ses facettes les plus sombres semble finalement plus approprié que de se concentrer uniquement sur la magie du positif… 
Un équilibre dans lequel l'optimisme et la motivation laissent parfois la place à la prudence et à la mauvaise humeur apparait fondamentalement plus efficace que toute idéologie positive, assénée de gré ou de force ! N'oublions pas qu'accepter et reconnaître sa part d'ombre est l'une des clés de l'estime de soi, nous engageant dans le cercle vertueux d'un mieux-être, généralement positif celui-là… :)


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A quand remonte votre dernier grand éclat de rire ?

Vous autorisez-vous à rire ? Oui, vous avez bien lu la question, vous arrive t'il de glousser, de pouffer, de rigoler, d'exploser de rire, à gorge déployée, de rire comme une baleine, d'être plié en deux, d'être tordu de rire, de rire aux éclats, en vous tenant les côtes, de pleurer de rire, d'essuyer vos larmes de rires en poussant un long soupir d'apaisement, secoué par quelques spasmes difficiles à calmer… :)

15 minutes de marche équivalent à 1 minute de rire :)
À quand remonte votre dernier grand éclat de rire ?

Le rire serait le propre de l'homme selon Rabelais, bien qu'il soit prouvé que nombre d'animaux rient également. En revanche, se forcer à contenir un rire, un réprimer un sourire, à faire "bonne" figure plutôt que d'exploser de rire serait, pour le coup, le propre de l'homme. 
Le rire est une expression de joie, en tout cas, il crée ou entretient un sentiment de joie, or, cette joie est parfois bien contenue (pour ne pas dire réprimée), ou non autorisée dans la sphère personnelle, familiale ou professionnelle… Vous souvenez-vous d'avoir explosé de rire lors d'une réunion de travail ? Pourtant, les occasions sont nombreuses, vous ne croyez pas ? En fait, nous apprenons dès notre plus jeune âge à rire - ou pas - selon les circonstances, selon les endroits. Cet "apprentissage" prend parfois des allures de contraintes, rire n'est pas poli, c'est la marque de ceux qui ne se contrôlent pas, de ceux qui ne maîtrisent pas leurs émotions, de ceux qui se donnent en spectacle… Du coup, grandissant dans une culture aussi contenue, bon nombre de personnes parmi nous n'osent rire, de peur du ridicule et de l'image qui sera véhiculée.

Seulement voilà, dans une société qui raffole des expériences émotives les plus fortes (souvent générées par des comportements extrêmes ou des achats), on en oublie les plus simples : rire spontanément sans crainte d'être jugé. Montrer sa joie de vivre ne passe malheureusement plus que par l'étalage de ses succès sur les réseaux sociaux en oubliant la plus élémentaire des manifestations de joie : le rire.
Nous recherchons toutes sortes de drogues, subterfuges pour nous autoriser à exprimer ce qui est en nous et dépensons des fortunes pour libérer cette émotion innée chez l'homme. C'est dommage, vous ne trouvez pas ? 

A quand remonte votre dernier grand éclat de rire ? Le rire détend et constitue une réserve formidable de bénéfices tant physiologiques que psychiques. Il réunit, soigne, apaise, oxygène, il masse, il stimule, la liste est sans fin… Une minute de rire équivaut à 15 minutes de marche, une véritable réserve d'énergie pour tous ceux qui le pratiquent et pourtant, regardez bien autour de vous, voyez vous des gens rire ? Vos collègues, votre famille, ceux qui vous inspirent ? Vous faut-il un verre (ou plusieurs) d'alcool pour commencer à vous dérouiller et moins craindre le regard de l'autre ? Vous sentez-vous libre de rire ?

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Chimère relationnelle : "l'autre pense comme moi"

"J'en ai marre de ce mec, il n'a toujours pas compris que j'attends autre chose d'une relation…". Aïe, voilà un couple qui semble bien fragile, des relations difficiles et frustrantes entre adultes responsables. Cela vous rappelle quelque chose ? Pour ma part, cela me renvoie à quelques disputes (rien de grave, je vous rassure !), reprochant à l'autre de se comporter d'une façon inadaptée, répondant si peu à ce que j'imaginais comme étant bon pour notre (surtout le mien) fonctionnement, notre (surtout le mien) épanouissement.

Seulement voilà, je me surprends à attendre de mon conjoint qu'il devine ce que j'ai imaginé, ce que je pense, et alors là, évidemment, je ne connais que la frustration et la colère. Par quel miracle, la personne étant en face de moi (mon conjoint, mais aussi mon collaborateur !…) pourrait elle deviner la teneur de mes pensées, de mes attentes, si à aucun moment, je ne lui exprime clairement… Voilà le drame de bien des échanges tronqués, des jugements catégoriques : 

"je juge celui qui est en face de moi comme étant incapable de répondre à mes attentes et de satisfaire mes besoins"

Nous projetons toutes nos attentes et besoins chez les autres
Chimère relationnelle : "l'autre pense comme moi"

L'autre, mon conjoint, mon collègue,  devient le seul responsable de mon insatisfaction, je l'assomme de critiques acerbes (ou de pensées assassines- gnarf, gnarf), histoire de le réveiller un peu et de lui faire prendre conscience de mon malheur, peut-être réagira t-il… s'il m'aime vraiment (ou s'il comprend combien je suis important)…
A cet instant, tout ce qu'il entreprend est scruté, passé au laser. Je me concentre uniquement sur ses actes, sur ses manquements, sur tout ce qui me sépare au quotidien de mes besoins.

Le besoin n'est pas une valeur. Le besoin nous met en contact avec ce qui manque, intimement, qu'il soit primaire ou secondaire. Tout est question d'intensité, selon l'environnement de la personne, selon notre fragilité aussi.  
Nous avons cette fâcheuse tendance à projeter nos attentes sur les autres, imaginant qu'ils sont animés par les mêmes besoins, notamment relationnels. Je lisais récemment une célèbre étude de Lee Ross démontrant que nous imaginons très, trop, facilement que nos interlocuteurs pensent de la même façon que nous. Cela s'appelle "l'effet de consensus", nous évaluons la conduite des autres à partir de notre propre attitude ou de nos attentes.

Pourtant, nos besoins ne sont pas tellement différents d'un individu à l'autre, nous avons tous besoins de boire, manger, de nordir notre affectivité, etc, etc… (la liste des 14 besoins fondamentaux de Virginia Henderson est ici), ce qui varie entre nous, c'est l'intensité, la forme de nos réponses, de nos cultures et bien souvent, les ressemblances dissimulent complètement les nuances si chères à nos attentes les plus intimes. 
Le dernier point qui pimente la satisfaction de nos besoins, relationnels notamment, c'est que ces derniers fluctuent ou évoluent en fonction de nos expériences personnelles, en fonction de la satisfaction d'autres besoins vitaux (le fait de ne pas avoir peur de mourir de faim par exemple, ou d'avoir un toit sur la tête, permet de se concentrer davantage sur la satisfaction d'un besoin affectif ou relationnel ou encore culturel… Le passage au besoin supérieur ne me parait pas automatique mais disons que l'environnement agit beaucoup sur son intensité).

Selon Marshall Rosenberg, un bon moyen de casser le cercle vicieux de la relation accusatrice, consiste à savoir exprimer :
a- ce que l'on ressent : "je me sens triste…" parce que le ressenti est le nôtre et qu'il n'est pas systématiquement partagé (eh non, le monde n'est pas à notre image !).
b- … à telle occasion : "lorsque je vois que tu n'as pas sorti la poubelle…". Bien distinguer ce qui déclenche le ressenti négatif
c- … puis à exprimer ses attentes, ses besoins : "parce que j'ai besoin de vivre dans une maison propre…" ou "parce que j'ai besoin d'un partage des tâches plus équilibré…", ce besoin là, cette attente est la cause du ressenti négatif, et cette cause nous appartient totalement, pas à l'autre.

Pour résumer, et cela vaut autant dans nos relations personnelles que professionnelles, arrêtons de penser que tous les autres voient le monde comme nous et apprenons à exprimer nos attentes, nos besoins car eux-mêmes sont la seule cause d'un malaise personnel. 
Enfin, si les attentes de l'un et de l'autre ne sont jamais comblées au sein d'un couple, ou dans son emploi, peut-être envisager de mettre un terme à une relation peu épanouissante ! Mais là est un autre sujet !

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L'importance du plan B

"Je ne m'autorise pas d'autres horizons que celui que je me suis fixé, il est vital pour moi d'atteindre mon objectif…"
Voilà ce que j'appelle se mettre la pression ! Entre nous, je ne suis pas convaincu de l'efficacité d'un tel discours que je crois profondément déséquilibrant et source infinie de frustration, surtout si tout ne se passe pas comme prévu. Je crois davantage aux vertus du Plan B, quitte à décevoir les adeptes de la loi de l'attraction, de la pensée positive et de l'optimisme à tous crins. 

La réalisation d'un objectif ambitieux nécessite de mettre en place une série de remparts destinés à rendre vos avancées plus conformes à la réalité et à vos capacités. Cela revient à créer sa propre stratégie dans laquelle, les hypothèses de contretemps, d'échecs, de difficultés seront intégrées ou envisagées… pour ne pas tomber de trop haut quand (et j'élimine le "si") elles se présenteront.

J'ai en tête l'exemple d'entrepreneurs qui débutent une activité avec passion et enthousiasme et qui, douloureusement, se réveillent un jour en constatant que les objectifs (financiers et commerciaux surtout) qu'ils se sont fixés en adoptant la positive attitude et le renoncement à toute forme d'échec, les mènent droit dans le mur… Ils n'avaient à aucun moment envisagé que les choses puissent tourner différemment que ce que leur impose l'optimisme… pour finalement renoncer à poursuivre leur ambition.
Que se passe t-il si mon plan A ne fonctionne pas ? Qu'est-ce qui pourrait alors constituer une bonne sortie ?
L'importance du plan B

Tout d'abord, rappelons que l'immense majorité des entreprises qui se créent ne s'appellent pas Apple ou Instagram. Pourquoi cette précision ? Parce que je rencontre trop de créateurs  dont le véritable objectif est une vie facile, si possible rapidement, "dès que tout tournera correctement, je lèverai le pied".  D'autres encore sont tellement figés dans les clichés véhiculés par les médias qu'ils en oublient les facettes moins glorieuses
L'idée de ce succès presque immédiat, facile, est une chimère qui déforme complètement nos esprits et nous entretient dans un rapport schizophrène, notamment lorsque contre les résultats les plus alarmants, nous maintenons une inconscience douce nommée optimisme ou pensée positive. 
Le succès n'est rien d'autre qu'une conséquence possible, la conséquence d'efforts - le point commun entre tous les entrepreneurs à succès n'est pas l'optimisme mais la capacité de travailler plus que d'autres - entrepris dans le réalisme pur des fins de mois difficiles, notamment lorsque l'activité peine à progresser.

L'absence de plan B a un effet dévastateur, il fige notre cerveau dans un schéma unique et il restreint notre capacité à élargir nos horizons en nous ouvrant aux idées du monde entier. A trop savoir ce que l'on veut, nous formatons notre attention sur une hypothèse sans embrasser l'ensemble des options et possibilités qui nous sont offertes. Se concentrer sur un seul objectif est bien entendu utile, mais gare aux premières déceptions et à l'absence de réactions envisageables faute d'ouverture aux autres mondes, ceux qui n'appartiennent pas au spectre de l'objectif.

La personne qui lance son activité traverse plusieurs âges, au fil des années, elle construit son apprentissage en s'ouvrant totalement à ce qui l'entoure, en absorbant ce qui pourrait lui être utile, en ouvrant au maximum ses capteurs. Avant d'entrer dans l'âge de la maturité, elle découvrira l'énergie de l'enfance ou de l'adolescence, mais cet âge est également celui de la modestie, celui de l'absence de toute suffisance adulte, de toute déformation stérile et nuisible, un âge de dépendance aussi, une dépendance à l'échange avec les autres… et pour cela, ne pas avoir les idées arrêtées est une excellente méthode !

Une entreprise dont le succès semble immédiat (c'est en tout cas la façon dont l'entreprise a choisi de communiquer) a toujours son petit secret, cette partie que le grand public ne connait pas (les insomnies de l'entrepreneur, une aide financière conséquente de la famille par exemple, une idée empruntée, des relations complexes, une communication basée sur le fantasme…). 
Les autres construisent leur succès :

  • au fil des années, 
  • à force de résistance, 
  • de modestie, 
  • de volonté d'apprendre
  • de créer, 
  • d'abnégation parfois - vous savez, ces patrons solos qui triment pour tirer un petit revenu après avoir payé leurs salariés (on est loin de l'optimisme béat, non !)
  • en utilisant leurs échecs pour corriger
  • en construisant doucement sa trajectoire, pas à pas


Le plan B, vous l'avez compris est l'élément qui permet en toute circonstance de rester en mouvement pour atteindre un objectif d'accomplissement, de réalisation de soi. Il prend en compte la réalité d'une activité, la possibilité d'un échec ou d'un "plan A" mal ficelé. Ce plan B est très simple à envisager, il s'agit de répondre seulement aux deux questions suivantes : "Que se passe t-il si mon plan A ne fonctionne pas ? Qu'est-ce qui pourrait alors constituer une bonne sortie ?". Le plan B est l'un des meilleurs remèdes contre l'insomnie et le mal-être permanent, celui dont vous n'entendez jamais parler sur les réseaux sociaux !

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Je ne cesse de me poser des questions...

"Je ne cesse de me poser des questions, je n'arrête pas, tout est prétexte à une cogitation sans fin, un remue-méninges lancinant duquel rien ne sort…aucune réponse, des questions, rien que des questions...".
Cela vous rappelle quelque chose ? Des moments de rumination, ceux pendant lesquels vous broyez du noir, mangez le négatif à la louche…

Dans ce témoignage, un mot est fondamental, absolument fondamental : c'est le mot "questions". Selon la nature des questions que vous vous posez, vous orientez votre personne, vos émotions vers un type de ressenti, ici, un ressenti négatif plaçant la personne en situation de souffrance.

Le meilleur moyen de changer son état d'esprit est de se poser un autre genre de questions, changer de perspective pour aborder une situation, jusque là inextricable, sous un autre jour, avec une énergie personnelle différente (si possible meilleure, hein !). 
Je vous propose de vous inspirer de ces quelques nouvelles questions qui changeront des "Que vont penser les autres de moi ?", "Qu'ai-je donc fait au bon Dieu ?", "Pourquoi (encore) moi ?", "Comment vais-je me sortir de ce p… de b… de m… ?" et vous permettront forcément de prendre un peu de distance et d'éclairer votre chemin :

… se poser les bonnes questions

1- Quels sont les faits ? Concrètement, que se passe t'il ? Quelle est précisément la situation et en quoi constitue t'elle un problème ? Il arrive que l'on ressasse une situation délicate en perdant de vue les faits et en s'éloignant de toute objectivité… Vous savez, cette objectivité qui nous rend responsable de nos actes (et surtout de nos non actes)…

2- Qu'ai-je fait pour résoudre le problème ? Qu'ai-je mis en oeuvre, concrètement ? Une situation parait parfois plus insurmontable qu'elle ne l'est en vérité. Méfions nous de nos a priori, ceux qui répondent aux "je ne suis pas à la hauteur", "je suis trop vieux", "je n'ai pas le droit…". 
Je suis souvent très surpris de constater que nous sommes pétris de certitudes qui ont tendance à nous emprisonner dans l'immobilisme, malmenant par la même occasion une estime de soi chancelante..

3- Et si la situation que je traverse aujourd'hui s'avérait être une merveilleuse opportunité pour l'avenir ? Que faudrait-il concrètement pour qu'elle se transforme en aubaine ? Par exemple, une baisse de mon activité peut se transformer en période faste d'apprentissage, de formation aussi; elle peut s'avérer être un excellent moment d'écriture, prendre de l'avance sur mon blog, construire de nouvelles formations, etc… 
D'une situation problématique, j'envisage de la traiter comme une opportunité à part entière, parce que d'une certaine façon, elle est également composée de potentiels si je m'autorise à les voir.

4- La situation actuelle aura t'elle de l'importance, un impact sur ma vie dans 5 ans…? Cette question est particulièrement efficace dans les conflits relationnels ! (Vous pouvez tester cette question à l'échelle d'un an, d'un mois, d'une semaine parfois !). 
Souvenez-vous, au pied du mur, le mur parait toujours plus grand ! Prendre une fusée pour observer de très haut une situation complexe est un des moyens les plus efficaces pour relever la tête, relativiser et clarifier une situation difficile.

5- Et en ce moment, qu'est-ce qui me stimule particulièrement ? Qu'est ce qui me procure du plaisir ou de la joie ? Cela vaut peut-être la peine d'observer - aussi - ce qui va bien autour de soi, les gens que l'on aime, une petite brise (une petite bise aussi), un vêtement, une lecture stimulante, la perspective d'un repas entre amis, une sortie, un rayon de soleil, l'apprentissage d'une nouvelle compétence… Quelle est mon activité préférée en ce moment ? Que m'apporte t'elle ? Quel effet a t'elle sur moi ? Comment pourrais-je consacrer davantage de temps à cette activité ?

6- Enfin, puisque certaines questions ont tendance à nous faire tourner en rond, je vous propose de stopper net : Quel engagement suis-je prêt à prendre ici et maintenant pour sortir de cette impasse ? Cet engagement, je vais l'écrire, le signer, le dater et le lire, aussi souvent que nécessaire… Je vous rassure, il ne s'agit pas d'agiter sa baguette magique mais davantage de se mettre en mouvement pour soi, simplement en complétant une information (voir le point 1), en contactant une personne dont les conseils peuvent s'avérer précieux, en engageant une première action très concrète (des faits, des faits, des faits !) qui forcément aura un impact sur ma perception de la situation…

Si vous souhaitez mettre en place un cadre de réflexion orienté vers l'action et la mise en mouvement de vos projets personnels ou professionnels, je vous invite à me contacter au 06 51 75 66 05 ou bien par Skype : HLC-France. Quelques séances de coaching permettent de clarifier une situation confuse. A très vite !

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La santé de l'entreprise passe d'abord par celle se son dirigeant

Je viens d'apprendre une triste nouvelle, le décès d'un dirigeant d'une petite entreprise dans un accident de la circulation, entraînant par la même occasion la fermeture inéluctable de la société et le licenciement d'une quinzaine de personnes. Pas très gai tout cela. 

Pourquoi cette introduction ? Parce que je trouve que les responsables d'entreprise, notamment les plus petites, font preuve d'irresponsabilité en jouant à ce point avec leur santé, leur énergie, engageant un véritable bras de fer avec leurs limites physiques et morales. Beaucoup de mes clients sont des personnes qui "n'ont pas le temps", qui courent constamment, écrasés par la charge de leur activité, l'engagement disproportionné qu'ils investissent dans leur entreprise. Aucun répit, une galopade constante les éloignant de toute baisse de rythme, des réponses aux mails le soir, des rendez-vous organisés par leurs assistants, la gestion du personnel, l'inquiétude du carnet de commandes s'effritant dangereusement, la volonté de transmettre un patrimoine réduit au fond de commerce chancelant… Le poids de la responsabilité solitaire parfois difficile à assumer. 

mise en danger de l'entreprise par la mauvaise santé de son dirigeant


Henry Ford affirmait que les deux choses les plus importantes n'apparaissent pas au bilan de l'entreprise : sa réputation et ses hommes, j'ajouterais qu'une troisième est primordiale : la santé de son dirigeant dont dépend directement sa pérennité et son avenir. Pourtant, nous connaissons tous ces responsables qui, tard le soir, règlent les affaires courantes de la société, emportent avec eux leur lot d'insomnie, de stress, négligeant les examens de santé, organisant des traversées de l'hexagone durant la nuit pour optimiser leur journée, nous connaissons tous ces managers qui préfèrent avaler un sandwich en voiture, ingurgitant des hectolitres de café… Ceux qui tous les matins campent à Orly pour prendre le premier avion..
On s'intéresse beaucoup, à juste titre, à la santé des salariés, leurs conditions de travail, leur état général, je constate au quotidien, que peu s'intéressent à la santé des dirigeants d'entreprise, notamment celles qui comptent peu de salariés.

Les bourreaux de travail nuisent à la santé de l'entreprise mais les dirigeants qui tirent sur leurs limites physiques et psychiques mettent carrément la survie de leur société dans la balance. Un pépin de santé et l'entreprise ferme. Sous cet angle, vous serez peut-être d'accord avec moi pour reconnaître que le capital le plus important de cette dernière devient donc la santé de son dirigeant.

Je travaille au quotidien avec des responsables d'entreprises dont le principal leitmotiv de nos premiers entretiens est "je n'ai pas le choix". Au cours de nos échanges, ils acceptent de poser leur cuirasse pour prendre un peu de recul et reconsidérer leur rythme, leur santé, leurs relations aux autres, leur relation au travail, au sens de la responsabilité, ils déterminent souvent qu'une existence d'autres choix est envisageable… mais surtout, ils apprennent à apprécier leur relation à eux-même, acceptant l'idée de poser quelques limites personnelles pour renouveler une énergie non durable. Un coach, ça sert aussi à faciliter cette prise de distance. Vous sentez-vous concerné par ce rythme incontrôlable ? Faites rapidement un point, il se peut qu'au delà de votre santé, vous ne mettiez irrémédiablement votre entreprise en danger. Contactez moi au 06 51 75 66 05.

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