Retrouver le plaisir de se lever chaque matin...

Collectionner les vents

Savez-vous ce que je collectionne depuis tout petit...? Les vents. Oui, je suis un collectionneur de vents et j'en ai fait mon métier. J'en entends certains rire sous cape et pourtant, aussi loin que je me souvienne, les vents, quels qu'ils soient m'ont toujours fascinés.

une activité que je vous encourage à développer
Collectionner les vents

N'avez-vous jamais ressenti la présence tangible de cet invisible souffle sur votre visage ? Etonnant comme ce qui ne se voit pas, ce qui ne se sent pas produit un effet palpable, concret sur tout ce qu'il touche. L'invisible est bien plus fort que ce qu'il laisse supposer. Le vent est varié, forcément unique. Il existe par la différence, le contraste, l'écart entre deux mondes, deux températures généralement. Il existe par une mécanique implacable, rigoureuse, une perte d'équilibre qui le met en mouvement. J'aime cette image, c'est l'équilibre vacillant qui créé le mouvement nommé "vent".

Les vents sont uniques par leur intensité, du souffle murmuré à la bise léchée en passant par la puissance de la tempête. Selon son humeur, ses capacités, il varie, se transformant en douceur rafraichissante ou bien en furie que rien n'arrêtera. Nous le nommons de façon poétique, imagée, légendaire, du Diablo californien à l'Harmattan sec africain, des noms qui font voyager... et le voyage, quel qu'il soit, est toujours l'aventure personnelle. Le vent est porteur d'aventures, de mouvements.. c'est en cela qu'il mérite d'être collectionné. 

Bien entendu, par collection, n'imaginez que je le bloque dans un bocal, non, il mourrait aussitôt. Non, l'idée de la collection, c'est de le reconnaître, de sentir en lui toutes les nuances dont il est chargé, son histoire, son intensité, sa destination... Aussi impétueux que changeant, rien ne peut apprivoiser le vent, sauf un courant d'air disparaissant au claquement d'une porte. Ne vous êtes-vous jamais posé la question de savoir quel était le parcours suivi par ce vent en provenance de la mer, cet air rempli des embruns qu'il a collecté au fur et à mesure de son périple ? Qu'a rencontré ce vent glacial balayant les rues de New-York en plein hiver, cet autre souffle chaud venant du Sahara et transportant avec lui des tonnes de sable rouge ? Ne vous demandez-vous quels paysages il a caressé de sa transparence, quels pollens a-t'il emporté avec lui...? Le vent existe parce qu'il me touche, parce qu'il n'est que mouvement et ce contact me livre la richesse de son chemin, de son expérience.

Que peut-on faire de ce vent collectionné... Tout d'abord, s'en nourrir, ouvrir la bouche et goûter ses épices, ses pollens transportés, ces âmes véhiculées. Se nourrir de son expérience et la laisser nous envahir. Le vent est chargé de tout ce qu'il a touché et j'aime imaginer qu'il emporte aussi une partie de moi vers d'autres cieux, vers d'autres collectionneurs, vers d'autres horizons. Au fond, qu'emporte-t'il de nous, quel pollen invisible transporte t'il sur des distances improbables ? Qu'aimeriez-vous qu'il retienne de votre personne pour le partager partout où il volera...? Peut-on imaginer que ce qu'il retient de nous et délivre sur son périple puisse aussi germer quelque part, un souffle d'âme qui se répand par le mouvement du vent...

Fort heureusement pour le collectionneur, le vent s'observe de différentes façons, sous différents angles : 
- Le plus évident mais pas toujours le plus simple, c'est de lui faire face, debout, courageusement, en observant objectivement tout ce qu'il contient, tout ce qu'il procure... Peut-être sera t'il dur de rester droit mais à tout moment, un répit est possible.
- Le plus souple consiste à se plier sous le vent et l'observer par derrière, le regarder partir, longuement pour un jour, peut-être lui faire face et le voir arriver.
- Enfin, la troisième méthode, celle que je préconise, celle du collectionneur averti, c'est d'utiliser ce vent comme d'un moteur pour se mettre à son tour en mouvement, à l'image d'une voile s'emplissant d'un souffle salvateur. Un vent que l'on peut observer depuis son mouvement est toujours plus serein, c'est alors qu'il livre toutes ses légendes personnelles...

Vous l'avez compris, les collectionneurs, c'est nous tous. Le vent, c'est le mouvement, notre propre  mise en mouvement, le passage d'un avant à un après, la richesse d'un contraste, d'une décision. Je vous souhaite que le vent vous porte là où vous pourrez vous délecter de ses richesses. Haut Les Coeurs !

Méditation de plage... ou d'ailleurs

Ça y est, j'y suis.... je ferme les yeux et m'allonge sur ma serviette de plage...

méditer en toutes circonstances, y compris à la plage
Méditation de plage
Ce que je ressens.... Ma tête, d'abord, ou plus exactement l'arrière de ma tête, posé sur un petit coussin moelleux, mes cheveux bougent au gré de la bise estivale. Je sens, sous mon dos à plat, le tissu durci par l'eau salée, rapidement séchée au soleil. Plus bas, au creux des reins, deux galets bossellent ma couche, des galets ronds qui ne me gênent pas. Je les sens, c'est tout, comme deux petits pois qui me permettent de situer mon corps sur cette immense plage. De chaque côté de mon corps, mes mains plongent dans le sable que je fais couler entre mes doigts, doucement... comme un sablier qui décompte le temps. Je pourrais presque compter tous les grains que je libère. Mes doigts ne s'enfoncent pas profondément et restent en surface, baignés de sable chaud...
Mes mollets, eux, sont posés sur le sable et s'enfoncent dans une petite cavité tiède. Le bas de mes jambes créé une passerelle, sous laquelle s'engouffre le vent timide, jusque mes talons solidement ancrés et posés sur la surface chaude de la plage.
Je sens le vent tiède caresser mon corps, portant de temps en temps quelques grains de sable perdus, venant picorer délicatement un autre genre de grain, celui de ma peau... 
Mon corps se laisse aller, je lâche prise...

Sous mes paupières fermées, je perçois la lumière du soleil, rose, avec de petits filaments qui bougent au gré des battements de mon coeur. De temps, en temps, la couleur change, s'obscurcit selon le passage d'un oiseau, peut-être d'un ballon ou d'un promeneur intrusif... 


La chaleur du soleil est différente selon les parties de mon corps, qu'elles soient à l'ombre ou non. Je sens mon front dorer tandis que mon ventre est chauffé sur sa partie gauche, et rafraichi par le vent sur la droite. Ma plante des pieds chauffe délicieusement pendant que mes coudes plongent dans la fraicheur du sable mouillé, plus loin, sous la surface. Quand le vent cesse, je profite de ressentir chaque partie de mon corps exposée au soleil, toutes en même temps.

Je l'entends ce vent, il siffle dans mes oreilles selon son intensité et porte à moi les sons de la mer, ce mouvement continu de vaguelettes s'offrant mollement au sable de la plage.. Un son rythmé, saccadé, parfois interrompu par une vague plus puissante dont l'écume résonne longuement sur les quelques pierres mouillées et immédiatement séchées. Les galets s'entrechoquent mollement, créant une sonorité vibrante, profonde, grave, tandis que les cailloux moins volumineux roulent sur le sable, offrant à mes oreilles leur frottement doux sur la matière.
De cette berceuse rythmique s'échappent des cris, des cris d'enfants, au loin, qui jouent, courant à toute vitesse dans l'eau dans des éclats de rire et des splash sonores.. J'entends les parasols fragiles qui caquettent au gré du vent alors que mon voisin tape frénétiquement du plat de son petit râteau édenté sur le fond d'un sceau en plastique fané pour, je l'imagine, faire sortir un pâté de sable chancelant...

Cela sent l'iode, le sel chauffé sur une plage de galets et de sable, une odeur acre et fraiche, épicée et molle. Tout cela à la fois. Les galets autour de moi ont une odeur de chaud, de pierre chauffée continuellement par un soleil maritime. Parfois, c'est l'odeur du sable mouillé qui vient jusqu'à moi, un sable dur, frais, lavé de son indolence par une eau vive, chargée de sels. Plus rarement, je perçois l'odeur d'une crème solaire vanillée ou plus exotique, aussi volatile qu'étrange dans cet univers marin.

Sur mes lèvres, je sens le goût acidulé de mon dernier bain de mer, mes lèvres ont un goût de sable chaud, de sel, de soleil. J'ai l'impression que le vent a aussi un goût, celui d'un long voyage à travers la planète, emportant avec lui tout ce qu'il a approché, et me l'offrant sans réserve. J'aime le goût du vent, il est toujours différent et chargé de ses propres rencontres, forcément uniques.

Ce que je fais... Je me détends, je me repose, je m'abandonne à la contemplation d'un moment riche en sensations. Je me découvre, là, posé sur ma serviette, je découvre mes trésors de perception, mes antennes, mes radars. Je me fais homme de perception, totalement disponible à moi-même, à l'extérieur. Je m'observe, de l'intérieur, sans jugement et me laisse libre de ressentir, sans aucun filtre, sans aucune croyance particulière. Je recharge mes batteries personnelles, puisant dans le soleil toute la chaleur qu'il m'offre, je le remercie au passage, la gratitude m'envahit, celle d'être ici et maintenant, capable d'apprécier cet instant magique. Je développe ma sensibilité, ma sensorialité, je déglutis et me régale... 

Ce que je pense... Je pense que je suis heureux de me poser, enfin, que je n'ai pas envie de surveiller mes enfants, ni de lire, ni de dormir.. Je pense à tout, à rien, Je pense que je pense. La plupart du temps, je pense que je n'ai aucune envie, ni de besoin à satisfaire, je suis là, sans la moindre pensée particulière. De temps en temps, je pense au mot "merci", au mot "souffler" aussi... Je n'ai aucun projet en cet instant, sauf celui de jouir longuement et simplement de cet instant, d'en tirer, sans me forcer, tout ce que je peux trouver de magique sur cette plage...
Ah oui, juste avant d'ouvrir les yeux, me vient un flash, je me vois dans mon bureau aux murs blancs, clair, lumineux, posé sur la table en chêne doré, à côté des mes sièges en cuir brun, mes avant bras posés sur le bois tendre, mes doigts appuyant sur les touches en plastique de l'ordinateur... J'entends de mon siège les cris de mes enfants jouant dans le jardin, le chant des oiseaux dans la vigne qui recouvre l'une des façades de notre maison, le cliquetis des touches et j'imagine que je partage avec vous les sensations que je connais sur cette plage.. Je vais essayer de m'en souvenir parce que je tiens là un sujet d'article qui me tient à coeur... :)

Le Coaching Politique

Le Coaching Politique by HLC Conseils

"Tiens, il faudrait que je rejoigne cette association caritative en bas de chez moi..." ou bien "j'adorerais faire partie du conseil municipal et prendre part aux décisions de la cité"... Certains le pensent, et d'autres, moins nombreux, le font.

HLC Conseils accompagne les élus et les candidats dans leur engagement public
Le Coaching Politique by HLC Conseils www.elus-et-candidats.com

Il se trouve que je vis un privilège exceptionnel en côtoyant des personnes qui, un jour, décident de franchir le pas et de s'engager dans la vie publique, sans autre ambition que de contribuer à la société et de participer au mieux-être de chacun. Ces personnes sont nos élus, nos représentants, ceux qui siègent au conseil municipal de votre ville, au Conseil Général de votre département, au Conseil Régional, à l'Assemblée Nationale... 
Des personnes souvent anonymes, très éloignées des flashes et des paillettes médiatiques pour créer une proximité, un lien entre nous tous... 
Combien d'heures passées en fin de journées au sein de commissions techniques, financières, combien de réunions les week-ends, de permanences, de disponibilités ! L'engagement dans la vie publique, ou la vie politique, est un engagement tout court, total et bien souvent sans concession.

HLC Conseils accompagne certains de ces conseillers et candidats au service de la Cité. 
Je constate combien la conciliation personnelle, professionnelle (le plus souvent) et politique est complexe, combien les choix et sacrifices pèsent dans l'épanouissement de personnes passionnées. Observez vos élus, ils sont pères ou mères de famille, ont parfois une profession, des obligations autres que politiques, et pourtant, vous les retrouverez tous réunis un 11 novembre pluvieux devant le monument aux morts, au départ de la course cycliste locale ou encore tard le soir lorsque leurs concitoyens sont plongés dans une grande difficulté... 
Nos élus prennent soin de nous, constamment, mettent dans l'immense majorité des cas, leur carrière professionnelle entre parenthèses, pour se consacrer à la communauté. Cette dernière leur rendra une ré-élection ou bien le pointage chez Pôle Emploi.  Combien sont-ils ? 600.000 environs... Tous pourris ? Allons, soyons sérieux.

A l'heure où le poids des responsabilités accable le Maire, le Président de Région, mais également tous ceux qui les entourent, se lancer dans la vie politique, à quelque niveau que ce soit, demande une dose formidable d'abnégation et de courage. 

Se plonger dans l'arène d'une campagne, défendre une idée, argumenter, objectiver, récupérer, sourire, maintenir son enthousiasme, préserver un équilibre personnel tout en se sur-investissant dans les meetings et rencontres ne s'improvise pas. 

Certains d'entre vous savent que l'engagement politique m'a toujours été cher, aussi, j'accompagne avec passion les élus et candidats tout au long de leur parcours politique. 

Nous travaillons ensemble différents thèmes :

  • La congruence entre l'image véhiculée et le message porté
  • Le respect de son intégrité et de ses valeurs
  • La préparation mentale et physique d'un mandat exigeant ou d'une campagne
  • La gestion d'un agenda complexe dont chaque élément est prioritaire sur l'autre
  • La solitude d'un candidat en campagne malgré le "monde" qui l'entoure
  • La gestion du stress, l'assertivité, la réaction au(x) conflit(s)
  • Savoir se préserver des moments personnels, à part...
  • Améliorer ses relations avec ses proches plutôt que de s'en écarter
  • Gérer financièrement sa vie personnelle et professionnelle pendant et après une campagne
  • Accepter l'idée du succès électoral... Oser convaincre
  • Gérer l'écart entre le discours et le terrain...
  • Développer son écoute, son empathie
  • Mieux communiquer


Vous l'avez compris, les thèmes et sujets abordés sont vastes et ressemblent à s'y méprendre à nos propres préoccupations... Dans le cadre de cet accompagnement spécifique, que je veux humaniste, je développe une offre de coaching Politique à l'attention des élus et candidats, une offre simple et abordable que vous retrouverez sur le site dédié www.elus-et-candidats.com N'hésitez pas à me contacter au 06 51 75 66 05, je serai ravi d'échanger avec vous. Haut Les Coeurs !

L'art de faire des surprises

L'art de faire des surprises


Il est un art qui contient presque toutes les qualités humaines que nous apprécions chez nous-même et chez les autres, l'art de faire des surprises. Evidemment, je n'évoque pas le choc émotionnel, le sursaut provoqué par la peur d'un fracas aussi soudain qu'infernal... Non, l'art de faire des surprises s'inscrit dans la lignée des philosophies les plus subtiles, des comportements les plus délicats qui soient..

Faire une surprise, c'est réveiller chez l'autre une émotion agréable, une émotion oubliée, enfouie, non autorisée peut-être... Une émotion ancrée dans l'intimité, qui touche, qui caresse une valeur profonde étouffée par le temps ou la réalité d'un quotidien assez lisse. La surprise provoque une réaction, comme la naissance d'une émotion, cette réaction, non anticipée, prend parfois la couleur d'une exclamation : "oh, je m'y attendais pas !". Comme si l'on avait refusé à ne plus attendre quelque chose que l'on aime, que l'on souhaite ou que l'on attend... 

gentillesse, empathie, sympathie, amour, intérêt, patience, subtilité, délicatesse
L'art de faire des surprises

Cette phrase, "je ne m'y attendais pas", révèle combien les secrets les plus enfouis peuvent être débusqués à force d'intérêt sincère pour l'autre. Imaginer ce qui pourrait, chez l'autre, toucher, ébranler, réveiller une émotion nécessite une formidable aptitude, celle de s'oublier pour penser, rêver, sentir comme l'autre... Faire une surprise, c'est oublier, un temps, ce que l'on pense et ressent pour faire de l'autre, le coeur de notre univers. Vous l'aurez compris, la surprise n'a rien à voir avec l'esbroufe d'un cadeau coûteux, de moyens exceptionnels au service du grandiloquent, non, la surprise est et existe seulement dans le regard et dans le coeur de l'autre.. Pas si simple, n'est-ce pas ?

Vous souvenez vous de la dernière fois où vous avez préparé une surprise à votre conjoint(e), vos enfants, vos parents, vos amis... Une surprise gratuite, comme ça, parce que.. parce que rien justement.. 
Peut-être avez-vous passé des heures à rechercher patiemment une information, à fignoler un détail, que dis-je, le détail qui change tout, qui réjouit et éclaire le visage d'un large sourire. Ce détail, c'est la finesse de votre attitude, l'élégance de votre regard qui capte l'imperceptible dans la vie de l'autre. Captez l'imperceptible, ouvrez vos écoutilles et recevez, écoutez, observez l'autre ! Vous en tirerez des idées raffinées, des angles précis, des perceptions légères qui n'appartiennent qu'à l'intimité de l'autre. Dans votre art de faire des surprises, vous exprimerez avec talent votre amour inconditionnel de l'autre, votre gentillesse, votre écoute, empathie, sympathie, votre capacité à voir en l'autre un gisement de trésors inouïs, une personnalité unique, unique comme l'émotion que vous aurez su provoquer. 

En échange de la surprise que vous aurez préparée, vous gagnerez durant quelques instants des flots d'émotions partagés avec la formidable satisfaction d'avoir touché juste. Et être "juste", dans tous les sens du terme, c'est tomber à point nommé sans rien attendre en retour. En cela d'abord, la surprise existe. Et vous, à quoi ne vous attendez-vous pas ?

Vous avez dit "happy" ?

Que de lignes dans ce blog... Près de 1100 articles ! Des centaines de pages, des mots, des points, des idées, des pensées, des conseils... Chaque jour ou presque, j'alimente mon blog, je trouve l'inspiration chez mes clients, dans ma vie et tente, très modestement, de vous restituer une synthèse digeste, un éclairage apportant, je l'espère de tout coeur, une bouffée d'oxygène... Vous me croyez là ?

Allez non, soyons honnête, je n'écris pas du tout dans le but de changer le monde, ni d'apporter ma contribution (je sais un mythe s'écroule), j'écris avant tout parce que je suis heureux d'écrire... ! Et que cela ma fait du bien, me permet de réfléchir, de distancier, de comparer, de ressentir et de mesurer, le pouls de ma vie ou celui de ma passion de toujours : la rencontre avec l'autre, ma propre rencontre aussi.
J'écris par plaisir personnel, j'écris pour moi et tant mieux si cela peut en inspirer d'autres, tant mieux si mes billets peuvent apporter une réponse, un angle nouveau... Mais ce n'est pas mon but premier.

Au nom de cette honnêteté, je dois ajouter une chose. Je ne suis jamais satisfait de ce que j'écris. Non pas par fausse modestie (j'adore recevoir des compliments) mais parce mon blog est limité par l'écran... comme un article dans un magazine est limité par sa page en papier. Vous vous en doutiez certainement...  il manque quelque chose d'essentiel dans mes mots, il manque le doute que je peux ressentir à chaque instant, l'odeur du doute...pour être plus pragmatique... 

Aucun conseil n'évoque le doute, l'interrogation ou le vertige
Sueurs froides

Il manque cette dimension impalpable aux conseils que je rédige, la profondeur personnelle d'une révélation, le vertige d'une pensée, d'une compréhension que je comparerais à une forme de nouvelle évidence, se traduisant parfois en frisson, en moiteur, en goutte de sueur... 
Les mots, les miens en tout cas, n'expriment pas dans le billet qu'ils habitent, l'interrogation permanente, la découverte d'autres mondes, la peur de ne plus maîtriser, ils ne révèlent pas le regard perdu dans une réflexion, le soupir d'exaspération quand ils limitent la pensée, la contrariété d'un commentaire négatif, l'incapacité d'exprimer dans un vocabulaire riche les myriades de nuances qui colorent une idée... 
Lorsque j'évoque sur ces mêmes pages le développement personnel, les mots utilisés oublient la rencontre avec soi, ce choc de sens, la moiteur d'une main, les sanglots de souvenirs effacés. 

Un article dans la presse, dans un blog ou les conseils couchés sur quelques pages d'un livre de développement personnel ne sentent jamais la sueur, celle que je connais souvent dans mon bureau, face à un client, celle que je devine au téléphone, cette confrontation à une vérité personnelle parfois dérangeante, surprenante, souvent nouvelle. Aucun mot, aussi cru ou  direct soit-il, ne reflète entièrement la portée d'un conseil. C'est à vous de le vivre et de le faire vôtre. Les conseils en développement personnel ne sont que ce que vous en ferez, rien d'autre. Je ne reconnais jamais, ni dans mon blog, ni ailleurs, l'intensité d'un échange avec un client.

Personnellement, je ne sais pas traduire ces instants de chavirement intime, les miens ou ceux de mes clients, en un article vibrant dans toutes ces dimensions... Et cela est probablement l'aspect qui me dérange le plus... Je vous rassure - non, je me rassure - je n'ai trouvé nulle part ces écrits multi-dimensionnels..
En matière de développement personnel, les mots sont plats, sans réelle intonation, sans grain, sans odeur, quel qu'en soit son auteur. Il ne révèlent pas suffisamment le tournoiement intérieur, l'effondrement de certitudes, la fierté de se rapprocher de soi, la peur, la souffrance... Le passage dans un après que l'on ne connait pas.
J'essaie d'être le plus "happy", le plus positif, léger possible dans tout ce que j'écris mais la vérité de mon métier et de ce que je souhaite exprimer est davantage ancrée dans un questionnement personnel, une révélation soudaine qui ne provoque que très rarement, pour ne pas dire jamais, des éclats de rire. 
Le développement personnel que je connais sent infiniment plus le sel de la vie et le silence d'une révélation que le fracas d'un éclat de rire, pourtant à la mode... Je ne me reconnais pas dans la "happy" attitude de l'instant si chère aux coachs, le chemin vers le mieux-être est parfois ponctué d'une autre intensité ressemblant davantage au recueillement de se (re)trouver. Personnellement, c'est cet instant magique qui me nourrit !

Lire aussi : 
- Yoga du Rire (parce que je sais aussi faire !)