Retrouver le plaisir de se lever chaque matin...

La fin de l'écriture cursive ?

Vous l'avez certainement lu, entendu, l'écriture cursive est peut-être en train de disparaître... Nous faisons dorénavant partie de ces dinosaures, ces ancêtres poilus (voir plus bas) qui gardent le réflexe d'une prise de notes volée et jetée sur un morceau de papier

Cette idée me rend perplexe, pour ne pas dire triste. Que l'on soit un jour, incapable de graver son prénom avec celui de son amoureux sur le tronc d'un arbre, d'écrire une citation sur les murs des toilettes ou de s'amuser à dessiner un message sur le sable, l'abandon de l'écriture m'apparait d'abord comme un attentat à la créativité et à la poésie... Bien sûr, je sais bien qu'un SMS rédigé en Novlangue relève parfois parfois d'un style post-moderne; mais quand même, ça compte la poésie, ces petits instants suspendus à des mots posés, réfléchis et soupesés à l'allure d'un souffle fragile. 


Que l'écriture cursive ne soit plus enseignée me gêne, je n'aurais probablement pas le plaisir de lire une lettre manuscrite de mes petits-enfants, et eux, ne connaitront pas le bonheur de recevoir un courrier parfumé, une missive enflammée,  de lire une déclaration qu'ils pourront précieusement conserver dans un portefeuille durant plusieurs années. Mes carnets de voyage resteront fermés et inaccessibles, privant leurs lecteurs de témoignages d'autres mondes, d'aventures émotionnelles et de rencontres épiques. C'est comme cela, je dois me faire une raison...

Les petits mots de mes enfants, les lettres de ma femme, de mes grands-parents, de ma famille, de mes parents, amis sont mes trésors... Bien plus que je ne sais quel sms, e-mail m'annonçant une fantastique nouvelle. J'ai précieusement conservé les enveloppes, les papiers vieillis gardent le sillon d'un pliage, d'une attention, d'un temps que d'autres m'ont accordé, un temps relatif, qui dure plusieurs années, un temps pendant lequel ceux que j'aime posaient des mots qui aujourd'hui encore me touchent, physiquement, comme ces lettres que je tiens dans ma main...

le drame de l'abandon de l'enseignement de l'écriture manuscrite dans certains pays
Un mot en attaché...

Oh, bien sûr, il y a bien longtemps que je ne reçois plus de lettre ! A part en fin d'année, une petite carte de voeux... et encore ! L'écriture, même si elle ne voyage plus, reste pourtant le vaisseau le plus formidable qui soit pour se lancer dans l'aventure personnelle d'une exploration au long cours, celle de sa propre personne. Ecrire, c'est poser le monde, son monde et l'observer sous toutes ses coutures. L'écriture cursive prend alors la forme de collines et de vallées, de pics et de nuages, le paysage de pensées aussi subtiles que personnelles... 

Cette écriture cursive fait de nous des artistes, traduisant le monde des rêves en une réalité chahutée, empreinte et gravée pour l'observer dans un temps coupé et interrompu. Avez-vous remarqué comme l'écriture stoppe l'écoulement du temps, comme elle renforce le sentiment de présence, comme si l'encre prolongeait notre expérience physique pour honorer le mouvement de notre main et le célébrer pour l'éternité.
Je ne connais pas mieux que l'écriture pour prendre de la distance, discerner, réfléchir... dans plusieurs dimensions, que dis-je, dans toutes les dimensions... Alors si plus personne n'apprend à écrire de façon manuscrite, ces dimensions resteront bien ternes, exprimées en caractères binaires. Ceux qui se souviennent garderont le privilège de voyages insensés, ceux qui nous rapprochent tant de nous, de nos sentiments, de nos émotions, de nos sens...

Je ne sais pas s'il s'agit d'un progrès de l'humanité de savoir aller vite, de ne rechercher que le plaisir à consommer, se concentrer uniquement sur "l'essentiel", de stocker des informations selon les modèles bien pensant... prendre des notes, pour quoi faire du reste, quand wikipédia se souvient de tout à notre place, tout est tellement plus simple quand il s'agit juste d'aller chercher l'information là où elle se trouve... L'écriture cursive, c'est le cimetière des éléphants, les idées, les concepts y retournent pour que l'on garde, tous, quelque part, une trace, un endroit dont nous connaissons intuitivement l'existence, c'est peut-être là que se crée la mémoire collective, celle qu'ont perdu, petit-à-petit les habitants de Macondo

Nos ancêtres les plus anciens faisaient preuve de créativité et d'abstraction
Dessin par un homme de Néandertal


Quel rapport avec le coaching...? Me direz-vous... 
Puisque je considère l'écriture cursive comme un véritable moyen d'explorer ses propres territoires, connus et inconnus, nous retirer cette liberté en détruisant sa transmission et son enseignement, nous prive d'un droit fondamental... penser et agir par nous-même, sans obéir à aucun cadre, retrouver le pouvoir créateur par l'écriture, le pouvoir de décider quelles intentions nous manifesterons dans nos vie uniques...
A vos stylos !

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Merde, j'aurais du m'écouter...!

L'intuition a un gros défaut, elle n'est pas vérifiable immédiatement... Elle se transforme alors chez certains en doute, en hésitation, en attente, en phase d'observation. Nous ne reconnaissons pas dans l'instant, la valeur d'une petite voix (peu audible du reste) et cela est vraisemblablement du à notre éducation, à notre culture. 
Vous souvenez-vous, quand vous étiez enfant, lorsque spontanément vous affichiez une franchise désarmante en posant la question qui tue, en abordant innocemment, le thème tabou de la famille. Souvenez vous du regard noir,  injecté d'éclairs de vos parents, vous suppliant silencieusement de vous taire ou de disparaître sous la table... Cela vous rappelle quelque chose ? 

Eh bien, vous compreniez alors immédiatement qu'entre ce que vous aviez perçu, compris, capté et ce que vous pouviez en faire - comme l'exprimer par exemple - il y avait un je-ne-sais-quoi qui mettait en danger et qui méritait amplement d'être validé par les parents avant d'agir. Ce peut être un début d'éducation, de formatage à ne pas tenir compte de sa petite voix, ou en tout cas, d'émettre très rapidement une série d'alertes pour éviter toute complication.

renforcer son intuition
Ecouter sa petite voix

Aujourd'hui, nous sommes de grands enfants. Des adultes, quoi. Notre petite voix fonctionne toujours, elle capte dans l'environnement des informations que nous étouffons ( au choix) dans ce que l'on appelle : 

"les faits, le réalisme, le cynisme, l'ironie, le manque de confiance, la fatalité, le déterminisme, la peur de nous tromper, le rationnel, la logique, l'esprit cartésien, le monde des bisounours, la névrose, la pathologie, l'incapacité, le non-mérite, la sanction, l'impossibilité, l'incapacité, la dépression, l'obéissance, le conformisme... j'en passe, et des meilleurs !" 

Cela vous dit quelque chose ? 
Pourtant, même si nous n'écoutons pas notre intuition, il nous arrive de la vérifier par la suite et de constater, dépité et légèrement honteux, que l'on avait initialement bien raison... Notre première idée, impression, flash... était la bonne.
Mais alors, sommes nous dépourvus d'intuition ou de capacité à lui faire suffisamment confiance pour l'écouter davantage et en tenir un peu plus compte ? 
Personnellement, j'opte pour la deuxième version, et celle-ci repose entièrement sur l'estime de soi et la connaissance de soi.

Une bonne façon de se familiariser avec son intuition, c'est de la noter, systématiquement, puis de la vérifier, le cas échéant. Cela contraint à reconnaître en soi une véritable capacité à ressentir les ambiances, percevoir l'invisible, entendre l'inaudible... bref, à mettre ses capteurs en éveil et s'en servir !

Vous constaterez peut-être, combien votre petite voix est en harmonie avec ce qui est essentiel pour vous, comme vos valeurs par exemple... oh, pas celles que votre éducation vous demande d'appliquer à la lettre, non, non, les vôtres ! Celles qui n'entrent pas dans le jugement du bien et du mal ! Les vôtres, celles que vous suivez instinctivement parce que c'est plus fort que vous... celles qui parfois se contredisent (comme la générosité et l'attirance pour le résultat), celles qui nécessitent une bonne dose de sagesse et d'acceptation pour les vivre pleinement et les honorer. Connaissez-vous vos valeurs ? Tout ce qui vous guide, et qui créé le stress ou le sentiment de confusion lorsque vous leur tournez le dos ?

L'intuition n'est rien d'autre que la reconnaissance de tout ce qui vous anime, de ce que vous êtes, de tout ce que vous captez. Alors dans ce cas, suivre son intuition, c'est exercer son intégrité la plus totale et rester fidèle à soi, à ce qui compte vraiment, sans craindre de se tromper, ni de subir le regard des autres... 
Envie de tester ? Notez dans un beau carnet tout neuf toutes les impressions qui vous traversent, vous aurez rapidement l'occasion de les vérifier. Chiche !

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Misez tout sur vous !

Entre nous, qu'avez-vous fait, très récemment, pour vous améliorer dans un domaine, quel qu'il soit ? Qu'avez-vous mis en place pour augmenter votre valeur, celle que vous vous reconnaissez ou celle que l'on vous attribue ? Faites-vous en sorte de progresser, d'apprendre, de développer votre savoir faire, vos aptitudes, vos idées... ou vivez-vous sur vos acquis, cette fameuse expérience que rien, ni personne ne remet en cause ? 

Bonne question, n'est-ce pas ! Je suis parfois étonné d'entendre parler d'ennui au travail, de manque de reconnaissance, d'une absence de motivation, d'intérêt chez des personnes qui ont oublié d'investir sur eux-mêmes pour augmenter à chaque instant leur propre valeur.


De quelle façon pouvez-vous enrichir votre quotidien, y compris au travail ? Avez-vous formalisé une approche qui puisse vous mettre en mouvement, une stratégie personnelle d'évolution, de maîtrise ? Emportés par la routine, le poids des habitudes, il nous arrive d'oublier les raisons pour lesquelles nous étions jadis enthousiastes, conquérants de nos vies, heureux de nous lever chaque matin. Cet oubli nous coûte cher. Très cher même. D'abord à titre personnel, il creuse le lit d'un fatalisme poussiéreux, nous rendant dépendants de situations non choisies, subies, ferment d'une santé relative, chétive et faible, il nous écarte de toute énergie vitale, de toute lucidité, de toute responsabilité également, puisque nous attribuons bien volontiers notre immobilisme (souvent professionnel) aux autres, au chef de service, au patron, à l'entreprise en général, à la société aussi... "Personne ne me comprend...".

Mais au fond, ne pourriez-vous pas vous (ré)approprier ce sentiment de progression, d'avancée, de mouvement ? Ne peut-il pas aussi (d'abord) exister en vous ? Comment investissez-vous sur vous ? Et si vous ne le faites pas, pourquoi les autres devraient ils l'assumer pour vous ? Vous l'avez compris, n'attendez pas la reconnaissance si vous même ne vous engagez pas - un minimum - dans la progression de vos compétences.

Je vous propose, rien de moins, de créer un futur ambitieux, basé sur votre propre valeur en vous posant à chaque instant, la question suivante : en quoi cet évènement contribue t'il à me faire progresser ? Cette question est fondamentale puisqu'elle vous oblige à envisager une expérience - quelle qu'elle soit - sous l'angle de son apport, de son contenu, de sa richesse davantage que sous l'angle de la sensation qu'elle vous procure. Un échec n'est plus seulement désagréable, il devient la base d'une réflexion, d'un approfondissement des acquis, un apprentissage nouveau, très enrichissant.

Pour développer ces capacités, je vous recommande de ne plus attendre et d'investir - enfin - MASSIVEMENT sur vous ! De quelle façon ?

  • Restez connectés, inspirés. Branchez-vous uniquement sur les personnes qui vous tirent vers le haut, celles qui sortent de votre zone de confort. Observez vos mentors, lisez leur expérience, vivez leur histoire, respirez leur air... Retrouvez toutes les énergies dynamisantes, celles qui vous procurent tonicité, force et motivation... Ces énergies n'ont rien à voir avec votre travail ? Pas grave, vos lectures quotidiennes, vidéos inspirantes, conversations (ayez pour objectif de partager ce que vous venez d'apprendre !) nourrissent et maintiennent le feu sacré en nous, cet élan intérieur surgissant du fond de votre coeur, avec toute la puissance de votre motivation. En coaching, nous travaillons sur les fameux parasites (dans nos relations, dans notre façon de vivre...), tout ce qui nous écarte de l'énergie phénoménale qui est en nous.
  • Développez votre expertise, constamment, à chaque instant... Sollicitez les formations, lisez, apprenez tout ce que passera sous vos yeux. Souvenez-vous de cette question fondamentale : qu'avez-vous appris aujourd'hui ? Listez chaque soir, scrupuleusement la somme de petites et grandes choses acquises, expérimentées, entendues au fil des jours... Vous serez surpris à quel point l'ennui que vous décrivez n'est qu'une vue d'esprit et combien, chaque instant regorge d'apprentissages formidables et porteurs de projets. Hey, si vous avez une expertise, une passion, une priorité, renforcez-la immédiatement, payez-vous des formations, avec votre propre argent, n'attendez pas je-ne-sais-quelle-autrisation de votre employeur ! C'est cher une formation ? C'est le prix de deux ou trois restaurants, d'un costume, d'un sac à main, d'un meuble que vous pourriez revendre, c'est le prix d'une dizaine de dvd, d'un demi i-phone, quelques paquets de cigarettes, quatre séances de psy... bref, tout est relatif, pensez à tout ce que vous avez dépensé le week-end dernier qui n'enrichit pas forcément votre valeur.
  • Sachez relever la tête, en vous concentrant sur les faits par exemple, en évitant d'interpréter ce que vous ne savez pas... STOP, arrêtez-vous, parlez, échangez, engagez un coach et mettez en perspective les trésors qu'il vous appartient dorénavant d'observer et d'apprécier. L'immobilisme entraîne l'émergence de pensées sombres, lancinantes, ruminantes... Favorisez la prise de distance en investissant votre temps autrement, en apprenant à ne rien faire, en aimant ne rien faire sans jamais avoir l'impression de vous ennuyer. Apprenez à relativiser en développant votre capacité à prendre du recul et à envisager votre situation différemment. Apprenez à ne plus saboter votre incroyable potentiel.

En général, tout le monde est d'accord avec ce que je viens d'écrire et pourtant, peu le font réellement.  Si cette situation vous touche, vous concerne, parlons-en très rapidement, tout de suite même, ne replongez pas dans l'auto-sabotage, il se peut que demain soit enfin, le premier jour du reste de votre vie. Chiche !


Mes 25 bonnes raisons de lire une histoire à mes enfants

"En ce moment, je n'ai le temps de rien, je ne vois même pas mes enfants grandir !". 
Vous est-il arrivé de vous dire que nous passons bien trop peu de temps auprès de nos enfants, de constater subitement que votre "petit dernier" est en train de changer, qu'il grandit incroyablement vite ? Bien sûr, les sollicitations diverses, le rythme de nos vies professionnelles, les temps passés dans les transports en commun ou dans nos véhicules, nous écartent immanquablement de ce qui le compte le plus pour beaucoup d'entre nous. Seulement voilà, il y a un temps qui ne se rattrape pas, c'est celui que l'on consacre à nos proches. Ce vrai temps de présence, profond dense, extraordinairement riche qui nourrit à lui tout seul les plus belles motivations qui nous poussent à courir...

Je suis peut-être comme vous, me réveillant parfois subitement d'un rêve non maîtrisé, rêve qui accélère le temps et raccourcit les relations, un réveil brutal qui se résume par un "j'aurais du passer plus de temps avec mes enfants...". Sur cet amer constat, j'ai détecté un moment particulier dans mes journées, un moment privilégié que rien ne remplacera jamais, un moment que je souhaite partager avec vous qui se résume à une dizaine de minutes quotidiennes. Pas n'importe quelles minutes, il s'agit du temps que je consacre à la lecture d'une histoire à mes enfants.

Nous avons chacun des journées chargées, orientées autour de "priorités" subjectives qui nous alimentent en aventures, perspectives, projets, stimulations, excitations... Un tas d'évènements qui excusent notre non-présence et la difficulté à être dans le présent pour lâcher l'ailleurs.

Le développement personnel et la lecture d'histoires aux enfants
Petit Clown et la Ballerine

Il est 20h40, je suis confortablement installé sur le lit de ma petite dernière, elle est blottie dans mes bras et je lui lis une histoire, à voix haute, sautant, c'est vrai, quelques pages parfois, pour aller plus vite mais me rendant bien compte que ce moment n'a pas de prix et qu'il devient un élément essentiel de la personne que je deviens. Je vous propose de lister avec moi tous les bienfaits de ce temps de lecture, un temps suspendu entre le rêve et la réalité, un temps à part, dans lequel peut-être, je découvre dans l'oeil de ma fille la personne que je deviens :


  1. Dix minutes de lecture d'une histoire à mes enfants constituent l'un des plus puissants facteur de détente que je connaisse.
  2. Je réalise que je fais l'effort d'être compris, l'effort de bien communiquer.
  3. J'entends et j'écoute ma voix, veillant à exprimer le plus justement possible les intonations imaginées par l'auteur du livre... Je vis l'histoire, je rêve éveillé.
  4. Lorsque je lis le petit Clown et la Ballerine, je ne pense pas à mon client, ni à mon patron... Je pense au Clown qui essaie de séduire la Ballerine...
  5. Dans le regard de ma fille je sens une intensité formidable, elle me connecte à l'instant partagé et je goûte pleinement, dans le bon rythme cet instant magique...
  6. C'est vrai qu'il m'arrive de sauter des pages, mais souvent, je prends le temps, je lis calmement, doucement, posant ma voix le plus délicatement possible, à l'exact opposé de ma façon de parler à ce fournisseur récalcitrant avec lequel je n'arrive à rien...
  7. C'est plus fort que moi mais quand je lis une histoire, j'essaie aussi de me concentrer sur la petite pression de la tête de ma fille sur ma poitrine... Je suis à la fois dans la lecture et dans mon corps et cela ne m'arrive pas si souvent que cela dans une journée...
  8. Moi qui ne retiens aucune blague drôle, il y a au moins deux livres que je connaisse par coeur !
  9. Toutes les lectures me renvoient au petit garçon que j'étais... Du coup, je pense à ce qu'il aurait dit sur l'adulte que je suis devenu, j'espère que je ne le déçois pas, en tout cas j'y pense et je fais tout pour être à la hauteur de ce qu'il imaginait,
  10. Ce ne sont que dix minutes, mais elles sont consacrées à une unique personne, de vraies minutes qui pèseront lourd pour nous deux, toute notre vie,
  11. Lorsque je lis une histoire, les silences ont autant d'importance que les mots, je ne cherche pas à occuper le temps ni l'espace, il est comme l'écrin du plaisir que je ressens,
  12. Lire une histoire, c'est un superbe prétexte pour échapper à la vaisselle,
  13. Les enfants ont toujours des questions importantes, des réflexions simples, essentielles, ils perçoivent une réalité immédiate, évidente que nous oublions souvent de relever à force de la compliquer,
  14. Lire une histoire, c'est aussi regarder des images, de beaux dessins, quelque chose de raffiné, d'élégant, très différent des milliers de mails que je traite au cours de l'année, un espace de douceur "dans un monde de brutes",
  15. Avez-vous remarqué que de se sentir dans le présent, en vie, cela permet de mettre de côté le stress, les idées sombres et tout ce qui nous a "bouffé de l'énergie..."
  16. Quand je suis confronté à une situation anxiogène, je me rattache parfois à une image poétique, une expression lue la veille, et je rigole silencieusement, cela m'aide à relativiser la situation,
  17. Les histoires donnent des idées aux rêves, aux miens et plutôt que de rêver à je-ne-sais-quel avion manqué, je rêve de cirques ambulants, de pains d'épices, de petits cailloux...
  18. Les lectures enfantines ont un effet incroyable sur ma créativité en séance de brainstorming... Je suis devenu le plus fort au "imaginons qu'il n'y ait aucune limite !"
  19. Mon quota de tendresse est préservé. La tendresse que je donne bien sûr, mais aussi celle que je reçois.
  20. Je me sens plus utile à lire une histoire qu'à faire réviser les tables de multiplication (surtout celles de 6 et 7 !)... en tout cas, je m'énerve moins. 
  21. Il n'est pas rare que mes autres enfants nous rejoignent, comme attirés, aimantés par l'ambiance, les vibrations... La lecture d'histoire créé un champ électromagnétique formidable, celui qui amplifie les bonnes ondes.
  22. La lecture marque le démarrage de ma soirée, j'ai un "avant" et un "après" qui ponctue à merveille mes journées,
  23. Je ne connais pas mieux que la lecture - sous toutes ses formes - pour développer mon empathie et ma sensibilité.
  24. C'est pendant les moments de lecture et de décompression que me viennent les idées les plus géniales (si, si, géniales !) - c'est souvent à cet instant que je saute des pages pour me dépêcher de noter mon idée.
  25. J'espère que les lectures d'histoire font du bien à mes enfants ! Et si ce n'est pas le cas, pas grave, moi, cela me comble !

Voilà les raisons pour lesquelles j'aime lire des histoires à mes enfants, dix minutes chaque jour, pas plus ! Vous avez compris qu'elles équilibrent à elles-seules les 1430 autres minutes de la journée, je crois qu'il s'agit là de l'un des meilleurs "rendements", "investissements" qui rend sacrément vivant. Et vous, comment sont vos moments de lecture ?

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Créer de la motivation en entreprise ou l'organisation apprenante

Ah... les joies de l'audit, celui qui valide le bon respect des process. Des mois de préparation, des contrôles internes, d'interminables feedbacks sur les "écarts" nécessitant une action immédiate pour être prêt le jour J et obtenir la certification ou du moins contribuer à son obtention... Que de stress, de révisions, d'explications préparées pour justifier d'une pratique, argumenter ses décisions auprès de contrôleurs assermentés qui passent au tamis l'ensemble de votre quotidien professionnel.... 

Beurk... L'horreur totale, obéir à un système d'une lourdeur implacable qui explique par exemple - comment engager une dépense de quelques dizaines d'euros, quels formulaires internes remplir, comment conduire des entretiens de fin d'année, quelles questions poser à ses clients, comment s'adresser en interne à son bureau d'études, etc, etc... J'en frémis encore, me souvenant combien le sentiment d'être soumis à un système aseptisé l'emportait sur toute notion d'utilité, d'intelligence et de service à mon employeur. Quel gâchis !


Beaucoup d'entreprises ploient - volontairement - sous ces fameuses procédures, ces dernières qui n'ont qu'un seul véritable effet, celui de voir des organisations parallèles, très discrètes, qui n'ont pour but que de contourner les règles afin de maintenir l'entreprise en état de marche. Ces arrangements, ces "petites tricheries", ces mensonges entre soi, constituent des actes de résistance interne, de la résistance à la bêtise. Pourtant, ils ont un impact sur l'organisation. Un impact moral d'abord, un pacte avec le diable, ce sentiment d'agir contre le système établi, celui auquel l'on participe chaque jour en intégrant l'idée que la réalité des chiffres et des procédures - a priori - bien respectées n'est qu'une figure de l'esprit, un mensonge absolu, mais nécessaire, auquel il est recommandé de se prêter.

Ce type de management, très courant et répandu, notamment dans nos grandes entreprises, valorise le résultat, le respect d'un engagement, conforme à ce qui a été décidé "avant". L'erreur est bien là, valoriser le résultat (qui encore une fois, n'est pas tout à fait le reflet de la réalité) c'est traiter l'ensemble des collaborateurs de l'entreprise comme des enfants ramenant une bonne note de l'école... Bravo, tu as une bonne note ! La réalité, c'est que tu n'as rien compris à ton cours, mais tu es capable de le répéter, du moins, le jour de l'évaluation... Aimez-vous être traités comme des enfants ? 

L'entreprise, celle qui entreprend, a pour première fonction de créer un cadre dans lequel chacun évolue et se déploie.. Cela s'appelle une organisation apprenante. J'apprends de mes expériences, de mes tests, de mes initiatives... J'apprends parce que je suis inspiré... L'inspiration est au coeur de ce système, et cette inspiration n'a rien d'un process. Elle passe par la responsabilité et l'encouragement à l'initiative, à l'effort, à la contribution pour le bien commun. Chers entrepreneurs, je ne peux que vous inciter à passer moins de temps sur le référencement et l'organisation de vos procédures internes, et à davantage mobiliser vos équipes autour de l'initiative, du droit au test, à l'erreur si l'on veut... Cultivez l'entraînement à l'échec, apprenez de vos expériences et initiatives extérieures au manuel de process.. C'est cela une organisation apprenante qui mobilise ses collaborateurs autour d'une vision dynamique, et motivante. Le contraire de ce que je constate dans nos entreprises, le contraire de ce que vivent tous les managers et dirigeants que je coache.

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