Je ne cesse de me poser des questions...

"Je ne cesse de me poser des questions, je n'arrête pas, tout est prétexte à une cogitation sans fin, un remue-méninges lancinant duquel rien ne sort…aucune réponse, des questions, rien que des questions...".
Cela vous rappelle quelque chose ? Des moments de rumination, ceux pendant lesquels vous broyez du noir, mangez le négatif à la louche…

Dans ce témoignage, un mot est fondamental, absolument fondamental : c'est le mot "questions". Selon la nature des questions que vous vous posez, vous orientez votre personne, vos émotions vers un type de ressenti, ici, un ressenti négatif plaçant la personne en situation de souffrance.

Le meilleur moyen de changer son état d'esprit est de se poser un autre genre de questions, changer de perspective pour aborder une situation, jusque là inextricable, sous un autre jour, avec une énergie personnelle différente (si possible meilleure, hein !). 
Je vous propose de vous inspirer de ces quelques nouvelles questions qui changeront des "Que vont penser les autres de moi ?", "Qu'ai-je donc fait au bon Dieu ?", "Pourquoi (encore) moi ?", "Comment vais-je me sortir de ce p… de b… de m… ?" et vous permettront forcément de prendre un peu de distance et d'éclairer votre chemin :

… se poser les bonnes questions

1- Quels sont les faits ? Concrètement, que se passe t'il ? Quelle est précisément la situation et en quoi constitue t'elle un problème ? Il arrive que l'on ressasse une situation délicate en perdant de vue les faits et en s'éloignant de toute objectivité… Vous savez, cette objectivité qui nous rend responsable de nos actes (et surtout de nos non actes)…

2- Qu'ai-je fait pour résoudre le problème ? Qu'ai-je mis en oeuvre, concrètement ? Une situation parait parfois plus insurmontable qu'elle ne l'est en vérité. Méfions nous de nos a priori, ceux qui répondent aux "je ne suis pas à la hauteur", "je suis trop vieux", "je n'ai pas le droit…". 
Je suis souvent très surpris de constater que nous sommes pétris de certitudes qui ont tendance à nous emprisonner dans l'immobilisme, malmenant par la même occasion une estime de soi chancelante..

3- Et si la situation que je traverse aujourd'hui s'avérait être une merveilleuse opportunité pour l'avenir ? Que faudrait-il concrètement pour qu'elle se transforme en aubaine ? Par exemple, une baisse de mon activité peut se transformer en période faste d'apprentissage, de formation aussi; elle peut s'avérer être un excellent moment d'écriture, prendre de l'avance sur mon blog, construire de nouvelles formations, etc… 
D'une situation problématique, j'envisage de la traiter comme une opportunité à part entière, parce que d'une certaine façon, elle est également composée de potentiels si je m'autorise à les voir.

4- La situation actuelle aura t'elle de l'importance, un impact sur ma vie dans 5 ans…? Cette question est particulièrement efficace dans les conflits relationnels ! (Vous pouvez tester cette question à l'échelle d'un an, d'un mois, d'une semaine parfois !). 
Souvenez-vous, au pied du mur, le mur parait toujours plus grand ! Prendre une fusée pour observer de très haut une situation complexe est un des moyens les plus efficaces pour relever la tête, relativiser et clarifier une situation difficile.

5- Et en ce moment, qu'est-ce qui me stimule particulièrement ? Qu'est ce qui me procure du plaisir ou de la joie ? Cela vaut peut-être la peine d'observer - aussi - ce qui va bien autour de soi, les gens que l'on aime, une petite brise (une petite bise aussi), un vêtement, une lecture stimulante, la perspective d'un repas entre amis, une sortie, un rayon de soleil, l'apprentissage d'une nouvelle compétence… Quelle est mon activité préférée en ce moment ? Que m'apporte t'elle ? Quel effet a t'elle sur moi ? Comment pourrais-je consacrer davantage de temps à cette activité ?

6- Enfin, puisque certaines questions ont tendance à nous faire tourner en rond, je vous propose de stopper net : Quel engagement suis-je prêt à prendre ici et maintenant pour sortir de cette impasse ? Cet engagement, je vais l'écrire, le signer, le dater et le lire, aussi souvent que nécessaire… Je vous rassure, il ne s'agit pas d'agiter sa baguette magique mais davantage de se mettre en mouvement pour soi, simplement en complétant une information (voir le point 1), en contactant une personne dont les conseils peuvent s'avérer précieux, en engageant une première action très concrète (des faits, des faits, des faits !) qui forcément aura un impact sur ma perception de la situation…

Si vous souhaitez mettre en place un cadre de réflexion orienté vers l'action et la mise en mouvement de vos projets personnels ou professionnels, je vous invite à me contacter au 06 51 75 66 05 ou bien par Skype : HLC-France. Quelques séances de coaching permettent de clarifier une situation confuse. A très vite !

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La santé de l'entreprise passe d'abord par celle se son dirigeant

Je viens d'apprendre une triste nouvelle, le décès d'un dirigeant d'une petite entreprise dans un accident de la circulation, entraînant par la même occasion la fermeture inéluctable de la société et le licenciement d'une quinzaine de personnes. Pas très gai tout cela. 

Pourquoi cette introduction ? Parce que je trouve que les responsables d'entreprise, notamment les plus petites, font preuve d'irresponsabilité en jouant à ce point avec leur santé, leur énergie, engageant un véritable bras de fer avec leurs limites physiques et morales. Beaucoup de mes clients sont des personnes qui "n'ont pas le temps", qui courent constamment, écrasés par la charge de leur activité, l'engagement disproportionné qu'ils investissent dans leur entreprise. Aucun répit, une galopade constante les éloignant de toute baisse de rythme, des réponses aux mails le soir, des rendez-vous organisés par leurs assistants, la gestion du personnel, l'inquiétude du carnet de commandes s'effritant dangereusement, la volonté de transmettre un patrimoine réduit au fond de commerce chancelant… Le poids de la responsabilité solitaire parfois difficile à assumer. 

mise en danger de l'entreprise par la mauvaise santé de son dirigeant


Henry Ford affirmait que les deux choses les plus importantes n'apparaissent pas au bilan de l'entreprise : sa réputation et ses hommes, j'ajouterais qu'une troisième est primordiale : la santé de son dirigeant dont dépend directement sa pérennité et son avenir. Pourtant, nous connaissons tous ces responsables qui, tard le soir, règlent les affaires courantes de la société, emportent avec eux leur lot d'insomnie, de stress, négligeant les examens de santé, organisant des traversées de l'hexagone durant la nuit pour optimiser leur journée, nous connaissons tous ces managers qui préfèrent avaler un sandwich en voiture, ingurgitant des hectolitres de café… Ceux qui tous les matins campent à Orly pour prendre le premier avion..
On s'intéresse beaucoup, à juste titre, à la santé des salariés, leurs conditions de travail, leur état général, je constate au quotidien, que peu s'intéressent à la santé des dirigeants d'entreprise, notamment celles qui comptent peu de salariés.

Les bourreaux de travail nuisent à la santé de l'entreprise mais les dirigeants qui tirent sur leurs limites physiques et psychiques mettent carrément la survie de leur société dans la balance. Un pépin de santé et l'entreprise ferme. Sous cet angle, vous serez peut-être d'accord avec moi pour reconnaître que le capital le plus important de cette dernière devient donc la santé de son dirigeant.

Je travaille au quotidien avec des responsables d'entreprises dont le principal leitmotiv de nos premiers entretiens est "je n'ai pas le choix". Au cours de nos échanges, ils acceptent de poser leur cuirasse pour prendre un peu de recul et reconsidérer leur rythme, leur santé, leurs relations aux autres, leur relation au travail, au sens de la responsabilité, ils déterminent souvent qu'une existence d'autres choix est envisageable… mais surtout, ils apprennent à apprécier leur relation à eux-même, acceptant l'idée de poser quelques limites personnelles pour renouveler une énergie non durable. Un coach, ça sert aussi à faciliter cette prise de distance. Vous sentez-vous concerné par ce rythme incontrôlable ? Faites rapidement un point, il se peut qu'au delà de votre santé, vous ne mettiez irrémédiablement votre entreprise en danger. Contactez moi au 06 51 75 66 05.

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L'art du compliment et de l'encouragement

Fut un temps, pas si ancien du reste, je regrettais amèrement de ne pas recevoir de signes d'encouragements, de produire de nombreux efforts, d'atteindre certains objectifs professionnels et de ne provoquer aucun  témoignage de reconnaissance… Alors quand parfois je recevais un compliment, je ne boudais pas mon plaisir et me retrouvais galvanisé pour plusieurs semaines, heureux d'avoir suscité une attention, motivé comme jamais à l'idée d'avoir produit un effort particulier dont mon entourage en mesurait l'importance. 
Une véritable joie qui n'était pas forcément provoquée par ma hiérarchie (rarement du reste, surtout les dernières années de salariat) mais davantage par mes collègues, collaborateurs, amis, relations et bien sûr ma famille…

Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous avez reçu un mot d'encouragement ? Une attention, une reconnaissance, un clin d'oeil, comme ça, juste pour vous, rien que pour vous ? Vous souvenez-vous de l'effet produit ? De la gratitude ressentie, de la motivation décuplée, de l'envie de continuer malgré les épreuves ? C'est dingue comme un compliment peut transformer notre action et nous faire oublier les difficultés, vous ne trouvez pas ?

générer un sentiment de gratitude et de bien-être en complimentant les autres

Maintenant, je vais vous poser une autre question : à quand remonte le dernier compliment sincère que vous ayez adressé à un collègue, à votre chef, votre conjoint, un membre de votre famille ? Vous souvenez vous d'avoir rédigé une carte, comme ça, pour encourager, ou bien d'avoir laissé un message téléphonique, pour remarquer ce qui a été réalisé, pour souligner votre admiration sincère… Attention, je ne parle pas uniquement de remerciements, mais juste un mot, une parole positive, une reconnaissance de ce qui a été fait, une appréciation…

Quel genre d'encouragement envoyer ? C'est très simple, toute amélioration, tout effort, tout ce qui vous touche sincèrement mérite d'être souligné, encouragé et faire l'objet d'une reconnaissance :
- Un e-mail à votre conjoint pour lui rappeler combien il était élégant ce matin,
- Un mot au service des ressources humaines qui vient de batailler dans un dossier important,
- Une phrase prononcée lors d'un discours d'entreprise visant à encourager et souligner les efforts constants et vitaux des services support (comptabilité, logistique…)
- Un encouragement à votre (grand) enfant qui passe un examen important ("Je crois en toi")
- À un ami en difficulté, "je pense à toi, tu vas t'en sortir…"
- Un mot au recruteur qui a éliminé votre candidature en short list

Inutile d'être insistant de répéter le message mais juste remarquer, acter, c'est témoigner de l'importance que l'on accorde aux autres, c'est sortir du dogme ridicule, étriqué et finalement destructeur que la norme se situe uniquement dans l'accomplissement et la réalisation parfaite d'une tâche. Non, ce n'est pas que normal de bien faire une chose, ce n'est pas banal à partir du moment où cela nous touche alors ce caractère exceptionnel mérite bien d'être honoré d'un encouragement  et de nous faire entrer dans l'espace de ceux qui pensent qu'une vie ensoleillée est bien plus agréable qu'une autre grincheuse….

Petit exercice pratique, efforcez vous de complimenter trois personnes aujourd'hui, votre boulanger pour ses pains au chocolat, une hôtesse d'accueil pour sa gentillesse, votre conjoint pour l'excellent repas qu'il a préparé… chiche ! Au delà du plaisir que vous provoquerez, je pense que, d'avoir fait du bien, peut contribuer à vous rendre plus heureux… Et vous n'avez pas idée à quel point cela compte à mes yeux :)

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Rendez-vous avec l'Artiste

Depuis quelques années maintenant, j'ai développé une habitude particulière, celle de me laisser porter par des journées dites "off" au cours desquelles je prends rendez-vous avec moi-même. Une journée complète sans rendez-vous, sans planning, sans aucune contrainte… rien que pour prendre le temps de prendre mon temps. Ces journées apparemment oisives sont le berceau de toutes mes idées d'activité, de billets, de conférences, de formations. En relevant la tête, je m'offre les meilleures opportunités de développement de mon activité.
Du coup, je répète cette opération 6 fois dans l'année en ouvrant mon agenda et choisissant totalement au hasard, six dates, aléatoires, que je m'engage à libérer de tout rendez-vous, de tout déplacement professionnel. Un tête à tête avec moi, dans un cadre souvent différent de mon bureau.

Gérer son temps

Savez-vous ce que je fais de ces journées là ? Rien, enfin si, je ne fais que des choses qui me sont agréables. Je marche beaucoup, souvent au bord de la mer, j'écoute de la musique, prends le temps de flâner dans une librairie, jetant un coup d'oeil gourmand aux titres nouvellement parus. Je me régale de me laisser porter par les évènements, ayant pris le soin de prévenir mon entourage que ce jour là, je m'interdis de courir…

Cette journée est souvent connectée à l'extérieur, à la nature. Je peux me promener en ville en favorisant la marche ou le vélo, je me passe de la rapidité, je rencontre mon corps et me sens libre, anti-conformiste, vivant selon mes règles, mes aspirations. 1001 idées traversent mon cerveau, certaines se réaliseront dès mon retour. La journée "off" est le rendez-vous que je m'offre avec le créatif, l'artiste, le marginal, le poète qui sommeillent en moi. Flâner est mon luxe, un temps fragile, ou tout n'est qu'équilibre entre mon corps, ma tête et mes émotions… Ces journées entretiennent l'enthousiasme, ce "Dieu intérieur" si cher à Victor Hugo, elles produisent souvent l'inattendu, de nouvelles perspectives, un autre possible qu'il m'était peut-être impossible d'observer sans relever la tête, sans prendre le temps de me centrer sur ce qui procure un bien-être évident, souvent solitaire… 

Lorsque je "réserve" ces journées, parfois longtemps à l'avance, souvent lorsque je viens d'acheter mon agenda tout neuf, je ressens un profond sentiment de maîtrise et de liberté, l'occasion rêvée de ponctuer un bouillonnement de rencontres, d'opportunités par une forme de refus affirmé de me laisser envahir par des habitudes parfois négatives. Je n'imagine rien d'autre que l'état de lenteur, de contemplation qui sera le mien ces journées là, un rythme adapté, totalement agréable, parce que différent, en marge de mon rythme habituel. Un instant à part, dans lequel je recadre ma réalité, l'observant sous différents angles, car la façon dont j'observe une difficulté, un problème contient très souvent le problème même… Je m'inspire de ce que j'observe, ce que je sens, touche, le vent sur mon visage, l'odeur de la terre, des arbres, de la ville… Une journée oisive est une journée métaphorique, inspirante, l'ouverture sur de nouvelles images, de nouveaux mots également qui me permettent de bâtir de nouvelles croyances aidantes. Admettre une autre réalité par une observation d'une situation sous de nouveaux angles, libres, non contraints revient également à choisir un mode de pensée, une nouvelle façon de construire sa vision de l'instant, créant par la même occasion des perspectives d'actions, de changements éventuels, d'amélioration en tout cas.

Et vous, à quand remontent vos journées "Off" ? Quelles actions, décisions avez-vous prises grâce à ces rendez-vous avec vous-même ?

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Pire que la peur de l'échec, craindre la réussite...

L'échec est à la mode en ce moment ! Pas un article sur le sujet qui ne fasse l'apanage de l'erreur, celle qui permit à tant de célébrités de peaufiner, améliorer leur démarche et venir à bout, lentement certes, de tous les obstacles possibles et imaginables. Vive l'échec nous dit on à longueur d'articles… Comme si nous étions majoritairement concernés par la peur d'échouer.

Pourtant, à bien y regarder, dans une société qui place la réussite au sommet de l'accomplissement humain, nous sommes nombreux à concevoir l'utilité de l'échec tant qu'elle nous permet de rebondir. L'échec devient expérience et ne constitue pas, ni d'un point de vue intellectuel ni émotionnel, un frein aussi redoutable que cela… et pourtant, nos projets n'avancent pas comme nous le souhaiterions.
Et si, davantage que d'échouer, vous aviez peur de réussir… Et si nos freins intérieurs étaient provoqués par la peur d'un succès ? Etrange non ? Nous sommes tellement repus de messages nous indiquant que le succès est LA mission de notre vie, qu'il nous est totalement naturel de penser que le succès est forcément bon pour nous, qu'il répondra favorablement à nos besoins, nos demandes, notre attente de la vie…
Bien entendu, chacun donne la définition qu'il souhaite au mot succès. Pour certains, l'aspect financier sera prépondérant, pour d'autres, une vie pleine de sollicitations, de visibilité, de reconnaissance, de responsabilités parfois… La définition du succès n'appartient qu'à vous et pourtant, elle revêt souvent les couleurs d'une vie facile, aisée sans contrainte et répondant aux standards de la publicité.
Imaginez, le jour où vous aurez réussi… Imaginez les changements que ce succès (encore une fois, la définition de ce mot vous appartient entièrement) engendrera. Ça donne envie, non ? Et malgré tout, ces images ne suffisent pas à maintenir la motivation à son comble, nous enfermant alors dans toutes sortes de prétextes, dont, le plus largement utilisé, celui de la peur de l'échec.

Craindre la réussite
Sympa mais différent de ma maison d'aujourd'hui !
J'ai utilisé un mot magique : le mot changement. Même s'il s'agit d'un changement positif, l'idée de modifier un style de vie, de se transformer - parce que oui, les évènements de la vie, les plus sombres comme les plus formidables, modifient en permanence notre façon de voir le monde… et d'être dans ce monde - peut créer un certain nombre de blocages. Chaque évènement nous transforme un peu… Alors que dire d'évènements appelés réussites ! Alors oui, nous recherchons une certaine forme d'accomplissement, de réussite mais le changement nous effraie, l'inconnu inquiète. Savez vous ce qui est inquiétant dans l'inconnu ? Rien, si ce n'est de lâcher le connu, cette fameuse zone de confort, parfaitement maîtrisée, même si elle constitue une zone totalement désagréable. La zone de confort n'est pas toujours agréable mais au moins, on sait à quoi s'attendre !
Et puis, imaginons ce fameux succès, n'est-il pas effrayant de penser qu'il pourrait disparaître du jour au lendemain ? Une autre forme de changement, tout aussi anxiogène...

En coaching, nous ne travaillons que sur cette notion de changement, celui qui est motivant, bienveillant, bon pour vous, votre environnement. Lorsque vous aurez validé une stratégie, ramolli vos inquiétudes, testé quelques solutions, alors je vous demanderai : quelle est maintenant votre décision ? Mettre en oeuvre votre projet de vie en atteignant vos objectifs ou bien continuer de rêver en regrettant que ce sont toujours les mêmes qui parviennent à leurs fins.




Je n'aime pas les tests de personnalité, et je n'y crois pas un seul instant

"Je suis capable de tout, du meilleur comme du pire, je possède une multitude de facettes, tout et son contraire. J'ai plusieurs âges en même temps, parfois jeune, naïf, intenable mais parfois aussi, sage, hyper-mature, comme si je percevais la totalité des secrets du monde qui m'entourent, contenant en moi l'âme de l'humanité. Je reconnais tout cela en moi, et plus j'avance, plus je me rends compte que je suis tout sauf un profil, une définition figée pour l'éternité… d'un recrutement aléatoire ou d'une carrière brisée par je ne sais quel expert en personnalité."

J'ai travaillé directement avec plus de 4.000 personnes en développement personnel à l'occasion de séances de coaching. La phrase débutant ce billet aurait pu être prononcée, à peu de choses près, par chacune d'entre elles. Plus je me connais et plus je m'éloigne d'une définition précise parce que je comprends que cette dernière repose sur un ensemble d'éléments qu'il me convient d'explorer, un à un, avant de commencer à savoir qui je suis.

Tout comme vous, j'entends parler, de ci de là de l'efficacité des tests de personnalité, notamment dans le cadre professionnel, de l'émergence de logiciels formidables, qui, s'appuyant sur des milliers d'analyses de comportements, peuvent parfaitement définir ce que nous sommes, notre comportement et même déterminer notre avenir. Le Big Data serait l'efficience absolue en terme de définition de personnalité. Pratique non ? 

les tests de personnalité ne sont pas fiables


Voilà exactement le genre de propos qui me fait froid dans le dos. Ce même dos qui refuse tant les étiquettes et qui lutte contre le fait d'être défini comme un vulgaire produit. Croyez vous réellement qu'une définition de ce que vous êtes, de votre personnalité a du sens ? Ne sommes nous pas en interdépendance de tout ce qui nous entoure, ne sommes nous pas un maillon, un élément d'un schéma bien plus complexe qu'il n'y parait ? Comment admettre l'idée d'être "défini" par un test de personnalité issu d'analyses et de traitements statistiques sans tenir compte de tout ce qui est autour de nous, notre culture, notre expérience, nos relations, nos croyances, nos valeurs, notre histoire ? Sans tenir compte non plus, qu'il nous arrive de répondre n'importe quoi aux questions incompréhensibles, ou d'essayer de cocher ce qui semble le plus "vendeur".

Ce que je reproche dans la plupart des tests de personnalité, c'est qu'ils ne tiennent jamais compte du contexte, non pas celui de la pièce dans laquelle vous répondez aux questions* mais bien de celui dans lequel vous évoluerez.  Vous savez, cet historique de l'entreprise qui n'est que très rarement connu et assumé ou toujours relaté de façon très… partiale, la prise en compte de l'état d'esprit de certains collaborateurs, les mécontentements internes, la clientèle, les pannes logiciel, etc, etc…. , c'est-à-dire tout ce qui parasite et ne permet pas d'utiliser pleinement ses compétences et capacités.

Rien de ce qui concerne ces éléments impalpables de l'entreprise n'est injecté dans le test. Imaginez un instant un test prenant en compte le fait que personne dans l'entreprise ne s'entend, qu'il existe une lutte effroyable entre différents services, que le turnover s'est accéléré (d'ailleurs, sans que les raisons aient été finement analysées…), qu'un dirigeant est parachuté ou adepte du corporatisme, que le taux de service a chuté de 25% en deux ans… vous savez, tous ces éléments qui font le quotidien de nos entreprises. 

Alors comment mesurer et déterminer mon comportement et mes capacités s'il n'est pas finement (et honnêtement) analysé au travers de ce qui se passe aujourd'hui dans l'entreprise, de ses forces, de ses blessures, de ses névroses, de son potentiel non révélé et non exploité ? Il s'agit alors d'un test de personnalité qui n'a rien à voir avec la réalité de l'entreprise, c'est celui d'une personnalité qui s'exprimerait dans le meilleur des mondes, celui des manuels scolaires, celui qui ne sent pas la sueur et qui semble si déconnecté du quotidien. 
Vous connaissez mon point de vue, le succès de l'intégration d'un nouveau collaborateur dépend de la capacité de l'entreprise à bien l'accueillir et à mettre en oeuvre toutes les conditions lui permettant de prendre son envol. Le reste n'est qu'anecdotique.

L'autre point, c'est cette tendance à mettre en place des procédures coûteuses - et ni plus ni moins efficaces que d'autres - s'entourant d'un maximum de précautions destinées à limiter le plus possible la responsabilité d'un échec du recrutement. "Si je me plante, ce n'est pas complètement de ma faute, c'est surtout à cause du test de personnalité que j'ai suivi parce qu'il est mentionné dans la procédure F457-3 du manuel de management…". Exaspérant. 
Un test de personnalité ne constitue pas une aide au recrutement. Il embrouille et limite, mais surtout il déresponsabilise celui qui n'est plus à même ou plus autorisé à prendre une décision professionnelle. Je fais partie de ceux qui pensent que la crise majeure que nous traversons dans les entreprises est essentiellement une crise de responsabilité, au nom du Saint risque zéro, de la qualité totale, nous fabriquons des personnes, des cadres, des managers de moins en moins encouragés à prendre - en responsabilité, c'est à dire en dehors des procédures - une décision pour l'entreprise, surtout quand elle est grande ou engagée dans une démarche de maîtrise de tous ses process internes


*quoique… : une entreprise bien connue spécialisée dans les tests de personnalité a voulu me convaincre de la qualité de ses produits en me les faisant tester : à un temps de réponse long à une question précise, ils concluaient que j'avais hésité, cette hésitation a pondéré toute leur analyse… A aucun moment, ils n'avaient imaginé que ma connexion internet était lente, que l'ouverture de chaque question prenait du temps et que ce temps, je l'utilisais à faire autre chose…

Avant j'étais timide, mais ça c'était avant

Un jour, je me suis rendu compte que je m'étais construit sur une aiguille bien piquante que j'avais soigneusement retirée de la botte de paille qui symbolise ma vie… Depuis ce jour, je vais mieux ! C'est un peu comme si, de la somme des milliards de mots entendus (qui ne m'étaient pas tous forcément destinés), je n'avais sélectionné qu'une seule phrase, qu'une seule injonction et que je l'aurais désignée comme programme de vie, comme cadre structurant tous mes actes, quitte à souffrir de temps en temps. Du coup, j'ai cultivé la certitude d'être timide, j'ai trouvé une infinité de preuves qui me donnaient raison, en prenant soin de ne jamais observer toutes celles qui contredisaient ma timidité. Résultat, je suis passé à côté de bon nombre d'occasions et cela m'a fait souffrir.

Tout petit, on me disait que j'étais timide, j'avais peur de parler aux vieilles dames qui piquent, je ne prenais pas la parole à l'école, je lisais beaucoup et ma mère ne cessait de me présenter aux autres en précisant que j'étais timide. Une mère a toujours raison,  vous ne croyez pas ? Et puis elle savait plus de choses que moi, c'était une adulte ! Et c'est vrai qu'elle avait raison, aussi loin que je me souvienne, j'étais sage, je restais dans mon coin. J'aime bien l'idée qu'elle ait eu raison, surtout qu'elle m'a élevé !

Sortir de la timidité

Il ne m'en a pas fallu davantage pour construire une personnalité qui répondait au critère de timidité, pour donner raison à ma mère et me rassurer dans le fait que je lui donnais par la même occasion le pouvoir de ne pas se tromper.

Là où cela devient plus rigolo, c'est lorsque j'ai découvert des films familiaux, des "super 8" aussi longs à installer qu'à visionner. Et là, surprise, je découvre un petit garçon qui porte le même prénom que moi, qui me ressemble énormément, qui a les mêmes parents que moi mais qui fait le pitre, qui mime (Georges Marchais a priori), qui joue aux marionnettes, qui saute dans tous les sens, un petit garçon presque turbulent que je ne me souviens pas d'avoir rencontré. Le contraire d'un enfant timide. Damned, j'ai du admettre, contraint et forcé, qu'au moins une fois dans ma vie, je n'avais pas été timide…. Flûte alors. 
La brèche était ouverte. Je me suis concentré sur le théâtre de marionnettes qui est apparu quelques secondes. Et là, les souvenirs sont remontés, les spectacles que je montais, les histoires que je rédigeais, les foules que je convoquais, ma voix qui criait, imitait des personnalités, changeaient en fonction du jeu, de la scène… Des souvenirs comme ceux là, j'en avais des wagons.. Fichtre. Des pans entiers de mon histoire s'écroulaient sous mes yeux. 


Et vous, comment vous définiriez-vous ? Timide aussi ? Colérique ? Bagarreur ? Moche ? Bête ? Idiot ? Méchant ? Cancre ? Incapable ? Nul ? etc, etc…
A défaut de films super 8, plongez vous dans  vos souvenirs et demandez-vous : 
- D'où provient cette pensée, de vous ? Des autres ? 
- Cette "certitude", vous donne t'elle de l'énergie ou au contraire vous ralentit-elle ? 
- Du reste, y a t-il ne serait-ce qu'une expérience de votre vie au cours de laquelle vous n'avez pas été - au choix - timide, colérique, bagarreur, moche, bête, idiot, méchant, cancre, incapable, nul ….?
- Pourquoi décidez-vous alors de penser que vous êtes "toujours" timide, colérique… ?
- Et si vous commenciez à observer tous ces moments au cours desquels vous étiez le contraire de timide, colérique… Que constatez-vous ?

Je ne suis pas QUE timide, alors la timidité ne me définit pas. Rien ne me définit au fond parce que je suis tout à la fois. Comme vous, je suis capable de tout. Alors ras le pompom de tous ces freins inutiles qui pèsent tant sur nos épaules, vous ne croyez pas ! Haut Les Coeurs !

Credit photo think4photop / FreeDigitalPhotos.net

La simplicité et le management

Qu'il est compliqué de faire simple en entreprise ! Par simple, j'entends tout procédé dépouillé, esthétique même, mais aussi un cadre de fonctionnement éloigné de tout artifice, de tout jeu d'influence… Un je ne sais quoi de naturel, allant de soi…

simplifier le management pour une meilleure efficacité et un développement de l'entreprise

Comment faire simple en entreprise ? D'abord en cultivant l'art du désencombrement si cher à Dominique Loureau dans "l'Art de la Simplicité". Se désencombrer l'esprit, c'est reconnaître la réalité de l'entreprise dans sa globalité, sans chercher à la réduire en un relevé de compte et d'indicateurs de performances.  La représentation (relative) du comment ça marche, complexifie durablement les rapports internes et les échanges d'information, alors que la simplicité du "why" si cher à Simon Sinek et appliqué par Steve Jobs a l'immense particularité de relayer le superflu au rang de quasi inutilité.

Ici, la simplicité en entreprise repose sur la connaissance et le partage de la vision, sur la raison d'être et le sens que l'on attribue à sa fonction ou bien à la finalité de la société. Le reste n'est qu'un frein à la mise en route et à l'accomplissement, aussi, je considère que le management se concentre presque exclusivement sur la complexification des schémas de fonctionnement, ce qui, reconnaissons le, fatigue tout le monde , y compris lui-même, assez rapidement. C'est exactement ce que nous appelons en cocahing le travail sur l'environnement. Comment libérer mon action par un travail de repérage et de traitement de tout ce qui me "bouffe" de l'énergie et me détourne de mon objectif.

Avez-vous remarqué combien de temps, d'argent et d'énergie nous dépensons à rechercher les solutions permettant de résoudre un problème sans observer le pourquoi, l'origine même du problème ? Nous devenons des experts en rustine, collant un pansement de ci de là sur une énième ex-solution qui n'a plus lieu d'être aujourd'hui. Faire simple, c'est aussi imaginer que rien n'est figé, rester alerte, conscient des perspectives et des évolutions, en développant des aptitudes purement humaines : l'attention aux autres, l'observation fine des circonstances et constater combien les mutations sont constantes et réelles.

La simplicité demande du génie, le génie humain, la précision, l'excellence… mais aussi la remise en cause de ses idées et concepts, une remise en cause permanente. Et cela demande de changer de posture, d'y travailler, individuellement et collectivement.
Les méthodes utilisées et (toujours enseignées) sont calquées sur le cartésianisme : "je prends chaque composante de l'entreprise et je lui colle un process "adapté"". Le résultat est souvent grotesque, un méli mélo de composantes qui ne communiquent plus en elles, et qui, pire encore, oublient régulièrement le pourquoi de leur fonction, de leur existence. 

Tiens, pour tester l'art de la simplicité et de la vigilance en entreprise, pourriez-vous, en une phrase (simple), décrire l'identité de votre entreprise ? Votre vision à moyen terme ? La communiquez-vous ? A t-elle du sens ? Vous stimule t-elle ? Et comment sont organisés vos process, autour d'une vision globale ou bien d'indicateurs de performance, plus ou moins mal menés…?

*credit photo de pakorn / FreeDigitalPhotos.net

Programme express de mieux-être

Avez-vous remarqué comme nous avons tendance à nous polluer l'esprit en ressassant des pensées sombres, négatives, en nous comparant aux autres, en laissant le stress nous submerger et emporter  toute notre énergie… Nous sommes pollués au quotidien, véritables réceptacles de mauvaises nouvelles et d'inquiétudes, qui, il faut bien le dire, nous écartent souvent de nous mêmes… 

Vous sentez-vous pollués et envahis par les bonnes nouvelles, par des réponses positives, des attitudes motivantes ? Par des "je-ne-sais-quoi" qui égayent et donnent une couleur joyeuse à nos projets, à nos pensées ? Non, vous ne vous sentez pas pollués… parce que ce ne sont pas les nouvelles qui vous façonnent mais le sentiment qu'elles procurent. 

8 étapes pour se remettre en forme en très peu de temps et de façon durable

Dans un cadre d'exposition aux peurs, violences en tout genre, agressions, qu'elles soient "minimes" ou majeures, incivilités, bruits, ambiances tendues, opposez systématiquement un cadre bienveillant, de raffinement (à votre goût bien évidemment), d'ouverture, de partages, de connaissances, de paix… Établissez un pacte avec vous-même : vous n'êtes pas un réceptacle de mauvaises ondes, de violences et maltraitantes affectives, physiques ou psychologies, vous valez bien mieux, vous êtes l'écrin des beautés de ce monde…

Vous comprenez immédiatement l'importance de cette croyance personnelle, elle place la personne dans un état apaisé, facilitant du même coup l'organisation des pensées, des informations, celles que l'on conservera, celles que l'on détruira. Votre rôle en décidant de devenir l'écrin des beautés de ce monde, c'est de "purger" (je pense que c'est le terme le plus adapté) toutes ces tensions toxiques qui détruisent notre énergie créatrice et nous écartent irrémédiablement de nous-même. Les émotions ont une influence certaine sur notre santé, sur notre attitude, elles ne se maîtrisent pas forcément mais elles répondent toujours selon la façon dont on les nourrit. Nourrissons les différemment, elles apporteront leur puissance extraordinaire au service de votre bien-être, de votre mieux-être.

Comment faire me demanderez-vous ? Comment éviter de devenir les réceptacle de toutes ces mauvaises énergies ? A mon avis, vous avez déjà une idée de la façon dont vous pourriez aisément améliorer votre quotidien.

1- Puisque les émotions ont un impact sur le physique, on admettra également que le physique a un impact gigantesque sur les émotions… Devenir l'écrin des beautés de ce monde passera d'abord par une sérieuse remise en question des habitudes alimentaires (vous constatez que nous ne sommes pas dans la magie pure, n'est-ce pas ?). Je ne suis pas nutritionniste mais de bons réflexes - une nourriture saine, de bons produits en faible quantité, auront un impact sur l'ensemble de vos systèmes lymphatiques, nerveux, sanguins et digestifs. Pas mal non ? 

2- Prenez soin de vous, chouchoutez-vous ! Qui mieux que vous sait ce qui est bon pour vous. Offrez-vous quelques plaisirs, des plaisirs connectés à vos valeurs, des plaisirs simples, pas tout le temps, hein, mais de temps en temps. Il ne s'agit pas forcément d'acheter… Les plaisirs simples sont souvent les plus durables.

3- Sortez, respirez, oxygénez votre cerveau, votre corps, faites du sport, faites circuler l'air dans vos poumons, relevez la tête, les épaules et entretenez ce corps qui vous est bien utile, vous ne trouvez pas ?

4- Dormez, récupérez de vos journées de vos efforts, investissez dans un bon lit. Savez-vous que le sommeil est au coeur de votre mémoire, de ce que vous garderez à l'esprit et de ce qui sombrera dans les limbes infinies… Les écrans sont l'ennemi juré de votre sommeil, fuyez les, mêmes éteints, ils perturbent votre endormissement. Évitez les boissons alcoolisées juste avant de vous coucher par exemple…

5- Lancez-vous le défi durant 10 jours de n'observer et de ne chercher que les bonnes nouvelles. Constatez l'incroyable effet que cela aura sur votre mental. Vous avez raison, il est souvent de se forcer au début. Mais partir chaque matin, et décider de chasser les jolies choses, même (et surtout) les plus anodines : le sourire d'une personne dans le métro, un joli visage, la satisfaction d'avoir appelé une personne chère, toutes ces choses du quotidien, qui, lorsqu'elles sont observées, dirigent les pensées vers un équilibre juste et écologique pour soi. C'est une excellente façon de détruire les barreaux de la prison intérieure que l'on se consolide jour après jour..

6- Posez-vous des questions utiles. Qu'ai-je appris aujourd'hui ? Que puis-je améliorer (même symboliquement) à cette situation ? Quelle décision pourrait changer le cours de mon existence ? Que vais-je faire de bon et de stimulant aujourd'hui ?Que vais-je expérimenter, tenter, découvrir, apprendre…? 

7- Multipliez les occasions de rire, par des lectures stimulantes, des films amusants, des rencontres, simples, dans le cercle amical, associatif aussi… Partagez vos centres d'intérêts et recherchez des personnes joyeuses, rigolotes. Ras-le-pompom de ces pisses-froids cyniques et commentateurs qui excellent dans le discours ! Détendez votre visage, observez les enfants, imitez-les et souriez (vous êtes filmés), comme ça sans raison (après tout, il vous arrive aussi de faire la tête ou d'avoir l'air renfrogné.. sans raison ! Non ?). En vous comportant différemment, vous modifiez aussi le signal que vous envoyez à vos émotions… mais aussi aux autres.

8- Enfin, pour chaque contrariété, tracas du quotidien, demandez-vous systématiquement quel sera l'impact du désagrément en question dans votre vie, d'ici… 10 ans (parce que je suis large… on peut aisément faire le même exercice à l'horizon d'un mois !)

Vous souhaitez mettre votre environnement à votre service, déterminer les meilleurs stratégies vous permettant de retrouver paix et harmonie, de valider puis d'atteindre vos objectifs personnels ou professionnels ? Parlons-en, quelques séances de coaching suffisent à mettre en mouvement de façon efficace et durable.

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J'ai du mal à me décider

"J'ai trop de choix, d'alternatives, je ne peux pas décider…!" Mince, c'est un comble, les opportunités et options semblent si nombreuses qu'elles en deviennent bloquantes et ne permettent plus d'avancer comme on le souhaiterait. Avez-vous déjà vécu ce type de situation ? De mon côté, cela m'est arrivé de temps en temps. Pourtant, faire du "sur-place", ne pas décider peut aussi être considéré comme une décision à part entière. "Je décide de ne pas décider" et de rester dans la zone que je maîtrise à peu près, la fameuse zone de confort que je trouve de moins en moins agréable. L'absence de décision s'appelle alors la décision de ne pas choisir.
Malheureusement pour moi, cette décision me limite dans la progression et l'accomplissement de mes objectifs, de mes envies.

Sortir de l'indécision et de l'hésitation rapidement

Ne pas décider est toutefois une bonne approche lorsque les conséquences d'un mauvais choix entraineraient des répercussions pendant très longtemps ou modifieraient considérablement le cadre de fonctionnement ou de vie de la personne concernée (on peut imaginer un investissement important ou bien la fusion de deux entreprises, pourquoi pas un mariage également). 
Le temps, appelé indécision ou hésitation, devient alors un temps constructif de compilation d'informations destinées à compléter le spectre d'intervention et à consolider le futur choix (c'est souvent le cas dans les recrutements par exemple).
Par conséquent, le report de décision peut être utile lorsque les conséquences d'un choix impliquent un changement important du cadre de vie, ce temps supplémentaire reste dans tous les cas, un temps utile de meilleure compréhension, de véritable réflexion s'il est alimenté par des informations fiables.

Parfois, ce temps d'indécision devient excessif et totalement bloquant. Malgré l'existence d'alternatives, il détruit à petit feu l'estime de soi et renforce inexorablement la difficulté de choisir. Par exemple, vous "coupez les cheveux en quatre" et cherchez le détail ultime pour une décision sans incidence sur votre vie, ou bien, vous vous enfermez dans le doute alors même que vous pourrez toujours faire machine arrière, corriger des paramètres ou modifier le cadre d'intervention. Enfin, vous comparez sans cesse les options, les unes avec les autres, montant d'innombrables tableaux à deux colonnes pour récapituler à l'infini la liste des plus et celle des moins.
Il arrive que ce temps excessif soit causé par une hésitation liée à une erreur passée, à un mauvais choix passé… alors même si la situation actuelle n'a rien à voir avec celle que vous rencontrez aujourd'hui, peut-être aurez vous tendance à généraliser et à imaginer (malgré vous) des conséquences hautement improbables vous replongeant dans l'état passé.

Peut-être hésitez-vous par habitude, par réflexe, peut-être avez-vous souffert d'une erreur passée, d'injonctions parentales ("prend ton temps avant de décider !"), peut-être vous sentez-vous responsable et refusez le droit à l'erreur ? Autant de causes qui méritent d'être observées sereinement, dans la bienveillance pour commencer à relativiser, admettre votre potentiel, renforcer l'estime personnelle ou vous débarrasser de tout devoir hérité d'on ne sait qui. Vous aimez comparer ? Alors je vous invite à lister toutes les décisions que vous aimeriez pendre, puis à les classer dans un ordre d'importance qui vous est propre (importance, pas simplement urgence !). Ce classement peut tenir compte de la facilité de mise en oeuvre, du caractère non définitif des conséquences, du prix à payer - éventuellement. Vous aurez ainsi une série de choses à décider, classées de la plus facile à la plus difficile des décisions à prendre. Vous inscrivant peut-être dans une première action, non risquée, sans conséquence, vous plaçant dans une première logique de mise en mouvement, une logique précieuse sur laquelle nous nous appuyons en coaching pour mettre un terme à l'indécision.
Cette réflexion, cette mise à plat vous tente? Je vous invite à me contacter, quelques séances de coaching très pragmatiques ont souvent des effets formidables sur la difficulté à se décider.