Retrouver le plaisir de se lever chaque matin...

Haut Les Coeurs !

Haut Les Coeurs !

Vous ne trouvez pas qu'il est difficile de revenir à notre activité quotidienne après les terribles évènements de la semaine dernière ? Abasourdis, choqués, nous avons assisté, impuissants, au déferlement de la violence dans notre jardin, dans nos foyers, dans nos coeurs... Abreuvés d'informations toutes plus dramatiques les unes que les autres, assommés par le deuil et la douleur, beaucoup de mes clients me confient avoir été profondément touchés, certains ayant la sensation "d'être mal", de tourner en rond, incapables de se concentrer, trouvant difficilement le sommeil, comme ayant perdu une part d'insouciance, de légèreté... 

Vous connaissez mon engagement, faire en sorte que vous retrouviez le plaisir de vous lever chaque matin... pour vivre votre vie, comme vous le souhaitez...  Cette notion de plaisir a disparu ces derniers jours, je le reconnais. Chaque soir, je consigne consciencieusement par écrit toutes les jolies nouvelles de ma vie, tous mes plaisirs aussi futiles et fragiles soient-ils, tous ces évènements qui me confortent dans l'idée que je vais bien.. non, que je suis bien dans ma vie. 
En ce 7 janvier 2015, j'ai exprimé mon incapacité à détecter le moindre plaisir...

Se remettre en mouvement après une période de dépression
Se remettre en mouvement

Si je n'ai pas de bonnes nouvelles à consigner dans mon petit carnet, si je ne suis QUE dépendant des éléments extérieurs, alors je renonce à ce que j'ai de plus précieux... mon identité et ma capacité à faire des choix
Alors, j'ai écrit dans mon carnet que le massacre commis chez Charlie Hebdo me plongeait dans l'effroi le plus total. Puis, décidé à semer malgré tout une petite graine optimiste dans ces funestes heures, j'ajoutais "mais moi, je suis là, je suis vivant, je suis en pleine forme et à moi, il m'est possible de défendre la tolérance et la liberté...".

Pourquoi je vous livre cet extrait de carnet ? Parce que d'une façon générale, je m'attache à détecter dans tout évènement, une note, aussi infime soit-elle, qui me porte vers de meilleurs horizons. C'est aussi de cette façon que je me construis et que je trouve chaque jour le plaisir de me lever.

En panne d'inspiration, mon blog plongé depuis quelques jours dans la torpeur générale, je décidais lundi soir, juste avant de me coucher, de me remettre en selle, et ce, dès le lendemain matin. Tadam !

Puisque les émotions agissent sur la forme physique, vous admettrez que la forme physique agit également sur les émotions... n'est-ce pas ! Essayez pour voir, respirez un grand coup, relevez les épaules, souriez et essayez de vous sentir triste... Difficile, non ?

Alors qu'ai-je fait pour reprendre du poil de la bête et honorer ma bonne santé et ma liberté :

  1. Je me suis levé très tôt - beaucoup plus tôt - pour prendre du temps, mon temps... Tout seul, avant que l'ensemble de la famille ne soit levé.
  2. J'ai préparé (égoïstement... héhé) un vrai petit-déjeuner,  et je me suis assis plutôt que de l'avaler debout, ou une cuisse sur l'évier...
  3. J'ai ensuite pratiqué pendant une demi-heure une activité sportive, dans mon cas, du vélo d'appartement, un superbe appareil qui me fait abondamment transpirer au bout de 10 minutes. Tous les jours, je pratique en moyenne 45 minutes de sport en écoutant des podcasts de Radio France.
  4. J'ai adoré ma douche, content de sentir l'eau chaude sur mon corps, satisfait d'avoir fait fonctionner mes muscles.
  5. Je suis sorti dans mon jardin et j'ai passé un long moment à regarder le ciel nocturne, à sentir la fraicheur, le vent. Je me suis laissé remplir de gratitude, juste en observant la nature, en écoutant le chant des oiseaux à l'aube. Certains appellent cela de la méditation.
  6. J'ai visualisé toute ma journée pendant une quinzaine de minutes, les 6 ou 7 rendez-vous, chacun de mes clients à venir, la façon dont je me comporterai, l'efficacité que je déploierai, l'énergie que je transmettrai... Celle que je voulais donner.
  7. J'ai lu pendant une vingtaine de minutes "Une brève histoire du temps" de Stephen Hawking. Les lectures scientifiques sont celles qui me font le plus voyager, qui me gorgent d'énergie.


A huit heures, après avoir passé un peu de temps avec ma famille, debout devant mon bureau (oui, j'ai bien écrit "debout" car je me suis aménagé un bureau en hauteur)  j'étais prêt à travailler, concentré, serein, energisé... Je me sentais mieux, je ne parle pas d'un bonheur béat, mais simplement mieux, présent à ma vie et prêt à avancer avec vous. 

Haut Les Coeurs ! #jesuischarlie


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Pour la liberté de la presse,
C'est l'encre qui doit couler, pas le sang.

C'est l'encre qui doit couler, pas le sang
#jesuischarlie

je suis Charlie
#jesuischarlie

L'importance d'échanger des banalités

Conversation phatique

- "Bonjour, ça va ?"

- "Oui et toi ?" 
- "Super, avec un temps pareil !"...

Cette conversation que l'on pourrait échanger à la machine à café, dans l'ascenseur ou en croisant son collègue au détour d'un couloir, ponctue nos journées, de façon tellement banale que nous n'y prêtons plus attention. Pourtant, cette conversation, dite phatique, est essentielle, elle crée le lien et pose l'équilibre d'un échange à venir entre deux personnes.

À l'heure où tout n'est que recherche d'efficacité, de rendement immédiat, de disparition du contact humain au profit d'un investissement temps/argent, rapidement rentabilisé, à l'heure où l'on prône l'inutilité des entretiens de recrutement, que l'on limite les pauses en entreprise, que la gestion du temps est tellement exacerbée, je crois urgent et vital d'entretenir l'échange de banalités dans nos rapports humains. Oui, je sais, "rapports humains" rime mal avec digitalisation....

Cette introduction à l'engagement (ou l'échange entre deux personnes) est fondamentale, elle marque concrètement la disponibilité de l'un envers l'autre, la volonté de reconnaître l'autre en tant que personne et non pas en tant que moyen (ce qui, rappellerons le, est une des conditions du développement de la confiance en entreprise). Reconnaître, en voilà un mot magique tellement prononcé par des salariés en quête de signaux forts de la part de leur hiérarchie et de leurs collègues. "J'ai besoin de reconnaissance...". Et bien justement, la conversation phatique, celle que l'on compare souvent à de l'hypocrisie, du protocole inutile, voire de la perte de temps, est au coeur d'un processus d'humanisation tellement recherché par une majorité. Savoir parler, même de rien.

Savoir échanger des banalités est bien plus important que vous ne l'imaginez
Échanger des banalités

Sincérité et politesse

Lorsque je dis "Bonjour, ça va ?", je m'intéresse vraiment à l'autre, je ne fais pas semblant de l'écouter et suis sincère dans ma démarche. Pourquoi me priver de cette sincérité ? Pourquoi devrais-je me me méfier par avance du risque d'entendre une réponse que je n'attends pas ? Je considère l'échange de banalités comme la manifestation la plus poussée de l'élégance humaine, de la politesse, de l'expression du savoir-vivre, me préservant un temps de toutes ces mini-agressions que j'accepte au quotidien, et dont je ne cherche plus à me protéger. 

Voulez-vous savoir à quelles mini-agressions je pense ? J'évoque la porte du métro qui vous claque sur le visage, de ce vendeur de sandwich qui ne vous regarde pas en prenant l'argent que vous lui tendez, de ce collègue qui part tout les soirs sans dire au revoir, de ces réunions de travail où chacun se demande ce qu'il fait là, les resquilleurs dans les files d'attente, les crottes de chien dans la rue, des pieds posés sur la banquette du train, des salles de réunion jonchées de gobelets vides, la personne âgée qui reste debout dans le bus, les scooters garés au milieu d'un trottoir, des coups de klaxon intempestifs, des grossièretés qui font de moins en moins en sourire, l'exposition aux idées politiques (détestables en plus) de certains... La liste est longue...

Alors oui, la conversation phatique est importante. Jugée inutile, perte de temps, elle nous réhabilite  - à mes yeux - dans notre dignité, ces échanges, simples, mettent de l'huile dans nos relations aux autres, ils facilitent l'échange comme le font les smileys dans un e-mail. Cet échange de banalité nous place dans un rapport de respect et d'équilibre, nous permet justement de réfréner l'agressivité ambiante, comme un sas, une parenthèse nous autorisant enfin à nous délecter d'une parcelle de finesse et de délicatesse. Le "bonjour, ça va ?" c'est une bulle protectrice, un rempart contre l'animalité, une question dont la réponse nous échappe trop souvent et qui mériterait pourtant toute notre attention. C'est une des raisons pour lesquelles, je considère que la compétence première d'un manager, d'un responsable de service, est aussi de savoir conserver l'échange de conversations dites inutiles... cela vaut également pour nos relations personnelles bien sûr !

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* crédit photo Alan Cranshaw


La fin de l'écriture cursive ?

Vous l'avez certainement lu, entendu, l'écriture cursive est peut-être en train de disparaître... Nous faisons dorénavant partie de ces dinosaures, ces ancêtres poilus (voir plus bas) qui gardent le réflexe d'une prise de notes volée et jetée sur un morceau de papier

Cette idée me rend perplexe, pour ne pas dire triste. Que l'on soit un jour, incapable de graver son prénom avec celui de son amoureux sur le tronc d'un arbre, d'écrire une citation sur les murs des toilettes ou de s'amuser à dessiner un message sur le sable, l'abandon de l'écriture m'apparait d'abord comme un attentat à la créativité et à la poésie... Bien sûr, je sais bien qu'un SMS rédigé en Novlangue relève parfois parfois d'un style post-moderne; mais quand même, ça compte la poésie, ces petits instants suspendus à des mots posés, réfléchis et soupesés à l'allure d'un souffle fragile. 


Que l'écriture cursive ne soit plus enseignée me gêne, je n'aurais probablement pas le plaisir de lire une lettre manuscrite de mes petits-enfants, et eux, ne connaitront pas le bonheur de recevoir un courrier parfumé, une missive enflammée,  de lire une déclaration qu'ils pourront précieusement conserver dans un portefeuille durant plusieurs années. Mes carnets de voyage resteront fermés et inaccessibles, privant leurs lecteurs de témoignages d'autres mondes, d'aventures émotionnelles et de rencontres épiques. C'est comme cela, je dois me faire une raison...

Les petits mots de mes enfants, les lettres de ma femme, de mes grands-parents, de ma famille, de mes parents, amis sont mes trésors... Bien plus que je ne sais quel sms, e-mail m'annonçant une fantastique nouvelle. J'ai précieusement conservé les enveloppes, les papiers vieillis gardent le sillon d'un pliage, d'une attention, d'un temps que d'autres m'ont accordé, un temps relatif, qui dure plusieurs années, un temps pendant lequel ceux que j'aime posaient des mots qui aujourd'hui encore me touchent, physiquement, comme ces lettres que je tiens dans ma main...

le drame de l'abandon de l'enseignement de l'écriture manuscrite dans certains pays
Un mot en attaché...

Oh, bien sûr, il y a bien longtemps que je ne reçois plus de lettre ! A part en fin d'année, une petite carte de voeux... et encore ! L'écriture, même si elle ne voyage plus, reste pourtant le vaisseau le plus formidable qui soit pour se lancer dans l'aventure personnelle d'une exploration au long cours, celle de sa propre personne. Ecrire, c'est poser le monde, son monde et l'observer sous toutes ses coutures. L'écriture cursive prend alors la forme de collines et de vallées, de pics et de nuages, le paysage de pensées aussi subtiles que personnelles... 

Cette écriture cursive fait de nous des artistes, traduisant le monde des rêves en une réalité chahutée, empreinte et gravée pour l'observer dans un temps coupé et interrompu. Avez-vous remarqué comme l'écriture stoppe l'écoulement du temps, comme elle renforce le sentiment de présence, comme si l'encre prolongeait notre expérience physique pour honorer le mouvement de notre main et le célébrer pour l'éternité.
Je ne connais pas mieux que l'écriture pour prendre de la distance, discerner, réfléchir... dans plusieurs dimensions, que dis-je, dans toutes les dimensions... Alors si plus personne n'apprend à écrire de façon manuscrite, ces dimensions resteront bien ternes, exprimées en caractères binaires. Ceux qui se souviennent garderont le privilège de voyages insensés, ceux qui nous rapprochent tant de nous, de nos sentiments, de nos émotions, de nos sens...

Je ne sais pas s'il s'agit d'un progrès de l'humanité de savoir aller vite, de ne rechercher que le plaisir à consommer, se concentrer uniquement sur "l'essentiel", de stocker des informations selon les modèles bien pensant... prendre des notes, pour quoi faire du reste, quand wikipédia se souvient de tout à notre place, tout est tellement plus simple quand il s'agit juste d'aller chercher l'information là où elle se trouve... L'écriture cursive, c'est le cimetière des éléphants, les idées, les concepts y retournent pour que l'on garde, tous, quelque part, une trace, un endroit dont nous connaissons intuitivement l'existence, c'est peut-être là que se crée la mémoire collective, celle qu'ont perdu, petit-à-petit les habitants de Macondo

Nos ancêtres les plus anciens faisaient preuve de créativité et d'abstraction
Dessin par un homme de Néandertal


Quel rapport avec le coaching...? Me direz-vous... 
Puisque je considère l'écriture cursive comme un véritable moyen d'explorer ses propres territoires, connus et inconnus, nous retirer cette liberté en détruisant sa transmission et son enseignement, nous prive d'un droit fondamental... penser et agir par nous-même, sans obéir à aucun cadre, retrouver le pouvoir créateur par l'écriture, le pouvoir de décider quelles intentions nous manifesterons dans nos vie uniques...
A vos stylos !

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Merde, j'aurais du m'écouter...!

L'intuition a un gros défaut, elle n'est pas vérifiable immédiatement... Elle se transforme alors chez certains en doute, en hésitation, en attente, en phase d'observation. Nous ne reconnaissons pas dans l'instant, la valeur d'une petite voix (peu audible du reste) et cela est vraisemblablement du à notre éducation, à notre culture. 
Vous souvenez-vous, quand vous étiez enfant, lorsque spontanément vous affichiez une franchise désarmante en posant la question qui tue, en abordant innocemment, le thème tabou de la famille. Souvenez vous du regard noir,  injecté d'éclairs de vos parents, vous suppliant silencieusement de vous taire ou de disparaître sous la table... Cela vous rappelle quelque chose ? 

Eh bien, vous compreniez alors immédiatement qu'entre ce que vous aviez perçu, compris, capté et ce que vous pouviez en faire - comme l'exprimer par exemple - il y avait un je-ne-sais-quoi qui mettait en danger et qui méritait amplement d'être validé par les parents avant d'agir. Ce peut être un début d'éducation, de formatage à ne pas tenir compte de sa petite voix, ou en tout cas, d'émettre très rapidement une série d'alertes pour éviter toute complication.

renforcer son intuition
Ecouter sa petite voix

Aujourd'hui, nous sommes de grands enfants. Des adultes, quoi. Notre petite voix fonctionne toujours, elle capte dans l'environnement des informations que nous étouffons ( au choix) dans ce que l'on appelle : 

"les faits, le réalisme, le cynisme, l'ironie, le manque de confiance, la fatalité, le déterminisme, la peur de nous tromper, le rationnel, la logique, l'esprit cartésien, le monde des bisounours, la névrose, la pathologie, l'incapacité, le non-mérite, la sanction, l'impossibilité, l'incapacité, la dépression, l'obéissance, le conformisme... j'en passe, et des meilleurs !" 

Cela vous dit quelque chose ? 
Pourtant, même si nous n'écoutons pas notre intuition, il nous arrive de la vérifier par la suite et de constater, dépité et légèrement honteux, que l'on avait initialement bien raison... Notre première idée, impression, flash... était la bonne.
Mais alors, sommes nous dépourvus d'intuition ou de capacité à lui faire suffisamment confiance pour l'écouter davantage et en tenir un peu plus compte ? 
Personnellement, j'opte pour la deuxième version, et celle-ci repose entièrement sur l'estime de soi et la connaissance de soi.

Une bonne façon de se familiariser avec son intuition, c'est de la noter, systématiquement, puis de la vérifier, le cas échéant. Cela contraint à reconnaître en soi une véritable capacité à ressentir les ambiances, percevoir l'invisible, entendre l'inaudible... bref, à mettre ses capteurs en éveil et s'en servir !

Vous constaterez peut-être, combien votre petite voix est en harmonie avec ce qui est essentiel pour vous, comme vos valeurs par exemple... oh, pas celles que votre éducation vous demande d'appliquer à la lettre, non, non, les vôtres ! Celles qui n'entrent pas dans le jugement du bien et du mal ! Les vôtres, celles que vous suivez instinctivement parce que c'est plus fort que vous... celles qui parfois se contredisent (comme la générosité et l'attirance pour le résultat), celles qui nécessitent une bonne dose de sagesse et d'acceptation pour les vivre pleinement et les honorer. Connaissez-vous vos valeurs ? Tout ce qui vous guide, et qui créé le stress ou le sentiment de confusion lorsque vous leur tournez le dos ?

L'intuition n'est rien d'autre que la reconnaissance de tout ce qui vous anime, de ce que vous êtes, de tout ce que vous captez. Alors dans ce cas, suivre son intuition, c'est exercer son intégrité la plus totale et rester fidèle à soi, à ce qui compte vraiment, sans craindre de se tromper, ni de subir le regard des autres... 
Envie de tester ? Notez dans un beau carnet tout neuf toutes les impressions qui vous traversent, vous aurez rapidement l'occasion de les vérifier. Chiche !

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