Retrouver le plaisir de se lever chaque matin...

Vous avez dit "happy" ?

Que de lignes dans ce blog... Près de 1100 articles ! Des centaines de pages, des mots, des points, des idées, des pensées, des conseils... Chaque jour ou presque, j'alimente mon blog, je trouve l'inspiration chez mes clients, dans ma vie et tente, très modestement, de vous restituer une synthèse digeste, un éclairage apportant, je l'espère de tout coeur, une bouffée d'oxygène... Vous me croyez là ?

Allez non, soyons honnête, je n'écris pas du tout dans le but de changer le monde, ni d'apporter ma contribution (je sais un mythe s'écroule), j'écris avant tout parce que je suis heureux d'écrire... ! Et que cela ma fait du bien, me permet de réfléchir, de distancier, de comparer, de ressentir et de mesurer, le pouls de ma vie ou celui de ma passion de toujours : la rencontre avec l'autre, ma propre rencontre aussi.
J'écris par plaisir personnel, j'écris pour moi et tant mieux si cela peut en inspirer d'autres, tant mieux si mes billets peuvent apporter une réponse, un angle nouveau... Mais ce n'est pas mon but premier.

Au nom de cette honnêteté, je dois ajouter une chose. Je ne suis jamais satisfait de ce que j'écris. Non pas par fausse modestie (j'adore recevoir des compliments) mais parce mon blog est limité par l'écran... comme un article dans un magazine est limité par sa page en papier. Vous vous en doutiez certainement...  il manque quelque chose d'essentiel dans mes mots, il manque le doute que je peux ressentir à chaque instant, l'odeur du doute...pour être plus pragmatique... 

Aucun conseil n'évoque le doute, l'interrogation ou le vertige
Sueurs froides

Il manque cette dimension impalpable aux conseils que je rédige, la profondeur personnelle d'une révélation, le vertige d'une pensée, d'une compréhension que je comparerais à une forme de nouvelle évidence, se traduisant parfois en frisson, en moiteur, en goutte de sueur... 
Les mots, les miens en tout cas, n'expriment pas dans le billet qu'ils habitent, l'interrogation permanente, la découverte d'autres mondes, la peur de ne plus maîtriser, ils ne révèlent pas le regard perdu dans une réflexion, le soupir d'exaspération quand ils limitent la pensée, la contrariété d'un commentaire négatif, l'incapacité d'exprimer dans un vocabulaire riche les myriades de nuances qui colorent une idée... 
Lorsque j'évoque sur ces mêmes pages le développement personnel, les mots utilisés oublient la rencontre avec soi, ce choc de sens, la moiteur d'une main, les sanglots de souvenirs effacés. 

Un article dans la presse, dans un blog ou les conseils couchés sur quelques pages d'un livre de développement personnel ne sentent jamais la sueur, celle que je connais souvent dans mon bureau, face à un client, celle que je devine au téléphone, cette confrontation à une vérité personnelle parfois dérangeante, surprenante, souvent nouvelle. Aucun mot, aussi cru ou  direct soit-il, ne reflète entièrement la portée d'un conseil. C'est à vous de le vivre et de le faire vôtre. Les conseils en développement personnel ne sont que ce que vous en ferez, rien d'autre. Je ne reconnais jamais, ni dans mon blog, ni ailleurs, l'intensité d'un échange avec un client.

Personnellement, je ne sais pas traduire ces instants de chavirement intime, les miens ou ceux de mes clients, en un article vibrant dans toutes ces dimensions... Et cela est probablement l'aspect qui me dérange le plus... Je vous rassure - non, je me rassure - je n'ai trouvé nulle part ces écrits multi-dimensionnels..
En matière de développement personnel, les mots sont plats, sans réelle intonation, sans grain, sans odeur, quel qu'en soit son auteur. Il ne révèlent pas suffisamment le tournoiement intérieur, l'effondrement de certitudes, la fierté de se rapprocher de soi, la peur, la souffrance... Le passage dans un après que l'on ne connait pas.
J'essaie d'être le plus "happy", le plus positif, léger possible dans tout ce que j'écris mais la vérité de mon métier et de ce que je souhaite exprimer est davantage ancrée dans un questionnement personnel, une révélation soudaine qui ne provoque que très rarement, pour ne pas dire jamais, des éclats de rire. 
Le développement personnel que je connais sent infiniment plus le sel de la vie et le silence d'une révélation que le fracas d'un éclat de rire, pourtant à la mode... Je ne me reconnais pas dans la "happy" attitude de l'instant si chère aux coachs, le chemin vers le mieux-être est parfois ponctué d'une autre intensité ressemblant davantage au recueillement de se (re)trouver. Personnellement, c'est cet instant magique qui me nourrit !

Lire aussi : 
- Yoga du Rire (parce que je sais aussi faire !)


Écouter les images

Tout passe par l'image, par l'apparence, l'allure... à tel point que la communication non verbale l'emporte sur tout le reste, sur le discours, sur le fond, sur l'émotion, la vibration.... Vous le savez sans doute, je travaille en accompagnement individuel à 80% de mon temps à distance, par téléphone surtout - c'est ce qui me permet de dépasser les frontières et d'avoir des clients dans toutes les régions imaginables. 
Beaucoup de mes clients désirent me rencontrer pour "créer un lien", sentir, ressentir mes réactions, comme s'il fallait nécessairement se rencontrer, se voir, pour mieux se parler, pour mieux s'entendre... La relation qui s'établit avec mon interlocuteur est d'abord et avant tout, une relation de lui à lui, il s'agit là de mon seul et unique objectif, qu'il se donne tous les moyens de SE rencontrer, de S'écouter et d'observer différents domaines de SA vie pour SE mettre en mouvement...

apprendre à écouter
Écouter les images

Pourquoi cette introduction ? Parce que je remarque que nous ne savons plus nous écouter, nous concentrer sur les sons, leurs textures, leur tonalité.. Nous regardons d'abord puis interprétons l'image sans réellement tenir compte de ce qui s'exprime dans le bruit, le son, la voix, nous sommes des atrophiés de l'attention sonore et pourtant, les bruits sont nombreux ! 
Prêtez une attention particulière aux sons qui vous entourent, fermez les yeux et concentrez vous sur toutes les nuances, les bruissements, les chuintements, les hurlements, entendez les moteurs, l'ordre des sons qui disparaissent avec leur porteur. Elles sont omniprésentes ces vibrations sonores, si riches que nous oublions de nous concentrer sur le message qu'elles portent... que nous disent-elles au fond ?
Avez-vous déjà assisté à une conférence en fermant les yeux ? Écoutez-vous un débat à la radio comme vous le regardez à la télévision ? Pensez-vous réellement que l'image enrichit systématiquement la profondeur du débat ?

Vous êtes-vous déjà concentré sur une voix, l'écoutant dans toutes ses dimensions, tant sur le fond que sur la forme, son grain, ses intonations, son accent parfois, que vous dit cette voix, simplement, sans artifice, sans parasite de l'image...? Souvenez-vous que notre cerveau reconstitue à 80% l'image que nous croyons voir, il comble les trous (ou le point aveugle), reconstitue de mémoire la vision périphérique... Bref, il recrée de toute pièce ce que nous sommes sûrs de voir, nos certitudes visuelles sont souvent recrées. 
Notre cerveau créé largement notre réalité, selon nos croyances, nos habitudes, nos souvenirs, centres d'intérêts, etc... Ne pensez-vous pas que cela vaudrait la peine, au moins de temps en temps, que vous fermiez les yeux, et sans aucune interprétation des images que vous percevez, que vous redécouvriez l'univers sonore qui est autour de vous, qui lui n'est pas reconstitué mais bien perçu, pour en dénicher toute l'authenticité, toute la richesse dont nous ne savons plus jouir (et encore, nous n'entendons pas tous les sons, loin de là)...

Je ne vous propose pas d'être en méditation constante, mais bien davantage de vous réconcilier avec les sons, les voix, les propos... de vous concentrer sur ce qui est dit et non plus sur ce qui est fait en disant, concentrez-vous sur le souffle de votre interlocuteur, écoutez et redécouvrez le soleil vocal, celui qui ne triche pas, entendez le poids des mots, les silences prolongés. La communication non verbale par l'image a ses limites, celles de vos perceptions. Redécouvrez la communication non verbale sonore, celle qui est véhiculée par la vibration d'une émotion authentique, celle qui mérite toute notre attention... Celle qui porte sur le fond, le vrai et non l'apparence fugitive qui enveloppe et décore nos propos.

C'est le voyage que je vous invite à découvrir, vous poser devant votre fenêtre, discerner les différents sons des oiseaux, l'avion qui atterrit, le scooter trafiqué qui démarre, le bus qui klaxonne, les rires des gens dans la rue, le son de votre respiration, celui du vent dans vos oreilles, ré-appropriez-vous les ambiances sans peur de toucher à la réalité, à ce qui est, sans aucun filtre de votre part. 
Et vous, sans votre apparence, sans l'image, sans les gestes, que dit votre voix, quel message porte t'elle ? C'est également le voyage que je vous offre en coaching, vous connecter à vous-même, en authenticité. N'est ce pas l'un des buts du développement personnel ? A très vite, n'hésitez pas à me contacter au 06 51 75 66 05 et abordons sereinement votre situation.

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L'amnésie d'une vie de souvenirs

L'oubli de soi

J'ai été très marqué par la lecture du roman de Frédérique Deghelt, "La vie d'une autre", l'histoire d'une femme de 37 ans, se réveillant un beau matin en ayant oublié les 12 dernières années de sa vie et découvrant, petit-à-petit, son existence de femme mariée, mère de famille, dans une maison qu'elle ne connait pas... Cette femme, Marie, n'a pas oublié qui elle était des années plus tôt. Elle mesure alors l'écart entre ses rêves de jeune femme (hier) et ce qu'elle semble être devenue (aujourd'hui).

Nous sommes peut-être dans un rapport inverse, nous nous souvenons de nos dernières années et connaissons l'amnésie de ce qui nous animait, plus jeune. Et si, comme Marie, nous oubliions, en nous réveillant le matin, le détail de nos années passées, et si nous oubliions jusqu'à notre nom, notre identité... Quelle valeur aurait le "JE" ? Qu'est-ce que cela changerait en nous de ne plus rien connaître de nos habitudes, comment les considèrerions-nous en les découvrant avec la distance qui est devenue la nôtre ? 

quand nos souvenirs nous plongent dans l'oubli de qui nous sommes
Erwin Blumenfeld - Portrait

Observez votre bureau et oubliez que vous en êtes l'habitant... Que vous enseigne les choix de décoration de cette personne que vous ne reconnaissez plus ? Est-ce à votre goût ? Que pensez-vous de son organisation spatiale, cela vous attire t'il ? 

Evidemment, oublier tout de son identité civile entrainerait quelques tracasseries, mais au fond, quelle aubaine pour faire le point sur la personne que nous sommes, sans parasites extérieurs, sans croyances héritées de nos parents, de notre éducation, sans l'influence de notre prénom, celui qui nous désigne et que nous n'avons pourtant pas choisi... 
Qu'imagineriez-vous sur les habitants de la maison dans laquelle vous vous promenez, parcourant chaque pièce et découvrant les photos, les meubles, l'ordre ou le désordre... Quel serait votre sentiment, un sentiment de bien-être, de confort ou plutôt un décalage entre ce qu'il vous semble ressentir et ce que vous constatez...

Cher apprenti amnésique, comment pourriez vous vous décrire, physiquement d'abord, votre allure, votre style, l'image que vous scrutez, mais également vos attirances, les plus évidentes (des couleurs, des ambiances, des odeurs), ce qui stimule votre curiosité, vous fait sourire alors que personne ne vous regarde...

Cette Marie, dans l'amnésie qu'elle vit, a une chance exceptionnelle, elle est contrainte de regarder avec un oeil neuf ce que représente sa vie à un moment particulier. Cet oeil neuf, ce regard empli de discernement et de distance (qui pourrait être également l'écoute de soi) est l'instrument rêvé pour décider de ce qui est bon pour soi. 

Et vous, prenez-vous le temps d'allumer vos phares sensitifs et sensoriels pour observer avec le plus de discernement possible la situation de votre vie professionnelle, personnelle, familiale, financière, énergétique, spirituelle, votre relation aux autres, à vous même... Non, pas très souvent, n'est-ce pas ?
Alors du coup, ne sommes nous pas, parfois, malgré nos souvenirs, dans la même amnésie que cette Marie ? Je vous laisse à vos rêveries... 

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À quoi bon...

"À quoi bon voter, cela ne sert à rien !", "à quoi bon écrire une lettre de motivation, cela ne sert à rien !", "à quoi bon changer et faire des efforts, cela ne sert à rien !", "à quoi bon boycotter cette entreprise, cela ne sert à rien !", "à quoi bon apprendre le latin, cela ne sert à rien !", "à quoi bon  envoyer nos jeunes en stage, cela ne sert à rien !", "à quoi bon rêver, cela ne sert à rien !", "à quoi bon se faire des idées, cela ne sert à rien !", "à quoi bon verser 20 euros à cette ONG, cela ne sert à rien !", "à quoi bon militer, cela ne sert à rien !", "à quoi bon payer des impôts, cela ne sert à rien !", "à quoi bon s'investir dans son travail, cela ne sert à rien !", "à quoi bon se casser la tête, cela ne sert à rien !", "à quoi bon lutter contre la famine en envoyant un sac de riz en Afrique, cela ne sert à rien !"... La liste des "à quoi bon" représente une litanie sans fin... et elle nous touche tous à un moment ou à un autre.

Sommes-nous à ce point observateurs du rendement de nos actes pour décider brutalement s'ils servent à quelque chose ou non ? Contribuons-nous à la société, aux autres, à nos proches, à nous-même dans l'unique attente d'un retour, et quel genre de retour du reste, une récompense ? de l'argent ? du plaisir ? ou de la reconnaissance ? Chaque action personnelle, chaque mise en mouvement aussi légère et minime soit-elle, s'inscrit dans une dimension qui dépasse largement notre vision du "cela ne sert à rien !". 

... à quoi bon ou prendre la résignation comme principe de vie
Choisir la résignation comme principe de vie ?


Vous, moi, sommes une partie d'un Tout. Et tous nos renoncements, tous nos "à quoi bon" s'additionnent inéluctablement pour dessiner une vie, la nôtre en l'occurrence.

"Je suis persuadé, comme je l’ai déjà dit et ne cesserai de le répéter à l’avenir, que chacun possède en soi cette force, cette puissance de réactivité, mais qu’elle sommeille, masquée par une vie quotidienne aseptisée »

Il arrive très fréquemment que l'on se convainque de notre incapacité à faire bouger les "choses", à marquer une différence. L'on se résigne alors à pousser un grand soupir et à renoncer en criant mollement "à quoi bon !"... J'évoque la résignation, ou cette incroyable imposture personnelle, une malhonnêteté à renoncer à ce qui est important à nos yeux. Pas aux yeux de nos voisins, non, aux nôtres, tout simplement. "Je renonce à ce en quoi je crois, car je juge que mon action serait inutile...
Mais cette action, n'est-elle pas utile à notre intégrité, à ce qui marque notre dignité, celle de respecter ce que l'on est, à assumer nos choix et à les défendre en les honorant d'une décision, d'un acte ?
Et puis allons plus loin encore, sommes-nous si convaincus, que chacun de nos actes doive servir - en permanence et en toute circonstance - à quelque chose ? Cela sert à quoi de klaxonner sur le prériphérique ? Cela sert à quoi de regarder le Bigdil ? Cela sert à quoi d'appuyer sur "j'aime" en bas d'une vidéo de chat ? Cela sert à quoi d'intellectualiser pour ne jamais agir...?

Je n'en peux plus des phrases commençant par "à quoi bon"... elles nous détournent de ce que nous sommes, de notre entité à la fois singulière et collective.  Ces phrases nous confortent dans un immobilisme terrifiant, dans une capitulation sans équivoque à ce qui fait de nous des êtres responsables, responsables de nos vies, de nos choix, de notre communauté aussi... 
Tout compte, tout contribue, sauf l'absence et le vide. Quel parti choisirez-vous, celui de la contribution ou celui du néant ? 

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Le Chaos Établi

Avez-vous déjà pris votre petit-déjeuner à 20h00 ? Vous arrive t'il de déguster une bonne choucroute au saut du lit ? Aimez-vous vous promener au bord de la mer en pleine nuit ? Assister au coucher de la lune ? Fêter les centaines de mois plus que les années ? Commencer la lecture d'un livre par la fin ? Souffler les bougies sur une belle pizza ? Proposer différents cafés en guise d'apéritif ? 

Changer l'ordre établi pour donner un sens
Bousculer les habitudes

Bizarre n'est-ce pas ? C'est pourtant une excellente façon de réfléchir différemment sur le poids de nos habitudes, sur tous nos rituels qui guident nos gestes, jour après jour... En sortant du cadre de vos habitudes, vous découvrirez immanquablement de nouvelles réactions. Parfois du rejet, parfois de la découverte ou de l'intérêt. Nous appliquons souvent des règles, devenues habitudes, par principe, sans même y réfléchir, parce que "cela va de soi". Nos habitudes forment notre personnalité, celle que nous croyons être nôtre. Pourtant, à transgresser, à jouer avec le poids de la routine en prenant à l'envers certains principes, en débutant différemment une action, en changeant le parcours habituel, nous parvenons alors à donner un sens, profond, intelligent, à tout ce qui "va de soi"... Nous donnons le sens que nous décidons de donner... et cela ressemble à un début d'intégrité, de liberté aussi.

A l'ère de la différenciation à tout crin, de l'unicité dogmatique, peut-être est-il intéressant de nous pencher sur nos habitudes, celles qui rendent conventionnels nos modes de vie, nos fonctionnements. Interrogeons nos principes en bousculant leur ordre, en remettant volontairement du chaos pour tester, ressentir, transgresser le poids de nos obéissances à l'ordre établi. 
Un exemple ? Qu'apprendriez-vous sur votre organisation d'entreprise si vous créiez des comités de direction en public, au sein de vos ateliers, devant l'ensemble de vos collaborateurs ? Les sujets qui ne regardent que la direction sont-ils à ce point tabous et fermés au reste de l'entreprise ? Vos principes de fonctionnement peuvent-ils être remis en question ? Un comité de direction peut-il être élargi à tous ceux qui conduisent leur fonction, leur poste ? Cette remise en question tenderait-elle à "démodeler" votre organisation pour la rendre unique, davantage appropriée à vos besoins ? 

Et au delà de l'entreprise, ne sommes-nous pas parfois modelés par une "nature" que l'on ne remet plus en perspective, acquise pour toujours, sans jamais réfléchir à son fondement ? Dans quelle mesure sommes-nous capables de nous libérer de ces prisons internes que l'on construit et renforce sans y réfléchir au gré des jours ? Et entre nous, peut-être que certaines de nos habitudes sont de véritables joyaux de plaisir, de bien-être ou d'efficacité auprès des quels nous passons quotidiennement sans nous en rendre compte, comme du bétail qui court continuellement après le temps, après la recherche d'un bonheur forcément placé ailleurs que là où l'on se trouve...

Savez-vous ce que je vous propose de tester ? Votre réaction au changement... Demain matin, faites rissoler des oignons dans la maison, emplissez votre réveil d'odeurs inhabituelles et observez vos réactions, demandez-vous alors pourquoi, il est si difficile de sentir d'autres odeurs que celles du café à 7 heures du matin, demandez-vous pourquoi vous avez toujours fait comme cela, sans jamais imaginer que d'autres options sont possibles, même si apparemment, elle vont contre "nature"... Interrogez vos habitudes, cernez vos routines et amusez-vous, sagement, à les retourner, comme ça, juste pour voir, pour vous amuser... Et si vous testiez le réveil en famille à 4 heures du matin pour bénéficier d'une longue plage horaire, pleine d'énergie avant d'entamer votre journée de travail... Je sais c'est inhabituel, mais pas forcément plus bête que de profiter de la vie de famille au moment où l'on est le plus fatigué, après dix heures de travail à l'école ou au bureau... Bousculez vos habitudes et choisissez librement de vivre selon vos désirs !

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