Retrouver le plaisir de se lever chaque matin...

La disponibilité en entreprise : attention danger !

- Dans mon job, je cherche à être disponible, réactif, proactif même... on peut compter sur moi en toutes circonstances...
- Waouh ! Cool... Et à part ça, tu te sens comment ? 
- Pfff, j'ai du mal à me motiver, mon travail n'a aucun sens, je cours partout, tout le temps, je suis débordé et paradoxalement, je ne me suis jamais autant ennuyé...

Evidemment, ce dialogue est fictif, jamais vous ne rencontrerez quelqu'un d'aussi fiable et engagé annonçant à demi mot qu'il s'ennuie fermement dans son poste... N'est-ce pas ?

Et si vous tentiez la disponibilité à vous même ?
... "en plus de sa compétence, il sera avenant et disponible..." (vu sur http://cadres.apec.fr/)


Pourtant, vous le savez sans doute, cette personne existe, peut-être s'agit-il de vous ! En tout cas, une chose est sûre, si je m'amuse à filtrer les annonces emploi au tamis de mots clés comme "disponible, grande disponibilité, réactif(ve), proactif(ve), engagement"... alors la probabilité qu'une telle personne surgisse dans le monde du travail devient gigantesque. CQFD.

"Je salue ta disponibilité..." dirait un manager à son collaborateur, notamment lors du fameux entretien d'évaluation. Super compliment me direz-vous ! À y regarder de plus près, j'y vois là au contraire le signe flagrant d'une déchéance absolue, inévitable, si l'on ne stoppe pas immédiatement la "disponibilite aïgue" à laquelle est confrontée notre société. 
Disponibilité, du latin disponibilis (jusque là, ça va) signifie "dont on peut disposer". 

Je suis disponible = je suis une personne dont on peut disposer.

Personnellement, cette idée ne m'enchante guère, "on peut disposer de moi", si et seulement si je le décide, selon les circonstances et les situations qui me conviennent et respectent la personne que je suis.

La disponibilité évoquée ici, quelle est-elle ? Celle de réagir immédiatement à une demande formulée dans l'instant, que dis-je dans l'instant du caprice, celle de limiter son action à moyen terme, son engagement pour ne se consacrer qu'à l'actualité, qu'à l'instantanéité ? La disponibilité reviendrait-elle alors à se transformer en une sorte de "BFM TV" humaine, au sein même de son bureau ? Que reste t'il de tout cela à l'heure même ou beaucoup d'actifs cherchent à trouver un sens à leur métier. Difficile de trouver un sens à ce que l'on ne termine jamais vraiment ! Non ?

Ce que je constate en rencontrant certains formidables professionnels, extraordinairement disponibles à leur vie professionnelle (réponses immédiates aux e-mails, réponses à toute heure aux appels, présence aux réunions tardives pour ne pas empêcher le service de fonctionner, journées à rallonge, agenda ultra rempli...) c'est qu'ils n'ont jamais le temps de se poser pour réfléchir au sens qu'il veulent DONNER (et non pas trouver) à leur carrière (et encore, je n'évoque pas le mot vie...). 

Ces personnes sont, au fond, tout sauf disponibles... Disponibles à elles-mêmes. Dramatique non ? Nos employeurs potentiels (voir les annonces selon les mots clés évoqués plus haut) recherchent en fait et malgré les mots choisis d'excellents professionnels totalement indisponibles à l'essentiel, à eux-même, pour consacrer le temps et l'énergie aux projets stimulants. 
Qu'est-ce que j'entends par projet stimulant ? Ce fameux projet que l'on prend en charge de A à Z (allez, je suis près à parier que c'est exactement ce type de projet qui, vous aussi, vous motive), sans risquer de se voir interrompre à tout moment pour répondre aux sollicitations et passer à l'urgence suivante.

Comment cultiver votre disponibilité à vous-même et à ce que vous réalisez ? En vous organisant, vraiment, avec sens ! Vous le savez pertinnement.... En refusant de répondre au téléphone quatre heures par jour, en consultant votre messagerie une à deux fois (grand maximum) par jour, en terminant une tâche avent d'en commencer une autre, en stoppant totalement votre activité et vos échanges sur les réseaux sociaux (au moins le temps d'un travail concentré et non séquentiel)... 
C'est vrai que vous le savez... mais vous ne le faites toujours pas... (bon ok, je prône la déconnection digitale à hauteur des 2/3 d'une journée de travail (Quoi !!! Mais c'est pas possible ! Il est dingue ce mec !)... Histoire de changer les règles, de bosser vraiment, et un peu plus (si, si...) et de rentrer le soir, satisfait d'avoir contribué, de s'être rendu utile, d'avoir produit, concrétisé, etc...)

Dans les années 80/90, les entreprises américaines ont développé le management de la "porte ouverte", je note que trente ans plus tard, elles prônent la méditation, la conscience, la présence à ce que l'on est, dans l'instant où l'on agit... Sans doute faut-il y voir la réponse aux excès de l'hyper disponibilité. 

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Mire TV à télécharger ici : http://www.veilleurs.info/archives/1824

L'hirondelle qui murmurait à l'oreille des hommes

L'hirondelle qui murmurait à l'oreille des hommes

J'ai vu ce matin ma première hirondelle de l'année ! Chouette, non ? Heureux, je l'ai observée longuement, posée sur un fil de téléphone tendu mollement au dessus de mon jardin, je me suis rapproché doucement et voici ce qu'elle m'a dit :

"Salam ! Comment vas-tu ? Tu es mon premier humain de ce printemps ! Je suis ravie ! Tu vas me porter chance j'en suis sûre ! Chez nous, les hirondelles, nous avons un dicton : "Homme qui prend le temps de lever la tête, pour le meilleur nous fête..."et j'ai bien vu en toi le plaisir sur ton sourire, la photo que tu as essayé de prendre pour l'envoyer à ta famille. 

Observer la nature et tirer des leçons de développement personnel
Rencontre inspirante avec une hirondelle

Partout où je passe, je déclenche la sympathie, surtout en ce moment... Pourtant, personne ne sait que mon parcours pour venir jusqu'ici a été long ! Tout le monde imagine que je viens de nulle part alors qu'il y a 10 jours, je traversais le désert, à deux becs d'y rester, j'y ai laissé quelques plumes, crois moi ! 
Un vrai parcours du combattant, pas linéaire pour deux ronds, surtout pour moi qui suis si légère et fragile.. Tu savais que je ne pèse que 20 grammes ? Non, hein, tu me crois forte, tu penses que je vaux les 200 points du mille bornes, que je traverse le mur du son, en sifflotant ! 

Non, tu ne sais rien de ma vérité... C'est vrai que je suis rapide, mais seulement avec le vent dans le dos, je suis tellement légère qu'une rafale de vent chaud me soulève si haut que je ne peux plus redescendre pour me nourrir, que je ne peux traverser les zones de fortes dépressions qu'en les contournant, méthodiquement. 
Je n'ai pas l'air comme cela, mais je suis la spécialiste du contournement d'obstacle, je ne résiste pas à la résistance. De ma faiblesse, j'en fais un atout. Certes, ma légèreté m'empêche d'affronter les épreuves que la Nature m'envoie régulièrement, mais elle me permet également de me laisser porter par les vents dominants, préservant mes forces, économisant mon énergie... 
Mon talent est de me placer là où je suis la mieux portée dans la direction qui me va... J'ai traversé toute la moitié de l'Afrique, appelée par une envie - qui remonte à fort longtemps - de goûter les moucherons européens qui pullulent dans les marais et dans vos champs.. Miamm, miamm ! 

Et quand j'aurai repris des forces - il me manque encore 2 ou 3 grammes- eh bien, j'ai l'intention de trouver un compagnon et de m'installer tout l'été avec lui ! J'ai repéré une grange où il ferait bon vivre ! Tu sais ce qui me fait plaisir ? Vous frôler, vous les humains, en volant en rase-motte, vous observer vous enfermer dans vos voitures, ou dans de grandes boîtes sur rail qui vous emmènent là où je ne pourrai jamais vous suivre.. C'est votre choix ! Le mien étant de me dire, le plus souvent possible : "je n'ai besoin de rien".. Si tu veux bien, je vais te laisser car j'ai repéré un nuage de moucherons que je ne veux pas manquer ! Bon vent !"

Ahurissant, non ? Je n'en croyais pas mes oreilles ! L'hirondelle qui murmure à l'oreille de l'homme... Que m'a t'elle dit au fond ? Elle m'a rappelé plusieurs choses que je souhaite partager avec vous :


  1. Sa réalité n'est pas la mienne, tout ce que je peux imaginer sur sa vie n'est que suppositions, projections.. fantasmes. La carte n'est pas le territoire et non, l'autre ne pense pas comme moi.
  2. L'hirondelle fait du bien... je suis heureux en l'observant. Cependant, il m'arrive d'oublier d'observer tout ce qui existe autour de moi, quand l'hirondelle n'est plus là. C'est parce que je prends le temps d'observer que je me procure du bien-être et non pas parce que j'observe ce charmant oiseau.
  3. L'hirondelle est légère et vulnérable. De ses faiblesses elle en a fait des atouts extraordinaires en maîtrisant parfaitement sa technique, son art de voler... Une présupposée "faiblesse" est toujours relative et constitue systématiquement une force pour qui veut bien s'en servir. Et moi, quelle est la technique artistique, professionnelle, personnelle ou autre que je maîtrise le mieux ? Quel sont mes talents ? Qu'ai-je appris ? Comment pourrais-je les développer, continuellement ?
  4. J'aime ce qui procure du plaisir comme d'apercevoir les grues au printemps, la tour Eiffel dans le métro depuis la station Bir Hakeim, entendre le fou rire d'un enfant,  tout ce qui me donne le sourire... Alors je décide de le rechercher en observant tout autour de moi, en toutes circonstances, à tout moment.
  5. Traverser le Sahara quand on pèse 20 grammes me semble incroyable... Je pèse quelques grammes de plus, quel pourrait être mon Sahara, qu'est-ce qui me donnerait suffisamment de détermination pour contourner chaque obstacle que pourraient présenter mes objectifs ?
  6. Je croyais que c'était simple d'être une hirondelle, qu'elle a juste de la chance d'apparaître comme cela au mois d'avril.. ET dans mon entourage, y a t'il des gens que j'estime chanceux et dont, au fond, je ne connais rien ? Et si j'apprenais à les connaître ? A entrer en relation avec eux ? 

Vivement que je rencontre une mouche... Peut-être me racontera t'elle d'autres histoires d'hirondelles !

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Des chimères appelées "objectifs"

"Bien sûr que j'ai des plans dans ma vie professionnelle : mon objectif est de devenir le meilleur manager de mon entreprise, de monter rapidement les échelons et de recevoir un revenu fantastique, marquant la reconnaissance de mes supérieurs !"

Cool... c'est chouette des objectifs ambitieux, "on" veut des compétiteurs dans nos entreprises ! C'est tellement chouette que cela ne sert à rien quand l'essentiel n'est pas fondé... et beaucoup de nos managers l'oublient. 
Vous connaissez tous des personnes dans votre entourage, vous-même peut-être, qui affichent publiquement - ou dans la plus stricte intimité de leur cerveau -, ce genre d'ambition ou au moins l'un de ces thèmes (devenir le meilleur, grimper dans l'échelle de la hiérarchie ou être mieux payé...). 

C'est vrai qu'à lire certaines revues de coaching, il suffit de fermer les yeux, d'attendre que l'Univers se manifeste et toc (plouf plutôt), c'est bon, ça arrive... Voilàààààà  ! 
Quoi, vous avez essayé et ça n'a pas fonctionné ? Sans doute ne voulez-vous pas réussir (c'est de l'ironie, hein !) !
Il existe une manière autrement plus "terrienne" de modifier son avenir : Ne pas/plus attendre. C'est bête et pourtant très efficace ! Ne pas attendre, signifie agir massivement dans votre domaine de prédilection, sans vous soumettre à l'influence de quiconque, c'est-à-dire, distinguer votre ambition de vos objectifs et sous-objectifs... 

Vous travaillez dans une entreprise dont l'objectif commercial est de dépasser les 30 millions de chiffre d'affaires ? Super. Mais ce n'est pas un objectif, c'est l'ambition de l'entreprise... Cette ambition ne dépend pas à 100% de l'entreprise, mais dépend en grande partie de la façon dont la clientèle réagira, dont le marché économique sera favorable ou plus délicat, des parités, des cours des matières premières : d'une multitude d'éléments sur lesquels l'entreprise et encore moins ses salariés ne peuvent agir...

Pourquoi est-ce que j'insiste sur ce point ? Parce qu'il est fréquent de nous rendre malades, insomniaques, malheureux, "burnoutés" lorsque nous n'atteignons pas des "objectifs" qui ne dépendent pas complètement de nous (parole d'ex directeur des ventes !). 
Du coup, l'erreur la plus courante est d'imposer et de découper l'ambition d'une entreprise en petites parts appelées objectifs individuels... avec les résultats que l'on connaît : les jérémiades de fin d'année de managers pleurant sur les objectifs (comme toutes les années précédentes) non atteints, mécontents de leurs équipes les menaçant d'un licenciement économique "qui nous pend au bout du nez".  

Pour reprendre le thème de l'entreprise, nous construisons - malheureusement - l'ensemble de nos activités sur des objectifs financiers et chiffrés, objectifs, nous l'avons vu plus haut, qui dépendent d'une multitude de facteurs extérieurs, aléatoires, imprévisibles, etc... 
C'est un pari très osé que je qualifie de grostesque et d'anxiogène (source d'une multitude de désespoirs... sans doute connaissez-vous les injonctions paradoxales) lorsque l'on passe son temps à mesurer l'atteinte d'une ambition sans avoir la moindre idée formalisée des RÉELS objectifs de l'entreprise, ceux qui dépendent à 100% d'elle-même... Confondant résultat et méthode. 

Les objectifs qui ne dépendent pas de soi-même
Ambitions versus Objectifs

Mon ambition est d'atteindre un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros, et pour cela, je vais réaliser un grand nombre d'actions, qui ne dépendent que de moi et qui, je l'espère ( parce que - au fond,  je n'en sais rien), me permettront d'augmenter mes chances atteindre ce que je désire. Mes objectifs deviennent alors mes actions, et non plus leur résultat. 

Qu'est-ce que cela change ? TOUT ! En étant responsable de MES actions planifiées, j'atteins tous les objectifs que je me fixe et ces derniers me permettront, peut-être, de réaliser mon ambition. De cette façon, je me libère de toute pression extérieure, je refuse d'être infantilisé par un supérieur hiérarchique et me responsabilise autour de mes seuls actes
Alors forcément, dans la même idée, en tant que manager, je libère mes collaborateurs de toute ambition appelée "objectifs" sur lesquels les facteurs extérieurs ont une influence majeure, et nous travaillons alors ensemble au déploiement d'objectifs concrets, totalement ancrés sur l'action et non plus sur le résultat. En cas de difficulté, je soutiens en proposant de nouvelles solutions (formations par exemple) et surtout,  je supporte dans l'action.

Revenons un instant sur notre ami tout là-haut. Pensez-vous que son ambition de devenir le meilleur manager de son entreprise ne dépende que de lui ? Et si les autres étaient aussi de formidables collègues (ah oui, mince...) ? Et s'il se rendait malade à courir après un objectif tellement dépendant des autres ? Du contexte ? 
Dans ce cas là, je recommanderais chaleureusement à cette personne d'arrêter de crier à l'injustice, à l'absence de reconnaissance dans cette boîte de m... (cela vous dit quelque chose ?)  et de déployer massivement les actions, qui ne dépendent que d'elle, des actions qui, peut-être, lui permettront d'augmenter son savoir-être, son savoir-faire, ses compétences, ses aptitudes, son efficacité... Rien de sorcier, je vous rassure, mais ses objectifs pourraient être de s'inscrire à une formation, lire des manuels professionnels, questionner des personnes ressources, apprendre des techniques d'organisation, etc... ils ne dépendent, vous en conviendrez que de la personne en question et de sa détermination. Tous les soirs, plutôt que de s'enfermer  dans une rage folle, elle pourrait au contraire se réjouir d'avoir atteint ses objectifs, ceux qui étaient planifiés, organisés et qui dépendait à 100% d'elle... et mon petit doigt me dit qu'elle augmente ainsi considérablement ses chances d'atteindre un jour son ambition. Pas le vôtre... de petit doigt ?

Managers, salariés, entreprises, nous avons très souvent le même défaut, nous nous concentrons sur le résultat et ne savons pas libérer l'action, l'audace. L'enjeu de nos ambitions, aussi important soit-il, gomme par lui-même notre capacité à agir par nous-même, en simplicité pour enfin, retrouver le plaisir de se lever chaque matin et d'atteindre tous nos objectifs.

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Changer de discours intérieur

Que dit-elle votre petite voix, seconde après seconde ? A t'elle l'habitude de soupirer ? De chouiner, de souligner les manques, de se plaindre, de critiquer ? Cette petite voix, c'est votre discours intérieur, c'est le message qu'elle délivre à chaque instant, colorant vos humeurs à la lueur de votre éducation, de votre expérience, de vos croyances... 
Un discours que vous n'avez pas réellement choisi... jusque maintenant, puisque je vous propose de le changer manu militari pour vous mettre - enfin - vraiment sérieusement à la réalisation de vos projets !

Imaginez un instant qu'une personne, appelons la Tatie Danièle, vous accompagne constamment en critiquant tout ce que vous entreprenez, tout ce que vous émettez... "T'es nul !", "Bah dis donc, t'es vraiment pas doué !", "Tu vas encore tout rater !", "c'que t'es moche...." Exaspérant, non ? Il y a fort à parier que vous prendriez vos jambes à votre cou pour fuir la pression négative infligée par l'autre "casse-bonbons...", pas vrai ?

Arrêter l'auto sabotage en construisant un nouveau discours intérieur intérieur
Votre petite voix s'appelle t'elle Tatie Danièle ?

Eh bien, ce n'est pas si sûr... Je constate jour après jour, combien nous sommes indulgents envers cette petite voix, qui, très souvent, a cette fâcheuse tendance à ruiner nos efforts, décourager nos ardeurs, anéantir notre estime et pulvériser notre confiance...
Non, nous nous accrochons comme une teigne à cette compagne, lui reconnaissant le "mérite" d'avoir toujours été là... Du coup, on n'y fait plus très attention, elle fait partie du fond sonore, une ritournelle à laquelle nous sommes habitués depuis de si nombreuses années.

Pour être totalement honnête, on ne la reconnait pas vraiment, on ne l'écoute plus, on ne fait plus très attention à elle... Pourtant, son message ne change pas d'un iota, elle continue son oeuvre de destruction massive, dans un silence abrutissant.

Ce que je vous propose, c'est de commencer à la reconnaître cette petite voix, et à noter au fil de la journée, tous les discours négatifs que vous avez tendance à vous répéter "je n'y arriverai jamais"... "qu'est-ce que je fais là ?"... "mais que va t'on penser de moi ?"... "Et si je me trompais totalement...?". 
Il s'agit tout d'abord de repérer votre discours intérieur, de l'identifier, pour savoir si Tatie Danièle vous suit en permanence...
Lorsque nous identifions, lorsque nous reconnaissons, nous quittons la croyance pour entrer dans la connaissance, le savoir, le tangible. Ce savoir est le pilier de la nouvelle construction de votre discours intérieur...

Au fond, s'entendre dire depuis de si longues années que l'on est nul, cela repose concrètement sur quoi ? Sur une expérience malheureuse ? Sur une déception ? Sur un "rateau" remontant au CM2 (Agnès m'aimait "par amitié" et ce fut le drame) ? Sur la remarque d'un "supérieur" (je pouffe, à cause du mot "supérieur")... auquel vous avez donné ensuite raison ? 
A reconnaître son discours intérieur, il est possible de décortiquer la logique qui vous habite, cette vieille habitude que l'on ne remet plus en question...
Alors plutôt que d'inverser la vapeur en changeant la petite voix en une déclaration de foi béate (du style "je suis TOUJOURS fantastique"), je vous propose de construire les piliers de votre nouveau discours...

Prenons un exemple, vous remarquez que votre discours intérieur vous répète sans cesse "tu n'y arriveras jamais"... Chic ! Voilà une occasion de corriger un travers bien handicapant ! 

1- Depuis quand je me dis cela ? Y a t'il un moment particulier qui m'a convaincu de cette affirmation ? Voyons voir... 
Ah oui, je me souviens de mon professeur de sport de 5ème qui voulait - pour je ne sais quelle raison - que je grimpe en haut du corde lisse, et devant mes fesses qui ne parvenait à se soulever, à crié devant toute la classe (et surtout devant la sublissime Isabelle Martin): "quel plat de nouilles... tu n'y arriveras jamais !". Le pire, c'est qu'il a eu raison, je n'y suis jamais arrivé... (gloups - moment émouvant...).

2- Dis donc, les gens qui n'y arrivent JAMAIS, dans TOUS les domaines, je n'en rencontre pas souvent.... Y a t'il un domaine dans lequel il t'arrive de réussir, de parvenir à tes fins..? 
- Euh, oui, bien sûr, je ne suis pas si neuneu ! 
- Cool... Peux-tu me donner quatre exemples de réussites, d'aboutissement dont tu es particulièrement fier ? (les amateurs de dialogues se régalent !) 
Et la personne donne ses exemples...

3- OK, super, Wow ! Je suis impressionné ! Es-tu d'accord avec moi si je te dis que le "je n'y arriverai JAMAIS" repose sur une erreur, un biais, une imposture puisque tu viens de faire la preuve que tu as réussi dans quelques domaines de ta vie ? 
Si vous êtes un mininum ouvert à la discussion, il est fort probable que vous répondiez 
- "oui, je suis d'accord".

4- Alors dis moi, que serait-il plus juste de penser pour te permettre de corriger ce discours intérieur ? - "Que je SAIS que je suis capable de réussir !" lancez-vous triomphalement, les épaules relevées, et l'oeil fier (imaginez la fanfare à cet instant, les confettis et les applaudissements venant du monde entier !)

5- Alors ce que je te propose, maintenant que tu as reconnu ton discours intérieur, à chaque fois que tu entendras "je n'y arriverai jamais", tu te souviendras des exemples que tu viens de me citer et tu affirmeras, "je sais que je suis capable de réussir !". Si tu es rigoureux, si tu t'engages à le faire sérieusement, je peux t'assurer qu'en quelques jours de répétition, tu intègreras cette nouvelle habitude qui deviendra tout aussi évidente que celle dont tu t'assommais continuellement depuis toutes ces années...

Êtes vous prêt à relever le défi ? A corriger sérieusement toutes ces années de dérive ? Haut Les Coeurs ! 

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Se souvenir du futur

"Pfff, j'ai le trac, je sens le stress monter, j'ai demain une réunion importante, je ne me sens absolument pas prêt ! Je vais être ridicule et en prendre plein la tête !" Cet exemple, issu de nos vies professionnelles, pourrait tout aussi bien concerner un entretien de recrutement tant attendu, un bilan de fin d'année ou entretien personnel, une présentation aux actionnaires, à un client influent, une proposition au COMEX...
Bref, ce genre d'évènement qui marque une journée, celui que se prépare quelques heures plus tôt (souvent la nuit du reste) et qui vous place, insidieusement, une petite boule gênante au fond du ventre..

Cela vous parle ? De mon côté, je me souviens d'avoir été invité à rejoindre le comité de direction d'un groupe constitué à 100% de britanniques dont je ne comprenais aucun mot... Cette épreuve reste gravée en moi comme étant l'une des plus désagréables de ma vie ! Anyway...

Que vous soyez chef de produit, en recherche d'emploi, responsable marketing, en charge du personnel, directeurs et directrices de tout poil, nouvellement nominés, dépassés par l'enjeu de l'évènement, invité au comité de direction, rassurez-vous, il existe quelques solutions très efficaces pour aborder sereinement l'épreuve... (ces solutions conviendront parfaitement aux grands sportifs).

Tout d'abord, gardons en tête que tout comportement, toute action, n'est que le résultat d'une perception, d'une interprétation de ce que nous comprenons de la situation. La situation dépend de tout ce qui nous entoure, mais plus exactement de ce que nous en comprenons, par réflexe, par habitude, par raisonnement, cette situation dépend donc de :
  • nous même, 
  • de notre préparation, 
  • de notre degré de compréhension, 
  • de notre culture, 
  • éducation, 
  • de nos certitudes (ou les croyances), celles qui nous construisent mais aussi celles qui nous freinent... 
En gros, notre réaction à une situation donnée, dépend pour l'essentiel de notre façon de la percevoir, de l'interpréter et d'y réagir... Evidemment, là où cela se complique, c'est lorsque à un évènement précis, nous avons toujours tendance à répondre de la même façon parce que notre perception n'a jamais changé, alors, nous confortons par la même occasion, une réaction peu appropriée rendant quasiment "automatique" le comportement ou la réponse la moins appropriée.

L'anticipation de cet évènement ne peut alors que créer la sensation désagréable que vous connaissez dans vos mains moites, dans votre irritabilité, vos insomnies ou mal de ventre chronique (liste de symptômes non exhaustives !). Il s'agit ici d'auto-suggestion, de préparation mentale et d'immersion dans un environnement positif, constructif, utile pour vous...

Comment désamorcer cette tension pour vous concentrer d'abord sur votre efficacité mais également sur le plaisir de préparer l'évènement en question ? En vous préparant, en vous conditionnant, en vous souvenant du futur, celui qui n'appartient qu'à vous, celui que vous allez créer de la plus belle façon qui soit...
Nous allons nous appuyer sur une idée simple : le cerveau ne fait pas la différence entre la réalité (l'évènement de demain) et votre imagination. Vous allez donc imaginer votre futur tel qu'il vous convient et permettre - enfin - à votre cerveau de changer de réaction, de percevoir le succès, de s'y habituer même, et de donner les instructions les plus utiles à chaque cellule de votre corps. Évidemment, vous continuerez de lancer massivement les actions nécessaires et utiles à l'atteinte de votre objectif.

La préparation mentale au quotidien
À votre avis, Baumgartner s'était-il préparé mentalement avant de sauter de sa bulle ?

Cela vous tente ? - voici trois outils très efficaces que j'utilise quotidiennement avec mes clients et que je construirai pour vous, en fonction de vos besoins :


1- Première proposition, vous allez travailler sur la visualisation de l'évènement. Rien de magique, je vous rassure, il s'agit simplement de préparer l'ensemble de votre personne à la possibilité d'un succès, qu'elle le ressente, qu'elle se prépare au meilleur, davantage qu'au pire, qu'elle envisage vos réactions, votre comportement le plus approprié, la fluidité de vos paroles, l'intelligence de votre maîtrise, l'assurance de votre préparation... Nous nous "parlons" 60.000 fois par jour environ, entre nous, votre esprit se connecte t-il davantage à des notions d'échec ou de réussite ? Vous répétez vous la plupart du temps que vous vous échouerez ou que vous réussirez ? Et si vous instauriez un discours positif et non plus aigre ou critique, bienveillant, ancré sur vos véritables motivations, vos valeurs,  un message réaliste et atteignable, indiscutable car s'appuyant sur des faits, bien concrets, formulé simplement et de façon directe ?

Vous vous préparerez au succès, à la répétition mentale de votre futur, qu'il s'agisse d'un évènement spécifique (se présenter à un concours de grande école, se préparer à une compétition ou encore à présenter les comptes annuels à ses actionnaires américains) ou encore d'un objectif à plus long terme, un objectif professionnel, personnel... Cette préparation mentale, que vous travaillerez en l'associant à des outils de relaxation adaptés constitue l'un des socles les puissants de réalisation de vos objectifs.  Plus de renseignements ICI 


2- Deuxième proposition : vous emportez avec vous - où que vous soyez, quelles que soient les personnes qui vous entourent - les trésors de potentiels, d'intelligence, de capacités, de savoir-faire, de savoir-être qui sont en vous... 

L'idée revient à vous constituer une malle, sans fond, remplie de trésors, les vôtres, qui peuvent s'appeler des souvenirs de succès, des sensations agréables, des rencontres formidables, le sourire de vos enfants, la sensation de fraicheur que vous avez ressentie en sautant dans une piscine un jour de canicule, toutes ces ressources que vous placez dorénavant dans un endroit particulier dont vous seul connaîtrez l'accès. Ces ressources, vous apprendrez à les mobiliser à l'envi, pour les garder bien précieusement en vous, sur vous,  côté de vous, le jour de l'évènement en question. 

Vos ressources sont autant de béquilles, de protections, d'atouts, d'énergies, de forces qui vous accompagneront quand vous le souhaiterez... 
Avez-vous remarqué comme les sportifs de haut niveau se touchent à différents endroits de leur corps juste avant de s'élancer, Zidane et sa fameuse chaussette gauche, comme les personnalités politiques redressent systématiquement les micros devant eux avant de prononcer un discours en public... Il ne s'agit pas de superstition mais de mobilisation, savoir mobiliser toutes ses ressources, quand il le faut et quand vous le décidez.
Eh bien, je vous propose de créer - pour vous, rien que pour vous, un environnement propice à l'activation des ressources, une méthode personnalisée, totalement adaptée à vous, rien qu'à vous ! Plus de renseignements ICI


3- Troisième proposition, avant l'évènement en lui-même, une heure ou une demie-heure par exemple, relaxez-vous, par une respiration adaptée, une déconnection salutaire, quelques minutes destinées à prendre un peu de distance, à relativiser, à "penser à autre chose", un véritable voyage intérieur qui vous permettra de vous mobiliser totalement et écologiquement...
Téléchargez l'enregistrement et écoutez le aussi souvent que vous le souhaitez, de temps en temps, en vous isolant le plus possible (les toilettes constituent un excellent refuge !) mais aussi dans le métro, le train... L'effet de relaxation est garanti, l'équivalent d'une vraie sieste énergisante.

Avec ces outils personnalisés - adaptés à votre situation, aux enjeux personnels que vous connaissez - pourvu que vous les utilisiez souvent, vous allez rapidement changer votre perception puis vos réactions aux évènements majeurs. 
Vous apprendrez à considérer un avenir différent, favorable et non hostile parce que vous aurez préparé et anticipé chaque détail de votre réussite, parce que mentalement, vous l'aurez créée.