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"Pourquoi ne l'avez-vous pas fait avant ?"

Question "piège" : Pourquoi ne l'avez-vous pas fait avant ?


Les débats politiques constituent une source infinie de questions pièges, traquenards en tous genres auxquels les candidats doivent répondre pour nous convaincre (ou presque). Profitons-en, nous devenons chacun des recruteurs, devant nous forger une opinion face à des profils plus ou moins connus...

Vous l'aurez sans doute remarqué, mais une question récurrente lime les dents pointues de nos candidats expérimentés : 
"c'est bien gentil tout cela, mais pourquoi ne pas avoir mis en place vos réformes lorsque vous étiez au pouvoir...?" La question à deux balles qui tue...

Dans le cadre de nos vraies vies, notamment dans celui du recrutement, il arrive que, en tant que candidat - nous nous présentions sous notre meilleur jour (si, si...) et que nos efforts soient sapés par une cinglante remarque laissant entendre que ce que nous prétendons pouvoir mettre en place demain, aurait plus de poids si nous l'avions expérimenté dans notre passé...  "pourquoi ne l'avez-vous pas fait chez vos anciens employeurs ?"... et là commence une longue tirade, la vôtre, hésitant entre bégaiements et justification, un pagayage maladroit et douloureux duquel ne resteront que les gouttes de sueur versées sur l'autel du recruteur...

tirer les enseignements de ses réussites et de ses échecs
Cristiana Couceiro

Unicité et incompréhension

Entre nous, il s'agit d'une question très judicieuse et je ne suis pas certain qu'une réponse précise soit attendue ou espérée. Au fond, chaque expérience, chaque candidat est unique, dans un environnement, une culture d'entreprise unique (peut-être dans le Prisunic d'Alain..) , selon des valeurs uniques, répondant à des principes de fonctionnement uniques, avec des clients internes ou externes... uniques (j'ai ménagé le suspens pour voir si vous suiviez...), l'explication en tant que telle devient alors tellement unique qu'elle ne s'adaptera pas au contexte de votre futur employeur. Aussi, je vous recommande chaleureusement de ne pas vous lancer dans une explication rationnelle, elle n'aurait aucun sens aux oreilles d'un autre, serait juste entendue mais certainement mal interprétée.. ou partiellement comprise.

Au fond, grâce à cette question vous allez pouvoir évacuer tout ce qui vous gêne dans votre carrière, ces échecs ou vagues réussites collectives, les choses qui n'ont pas fonctionné selon vos ambitions, celles dont vous n'aviez pas forcément la responsabilité malgré ce que laisse entendre votre CV, etc... 
En tant que candidats en recherche d'emploi, nous sommes la somme (joli non ?) de nos expériences.. et nous sommes surtout ce que nous faisons de notre histoire, de nos succès, de nos échecs... 
Nous sommes devenus, une essence, rare et précieuse, extraite d'un parcours parfois chaotique. Cette extraction n'est pas naturelle, elle consiste à se demander systématiquement :
Quels enseignements puis-je tirer de tout ce que j'ai vécu...?

Vive l'échec ? Euh... plutôt pour les autres

Contrairement à beaucoup de commentateurs, je n'encourage pas l'échec : évitez-le tant que possible. En revanche, lorsque vous êtes confronté à une période difficile, ayez le réflexe d'un tirer une leçon relative à votre comportement, à votre ressenti, aux méthodes utilisées, aux résultats obtenus. Dans quel but ? Vous transformer en une personne expérimentée... car ne l'oublions pas, avoir de l'expérience ne fait pas de vous une personne expérimentée.

Par conséquent, une idée de réponse à cette question du "pourquoi ne l'avez-vous pas fait avant", consisterait d'abord à dire que : 
  1. Vous n'êtes plus la même personne, que vous avez progressé, que vous avez changé, que vous vous êtes amélioré car vous avez toujours tiré les enseignements de vos riches d'expériences. 
  2. Les succès ou réussites vous ont permis d'apprendre à modéliser vos approches, 
  3. Les échecs, quant à eux, vous ont appris à corriger et à améliorer sans cesse vos méthodologies en abandonnant une stratégie ou créant des plans B
  4. C'est ce résultat d'expérience professionnelle que vous offrez à votre futur employeur, et c'est ce qui vous permet de dire avec assurance que sans vos échecs ou difficultés passées vous ne pourriez pas affirmer avec la même force et assurance, votre conviction de pouvoir apporter énormément de richesses à votre futur employeur.


Recrutement : réagir à une réponse négative*

Candidature non retenue

"Malgré tout l'intérêt que présente votre candidature... bla, bla, bla...".

Voici le début d'un courrier type que connaissent bon nombre de personnes en recherche d'emploi. La nouvelle n'est pas réjouissante, d'autres candidats ont été préférés et vont poursuivre la fabuleuse aventure du recrutement... sans vous. 

recrutement : réagir à une réponse négative
Est-ce votre dernier mot ?

La tentation de jeter son ordinateur par la fenêtre est à son paroxysme... et la logique voudrait que vous passiez à autre chose, au prochain envoi de votre CV, sans vous retourner, ni pleurer sur le sort que vous réserve cette réponse automatique. Je n'aurai qu'un seul conseil, évitez les raisonnements trop logiques, n'attendez pas une autorisation pour être choisi, sélectionné. Vous avez suffisamment passé de temps et d'énergie sur votre CV, peut-être m'en avez vous confié l'analyse. Vous le vouliez cet emploi, n'est-ce pas ? (moi, je vous le confirme car vous êtes très nombreux à me le dire chaque jour...!).
Alors relevez la tête et ne laissez pas toute la responsabilité de votre avenir, de l'initiative de vous rencontrer, aux autres... 
Soyez différent, pensez différent (ça vous rappelle quelque chose ?), soyez celui qui choisit son employeur, celui qui insiste et se bat pour provoquer la rencontre, sans se résigner au premier obstacle.

Dépendre du regard de l'autre

Nous vivons dans un monde d'autorisation, de permission, attendant, je-ne-sais-quel regard bienveillant pour oser questionner sur notre avenir. Non, réhabilitons notre égo plutôt que de l'étouffer en permanence, et affirmons-nous haut et fort, laissons le nous inciter à nous faire connaître, à nous exposer, à dépasser nos limites, surtout celles qui sont communément admises. Pourquoi ce laïus ?
Parce que si l'on devait se contenter d'une réponse négative à chaque fois que nous entreprenons quelque chose, alors nous n'avancerions pas beaucoup dans nos vies, et ce principe vaut aussi dans le cadre d'une recherche d'emploi
Du coup, je conçois la réponse, même négative, d'un recruteur, comme une excellente opportunité de revenir vers lui... Tant pis, il n'avait qu'à ne pas répondre.

Prendre la main

Quelle pourrait être l'attitude à adopter ? 
  1. Tout d'abord le remercier de vous avoir tenu au courant de l'avancée du recrutement. 
  2. Ensuite, puisque vous le souhaitiez cet emploi, exprimez votre déception, après tout, elle est réelle, et tout ce qui ne s'exprime pas s'imprime, n'est-ce pas ! Exprimer sa déception, peut être l'opportunité de revenir sur ses atouts, de formuler une motivation "push", beaucoup plus offensive que ce que vous vous permettiez, jadis. Exprimer sa déception, c'est aussi laisser la place à une certaine spontanéité, un non calcul, une "contre-logique" moins formalisée... remarquable, plus attachante, d'une certaine façon. Enfin, concluez votre réponse par deux nouveaux éléments 
  3. Le premier, consistera à refuser la résignation : "malgré votre décision, je continuerai à postuler chez vous... je veux faire partie de vos équipes...", vous joindrez bien entendu votre CV. Cela s'appelle de la détermination. Vous démontrerez une forme de pugnacité, d'ambition, nécessaire à l'entreprise et de capacité à ne pas vous contenter d'un "non". Manifestez-vous jusqu'à l'obtention d'un entretien... Comme vous l'avez fait avec l'élu(e) de votre coeur, ou comme vous serez amené à le faire avec vos clients, fournisseurs, collègues...
  4. Le second, extrêmement rare, vous vous en doutez, relève de votre savoir-être : souhaitez bonne chance à l'entreprise pour la suite de son recrutement, marquez une différence élégante, radicalement décalée, de celles que l'on remarque... Selon Mozart Consulting, 1 CDI sur 7 n'est pas confirmé durant la période d'essai. Le process d'embauche est probablement perfectible, cela constitue une faille, dans laquelle je vous encourage de vous précipiter : l'opportunisme, quand il s'agit de son avenir, est fortement conseillé ! Vous ne croyez pas ? 


Haut Les Coeurs, les amis. Ne laissons pas la résignation nous envahir.

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* méthode testée et validée

L'amnésie d'une vie de souvenirs

L'oubli de soi

J'ai été très marqué par la lecture du roman de Frédérique Deghelt, "La vie d'une autre", l'histoire d'une femme de 37 ans, se réveillant un beau matin en ayant oublié les 12 dernières années de sa vie et découvrant, petit-à-petit, son existence de femme mariée, mère de famille, dans une maison qu'elle ne connait pas... Cette femme, Marie, n'a pas oublié qui elle était des années plus tôt. Elle mesure alors l'écart entre ses rêves de jeune femme (hier) et ce qu'elle semble être devenue (aujourd'hui).

Nous sommes peut-être dans un rapport inverse, nous nous souvenons de nos dernières années et connaissons l'amnésie de ce qui nous animait, plus jeune.
Et si, comme Marie, nous oubliions, en nous réveillant le matin, le détail de nos années passées, et si nous oubliions jusqu'à notre nom, notre identité... 

  • Quelle valeur aurait le "JE" ? 
  • Qu'est-ce que cela changerait en nous de ne plus rien connaître de nos habitudes ? 
  • Comment les considèrerions-nous, ces modes de vie, en les découvrant avec la distance qui est devenue la nôtre ? 

quand nos souvenirs nous plongent dans l'oubli de qui nous sommes
Erwin Blumenfeld - Portrait

Oubliez ce que vous êtes et observez

Observez votre bureau et oubliez que vous en êtes en l'habitant... Que vous enseignent les choix de décoration de cette personne que vous ne reconnaissez plus ? Est-ce à votre goût ? Que pensez-vous de son organisation spatiale, cela vous attire t'il ? 

Evidemment, oublier tout de son identité civile entrainerait quelques tracasseries, mais au fond, quelle aubaine pour faire le point sur la personne que nous sommes, sans parasites extérieurs, sans croyances héritées de nos parents, de notre éducation, sans l'influence de notre prénom, celui qui nous désigne et que nous n'avons pourtant pas choisi... 
Qu'imagineriez-vous sur les habitants de la maison dans laquelle vous vous promenez, parcourant chaque pièce et découvrant les photos, les meubles, l'ordre ou le désordre... Quel serait votre sentiment, un sentiment de bien-être, de confort ou plutôt un décalage entre ce qu'il vous semble ressentir et ce que vous constatez...

Stimuler votre curiosité

Cher apprenti amnésique, comment pourriez vous vous décrire, physiquement d'abord, votre allure, votre style, l'image que vous scrutez, mais également vos attirances, les plus évidentes (des couleurs, des ambiances, des odeurs), ce qui stimule votre curiosité, vous fait sourire alors que personne ne vous regarde... vos qualités aussi..., vos atouts...

Un nouveau regard

Cette Marie, dans l'amnésie qu'elle vit, a une chance exceptionnelle, elle est contrainte de regarder avec un oeil neuf ce que représente sa vie à un moment particulier. Cet oeil neuf, ce regard empli de discernement et de distance (qui pourrait être également l'écoute de soi) est l'instrument rêvé pour décider de ce qui est bon pour soi. 

Et vous, prenez-vous le temps d'allumer vos phares sensitifs et sensoriels pour observer avec le plus de discernement possible la situation de votre vie professionnelle, personnelle, familiale, financière, énergétique, spirituelle, votre relation aux autres, à vous même... Non, pas très souvent, n'est-ce pas ? La plupart de mes clients en hypnothérapie à Angoulême viennent chercher ce discernement, cette distance et repartent transformés, certains d'avoir de beaux chemins à parcourir avec un regard heureux.

Alors du coup, ne sommes nous pas, parfois, malgré nos souvenirs, dans la même amnésie que cette Marie ? Je vous laisse à vos rêveries... 

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Merde, j'aurais du m'écouter...!

Ecouter son intuition


L'intuition a un gros défaut, elle n'est pas vérifiable immédiatement... Elle se transforme alors chez certains en doute, en hésitation, en attente, en phase d'observation. Nous ne reconnaissons pas dans l'instant, la valeur d'une petite voix (peu audible du reste) et cela est vraisemblablement du à notre éducation, à notre culture. 
Vous souvenez-vous, quand vous étiez enfant, lorsque spontanément vous affichiez une franchise désarmante en posant la question qui tue, en abordant innocemment, le thème tabou de la famille. Souvenez vous du regard noir,  injecté d'éclairs de vos parents, vous suppliant silencieusement de vous taire ou de disparaître sous la table... Cela vous rappelle quelque chose ? 

Eh bien, vous compreniez alors immédiatement qu'entre ce que vous aviez perçu, compris, capté et ce que vous pouviez en faire - comme l'exprimer par exemple - il y avait un je-ne-sais-quoi qui mettait en danger et qui méritait amplement d'être validé par les parents avant d'agir. Ce peut être un début d'éducation, de formatage à ne pas tenir compte de sa petite voix, ou en tout cas, d'émettre très rapidement une série d'alertes pour éviter toute complication.

renforcer son intuition
Ecouter sa petite voix

Aujourd'hui, nous sommes de grands enfants. Des adultes, quoi. Notre petite voix fonctionne toujours, elle capte dans l'environnement des informations que nous étouffons ( au choix) dans ce que l'on appelle : 

"les faits, le réalisme, le cynisme, l'ironie, le manque de confiance, la fatalité, le déterminisme, la peur de nous tromper, le rationnel, la logique, l'esprit cartésien, le monde des bisounours, la névrose, la pathologie, l'incapacité, le non-mérite, la sanction, l'impossibilité, l'incapacité, la dépression, l'obéissance, le conformisme... j'en passe, et des meilleurs !" 

Cela vous dit quelque chose ? 
Pourtant, même si nous n'écoutons pas notre intuition, il nous arrive de la vérifier par la suite et de constater, dépité et légèrement honteux, que l'on avait initialement bien raison... Notre première idée, impression, flash... était la bonne.
Mais alors, sommes nous dépourvus d'intuition ou de capacité à lui faire suffisamment confiance pour l'écouter davantage et en tenir un peu plus compte ? 
Personnellement, j'opte pour la deuxième version, et celle-ci repose entièrement sur l'estime de soi et la connaissance de soi.

Une bonne façon de se familiariser avec son intuition, c'est de la noter, systématiquement, puis de la vérifier, le cas échéant. Cela contraint à reconnaître en soi une véritable capacité à ressentir les ambiances, percevoir l'invisible, entendre l'inaudible... bref, à mettre ses capteurs en éveil et s'en servir !

Vous constaterez peut-être, combien votre petite voix est en harmonie avec ce qui est essentiel pour vous, comme vos valeurs par exemple... oh, pas celles que votre éducation vous demande d'appliquer à la lettre, non, non, les vôtres ! Celles qui n'entrent pas dans le jugement du bien et du mal ! Les vôtres, celles que vous suivez instinctivement parce que c'est plus fort que vous... celles qui parfois se contredisent (comme la générosité et l'attirance pour le résultat), celles qui nécessitent une bonne dose de sagesse et d'acceptation pour les vivre pleinement et les honorer. Connaissez-vous vos valeurs ? Tout ce qui vous guide, et qui créé le stress ou le sentiment de confusion lorsque vous leur tournez le dos ?

L'intuition n'est rien d'autre que la reconnaissance de tout ce qui vous anime, de ce que vous êtes, de tout ce que vous captez. Alors dans ce cas, suivre son intuition, c'est exercer son intégrité la plus totale et rester fidèle à soi, à ce qui compte vraiment, sans craindre de se tromper, ni de subir le regard des autres... 
Envie de tester ? Notez dans un beau carnet tout neuf toutes les impressions qui vous traversent, vous aurez rapidement l'occasion de les vérifier. Chiche !

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