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Bien conclure l'entretien d'embauche

Les dernières minutes d'un entretien de recrutement - comment bien conclure l'entretien d'embauche ?

L'entretien se déroule plutôt correctement et vous vous félicitez d'avoir aussi bien préparé l'entrevue... Cela valait le coup de rester concentré, professionnel du début jusqu'à la fin, vous avez placé vos arguments, présenté vos compétences, vos qualités professionnelles, abordé les points techniques, posé quelques questions, marqué la différence avec d'autres candidats... tout roule, il est temps de conclure l'entretien.

Conclure un entretien, c'est facile me direz-vous. Pourtant, il représente un instant particulier dont l'écho vous permettra, ou non, d'obtenir le poste convoité. En d'autres termes : 
ce n'est pas parce que l'ensemble de votre échange s'est merveilleusement bien passé que vous devez baisser la garde et risquer de faire une mauvaise dernière impression, celle là même dont se souviendra inévitablement le recruteur.
Il est certain que l'entame d'un entretien d'embauche est essentielle, vous y êtes préparé, savez vous présenter, avez fait le tour de vos qualités. Mais comment conclure l'entretien ?

bien terminer un entretien de recrutement
Bien conclure un entretien d'embauche

Faire une bonne dernière impression

Dans les cinq dernières minutes, vous ne réussirez pas forcément à inverser la tendance si votre prestation était moyenne. En revanche, aussi brillant fussiez-vous durant l'entretien, tout peut s'écrouler dans ces derniers échanges par manque de vigilance.

1- Rester concentré

Règle numéro un, rien n'est acquis, rien n'est gagné jusqu'à temps que vous ayez franchi la porte d'entrée des bureaux du recruteur. Rien, rien, rien. Par conséquent, votre concentration restera entière, votre capacité à réfléchir, à synthétiser également. Il est tentant de se laisser aller à la décontraction, à la blague, à la totale spontanéité lorsque votre interlocuteur vous raccompagne à l'ascenceur, c'est pourtant là que se joue une bonne partie de votre recrutement.

2- Confirmer sa motivation

Règle numéro deux, puisqu'il s'agit de laisser une impression positive, je vous propose de confirmer votre motivation, comme vous le ferez à nouveau dans votre e-mail de remerciement, en affirmant votre intérêt, votre envie de prendre en charge tel projet ou de rejoindre les équipes qui vous ont été décrites. 
Une affirmation de se type s'exprime avec enthousiasme, avec énergie et certainement pas de façon éteinte et monocorde. Je pense que dans les cinq dernières minutes, c'est à vous de laisser une teinte positive en vous positionnant comme volontaire et déjà projeté dans vos futures fonctions.

3- Rester calme

Règle numéro trois, évitez toute précipitation. Vous savez, lorsqu'il ne reste plus que quelques instants, vous pourriez être tenté de terminer rapidement, de mettre dans un sac tout ce que vous n'avez pas eu l'occasion de dire, de refaire l'article complet de vos compétences, de vos atouts, etc... Mauvaise idée. A cet instant, vous n'aborderez que la conclusion, votre conclusion, affirmant votre motivation, rien d'autre. Ne pas s'étendre, ne pas répéter en boucle ses compétences, c'est aussi vous offrir la possibilité de maîtriser votre temps : il reste une minute pour conclure et vous n'êtes pas brouillon, improvisant une formule alambiquée, quittant précipitamment votre interlocuteur, le manteau sous le bras, vos dossiers à la main, sacoche ouverte... comme un voleur (ou partir comme un pet sur une toile cirée)...
Tranquillement, avant de préparer vos effets, vous regardez le recruteur, le remercierez de l'agréable échange et confirmerez sereinement votre motivation, avec assurance, prestance. Puis, lentement, placez vos documents dans votre sacoche, éventuellement remettez une carte de visite. Vous mettrez votre manteau à l'extérieur du bureau... ce qui évitera que dans un grand mouvement, vous ne renversiez quoique ce soit... ou que votre col de veste, en ce moment fatidique, ne soit retourné... Ah oui, c'est dans la rue que vous rallumerez votre téléphone pour lire le SMS d'encouragement du conjoint !
Une astuce, lorsque vous le pourrez en début d'entretien, demandez sur combien de temps se déroulera l'échange, de façon à garder un oeil sur votre montre. Être maître du temps, est une clé extrêmement positive, vous ne croyez pas ? Celui qui maîtrise le temps, maîtrise peut-être mieux qu'un autre ses dossiers ou sa gestion de projets.

4- Partir avec des réponses

Règle numéro quatre, c'est une règle commerciale, partez en connaissant le timing, le process de recrutement. Cette information alimenta vos relances et vous permettra de garder le lien avec le recruteur, y compris lorsque vous ne serez plus en face de lui ! On ne part jamais d'un entretien sans savoir quelle est la prochaine étape.

5- Rester neutre

Règle numéro cinq : aucune question n'est vraiment anodine, pas forcément dans l'intention du recruteur (je ne crois pas qu'il cherche à piéger un candidat dans les dernières secondes en vous posant la question qui vient de nulle part) mais surtout dans votre façon d'y répondre, de réagir... Soyez toujours concentré sur votre but, ne vous en détournez pas. 
La pression retombe, pas votre concentration. Par conséquent, lorsque l'échange devient davantage "informel", ne jugez pas, ne commentez pas (actualité, politique...) et inversez plutôt l'échange autour de VOTRE curiosité, posez des questions, simples, sur le parcours de la personne par exemple... Intéressez-vous à l'autre !

Faire bonne impression

Vous avez des questions ?

Ces minutes sont souvent identifiables grâce au recruteur qui vous demandera soudain : "vous avez des questions ?". 
Bien sûr vous en avez, plein même. Mais puisque l'entretien de recrutement est toujours votre première réunion de travail avec votre futur employeur, vous aurez veillé à poser un certain nombre de questions durant toute la rencontre, et pas forcément uniquement dans les trois dernières minutes. 
Aussi, si vous avez eu l'occasion de poser l'ensemble des questions que vous aviez préparées (notamment en construisant une veille emploi adaptée) durant l'entretien, vous n'aurez plus qu'une seule question à poser :
"vous avez répondu à toutes mes interrogations, je suis très motivé par le poste et il n'y a plus qu'une seule question que j'aimerais vous poser : que pensez-vous de ma candidature ?"


Les 5 points que cherche à valider le recruteur durant l'entretien..

préparation entretien recrutement
5 points incontournables validés par le recruteur pendant l'entretien


Mais non, vous n'avez pas une tête de CV ! Enfin, je vous le souhaite.. Ce bout de papier n'est rien d'autre qu'un passeport, un document vous ouvrant les portes de l'entretien. Il ne contient ni votre ADN, ni votre intimité. Le Curriculum (cela fait bizarre d'écrire ce mot effacé de notre vocabulaire) est un document de communication et rien d'autre. 
Vous êtes donc infiniment plus riche, plus intéressant que votre CV, que toutes ces informations résumées et éparpillées par ci par là sur une page ou deux...

Bonne nouvelle, non ?

Alors si le CV constitue la porte d'entrée à l'entretien de recrutement, du moins la poignée que vous allez actionner, le recruteur ne se décidera jamais sans avoir - un minimum - échangé avec vous. Vous rencontrer pour se positionner.. Voilà l'objet de l'entretien de recrutement. L'issue de l'échange dépend donc largement plus de vous, et donc de ce que vous exprimerez, que de votre CV. Vous ne croyez pas ?

Afin de transformer cette première rencontre de la façon la plus favorable qui soit, je vous propose de vous concentrer sur cinq éléments essentiels qui constitueront la trame décisionnelle de votre recruteur :

1- Votre honnêteté

A l'heure des réseaux sociaux, du maquillage assumé de compétences ou d'expériences, des arrangements avec la vérité, vous vous démarquerez en assumant votre unicité, celle qui vous inscrit dans la vérité. 
Pas la peine de travestir la réalité, de faire un numéro de claquettes destiné à séduire votre interlocuteur, ce qui l'intéresse, c'est votre UNICITÉ..  

Qu'est ce que cette fameuse unicité ? C'est la somme de ce en quoi vous croyez, de ce qui fait sens pour vous, vos valeurs, vous savez, celles qui ne sont pas négociables.. Ces dernières ont toujours un lien, un rapport avec vos choix, vos orientations, vos prises de décision, votre posture, et constituent une trame fascinante pour parler de vous et du chemin professionnel qui est le vôtre. 
Cette honnêteté est une base extraordinairement solide sur laquelle pourra s'appuyer le recruteur pour valider le fait que vous correspondez bien à l'esprit ou à la politique de l'entreprise
Serez-vous enthousiaste à l'idée de participer, d'appliquer, de développer la vision de votre employeur ? Il s'agit là d'un point vital que cherchera systématiquement à valider le recruteur.
Ah oui, quand j'évoque les valeurs, je parle bien entendu des vôtres, de celles qui restent bien à l'abri au fond du ventre, celles qui sont plus fortes et qui ne correspondent pas toujours aux valeurs que vous ont transmises vos parents ou plus largement la société...

2- Votre potentiel


Comment réagissez-vous aux changements constants d'une entreprise, quelles sont vos capacités d'adaptation ? Comment prenez-vous une décision, comment l'appliquez-vous, la partagez-vous ? Le comportement n'est pas forcément le coeur de cette thématique mais davantage la façon dont vous appréhendez les évènements inhérents à la vie de l'entreprise pour passer des caps et atteindre les objectifs qui vous sont confiés.. 
En bref : en avez-vous sous la pédale ?
Vous inscrivez-vous dans une démarche d'amélioration, d'apprentissage, d'évolution..? Ou non...(ce qui ne serait pas forcément le meilleur signe à envoyer..) ?
Toutes vos capacités se travaillent, se peaufinent, s'améliorent. Elles font appel à vos formidables qualités professionnelles et personnelles, mais aussi à votre capacité à mobiliser les ressources extérieures, celles des autres, de vos collègues, d'un professeur, d'un mentor, d'un prestataire externe, consultant ou coach...)

3- Votre sérieux


Attention, je n'évoque pas le fait que vous tiriez une tête de six pieds de long, mais davantage votre niveau d'engagement dans ce recrutement. Votre préparation, la façon dont vous avez investi une énergie dans la collecte d'informations, dans la quête d'éléments décisifs pour que votre candidature soit justifiée, cohérente. 
Que vous vous comportiez comme un candidat qui sait exactement pourquoi il est face aux recruteur, parce qu'il connait ses compétences, les illustre facilement, parce qu'il sait ce qu'il apportera demain à son employeur. Parce qu'il maitrise le secteur d'activité, en a analysé les évolutions, les tendances. Intéressez-vous à l'entreprise, elle s'intéressera automatiquement à vous... 
"parlez-moi de moi, il n'y a que ça qui m'intéresse !"

4- Votre moteur


Ou plus prosaïquement, vos motivations.. Qu'est-ce qui vous met en mouvement ? Qu'est-ce qui vous place en haute énergie ? Qu'est-ce qui vous donne envie de vous lever chaque matin ? Ces motivations sont forcément les vôtres.. Elles se communiquent facilement et peuvent devenir virales.. Un enthousiasme partagé soulève des montagnes.. et la vôtre de montage, c'est d'obtenir le poste. Vos motivations répondent à la façon dont vous appréhendez votre univers, dont vous promenez sur votre territoire, la façon dont vous avez cartographié les contrées que vous désirez explorer. 
Le recruteur valide par conséquent le fait que le projet d'entreprise soit bien adapté à vos motivations les plus profondes (et pas l'inverse...)

5- Vous et rien que vous


Vous le savez, la différence entre un autre excellent candidat et vous, c'est vous... Votre histoire, vos choix, les parcours de vie, les accidents, succès.. Toute cette richesse extraordinaire qui demain s'animera au service d'un employeur adapté à vos besoins.. 
La singularité de votre candidature, voilà ce qui marquera la différence, ce qui vous permettra de vous distinguer sans jouer la comédie. L'entretien est tout sauf un interrogatoire auquel l'on se rendrait en traînant des pieds. Il est avant tout une occasion formidable d'échanger, de parler sincèrement de ce qui vous anime, ce que vous êtes, ce que vous souhaitez partager. Tout cela constitue la clé d'un entretien réussi, un entretien à l'issue duquel vous ne nourrirez aucun regret...

Vous souhaitez travailler votre prochain entretien de recrutement avec un coach professionnel ? Découvrez la prestation d'accompagnement et de préparation aux entretiens de recrutement, un accompagnement très efficace, très dense qui renforcera votre approche, bien sûr, mais surtout votre confiance. Une préparation que je vous invite à mettre en place rapidement, y compris en ce mois d'aout, pour renforcer toutes vos chances d'obtenir un nouveau job dès la rentrée !

Haut les Coeurs !

Recherche d'emploi : L'analyse puis la stratégie

Quelle stratégie pour votre recherche d'emploi ? 


Avez-vous passé le temps nécessaire à déterminer précisément qui sont vos cibles ? En d'autres termes, avez-vous travaillé à définir vos objectifs de recherche d'emploi. Des objectifs précis, factuels... qui ne dépendent que de vous.
Je n'évoque pas seulement le relevé d'annonces approximatives mais bien la façon dont vous cernez votre candidature : que proposerez-vous et à qui  et qu'attendez-vous de votre futur emploi ? Je sais bien que l'on a parfois en tête des éléments de réponse, mais pour trouver l'objet de ses recherches, autant l'avoir clairement défini au préalable. Vous ne croyez pas ?

analyse de la situation, définir les stratégies de recherche d'emploi
Analyser puis cibler

Vos années d'expérience professionnelles vous ont permis d'expérimenter et de valider bon nombre de  compétences. Quelles sont-elles ? et en quoi s'avèrent-elles judicieuses et pertinentes pour votre futur employeur ? L'analyse précise de vos compétences est la clé de votre recherche d'emploi. Quels sont vos apprentissages ? Qu'avez-vous fait de vos difficultés, des échecs ? Qu'avez-vous tenté ? Testé ? En quoi avez-vous évolué durant ces dernières années ? Qu'avez-vous découvert sur vous même, vos facilités, les blocages éventuels... mais aussi la façon de les contourner, de les maquiller ? 
Comment pourriez-vous résumer l'évolution de votre comportement durant toutes ces années ? Cette évolution, vers quoi pourrait-elle vous entraîner ? De quoi vous sentez-vous capable... de nouvelles responsabilités ? De nouvelles fonctions, issues de la transition continue que vous avez entamée...?

De vos compétences, de vos talents, de ce que, précisément, vous êtes capable d'apporter à l'heureux recruteur, vous déterminerez ensuite les entreprises susceptibles d'être attirées par vos compétences. Des compétences techniques bien entendu... Ces dernières vous permettant de cibler une ou plusieurs professions, éventuellement des secteurs d'activité, puis, de façon naturelle, de lister les employeurs éventuels. 
Ce listing, au gré de vos recherches, enquêtes terrain, interviewes, s'allègera considérablement en fonction de vos attentes : où voulez/pouvez-vous travailler ? Dans quelle région, à quelle distance de votre domicile ? Êtes-vous mobile ? Partout ou bien dans une région spécifique ? Des déplacements sont-ils envisageables ? Souvent, de temps en temps, exceptionnellement - ce qui déterminera également votre organisation personnelle et familiale ? Quel niveau de revenu attendez-vous ?
J'évoque ici trois palliers :

  1. le revenu minimum en dessous duquel vous vous ne pourrez que refuser le poste (en fonction de vos charges, distances de trajets, situation maritale...), 
  2. le revenu "normal", en phase avec le marché de l'emploi et votre dernière rémunération et enfin, 
  3. le niveau de salaire motivant, celui qui correspond exactement à l'idée que vous vous faites de votre "valeur" dans une fonction.

Lorsque vous aurez déterminé le nom des entreprises correspondant aux critères que nous venons d'examiner, alors, il vous sera possible de mettre en place une stratégie de conquête et de rapprochement. Vous vous appuierez sur votre réseau, sur vos démarches personnelles (laisser un message non improvisé sur le répondeur de vos "cibles", ou bien solliciter un entretien professionnel...), votre organisation sera précise, vos objectifs mesurés (nombre d'appels par semaine par exemple), vos horaires adaptés (n'oubliez pas que la meilleure façon de contourner un filtrage téléphonique est d'appeler en dehors des heures de bureau !). 

En concentrant vos recherches autour de ces deux axes, les besoins des entreprises ainsi que vos attentes, alors, vous affinerez irrésistiblement vos procédures et renforcerez l'efficacité de vos démarches, comme vous avez su gérer des projets professionnels, en phase avec votre projet de vie L'entretien de recrutement se transformera alors en première réunion de travail, une réunion à laquelle vous serez préparé...

Haut les Coeurs ! 

Lire aussi :
- Coach emploi Paris

Recrutement : réagir à une réponse négative*

Candidature non retenue

"Malgré tout l'intérêt que présente votre candidature... bla, bla, bla...".

Voici le début d'un courrier type que connaissent bon nombre de personnes en recherche d'emploi. La nouvelle n'est pas réjouissante, d'autres candidats ont été préférés et vont poursuivre la fabuleuse aventure du recrutement... sans vous. 

recrutement : réagir à une réponse négative
Est-ce votre dernier mot ?

La tentation de jeter son ordinateur par la fenêtre est à son paroxysme... et la logique voudrait que vous passiez à autre chose, au prochain envoi de votre CV, sans vous retourner, ni pleurer sur le sort que vous réserve cette réponse automatique. Je n'aurai qu'un seul conseil, évitez les raisonnements trop logiques, n'attendez pas une autorisation pour être choisi, sélectionné. Vous avez suffisamment passé de temps et d'énergie sur votre CV, peut-être m'en avez vous confié l'analyse. Vous le vouliez cet emploi, n'est-ce pas ? (moi, je vous le confirme car vous êtes très nombreux à me le dire chaque jour...!).
Alors relevez la tête et ne laissez pas toute la responsabilité de votre avenir, de l'initiative de vous rencontrer, aux autres... 
Soyez différent, pensez différent (ça vous rappelle quelque chose ?), soyez celui qui choisit son employeur, celui qui insiste et se bat pour provoquer la rencontre, sans se résigner au premier obstacle.

Dépendre du regard de l'autre

Nous vivons dans un monde d'autorisation, de permission, attendant, je-ne-sais-quel regard bienveillant pour oser questionner sur notre avenir. Non, réhabilitons notre égo plutôt que de l'étouffer en permanence, et affirmons-nous haut et fort, laissons le nous inciter à nous faire connaître, à nous exposer, à dépasser nos limites, surtout celles qui sont communément admises. Pourquoi ce laïus ?
Parce que si l'on devait se contenter d'une réponse négative à chaque fois que nous entreprenons quelque chose, alors nous n'avancerions pas beaucoup dans nos vies, et ce principe vaut aussi dans le cadre d'une recherche d'emploi
Du coup, je conçois la réponse, même négative, d'un recruteur, comme une excellente opportunité de revenir vers lui... Tant pis, il n'avait qu'à ne pas répondre.

Prendre la main

Quelle pourrait être l'attitude à adopter ? 
  1. Tout d'abord le remercier de vous avoir tenu au courant de l'avancée du recrutement. 
  2. Ensuite, puisque vous le souhaitiez cet emploi, exprimez votre déception, après tout, elle est réelle, et tout ce qui ne s'exprime pas s'imprime, n'est-ce pas ! Exprimer sa déception, peut être l'opportunité de revenir sur ses atouts, de formuler une motivation "push", beaucoup plus offensive que ce que vous vous permettiez, jadis. Exprimer sa déception, c'est aussi laisser la place à une certaine spontanéité, un non calcul, une "contre-logique" moins formalisée... remarquable, plus attachante, d'une certaine façon. Enfin, concluez votre réponse par deux nouveaux éléments 
  3. Le premier, consistera à refuser la résignation : "malgré votre décision, je continuerai à postuler chez vous... je veux faire partie de vos équipes...", vous joindrez bien entendu votre CV. Cela s'appelle de la détermination. Vous démontrerez une forme de pugnacité, d'ambition, nécessaire à l'entreprise et de capacité à ne pas vous contenter d'un "non". Manifestez-vous jusqu'à l'obtention d'un entretien... Comme vous l'avez fait avec l'élu(e) de votre coeur, ou comme vous serez amené à le faire avec vos clients, fournisseurs, collègues...
  4. Le second, extrêmement rare, vous vous en doutez, relève de votre savoir-être : souhaitez bonne chance à l'entreprise pour la suite de son recrutement, marquez une différence élégante, radicalement décalée, de celles que l'on remarque... Selon Mozart Consulting, 1 CDI sur 7 n'est pas confirmé durant la période d'essai. Le process d'embauche est probablement perfectible, cela constitue une faille, dans laquelle je vous encourage de vous précipiter : l'opportunisme, quand il s'agit de son avenir, est fortement conseillé ! Vous ne croyez pas ? 


Haut Les Coeurs, les amis. Ne laissons pas la résignation nous envahir.

Lire aussi : 

* méthode testée et validée

Le rapport d'étonnement

Le rapport d'étonnement


Lorsque l'on prend ses nouvelles fonctions dans une entreprise, par exemple que l'on devient manager pour la première fois, on a tendance à se fondre le plus possible dans le décor et à s'approprier rapidement les rudiments de la culture d'entreprise, si chère à tous ceux qui vous l'enseignent.
Lorsque je suis en mission de développement d'activité dans une société, je travaille énormément sur la modélisation et le process d'intégration des nouveaux arrivants, de ces forces vives auxquelles l'avenir appartient... 

Souvenez-vous, les valeurs de l'entreprise s'expriment dès le recrutement ! Pour autant, au delà de l'image et de l'impact qui peuvent être véhiculés dès l'embauche d'un nouveau salarié, je trouve regrettable que l'on ne "profite" pas davantage de ce regard immaculé, vierge de tout a priori, de toute posture, afin de chercher à s'améliorer, à perfectionner ou simplement à avoir connaissance du ressenti de ceux qui mettent pour la première fois les pieds dans l'entreprise. Un nouvel arrivant, constitue un facteur considérable de développement de l'entreprise, qu'il soit expert ou non, par le simple fait que rien ne va de soi pour lui, qu'il est un capteur ambulant, particulièrement concentré sur l'assimilation de méthodes, d'habitudes, de process, de toutes ces "choses" qui vont sans dire...

et si vous demandiez aux nouveaux collaborateurs de vous faire un feedback sur l'entreprise ?
Le rapport d'étonnement - façon Eischer


Et si, en tant que manager, en tant que collègue de ce nouveau collaborateur, vous passiez un peu de temps avec lui pour recueillir ses impressions, ses étonnements, ses questions ?
Et si pour une fois, vous inversiez la vapeur pour devenir celui ou celle qui reçoit une information, un commentaire, une autre culture également, en tout cas celle du petit dernier ? Et si vous encouragiez le feedback ?


Ce n'est pas au nouvel arrivant de savoir intégrer l'entreprise, c'est à l'entreprise de savoir intégrer son expérience, son regard, son discernement voire ses critiques...



Pensons systématiquement à inclure dans le programme d'intégration un ou plusieurs rendez-vous destinés à recevoir le nouvel embauché pour le questionner sur sa perception de l'entreprise, ce qu'il apprécie, ce qui lui semble étrange, ce qu'il changerait s'in en avait la possibilité... "et toi, comment ferais-tu ? Est-ce que cette méthode te semble cohérente, comment pourrions-nous l'améliorer ?".

Une nouvelle recrue a toujours de nouvelles idées !et ce qui est vraiment nouveau, c'est la capacité de l'entreprise à les écouter... ces nouvelles idées.



Demandez lui quelles étaient ses anciennes pratiques chez son dernier employeur, après tout, les bonnes idées sont faites pour être partagées, non ? Donnons l'occasion au nouveau salarié d'entrer dans un rapport d'équilibre : nous le formons aux techniques et pratiques de l'entreprise et de son côté, il nous fait part des bons réflexes d'antan, ceux qu'il va rapidement abandonner s'il suit scrupuleusement la culture de son nouvel employeur. N'oublions pas que ce n'est que dans l'échange que nous progressons, Ricardo l'a prouvé sur le plan économique, le bon sens se charge de nous le rappeler au quotidien dans nos relations avec l'es autres.


L'entretien est accompagné de ce que l'on appelle le "rapport d'étonnement", petite synthèse de toutes les notes prises durant les deux ou trois mois d'intégration, des commentaires relatifs à l'organisation, à l'accueil, à l'image ou plus prosaïquement à tout ce que l'on voit quand on y fait attention (consignes de sécurité, projeté d'un espace, compréhension d'un catalogue, d'une offre, pertinence des procédures...).
Bref, contribuez à améliorer sensiblement la qualité de votre service et de votre offre en proposant à votre nouveau collaborateur de vous aider à mettre en oeuvre tout ce qui lui semble pouvoir remédier à un problème éventuel. Ce sera là sa première mission concrète en tant que salarié confirmé dans l'entreprise !

Comment faire un rapport d'étonnement ? 

Pour ceux que cela intéresserait, le rapport d'étonnement est avant tout la synthèse de vos observations. Puisqu'il s'agit d'étonnement, nous retiendrons l'effet "surprise", l'effet "wow", l'effet "berk" mais également l'effet "tiens ?"... 
Pour cela, concentrez vous sur quatre aspects, le COSA (pas forcément dans l'ordre du reste...): 
- les Compétences (des collaborateurs, des personnes rencontrées, de vos pairs, de la direction, des prestataires extérieurs, de vous-même dans un cadre spécifique...).
- l'Organisation (la structure, les process internes, la fluidité et la communication interne et externe)
- la Stratégie (sa clarté, le fait qu'elle soit connue et validée par tous, sa pertinence (en rapport aux marchés, compétences et organisation), 
- l'Ambiance (ce "je-ne-sais-quoi", impalpable, un ressenti, une atmosphère, engagement général...)

Enfin, je vous suggère de segmenter votre rapport en trois parties distinctes :

1- Ce qui vous a étonné de façon très positive : l'effet Wow, qui mérite d'être souligné et commenté.
2- Ce que vous avez découvert, tout ce que vous ne connaissiez pas (particulièrement adapté à l'organisation  et la stratégie)
3- Ce qui vous semble devoir faire l'objet de mesures correctives (à classer selon l'urgence), avec, vous vous en doutez, des propositions constructives d'amélioration. Cette rubrique est fondamentale, vous l'aborderez de façon synthétique et surtout diplomate...

Managers, directeurs, soyez à la hauteur de votre recrutement et acceptez sincèrement l'idée de progresser, de recevoir des idées, de remettre en question aussi souvent que possible vos habitudes, tout ce que vous développez par réflexe, écoutez, accueillez des avis divergents sans vous sentir menacés et mis en danger (pour ceux là, quelques séances de coaching seront très vite amorties !)... et agissez  massivement, sans plus attendre, dès qu'une idée lumineuse pointe le bout de son nez.

Lire aussi :
- Savoir abandonner une mauvaise stratégie
- Faire du vent avec la meilleure des intentions
- Les bourreaux de travail nuisent à la santé de l'entreprise
- Pourquoi je fais visiter mon entreprise
- Rapport d'étonnement, un retour terrain franc et honnête
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