Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


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Accéder au marché caché de l'emploi

Le marché caché de l'emploi

Une recherche d'emploi efficace ne peut en aucun cas s'appuyer sur les seules réponses aux annonces. Apprenez à accéder au marché caché de l'emploi en développant une approche offensive et originale, une approche qui vous distinguera de vos centaines de concurrents.


Ouvrez les yeux ! Apprenez à détecter vos futures opportunités là où les autres ne vont pas. La plupart des candidats en recherche d'emploi concentrent leurs efforts sur la réponse aux annonces détectées dans les jobboards spécialisés ou généralistes. 
Vous ferez face à une formidable concurrence lorsque vous répondrez à une annonce. 
Logique, me direz-vous... mais il existe une infinité d'autres solutions pour dénicher les entreprises qui tôt ou tard auront besoin de vos services.
Je vous encourage à vous pencher sérieusement sur l'analyse de vos compétences, qualités professionnelles et potentialités pour dessiner le canevas des entreprises cibles sur lesquelles vous concentrerez vos recherches. Oui, je vous propose de mettre en place une stratégie dédiée à débusquer le fameux marché caché de l'emploi.

comment accéder au marché caché de l'emploi
Accéder au marché caché de l'emploi

Les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux offrent une opportunité fantastique de collecte d'informations qui pourraient s'avérer bien précieuses dans le cadre de vos candidatures. Nous le savons tous, les cabinets de recrutement sont mandatés par les entreprises, du moins par des managers ou opérationnels au sein même de ces entreprises. Par conséquent, les managers sont les véritables premiers donneurs d'ordre et recruteurs. 
LinkedIn compte 11 millions de membres en France, soit 1/3 des actifs de l'Hexagone... Pour dire les choses simplement, il est fortement probable que votre futur manager ait un profil sur ce réseau social. Pourquoi vous rappeler ces chiffres ? Parce que
les DRH se plaignent d'être harcelés par les demandes de contact alors que ce sont les managers opérationnels, relativement épargnés qui sont les véritables chefs d'orchestre des recrutements au coeur de leurs services. 

Comment vous rapprocher de ces managers ? En appliquant des règles de bon sens qui consistent à :


  1. cibler toutes les entreprises qui pourraient avoir un intérêt pour votre profil
  2. constituer un fichier solide de vos cibles, reprenant le nom de l'entreprise, l'adresse postale, le site internet, numéro de téléphone.
  3. vous rendre sur chaque site internet pour collecter les noms des opérationnels stratégiques dans votre recherche d'emploi... et ainsi compléter votre fichier.
  4. recherchez toute information sur les managers détectés et ciblés : leurs déclarations dans la presse professionnelle, leur parcours, leurs centres d'intérêts pourquoi pas, leurs participations à des forums, tables rondes, les vidéos, interviewes...
  5. appuyez-vous sur vos recherches pour introduire votre candidature et justifier votre motivation (astuce : citer un manager a toujours un effet détonant sur son égo...).

Lecture des quotidiens et magazines

Cela suppose, vous en convenez, de rester connecté à l'actualité. Rendez-vous régulièrement dans les médiathèques les plus proches de chez vous pour parcourir toutes ces revues de management, d'entreprise, d'économie, toutes celles qui consacrent des pages entières à un secteur d'activité, aux initiatives entrepreneuriales... Créez une veille appropriée, recensant quelques uns des 50 journaux régionaux ou les informations sectorielles en utilisant tous les sites mentionnés dans ce blog.
Ces pages regorgent d'informations, de noms de dirigeants que vous pourrez également approcher ou contacter. Cette technique, je l'utilise aujourd'hui dans le cadre de ma prospection, notamment lorsque j'accompagne des managers dans la prise de leurs nouvelles fonctions, j'ai personnellement, des carnets remplis de noms de managers, d'entreprises auxquelles, un jour, j'ai proposé mes services.

LinkedIn et le marché caché de l'emploi

Une autre approche pourrait vous permettre de débusquer plus finement le marché caché de l'emploi : repérer sur LinkedIn tous les changements de postes liés à votre secteur d'activité. Je vous encourage à vous mettre en contact avec vos confrères, ceux qui occupent un poste similaire à celui que vous recherchez.
Privilégiez une approche quantitative et non qualitative (je sais, je vais à l'encontre des préceptes du réseautage). Pour quelle raison ? Tout simplement parce que vous recevrez régulièrement des notifications vous indiquant :

  • qu'un tel a mis à jour son profil (signe - en général - d'une volonté accrue de visibilité... et peut-être l'indicateur d'un mouvement au sein de l'entreprise), 
  • que tel autre vient d'intégrer un nouvel employeur, 
  • qu'enfin, encore un autre, fête ses cinq ans au sein de telle entité. 

Disons le, tous ces signaux vous seront très précieux pour déclencher une candidature spontanée dans les entreprises que votre contact a quitté ou qu'il désire quitter. La nomination d'un manager, encore une fois, peut-être le prétexte d'envoyer un message de félicitations accompagné d'un CV efficace, mais également de postuler chez son ex-employeur... après son départ.

Trouver un emploi sur les salons professionnels

Les salons professionnels contiennent également des gisements d'informations que peu exploitent réellement. Tout d'abord, vous aurez accès au catalogue des entreprises exposantes, de façon gratuite, sur les sites promotionnels de ces salons. Vous débusquerez forcément tous les noms des entreprises qui ont, de près ou de loin, un lien avec le secteur d'activité ciblé.
C'est la méthode la plus simple vous permettant de qualifier vos entreprises cibles rapidement, de constituer un fichier professionnel de contacts. Sur place, visitez chaque stand, adressez vous aux commerciaux en poste...
 - personne n'est plus bavard qu'un commercial -
...et posez des questions, demandez des noms, des informations sur le développement de l'entreprise, les enjeux de demain, les perspectives de développement. Apprenez à vous servir de ce qui est disponible : les informations qui alimenteront et déclencheront vos candidatures.
Fréquentez également les syndicats professionnels, ces associations rémunérées par leurs membres pour défendre et faire la promotion d'une activité, d'un secteur... Soyez insistant, demandez une rencontre, attendez sagement sur les stands visés. Votre détermination reste et restera votre plus bel atout.

Vous comprenez maintenant pourquoi une recherche d'emploi efficace dépasse largement le cadre des réponses aux annonces. N'engager sa stratégie qu'au travers de réponses aux annonces, c'est vous placer dans une position relativement passive (un peu comme afficher "en recherche active"), dépendante des opportunités qui passeront sur l'écran de votre ordinateur. Par conséquent, travaillez sur l'organisation de vos journées de recherche d'emploi, vos initiatives, quêtes d'informations, rapprochement avec les décisionnaires, managers opérationnels, vos rencontres physiques, fréquentations de salon constituent de bien plus efficaces méthodes pour dénicher le job convoité. Haut les coeurs !

Lire aussi :
- Savoir se vendre en entretien de recrutement
- Misez tout sur vous
- La fausse excuse des interdits

Misez tout sur vous !

Attendre un miracle ou agir ?


Entre nous, qu'avez-vous fait, très récemment, pour vous améliorer dans un domaine, quel qu'il soit ? Qu'avez-vous mis en place pour augmenter votre valeur, celle que vous vous reconnaissez ou celle que l'on vous attribue ? Faites-vous en sorte de progresser, d'apprendre, de développer votre savoir faire, vos aptitudes, vos idées, vos qualités... ou vivez-vous sur vos acquis, cette fameuse expérience que rien, ni personne ne remet en cause ? 

Bonne question, n'est-ce pas ! Je suis parfois étonné d'entendre parler d'ennui au travail, de manque de reconnaissance, d'une absence de motivation, d'intérêt chez des personnes qui ont oublié d'investir sur eux-mêmes pour augmenter à chaque instant leur propre valeur.

attendre un miracle n'est jamais la bonne solution
Qui misera sur vous si vous ne le faites pas vous-même ?

De quelle façon pouvez-vous enrichir votre quotidien, y compris au travail ? Avez-vous formalisé une approche qui puisse vous mettre en mouvement, une stratégie personnelle d'évolution, de maîtrise ? Emportés par la routine, le poids des habitudes, il nous arrive d'oublier les raisons pour lesquelles nous étions jadis enthousiastes, conquérants de nos vies, heureux de nous lever chaque matin. Cet oubli nous coûte cher. Très cher même. D'abord à titre personnel, il creuse le lit d'un fatalisme poussiéreux, nous rendant dépendants de situations non choisies, subies, ferment d'une santé relative, chétive et faible, il nous écarte de toute énergie vitale, de toute lucidité, de toute responsabilité également, puisque nous attribuons bien volontiers notre immobilisme (souvent professionnel) aux autres, au chef de service, au manager, au patron, à l'entreprise en général, à la société aussi... "Personne ne me comprend...".


Investir pour soi


Mais au fond, ne pourriez-vous pas vous (ré)approprier ce sentiment de progression, d'avancée, de mouvement ? Ne peut-il pas aussi (d'abord) exister en vous ? Comment investissez-vous sur vous ? Et si vous ne le faites pas, pourquoi les autres devraient ils l'assumer pour vous ? Vous l'avez compris, n'attendez pas la reconnaissance si vous même ne vous engagez pas - un minimum - dans la progression de vos compétences.

Je vous propose, rien de moins, de créer un futur ambitieux, basé sur votre propre valeur en vous posant à chaque instant, la question suivante : en quoi cet évènement contribue t'il à me faire progresser ? Cette question est fondamentale puisqu'elle vous oblige à envisager une expérience - quelle qu'elle soit - sous l'angle de son apport, de son contenu, de sa richesse davantage que sous l'angle de la sensation qu'elle vous procure. Un échec n'est plus seulement désagréable, il devient la base d'une réflexion, d'un approfondissement des acquis, un apprentissage nouveau, très enrichissant.

Parier sur soi

Pour développer ces capacités, je vous recommande de ne plus attendre et d'investir - enfin - MASSIVEMENT sur vous ! De quelle façon ?

  • Restez connectés, inspirés. Branchez-vous uniquement sur les personnes qui vous tirent vers le haut, celles qui sortent de votre zone de confort. Observez vos mentors, lisez leur expérience, vivez leur histoire, respirez leur air... Retrouvez toutes les énergies dynamisantes, celles qui vous procurent tonicité, force et motivation... Ces énergies n'ont rien à voir avec votre travail ? Pas grave, vos lectures quotidiennes, vidéos inspirantes, conversations (ayez pour objectif de partager ce que vous venez d'apprendre !) nourrissent et maintiennent le feu sacré en nous, cet élan intérieur surgissant du fond de votre coeur, avec toute la puissance de votre motivation. En coaching, nous travaillons sur les fameux parasites (dans nos relations, dans notre façon de vivre...), tout ce qui nous écarte de l'énergie phénoménale qui est en nous.
  • Développez votre expertise, constamment, à chaque instant... Sollicitez les formations, lisez, apprenez tout ce que passera sous vos yeux. Souvenez-vous de cette question fondamentale : qu'avez-vous appris aujourd'hui ? Listez chaque soir, scrupuleusement la somme de petites et grandes choses acquises, expérimentées, entendues au fil des jours... Vous serez surpris à quel point l'ennui que vous décrivez n'est qu'une vue d'esprit et combien, chaque instant regorge d'apprentissages formidables et porteurs de projets. Hey, si vous avez une expertise, une passion, une priorité, renforcez-la immédiatement, payez-vous des formations, avec votre propre argent, n'attendez pas je-ne-sais-quelle-autorisation de votre employeur ! C'est cher une formation ? C'est le prix de deux ou trois restaurants, d'un costume, d'un sac à main, d'un meuble que vous pourriez revendre, c'est le prix d'une dizaine de dvd, d'un demi i-phone, quelques paquets de cigarettes, quatre séances de psy... bref, tout est relatif, pensez à tout ce que vous avez dépensé le week-end dernier qui n'enrichit pas forcément votre valeur.
  • Sachez relever la tête, en vous concentrant sur les faits par exemple, en évitant d'interpréter ce que vous ne savez pas... STOP, arrêtez-vous, parlez, échangez, engagez un coach emploi et mettez en perspective les trésors qu'il vous appartient dorénavant d'observer et d'apprécier. L'immobilisme entraîne l'émergence de pensées sombres, lancinantes, ruminantes... Favorisez la prise de distance en investissant votre temps autrement, en apprenant à ne rien faire, en aimant ne rien faire sans jamais avoir l'impression de vous ennuyer. Apprenez à relativiser en développant votre capacité à prendre du recul et à envisager votre situation différemment. Apprenez à ne plus saboter votre incroyable potentiel et construisez votre véritable projet professionnel.

En général, tout le monde est d'accord avec ce que je viens d'écrire et pourtant, peu le font réellement.  Si cette situation vous touche, vous concerne, parlons-en très rapidement, tout de suite même, ne replongez pas dans l'auto-sabotage, il se peut que demain soit enfin, le premier jour du reste de votre vie. Chiche !


Mes 25 bonnes raisons de lire une histoire à mes enfants

"En ce moment, je n'ai le temps de rien, je ne vois même pas mes enfants grandir !". 
Vous est-il arrivé de vous dire que nous passons bien trop peu de temps auprès de nos enfants, de constater subitement que votre "petit dernier" est en train de changer, qu'il grandit incroyablement vite ? Bien sûr, les sollicitations diverses, le rythme de nos vies professionnelles, les temps passés dans les transports en commun ou dans nos véhicules, nous écartent immanquablement de ce qui le compte le plus pour beaucoup d'entre nous. Seulement voilà, il y a un temps qui ne se rattrape pas, c'est celui que l'on consacre à nos proches. Ce vrai temps de présence, profond dense, extraordinairement riche qui nourrit à lui tout seul les plus belles motivations qui nous poussent à courir...

Je suis peut-être comme vous, me réveillant parfois subitement d'un rêve non maîtrisé, rêve qui accélère le temps et raccourcit les relations, un réveil brutal qui se résume par un...

"j'aurais du passer plus de temps avec mes enfants..."

Sur cet amer constat, j'ai détecté un moment particulier dans mes journées, un moment privilégié que rien ne remplacera jamais, un moment que je souhaite partager avec vous qui se résume à une dizaine de minutes quotidiennes. Pas n'importe quelles minutes, il s'agit du temps que je consacre à la lecture d'une histoire à mes enfants.

Nous avons chacun des journées chargées, orientées autour de "priorités" subjectives qui nous alimentent en aventures, perspectives, projets, stimulations, excitations... Un tas d'évènements qui excusent notre non-présence et la difficulté à être dans le présent pour lâcher l'ailleurs.

Le développement personnel et la lecture d'histoires aux enfants
Petit Clown et la Ballerine

Il est 20h40, je suis confortablement installé sur le lit de ma petite dernière, elle est blottie dans mes bras et je lui lis une histoire, à voix haute, sautant, c'est vrai, quelques pages parfois, pour aller plus vite mais me rendant bien compte que ce moment n'a pas de prix et qu'il devient un élément essentiel de la personne que je deviens. Je vous propose de lister avec moi tous les bienfaits de ce temps de lecture, un temps suspendu entre le rêve et la réalité, un temps à part, dans lequel peut-être, je découvre dans l'oeil de ma fille la personne que je deviens :


  1. Dix minutes de lecture d'une histoire à mes enfants constituent l'un des plus puissants facteur de détente que je connaisse.
  2. Je réalise que je fais l'effort d'être compris, l'effort de bien communiquer.
  3. J'entends et j'écoute ma voix, veillant à exprimer le plus justement possible les intonations imaginées par l'auteur du livre... Je vis l'histoire, je rêve éveillé.
  4. Lorsque je lis le petit Clown et la Ballerine, je ne pense pas à mon client, ni à mon patron... Je pense au Clown qui essaie de séduire la Ballerine...
  5. Dans le regard de ma fille je sens une intensité formidable, elle me connecte à l'instant partagé et je goûte pleinement, dans le bon rythme cet instant magique...
  6. C'est vrai qu'il m'arrive de sauter des pages, mais souvent, je prends le temps, je lis calmement, doucement, posant ma voix le plus délicatement possible, à l'exact opposé de ma façon de parler à ce fournisseur récalcitrant avec lequel je n'arrive à rien...
  7. C'est plus fort que moi mais quand je lis une histoire, j'essaie aussi de me concentrer sur la petite pression de la tête de ma fille sur ma poitrine... Je suis à la fois dans la lecture et dans mon corps et cela ne m'arrive pas si souvent que cela dans une journée...
  8. Moi qui ne retiens aucune blague drôle, il y a au moins deux livres que je connaisse par coeur !
  9. Toutes les lectures me renvoient au petit garçon que j'étais... Du coup, je pense à ce qu'il aurait dit sur l'adulte que je suis devenu, j'espère que je ne le déçois pas, en tout cas j'y pense et je fais tout pour être à la hauteur de ce qu'il imaginait,
  10. Ce ne sont que dix minutes, mais elles sont consacrées à une unique personne, de vraies minutes qui pèseront lourd pour nous deux, toute notre vie,
  11. Lorsque je lis une histoire, les silences ont autant d'importance que les mots, je ne cherche pas à occuper le temps ni l'espace, il est comme l'écrin du plaisir que je ressens,
  12. Lire une histoire, c'est un superbe prétexte pour échapper à la vaisselle,
  13. Les enfants ont toujours des questions importantes, des réflexions simples, essentielles, ils perçoivent une réalité immédiate, évidente que nous oublions souvent de relever à force de la compliquer,
  14. Lire une histoire, c'est aussi regarder des images, de beaux dessins, quelque chose de raffiné, d'élégant, très différent des milliers de mails que je traite au cours de l'année, un espace de douceur "dans un monde de brutes",
  15. Avez-vous remarqué que de se sentir dans le présent, en vie, cela permet de mettre de côté le stress, les idées sombres et tout ce qui nous a "bouffé de l'énergie..."
  16. Quand je suis confronté à une situation anxiogène, je me rattache parfois à une image poétique, une expression lue la veille, et je rigole silencieusement, cela m'aide à relativiser la situation,
  17. Les histoires donnent des idées aux rêves, aux miens et plutôt que de rêver à je-ne-sais-quel avion manqué, je rêve de cirques ambulants, de pains d'épices, de petits cailloux...
  18. Les lectures enfantines ont un effet incroyable sur ma créativité en séance de brainstorming... Je suis devenu le plus fort au "imaginons qu'il n'y ait aucune limite !"
  19. Mon quota de tendresse est préservé. La tendresse que je donne bien sûr, mais aussi celle que je reçois.
  20. Je me sens plus utile à lire une histoire qu'à faire réviser les tables de multiplication (surtout celles de 6 et 7 !)... en tout cas, je m'énerve moins. 
  21. Il n'est pas rare que mes autres enfants nous rejoignent, comme attirés, aimantés par l'ambiance, les vibrations... La lecture d'histoire créé un champ électromagnétique formidable, celui qui amplifie les bonnes ondes.
  22. La lecture marque le démarrage de ma soirée, j'ai un "avant" et un "après" qui ponctue à merveille mes journées,
  23. Je ne connais pas mieux que la lecture - sous toutes ses formes - pour développer mon empathie et ma sensibilité.
  24. C'est pendant les moments de lecture et de décompression que me viennent les idées les plus géniales (si, si, géniales !) - c'est souvent à cet instant que je saute des pages pour me dépêcher de noter mon idée.
  25. J'espère que les lectures d'histoire font du bien à mes enfants ! Et si ce n'est pas le cas, pas grave, moi, cela me comble !

Voilà les raisons pour lesquelles j'aime lire des histoires à mes enfants, dix minutes chaque jour, pas plus ! Vous avez compris qu'elles équilibrent à elles-seules les 1430 autres minutes de la journée, je crois qu'il s'agit là de l'un des meilleurs "rendements", "investissements" qui rend sacrément vivant. Et vous, comment sont vos moments de lecture ?

Lire aussi :
- Mes 30 bonnes raisons d'avoir quitté Paris
- Nos rêves d'enfance
- 30 raisons de ne pas vivre chaque jour comme si c'était le dernier

Créer de la motivation en entreprise ou l'organisation apprenante

Ah... les joies de l'audit, celui qui valide le bon respect des process. Des mois de préparation, des contrôles internes, d'interminables feedbacks sur les "écarts" nécessitant une action immédiate pour être prêt le jour J et obtenir la certification ou du moins contribuer à son obtention... Que de stress, de révisions, d'explications préparées pour justifier d'une pratique, argumenter ses décisions auprès de contrôleurs assermentés qui passent au tamis l'ensemble de votre quotidien professionnel.... 

Beurk... L'horreur totale, obéir à un système d'une lourdeur implacable qui explique par exemple - comment engager une dépense de quelques dizaines d'euros, quels formulaires internes remplir, comment conduire des entretiens de fin d'année, quelles questions poser à ses clients, comment s'adresser en interne à son bureau d'études, etc, etc... J'en frémis encore, me souvenant combien le sentiment d'être soumis à un système aseptisé l'emportait sur toute notion d'utilité, d'intelligence et de service à mon employeur. Quel gâchis !


Beaucoup d'entreprises ploient - volontairement - sous ces fameuses procédures, ces dernières qui n'ont qu'un seul véritable effet, celui de voir des organisations parallèles, très discrètes, qui n'ont pour but que de contourner les règles afin de maintenir l'entreprise en état de marche. Ces arrangements, ces "petites tricheries", ces mensonges entre soi, constituent des actes de résistance interne, de la résistance à la bêtise. Pourtant, ils ont un impact sur l'organisation. Un impact moral d'abord, un pacte avec le diable, ce sentiment d'agir contre le système établi, celui auquel l'on participe chaque jour en intégrant l'idée que la réalité des chiffres et des procédures - a priori - bien respectées n'est qu'une figure de l'esprit, un mensonge absolu, mais nécessaire, auquel il est recommandé de se prêter.

Ce type de management, très courant et répandu, notamment dans nos grandes entreprises, valorise le résultat, le respect d'un engagement, conforme à ce qui a été décidé "avant". L'erreur est bien là, valoriser le résultat (qui encore une fois, n'est pas tout à fait le reflet de la réalité) c'est traiter l'ensemble des collaborateurs de l'entreprise comme des enfants ramenant une bonne note de l'école... Bravo, tu as une bonne note ! La réalité, c'est que tu n'as rien compris à ton cours, mais tu es capable de le répéter, du moins, le jour de l'évaluation... Aimez-vous être traités comme des enfants ? 

L'entreprise, celle qui entreprend, a pour première fonction de créer un cadre dans lequel chacun évolue et se déploie.. Cela s'appelle une organisation apprenante. J'apprends de mes expériences, de mes tests, de mes initiatives... J'apprends parce que je suis inspiré... L'inspiration est au coeur de ce système, et cette inspiration n'a rien d'un process. Elle passe par la responsabilité et l'encouragement à l'initiative, à l'effort, à la contribution pour le bien commun.
Chers entrepreneurs, je ne peux que vous inciter à passer moins de temps sur le référencement et l'organisation de vos procédures internes, et à davantage mobiliser vos équipes autour de l'initiative, du droit au test, à l'erreur si l'on veut... Cultivez l'entraînement à l'échec, apprenez de vos expériences et initiatives extérieures au manuel de process.. C'est cela une organisation apprenante qui mobilise ses collaborateurs autour d'une vision dynamique, et motivante. Le contraire de ce que je constate dans nos entreprises, le contraire de ce que vivent tous les managers et dirigeants que je coache, y compris en coaching emploi.

Lire aussi :
- L'art du compliment et de l'encouragement
- La simplicité et le management
- Les procédures tuent l'initiative et la créativité

Conflit relationnel : et si vous faisiez le premier pas?


"Quand mon collègue se décidera à être plus sympathique avec moi, alors j'arrêterai de lui faire la tête" Non mais dès fois ! Vous l'aurez remarqué, j'aurais pu prendre un exemple issu de nos vies personnelles, avec notre mari, notre épouse, nos parents, nos proches... Vous savez ce genre de relation qui fait bien souffrir parce que l'on attend que l'autre fasse le premier pas pour nous libérer du poids d'une relation tendue...

Ce genre de phrase que nous connaissons tous a l'immense faiblesse de laisser l'autre déterminer de notre état, nous rendant totalement dépendant de son humeur, de son comportement... Comme libre arbitre, il y a mieux, vous ne croyez pas ? 
J'ai une question pour vous, et si, faire le premier pas, vous permettait aussi de vous sentir bien ? Et si la générosité de votre comportement, outre l'effet qu'il aurait sur ce fameux collègue, avait également des vertus fantastiques sur votre propre bien-être... Bonne question n'est-ce pas ?

Savoir faire le premier pas
Gilbert Garcin - Les premiers pas - 2003

Ne vous arrive t-il pas de vous réjouir de vous être bien comporté, d'avoir donné quelque chose, de l'argent, de l'attention, du temps, de la façon la plus désintéressée qui soit, comme ça, par pure bonté y compris en faveur de personnes que vous ne connaissez pas et que vous ne reverrez probablement jamais ? Avez-vous constaté comme de faire une bonne action agit également sur nous-même, comme si l'on se libérait de quelque chose, satisfait d'être, sans rien avoir en retour. Comme un soupir d'aise, pour soi. Avoir un comportement généreux pour se faire du bien, ce n'est pas si gratuit que cela me direz-vous... Et alors, au fond, pourquoi me priverais-je d'un comportement qui fait du bien à tout le monde, aux autres commet moi, qui honore mes valeurs, me fait participer, contribuer, aimer, vivre... Le pardon a des vertus bien plus durables et positives que le coup rendu. 

Bien, reprenons... Afin de ne pas dépendre du comportement de l'autre pour vous sentir bien, vous décidez de faire le premier pas. Bravo, belle générosité, bel esprit dont l'immense avantage est qu'il vous procure par la seule action personnelle que vous entreprenez de flatter votre estime personnelle. Pour autant, et vous me donnerez certainement raison, il n'est pas garanti que l'autre personne, souvenez-vous, celle dont vous attendiez le premier pas, ne soit pas exactement dans les mêmes dispositions que vous... Vous faites preuve de générosité, sincère, mais pas elle, pas l'autre : la relation, malgré votre initiative est bloquée, tendue et toujours aussi désagréable.

Le premier réflexe serait alors de revenir en arrière et d'ériger à nouveau le rideau de fer entre vous deux : un coup vous soufflez le chaud, un coup vous soufflez le froid. Pourtant, je ne peux vous inviter qu'à garder le cap sur vos sentiments et besoins, exprimez-les, évoquez vos attentes, votre demande. Avez-vous conscience que vos attentes ne se devinent pas toujours ? Votre ressenti vous appartient et personne ne peut le contester, vous êtes dans la vérité, dans votre vérité et cela créé la sincérité de votre approche. Laissez la place au temps également... la seule chose que vous maîtrisiez pleinement, c'est votre comportement, jamais la réaction de l'autre... 

Ce n'est pas toujours très simple, je le reconnais, mais rien ne vous interdit de prendre un peu de distance et de limiter les rencontres, les échanges et faire en sorte, alors,  de vous préserver d'une relation toxique à laquelle vous avez souhaité apporter une issue bienveillante. 

La mauvaise humeur est aussi positive !

Tout le monde il est beau

Tout le monde fuit les grincheux, c'est connu ! Celui qui peste, grogne, fait la tête, soupire, gémit, exprime sa colère n'est pas forcément le compagnon rêvé, pourtant, les faits sont là, celui que nous fuyons comme la peste a probablement un esprit d'analyse et de concentration supérieur à tous les joyeux lurons que nous sommes, il obtient globalement de meilleurs résultats - cela me fait tout bizarre d'écrire ces lignes après avoir défendu l'éclat de rire !

Mince alors, y aurait-il des aspects positifs à entretenir une pensée négative ? Puis-je arrêter de culpabiliser si je ne me lève pas gai comme un pinson, irradiant de bonheur et de bonne humeur ? A l'heure du développement de la pleine conscience, de la méditation et du développement personnel contemplatif, j'ai le regret de vous informer que les ours mal léchés se concentrent plus facilement et observent avec davantage d'attention ce qui les entoure. La décontraction positive altère sensiblement notre capacité d'attention… 

et si la mauvaise humeur nous apportait son lot de bonnes choses ?
Les vertus de la mauvaise humeur

La morosité, le "grinchisme" décuplent naturellement notre vigilance, remettant en cause, ou doutant de la certitude par scepticisme ancré. Soyez sceptique et observez votre comportement : n'est-il pas plus réfléchi ? Plus lent ? Plus adapté et précis ? 

L'état d'esprit positif entraine une baisse de vigilance et d'attention, c'est probablement l'un des aspects les plus négatifs à cet état si clairement plébiscité ! La mémoire se dilue davantage et s'éparpille risquant d'entraîner la création de souvenirs faussés ou inexacts. Le grincheux, sceptique se laissera alors moins manipuler, demandant une argumentation solide pour prendre sa décision. Entre nous,

Steve Jobs appartenait il au monde des joyeux...?


Dans le monde professionnel, la mauvaise humeur peut être un atout déterminant - je sais, je ne vais pas dans le sens de l'histoire, mais que voulez-vous, tout comme vous, il m'arrive de rencontrer un nombre très important de personnes grincheuses. Selon les études de J. Forgas*, la construction d'une stratégie nouvelle, la remise en question de principes sclérosant sourirait davantage aux grincheux de tous poils. Arrêtez de lutter systématiquement contre la sinistrose, peut-être peut-elle nous apporter davantage que nous ne l'imaginons. Bien sûr, je ne parle pas d'état dépressif, pathologique, mais juste de ces accès de mauvais humeur qui nous culpabilisent tant dans cette société où le conformisme se veut forcément positif (l'économie de marché est du reste basée sur cet état d'esprit positif… quitte à prendre des risques spéculatifs abyssaux parce que l'on croit en l'idéologie positive) !

Dans nos entreprises de "winners", je croise bon nombre de commerciaux qui savent pertinemment qu'ils n'atteindront jamais les objectifs fixés par les actionnaires. "Nous allons droit dans le mur, mais il vaut mieux montrer qu'on y croit, sinon c'est la porte, surtout en ce moment !"… Alors, ils se rendent en masse en séminaire de coaching, en formation, pour "apprendre" à atteindre leurs objectifs, et obéissent à l'incantation positive pour, en fin d'année, essayer de comprendre pourquoi leurs objectifs n'ont toujours pas été atteints. Je caricature un peu, je le sais, mais interrogez les managers sur les injonctions paradoxales et vous aurez une idée du pouvoir destructeur de la pensée positive à tout crin.

Accepter et reconnaître


Il se peut qu'une dose de scepticisme soit la clé d'une efficacité accrue. Je n'encourage pas à développer l'humeur négative, mais je n'encourage pas plus à épouser, coûte que coûte, le "politiquement positif". Repartir gonflé à bloc n'est pas la solution la plus efficace, apprenons à détecter dans notre mauvaise humeur des opportunités précieuses d'analyse, dans notre cher scepticisme, une force créative jusque là ignorée et volontairement combattue, un véritable drame… La tempérance, arrêter de lutter pour devenir un autre, accepter ses bons côtés, comme ses facettes les plus sombres semble finalement plus approprié que de se concentrer uniquement sur la magie du positif… 
Un équilibre dans lequel l'optimisme et la motivation laissent parfois la place à la prudence et à la mauvaise humeur apparait fondamentalement plus efficace que toute idéologie positive, assénée de gré ou de force ! N'oublions pas qu'accepter et reconnaître sa part d'ombre est l'une des clés de l'estime de soi, nous engageant dans le cercle vertueux d'un mieux-être, généralement positif celui-là… :) C'est aussi comme cela que je construis mes protocoles de coaching emploi.


Lire aussi :


A quand remonte votre dernier grand éclat de rire ?

Vous autorisez-vous à rire ? Oui, vous avez bien lu la question, vous arrive t'il de glousser, de pouffer, de rigoler, d'exploser de rire, à gorge déployée, de rire comme une baleine, d'être plié en deux, d'être tordu de rire, de rire aux éclats, en vous tenant les côtes, de pleurer de rire, d'essuyer vos larmes de rires en poussant un long soupir d'apaisement, secoué par quelques spasmes difficiles à calmer… :)

15 minutes de marche équivalent à 1 minute de rire :)
À quand remonte votre dernier grand éclat de rire ?

Le rire serait le propre de l'homme selon Rabelais, bien qu'il soit prouvé que nombre d'animaux rient également. En revanche, se forcer à contenir un rire, un réprimer un sourire, à faire "bonne" figure plutôt que d'exploser de rire serait, pour le coup, le propre de l'homme. 
Le rire est une expression de joie, en tout cas, il crée ou entretient un sentiment de joie, or, cette joie est parfois bien contenue (pour ne pas dire réprimée), ou non autorisée dans la sphère personnelle, familiale ou professionnelle… Vous souvenez-vous d'avoir explosé de rire lors d'une réunion de travail ? Pourtant, les occasions sont nombreuses, vous ne croyez pas ? En fait, nous apprenons dès notre plus jeune âge à rire - ou pas - selon les circonstances, selon les endroits. Cet "apprentissage" prend parfois des allures de contraintes, rire n'est pas poli, c'est la marque de ceux qui ne se contrôlent pas, de ceux qui ne maîtrisent pas leurs émotions, de ceux qui se donnent en spectacle… Du coup, grandissant dans une culture aussi contenue, bon nombre de personnes parmi nous n'osent rire, de peur du ridicule et de l'image qui sera véhiculée.

Seulement voilà, dans une société qui raffole des expériences émotives les plus fortes (souvent générées par des comportements extrêmes ou des achats), on en oublie les plus simples : rire spontanément sans crainte d'être jugé. Montrer sa joie de vivre ne passe malheureusement plus que par l'étalage de ses succès sur les réseaux sociaux en oubliant la plus élémentaire des manifestations de joie : le rire.
Nous recherchons toutes sortes de drogues, subterfuges pour nous autoriser à exprimer ce qui est en nous et dépensons des fortunes pour libérer cette émotion innée chez l'homme. C'est dommage, vous ne trouvez pas ? 

A quand remonte votre dernier grand éclat de rire ? Le rire détend et constitue une réserve formidable de bénéfices tant physiologiques que psychiques. Il réunit, soigne, apaise, oxygène, il masse, il stimule, la liste est sans fin… Une minute de rire équivaut à 15 minutes de marche, une véritable réserve d'énergie pour tous ceux qui le pratiquent et pourtant, regardez bien autour de vous, voyez vous des gens rire ? Vos collègues, votre famille, ceux qui vous inspirent ? Vous faut-il un verre (ou plusieurs) d'alcool pour commencer à vous dérouiller et moins craindre le regard de l'autre ? Vous sentez-vous libre de rire ?

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L'importance du plan B

La pression de l'objectif

"Je ne m'autorise pas d'autres horizons que celui que je me suis fixé, il est vital pour moi d'atteindre mon objectif…"

Voilà ce que j'appelle se mettre la pression ! Entre nous, je ne suis pas convaincu de l'efficacité d'un tel discours que je crois profondément déséquilibrant et source infinie de frustration, surtout si tout ne se passe pas comme prévu. Je crois davantage aux vertus du Plan B, quitte à décevoir les adeptes de la loi de l'attraction, de la pensée positive et de l'optimisme à tous crins. 

La réalisation d'un objectif ambitieux nécessite de mettre en place une série de remparts destinés à rendre vos avancées plus conformes à la réalité et à vos capacités. Cela revient à créer sa propre stratégie dans laquelle, les hypothèses de contretemps, d'échecs, de difficultés seront intégrées ou envisagées… pour ne pas tomber de trop haut quand (et j'élimine le "si") elles se présenteront.

J'ai en tête l'exemple d'entrepreneurs qui débutent une activité avec passion et enthousiasme et qui, douloureusement, se réveillent un jour en constatant que les objectifs (financiers et commerciaux surtout) qu'ils se sont fixés en adoptant la positive attitude et le renoncement à toute forme d'échec, les mènent droit dans le mur… Ils n'avaient à aucun moment envisagé que les choses puissent tourner différemment que ce que leur impose l'optimisme… pour finalement renoncer à poursuivre leur ambition.

Que se passe t-il si mon plan A ne fonctionne pas ? Qu'est-ce qui pourrait alors constituer une bonne sortie ?
L'importance du plan B

Je ne suis pas Steve Jobs

Tout d'abord, rappelons que l'immense majorité des entreprises qui se créent ne s'appellent pas Apple ou Instagram. Pourquoi cette précision ? Parce que je rencontre trop de créateurs  dont le véritable objectif est une vie facile, si possible rapidement, "dès que tout tournera correctement, je lèverai le pied".  D'autres encore sont tellement figés dans les clichés véhiculés par les médias qu'ils en oublient les facettes moins glorieuses. Après tout, notre modèle à tous,  Steve Jobs est à l'entreprise ce que Rocco Siffredi est à la relation amoureuse..
L'idée de ce succès presque immédiat, facile, est une chimère qui déforme complètement nos esprits et nous entretient dans un rapport schizophrène, notamment lorsque, en dépit des résultats les plus alarmants, nous maintenons une inconscience douce nommée optimisme ou pensée positive. 
Le succès n'est rien d'autre qu'une conséquence possible, la conséquence d'efforts, d'actions massives - le point commun entre tous les entrepreneurs à succès n'est pas l'optimisme mais la capacité de travailler plus que d'autres - entrepris dans le réalisme pur des fins de mois difficiles, notamment lorsque l'activité peine à progresser.

Absence de perspectives

L'absence de plan B a un effet dévastateur, il fige notre cerveau dans un schéma unique et il restreint notre capacité à élargir nos horizons en nous ouvrant aux idées du monde entier. A trop savoir ce que l'on veut, nous formatons notre attention sur une hypothèse sans embrasser l'ensemble des options et possibilités qui nous sont offertes.
Se concentrer sur un seul objectif est bien entendu utile, mais gare aux premières déceptions et à l'absence de réactions envisageables faute de détermination et d'ouverture aux autres mondes, ceux qui n'appartiennent pas au spectre de l'objectif.

La personne qui lance son activité traverse plusieurs âges, au fil des années, elle construit son apprentissage en s'ouvrant totalement à ce qui l'entoure, en absorbant ce qui pourrait lui être utile, en ouvrant au maximum ses capteurs, en misant sur sa progression. Avant d'entrer dans l'âge de la maturité, elle découvrira l'énergie de l'enfance ou de l'adolescence, mais cet âge est également celui de la modestie, celui de l'absence de toute suffisance adulte, de toute déformation stérile et nuisible, un âge de dépendance aussi, une dépendance à l'échange avec les autres… et pour cela, ne pas avoir les idées arrêtées est une excellente méthode !

Une entreprise dont le succès semble immédiat (c'est en tout cas la façon dont l'entreprise a choisi de communiquer) a toujours son petit secret, cette partie que le grand public ne connait pas (les insomnies de l'entrepreneur, une aide financière conséquente de la famille par exemple, une idée empruntée, des relations complexes, une communication basée sur le fantasme…). 
Les autres construisent leur succès :


Le plan B ouvre des perspectives nouvelles

Le plan B, vous l'avez compris est l'élément qui permet en toute circonstance de rester en mouvement pour atteindre un objectif d'accomplissement, de réalisation de soi. Il prend en compte la réalité d'une activité, la possibilité d'un échec ou d'un "plan A" mal ficelé.

  1. Ce plan B est très simple à envisager, il s'agit de répondre seulement aux deux questions suivantes : Que se passe t-il si mon plan A ne fonctionne pas ?
  2.  Qu'est-ce qui pourrait alors constituer une bonne sortie ?

Le plan B est l'un des meilleurs remèdes contre l'insomnie et le mal-être permanent (qui peut aussi s'appréhender au travers de séances d'hypnose), celui dont vous n'entendez jamais parler sur les réseaux sociaux

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Je ne cesse de me poser des questions...

Comment arrêter de me poser des questions ?


"Je ne cesse de me poser des questions, je n'arrête pas, tout est prétexte à une cogitation sans fin, un remue-méninges lancinant duquel rien ne sort…aucune réponse, des questions, rien que des questions...".
Cela vous rappelle quelque chose ? Des moments de rumination, ceux pendant lesquels vous broyez du noir, mangez le négatif à la louche…

Dans ce témoignage, un mot est fondamental, absolument fondamental : c'est le mot "questions". Selon la nature des questions que vous vous posez, vous orientez votre personne, vos émotions vers un type de ressenti, ici, un ressenti désagréable plaçant la personne en situation de souffrance.

Le meilleur moyen de changer son état d'esprit est de se poser un autre genre de questions, changer de perspective pour aborder une situation, jusque là inextricable, sous un autre jour, avec une énergie personnelle différente (si possible meilleure, hein !). 
Je vous propose de vous inspirer de ces quelques nouvelles questions qui changeront des "Que vont penser les autres de moi ?", "Qu'ai-je donc fait au bon Dieu ?", "Pourquoi (encore) moi ?", "Comment vais-je me sortir de ce p… de b… de m… ?" et vous permettront forcément de prendre un peu de distance et d'éclairer votre chemin :

… se poser les bonnes questions
Arrêter le petit vélo dans la tête

1- Quels sont les faits ? Concrètement, que se passe t'il ? Quelle est précisément la situation et en quoi constitue t'elle un problème ? Il arrive que l'on ressasse une situation délicate en perdant de vue les faits et en s'éloignant de toute objectivité… Vous savez, cette objectivité qui nous rend responsable de nos actes (et surtout de nos non actes)…

2- Qu'ai-je fait pour résoudre le problème ? Qu'ai-je mis en oeuvre, concrètement ? Une situation parait parfois plus insurmontable qu'elle ne l'est en vérité. Méfions nous de nos a priori, ceux qui répondent aux "je ne suis pas à la hauteur", "je suis trop vieux", "je n'ai pas le droit…". 
Je suis souvent très surpris de constater que nous sommes pétris de certitudes qui ont tendance à nous emprisonner dans l'immobilisme, malmenant par la même occasion une estime de soi chancelante..

3- Et si la situation que je traverse aujourd'hui s'avérait être une merveilleuse opportunité pour l'avenir ? Que faudrait-il concrètement pour qu'elle se transforme en aubaine ? Par exemple, une baisse de mon activité peut se transformer en période faste d'apprentissage, de formation aussi; elle peut s'avérer être un excellent moment d'écriture, prendre de l'avance sur mon blog, construire de nouvelles formations, etc… 
D'une situation problématique, j'envisage de la traiter comme une opportunité à part entière, parce que d'une certaine façon, elle est également composée de potentiels si je m'autorise à les voir.

4- La situation actuelle aura t'elle de l'importance, un impact sur ma vie dans 5 ans…? Cette question est particulièrement efficace dans les conflits relationnels ! (Vous pouvez tester cette question à l'échelle d'un an, d'un mois, d'une semaine parfois !). 
Souvenez-vous, au pied du mur, le mur parait toujours plus grand ! Prendre une fusée pour observer de très haut une situation complexe est un des moyens les plus efficaces pour relever la tête, relativiser et clarifier une situation difficile.

Construire son projet professionnel


5- Et en ce moment, qu'est-ce qui me stimule particulièrement ? Qu'est ce qui me procure du plaisir ou de la joie ? Cela vaut peut-être la peine d'observer - aussi - ce qui va bien autour de soi, les gens que l'on aime, une petite brise (une petite bise aussi), un vêtement, une lecture stimulante, la perspective d'un repas entre amis, une sortie, un rayon de soleil, l'apprentissage d'une nouvelle compétence… Quelle est mon activité préférée en ce moment ? Que m'apporte t'elle ? Quel effet a t'elle sur moi ? Comment pourrais-je consacrer davantage de temps à cette activité ?

6- Enfin, puisque certaines questions ont tendance à nous faire tourner en rond, je vous propose de stopper net : Quel engagement suis-je prêt à prendre ici et maintenant pour sortir de cette impasse ? Cet engagement, je vais l'écrire, le signer, le dater et le lire, aussi souvent que nécessaire… Je vous rassure, il ne s'agit pas d'agiter sa baguette magique mais davantage de se mettre en mouvement pour soi, simplement en complétant une information (voir le point 1), en contactant une personne dont les conseils peuvent s'avérer précieux, en engageant une première action très concrète (des faits, des faits, des faits !) qui forcément aura un impact sur ma perception de la situation…

Si vous souhaitez mettre en place un cadre de réflexion orienté vers l'action et la mise en mouvement de vos projets professionnels, je vous invite à me contacter par Skype : HLC-France. Quelques séances de coaching emploi permettent de clarifier une situation confuse. A très vite !

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Rendez-vous avec l'Artiste

Depuis quelques années maintenant, j'ai développé une habitude particulière, celle de me laisser porter par des journées dites "off" au cours desquelles je prends rendez-vous avec moi-même. Une journée complète sans rendez-vous, sans planning, sans aucune contrainte… rien que pour prendre le temps de prendre mon temps. Ces journées apparemment oisives sont le berceau de toutes mes idées d'activité, de billets, de conférences, de formations. En relevant la tête, je m'offre les meilleures opportunités de développement de mon activité.
Du coup, je répète cette opération 6 fois dans l'année en ouvrant mon agenda et choisissant totalement au hasard, six dates, aléatoires, que je m'engage à libérer de tout rendez-vous, de tout déplacement professionnel. Un tête à tête avec moi, dans un cadre souvent différent de mon bureau.

Gérer son temps

Savez-vous ce que je fais de ces journées là ? Rien, enfin si, je ne fais que des choses qui me sont agréables. Je marche beaucoup, souvent au bord de la mer, j'écoute de la musique, prends le temps de flâner dans une librairie, jetant un coup d'oeil gourmand aux titres nouvellement parus. Je me régale de me laisser porter par les évènements, ayant pris le soin de prévenir mon entourage que ce jour là, je m'interdis de courir…

Cette journée est souvent connectée à l'extérieur, à la nature. Je peux me promener en ville en favorisant la marche ou le vélo, je me passe de la rapidité, je rencontre mon corps et me sens libre, anti-conformiste, vivant selon mes règles, mes aspirations. 1001 idées traversent mon cerveau, certaines se réaliseront dès mon retour. La journée "off" est le rendez-vous que je m'offre avec le créatif, l'artiste, le marginal, le poète qui sommeillent en moi. Flâner est mon luxe, un temps fragile, ou tout n'est qu'équilibre entre mon corps, ma tête et mes émotions… Ces journées entretiennent l'enthousiasme, ce "Dieu intérieur" si cher à Victor Hugo, elles produisent souvent l'inattendu, de nouvelles perspectives, un autre possible qu'il m'était peut-être impossible d'observer sans relever la tête, sans prendre le temps de me centrer sur ce qui procure un bien-être évident, souvent solitaire… 

Lorsque je "réserve" ces journées, parfois longtemps à l'avance, souvent lorsque je viens d'acheter mon agenda tout neuf, je ressens un profond sentiment de maîtrise et de liberté, l'occasion rêvée de ponctuer un bouillonnement de rencontres, d'opportunités par une forme de refus affirmé de me laisser envahir par des habitudes parfois négatives. Je n'imagine rien d'autre que l'état de lenteur, de contemplation qui sera le mien ces journées là, un rythme adapté, totalement agréable, parce que différent, en marge de mon rythme habituel. Un instant à part, dans lequel je recadre ma réalité, l'observant sous différents angles, car la façon dont j'observe une difficulté, un problème contient très souvent le problème même… Je m'inspire de ce que j'observe, ce que je sens, touche, le vent sur mon visage, l'odeur de la terre, des arbres, de la ville… Une journée oisive est une journée métaphorique, inspirante, l'ouverture sur de nouvelles images, de nouveaux mots également qui me permettent de bâtir de nouvelles croyances aidantes. Admettre une autre réalité par une observation d'une situation sous de nouveaux angles, libres, non contraints revient également à choisir un mode de pensée, une nouvelle façon de construire sa vision de l'instant, créant par la même occasion des perspectives d'actions, de changements éventuels, d'amélioration en tout cas.

Et vous, à quand remontent vos journées "Off" ? Quelles actions, décisions avez-vous prises grâce à ces rendez-vous avec vous-même ?

Voir aussi :


Pire que la peur de l'échec, craindre la réussite...

L'échec est à la mode en ce moment ! Pas un article sur le sujet qui ne fasse l'apanage de l'erreur, celle qui permit à tant de célébrités de peaufiner, améliorer leur démarche et venir à bout, lentement certes, de tous les obstacles possibles et imaginables. Vive l'échec nous dit on à longueur d'articles… Comme si nous étions majoritairement concernés par la peur d'échouer.

Pourtant, à bien y regarder, dans une société qui place la réussite au sommet de l'accomplissement humain, nous sommes nombreux à concevoir l'utilité de l'échec tant qu'elle nous permet de rebondir. L'échec devient expérience et ne constitue pas, ni d'un point de vue intellectuel ni émotionnel, un frein aussi redoutable que cela… et pourtant, nos projets n'avancent pas comme nous le souhaiterions.
Et si, davantage que d'échouer, vous aviez peur de réussir… Et si nos freins intérieurs étaient provoqués par la peur d'un succès ? Etrange non ? Nous sommes tellement repus de messages nous indiquant que le succès est LA mission de notre vie, qu'il nous est totalement naturel de penser que le succès est forcément bon pour nous, qu'il répondra favorablement à nos besoins, nos demandes, notre attente de la vie…
Bien entendu, chacun donne la définition qu'il souhaite au mot succès. Pour certains, l'aspect financier sera prépondérant, pour d'autres, une vie pleine de sollicitations, de visibilité, de reconnaissance, de responsabilités parfois… La définition du succès n'appartient qu'à vous et pourtant, elle revêt souvent les couleurs d'une vie facile, aisée sans contrainte et répondant aux standards de la publicité.
Imaginez, le jour où vous aurez réussi… Imaginez les changements que ce succès (encore une fois, la définition de ce mot vous appartient entièrement) engendrera. Ça donne envie, non ? Et malgré tout, ces images ne suffisent pas à maintenir la motivation à son comble, nous enfermant alors dans toutes sortes de prétextes, dont, le plus largement utilisé, celui de la peur de l'échec.

Craindre la réussite
Sympa mais différent de ma maison d'aujourd'hui !
J'ai utilisé un mot magique : le mot changement. Même s'il s'agit d'un changement positif, l'idée de modifier un style de vie, de se transformer - parce que oui, les évènements de la vie, les plus sombres comme les plus formidables, modifient en permanence notre façon de voir le monde… et d'être dans ce monde - peut créer un certain nombre de blocages. Chaque évènement nous transforme un peu… Alors que dire d'évènements appelés réussites ! Alors oui, nous recherchons une certaine forme d'accomplissement, de réussite mais le changement nous effraie, l'inconnu inquiète. Savez vous ce qui est inquiétant dans l'inconnu ? Rien, si ce n'est de lâcher le connu, cette fameuse zone de confort, parfaitement maîtrisée, même si elle constitue une zone totalement désagréable. La zone de confort n'est pas toujours agréable mais au moins, on sait à quoi s'attendre !
Et puis, imaginons ce fameux succès, n'est-il pas effrayant de penser qu'il pourrait disparaître du jour au lendemain ? Une autre forme de changement, tout aussi anxiogène...

En coaching emploi, nous ne travaillons que sur cette notion de changement, celui qui est motivant, bienveillant, bon pour vous, votre environnement. Lorsque vous aurez validé une stratégie, ramolli vos inquiétudes, testé quelques solutions, alors je vous demanderai : quelle est maintenant votre décision ? Mettre en oeuvre votre projet de vie en atteignant vos objectifs ou bien continuer de rêver en regrettant que ce sont toujours les mêmes qui parviennent à leurs fins.



Je n'aime pas les tests de personnalité, et je n'y crois pas un seul instant

J'ai tous les âges de la terre


"Je suis capable de tout, du meilleur comme du pire, je possède une multitude de facettes, tout et son contraire. J'ai plusieurs âges en même temps, parfois jeune, naïf, intenable mais parfois aussi, sage, hyper-mature, comme si je percevais la totalité des secrets du monde qui m'entourent, contenant en moi l'âme de l'humanité. Je reconnais tout cela en moi, et plus j'avance, plus je me rends compte que je suis tout sauf un profil, une définition figée pour l'éternité… d'un recrutement aléatoire ou d'une carrière brisée par je ne sais quel expert en personnalité."

J'ai travaillé directement avec plus de 4.500 personnes en développement personnel à l'occasion de séances de coaching emploi. La phrase débutant ce billet aurait pu être prononcée, à peu de choses près, par chacune d'entre elles. Plus je me connais et plus je m'éloigne d'une définition précise parce que je comprends que cette dernière repose sur un ensemble d'éléments qu'il me convient d'explorer, un à un, avant de commencer à savoir qui je suis. "Je sais qu'on ne sait jamais" comme dirait Gabin.

Tout comme vous, j'entends parler, de ci de là de l'efficacité des tests de personnalité, notamment dans le cadre professionnel, de l'émergence de logiciels formidables, qui, s'appuyant sur des milliers d'analyses de comportements, peuvent parfaitement définir ce que nous sommes, notre comportement et même déterminer notre avenir. Le Big Data serait l'efficience absolue en terme de définition de personnalité. Pratique non ? 

les tests de personnalité ne sont pas fiables


Voilà exactement le genre de propos qui me fait froid dans le dos. Ce même dos qui refuse tant les étiquettes et qui lutte contre le fait d'être défini comme un vulgaire produit. Croyez vous réellement qu'une définition de ce que vous êtes, de votre personnalité a du sens ? Ne sommes nous pas en interdépendance de tout ce qui nous entoure, ne sommes nous pas un maillon, un élément d'un schéma bien plus complexe qu'il n'y parait ? Comment admettre l'idée d'être "défini" par un test de personnalité issu d'analyses et de traitements statistiques sans tenir compte de tout ce qui est autour de nous, notre culture, notre expérience, nos relations, nos croyances, nos valeurs, notre histoire ? Sans tenir compte non plus, qu'il nous arrive de répondre n'importe quoi aux questions incompréhensibles, ou d'essayer de cocher ce qui semble le plus "vendeur".

Ce que je reproche dans la plupart des tests de personnalité, c'est qu'ils ne tiennent jamais compte du contexte, non pas celui de la pièce dans laquelle vous répondez aux questions* mais bien de celui dans lequel vous évoluerez.  Vous savez, cet historique de l'entreprise qui n'est que très rarement connu et assumé ou toujours relaté de façon très… partiale, la prise en compte de l'état d'esprit de certains collaborateurs, les mécontentements internes, la clientèle, les pannes logiciel, "ça rame depuis qu'ils ont changé le serveur..." etc, etc…. , c'est-à-dire tout ce qui parasite et ne permet pas d'utiliser pleinement ses compétences et capacités.

Les tests de personnalité ne tiennent pas compte de l'historique de l'environnement


Rien de ce qui concerne ces éléments impalpables de l'entreprise n'est injecté dans le test. Imaginez un instant un test prenant en compte le fait que personne dans l'entreprise ne s'entend, qu'il existe une lutte effroyable entre différents services, que le turnover s'est accéléré (d'ailleurs, sans que les raisons aient été finement analysées…), qu'un dirigeant est parachuté ou adepte du corporatisme, que le taux de service a chuté de 25% en deux ans… vous savez, tous ces éléments qui font le quotidien de nos entreprises. 

Alors comment mesurer et déterminer mon comportement et mes capacités s'il n'est pas finement (et honnêtement) analysé au travers de ce qui se passe aujourd'hui dans l'entreprise, de ses forces, de ses blessures, de ses névroses, de son potentiel non révélé et non exploité ? Il s'agit alors d'un test de personnalité qui n'a rien à voir avec la réalité de l'entreprise, c'est celui d'une personnalité qui s'exprimerait dans le meilleur des mondes, celui des manuels scolaires, celui qui ne sent pas la sueur et qui semble si déconnecté du quotidien. 
Vous connaissez mon point de vue, le succès de l'intégration d'un nouveau collaborateur dépend de la capacité de l'entreprise à bien l'accueillir et à mettre en oeuvre toutes les conditions lui permettant de prendre son envol. Le reste n'est qu'anecdotique.

L'autre point, c'est cette tendance à mettre en place des procédures coûteuses - et ni plus ni moins efficaces que d'autres - s'entourant d'un maximum de précautions destinées à limiter le plus possible la responsabilité d'un échec du recrutement.
"Si je me plante, ce n'est pas complètement de ma faute, c'est surtout à cause du test de personnalité que j'ai suivi parce qu'il est mentionné dans la procédure F457-3 du manuel de management…". 
Exaspérant. Chers recruteurs, familiarisez-vous avec la notion d'échec du recrutement
Un test de personnalité ne constitue pas une aide au recrutement. Il embrouille et limite, mais surtout il déresponsabilise celui qui n'est plus à même ou plus autorisé à prendre une décision professionnelle. Je fais partie de ceux qui pensent que la crise majeure que nous traversons dans les entreprises est essentiellement une crise de responsabilité, au nom du Saint risque zéro, de la qualité totale, nous fabriquons des personnes, des cadres, des managers de moins en moins encouragés à prendre - en responsabilité, c'est à dire en dehors des procédures - une décision pour l'entreprise, surtout quand elle est grande ou engagée dans une démarche de maîtrise de tous ses process internes


*quoique… : une entreprise bien connue spécialisée dans les tests de personnalité a voulu me convaincre de la qualité de ses produits en me les faisant tester : à un temps de réponse long à une question précise, ils concluaient que j'avais hésité, cette hésitation a pondéré toute leur analyse… A aucun moment, ils n'avaient imaginé que ma connexion internet était lente, que l'ouverture de chaque question prenait du temps et que ce temps, je l'utilisais à faire autre chose…

J'ai du mal à me décider

"J'ai trop de choix, d'alternatives, je ne peux pas décider…!" Mince, c'est un comble, les opportunités et options semblent si nombreuses qu'elles en deviennent bloquantes et ne permettent plus d'avancer comme on le souhaiterait. Avez-vous déjà vécu ce type de situation ? De mon côté, cela m'est arrivé de temps en temps. Pourtant, faire du "sur-place", ne pas décider peut aussi être considéré comme une décision à part entière. "Je décide de ne pas décider" et de rester dans la zone que je maîtrise à peu près, la fameuse zone de confort que je trouve de moins en moins agréable. L'absence de décision s'appelle alors la décision de ne pas choisir.
Malheureusement pour moi, cette décision me limite dans la progression et l'accomplissement de mes objectifs, de mes envies.

Sortir de l'indécision et de l'hésitation rapidement

Ne pas décider est toutefois une bonne approche lorsque les conséquences d'un mauvais choix entraineraient des répercussions pendant très longtemps ou modifieraient considérablement le cadre de fonctionnement ou de vie de la personne concernée (on peut imaginer un investissement important ou bien la fusion de deux entreprises, pourquoi pas un mariage également). 
Le temps, appelé indécision ou hésitation, devient alors un temps constructif de compilation d'informations destinées à compléter le spectre d'intervention et à consolider le futur choix (c'est souvent le cas dans les recrutements par exemple).
Par conséquent, le report de décision peut être utile lorsque les conséquences d'un choix impliquent un changement important du cadre de vie, ce temps supplémentaire reste dans tous les cas, un temps utile de meilleure compréhension, de véritable réflexion s'il est alimenté par des informations fiables.

Parfois, ce temps d'indécision devient excessif et totalement bloquant. Malgré l'existence d'alternatives, il détruit à petit feu l'estime de soi et renforce inexorablement la difficulté de choisir. Par exemple, vous "coupez les cheveux en quatre" et cherchez le détail ultime pour une décision sans incidence sur votre vie, ou bien, vous vous enfermez dans le doute alors même que vous pourrez toujours faire machine arrière, corriger des paramètres ou modifier le cadre d'intervention. Enfin, vous comparez sans cesse les options, les unes avec les autres, montant d'innombrables tableaux à deux colonnes pour récapituler à l'infini la liste des plus et celle des moins.
Il arrive que ce temps excessif soit causé par une hésitation liée à une erreur passée, à un mauvais choix passé… alors même si la situation actuelle n'a rien à voir avec celle que vous rencontrez aujourd'hui, peut-être aurez vous tendance à généraliser et à imaginer (malgré vous) des conséquences hautement improbables vous replongeant dans l'état passé.

Peut-être hésitez-vous par habitude, par réflexe, peut-être avez-vous souffert d'une erreur passée, d'injonctions parentales ("prend ton temps avant de décider !"), peut-être vous sentez-vous responsable et refusez le droit à l'erreur ? Autant de causes qui méritent d'être observées sereinement, dans la bienveillance pour commencer à relativiser, admettre votre potentiel, renforcer l'estime personnelle ou vous débarrasser de tout devoir hérité d'on ne sait qui. Vous aimez comparer ? Alors je vous invite à lister toutes les décisions que vous aimeriez pendre, puis à les classer dans un ordre d'importance qui vous est propre (importance, pas simplement urgence !). Ce classement peut tenir compte de la facilité de mise en oeuvre, du caractère non définitif des conséquences, du prix à payer - éventuellement. Vous aurez ainsi une série de choses à décider, classées de la plus facile à la plus difficile des décisions à prendre. Vous inscrivant peut-être dans une première action, non risquée, sans conséquence, vous plaçant dans une première logique de mise en mouvement, une logique précieuse sur laquelle nous nous appuyons en coaching emploi pour mettre un terme à l'indécision.
Cette réflexion, cette mise à plat vous tente? Je vous invite à me contacter, quelques séances de coaching très pragmatiques ont souvent des effets formidables sur la difficulté à se décider.