Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


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Cumuler les contacts sur LinkedIn et découvrir le marché caché de l'emploi

Bien utiliser LinkedIN dans sa recherche d'emploi 

Vous êtes très peu actif sur LinkedIn ? Votre profil reste caché dans les limbes du numérique et le nombre de vos contacts n'a pas évolué depuis plus de cinq ans... ? Ce peut-être un choix, que je respecte. Mais au fond de moi, je dirais plutôt qu'il s'agit d'une belle erreur qui vous prive d'opportunités emploi que d'autres s'empresseront de saisir !

Savez-vous pourquoi il est nécessaire de cumuler les contacts sur ce type de réseau social professionnel ? Parce que c'est l'une des façons les plus efficaces d'accéder au marché caché de l'emploi.. tellement caché que les recruteurs n'en ont même pas encore conscience... Oui, par l'accumulation de contacts sur LinkedIn par exemple, vous découvrez en avant première, quels seront les futurs recrutements des entreprises que vous avez ciblées... Pas mal, non ?

coach emploi Paris
Accéder au marché caché de l'emploi grâce aux réseaux sociaux


Nous l'avons tous constaté, autour de nous ou dans notre propre comportement, dès qu'une personne intègre un nouveau job, elle s'empresse de le faire savoir en mettant à jour son profil LinkedIn. 
C'est logique, une nouvelle image, un virage dans la carrière, une mise en mouvement, parfois la satisfaction de ne plus être dans une situation.. insatisfaisante..  Donc, la mise à jour du profil ne traîne généralement pas, peu de personnes s'affichent comme étant encore employées de l'entreprise qu'elles ont quittée, parfois en mauvais termes
Elles informent alors leur réseau, du job, des responsabilités qui sont les leurs, de l'entreprise qui les emploie.. Beaucoup d'informations mises à jour, jusque là rien de nouveau, cette pratique, vous l'aviez déjà constatée et peut-être même appliquée. 

Le marché caché de l'emploi

Ceci dit, si vous cumulez les contacts au sein de toutes les entreprises que vous avez ciblées, celles qui sont l'objet de vos candidatures spontanées... si vous cumulez les contacts de ceux qui occupent un poste similaire à celui que vous recherchez... alors vous serez certainement passionné par le fait que telle ou telle personne ait quitté son ancien job... le laissant vacant un certain moment.. vacant, libre.. Un poste intéressant s'est libéré et s'offre maintenant à vous, souvent avant même qu'un recrutement officiel ne soit lancé.

Par votre expérience en entreprise, vous avez déjà constaté comme un départ n'est pas systématiquement compensé par une arrivée..  Le recrutement ne va pas toujours de soi, coûteux dans une période de disette, les entreprises serrent leurs budgets et vont de plus en plus tenter de continuer leur activité sans remplacer le collaborateur démissionnaire... Voilà exactement une partie importante de ce que l'on appelle le marché caché : un poste disponible qui n'a fait l'objet d'aucun recrutement officiel et dont le remplacement est plus qu'incertain.

Votre force, et surtout votre intelligence dans la relance de votre recherche d'emploi, sera de vous positionner à l'instant précis ou l'un de vos contacts vous informe de son nouveau job. Postulez alors chez son ancien employeur, proposez vos services, envoyez une candidature spontanée sans attendre ! Vous insisterez sur ce que vous êtes en mesure d'apporter à l'entreprise, vos qualités, vos compétences, en terme de résultats, de développement potentiel, d'expertise...

La proactivité en recherche d'emploi

Régulièrement, vous recevrez des notifications ou un récapitulatif des news de votre réseau. En organisant votre emploi du temps, et en accédant régulièrement à votre page d'accueil, vous embrassez d'un coup d'oeil, l'ensemble des actions générées par votre réseau. Ces informations valent de l'or ! Elles valent et contiennent votre futur job ! Chaque jour (ce que je vous recommande), chaque semaine, chaque mois, vous aurez ainsi accès à chaque modification du profil des contacts qui ont évolué sur le plan professionnel.. Aussi, plus votre réseau contient des contacts bien ciblés, nombreux, et plus vous devenez l'expert en proactivité qui vous permettra de vous positionner au meilleur moment au sein de votre futur employeur.

Comme vous, j'entends souvent dire que la quantité de contacts ne correspond en aucun cas à la qualité souhaitée. Être hyper-sélectif, n'accepter que les contacts que l'on a physiquement rencontrés est - de mon point de vue - une très grossière erreur pour tous ceux qui veulent évoluer dans leur carrière. Appuyez vous sur des informations extraordinaires, toutes celles qui proviennent, non pas des entreprises, mais de ceux qui les font vivre !

Enfin, offrez aux entreprises encore hésitantes sur l'opportunité de recruter, la chance de travailler avec vous ! Elles vous seront reconnaissantes de leur avoir épargné le coût parfois exorbitant d'un recrutement et d'apporter une réponse enfin claire à la question de savoir si elles remplacent ou non le collaborateur parti !

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Emploi des cadres : une embellie à saisir maintenant !

Ne boudons pas notre plaisir, pour une fois que les nouvelles sont bonnes et optimistes... Le moral des cadres remonte et le marché de l'emploi continue de frémir favorablement... Ouf, il était temps !

Tout le monde n'est pas concerné par ces belles étincelles, le chômage de longue durée des cadres maintient malheureusement sa progression, les seniors restent écartés par nos chers recruteurs si peu scrupuleux (et pourtant, ils jurent tous ne pas être responsables de l'insupportable progression du chômage des plus de 50 ans...).
Du coup, les bonnes nouvelles, aussi importantes soient-elles, ne constituent pas, à elles seules, un motif de satisfaction suffisant pour se réjouir béatement de la période actuelle.
Maintenant que les choses sont dites, il est grand temps de s'inscrire dans un mouvement plus vaste et de profiter de l'embellie pour reprendre ou relancer sa recherche d'emploi, réfléchir au départ jusque là impossible et, peut-être, envoyer paître un employeur qui ne vous mérite pas. C'est le moment de tester, de vous mettre en mouvement et de valider vos projets professionnels avant les congés d'été, pour démarrer une rentrée pleine de promesses, vous plaçant sur de nouvelles perspectives bien plus appétissantes que les dernières.

Offrez-vous le temps de tirer les enseignements de votre carrière, quel plaisir au quotidien vous tire de votre lit, comment orienter vos recherches vers l'emploi, la fonction la plus proche de vos aspirations. 
Rien n'est impossible, souvenez-vous que le job que vous décrocherez est aussi, et surtout, celui que vous vous autorisez à décrocher... 


Cela signifie qu'il est grand temps de relever la tête et de prendre la décision de vous rapprocher le plus possible des objectifs de vie qui sont les vôtres. Quelles leçons tirez-vous de vos échecs, de vos réussites ? Ces leçons, en quoi pourraient-elles s'avérer utiles pour votre futur employeur ? Que n'avez-vous jamais tenté, jamais osé dire ou revendiquer ? Un salaire  ? De nouvelles responsabilités ? Sortir d'un secteur d'activité pour tenter l'aventure là où l'on ne vous attend pas ? Et si enfin, vous vous autorisiez à aborder votre avenir professionnel avec joie et légèreté, quels changements pourriez-vous envisager ? Ces changements seraient-ils bons pour vous ?

L'annonce d'une embellie sur le marché de l'emploi, aussi minime soit-elle, est la promesse d'une autorisation nouvelle : celle de rêver et de définir vos projets, de tester et de tout mettre en oeuvre pour vous rapprocher le plus possible de vos aspirations. 
Peut-être est-ce le moment de travailler votre réseau, de refaire votre CV, de vous réconcilier avec votre carrière pour rebondir et vous diriger là où vous rêvez d'aller. Peut-être s'agit-il d'observer vos talents, vos qualités pour les transformer en une proposition forte, un pacte irrésistible, ou tout simplement de croire qu'un autre avenir, plus bénéfique et joyeux vous attend quelque part, et qu'il n'appartient qu'à vous de le rejoindre pour... retrouver le plaisir de vous lever chaque matin.

Contactez-moi par e-mail (pierredenier@hlc-conseils.com ou via le formulaire sur la droite de cette page), je serai heureux de vous accompagner dans cette belle aventure.

Haut les Coeurs !


Transformer une réponse négative en opportunité

Ne rien lâcher

Aïe... grande déception, le poste convoité vous échappe et pourtant, votre profil collait parfaitement au cahier des charges de l'employeur. Une candidature non retenue est indéniablement une mauvaise nouvelle, un coup dur, un énième coup dur qui remet en cause votre démarche, votre retour à l'emploi et votre perception de vos qualités intrinsèques... 

Les refus nous abiment, minent le moral et nous enfoncent parfois dans une spirale négative, dans laquelle les espoirs et opportunités se font de plus en plus rares. Bien sûr, tout le monde autour de nous nous rassure, croit en nous, en nos capacités, mais le mécanisme de la confiance en soi s'altère, les évènements transforment nos perceptions, nos croyances se modifient et orientent nos pensées, nos pensées se traduisent en actes qui donnent raison aux croyances... et les renforcent.

Transformer une réponse négative en une opportunité
Ne rein lâcher : un état d'esprit et des actes

Bien entendu, la volonté farouche de trouver un emploi est en vous, les motivations sont nombreuses, financières, professionnelles, personnelles et pourtant, cela se suffit pas, la motivation et la volonté ne font pas tout.

Arrêtons nous un instant et prenons de la hauteur. Dans le mécanisme que je décrivais plus haut, les actes renforcent les croyances, c'est-à-dire nos "certitudes", ou notre discours intérieur, qui paralysent nos élans. Quels sont nos actes lorsque nous recevons une réponse négative ?


  • Rester silencieux et vivre dans son coin sa déception
  • Devenir "soupe au lait" (au mieux) et laisser son angoisse se déverser sur son entourage.
  • Continuer de postuler chez d'autres entreprises - mais le coeur un peu moins vaillant, il faut bien le reconnaître...
  • Fracasser l'ordinateur ou son bureau et laisser se gaspiller une énergie extraordinaire qui serait bien plus utile ailleurs.


Casser le processus de dévalorisation


Déçu, vous l'êtes sans aucun doute. En revanche, de l'extérieur, c'est-à-dire vu de l'entreprise qui ne vous retient pas, vous n'êtes pas plus motivé et volontaire que cela... Pourquoi je dis cela ? Parce que 99% des candidats (ce chiffre est issu de mon expérience et n'est pas statistiquement vérifié) acceptent le "non" sans batailler, sans réagir, sans se manifester...

Je ne vous encourage pas à hurler au scandale, à dénoncer la médiocrité du recruteur qui n'a pas su voir en vous les trésors que constituent votre candidature, mais juste à être cohérent et à continuer de manifester votre volonté et votre motivation même en cas de refus. 
Par exemple, le fait qu'une entreprise revienne vers vous - par courrier automatique je le reconnais - pour vous exprimer un refus, peut se transformer en une formidable opportunité : celle de revenir à la charge, d'exprimer librement votre déception... mais aussi votre pugnacité, votre sens de l'engagement, votre véritable motivation et votre détermination.

Bien réagir à une réponse négative 

Pensez-vous que tous ceux qui réalisent leurs projets s'arrêtent au premier "non" reçu ? Et bien pour vous, c'est la même chose: votre projet est de décrocher un emploi, de vous faire connaître, de vous différencier... 
Alors dorénavant, vous considérerez chaque réponse négative comme une formidable opportunité de vous démarquer en mentionnant les éléments suivants dans un courrier court :

  1. Merci d'avoir pris le temps de me répondre.
  2. Je suis très déçu de cette nouvelle...
  3. ... mais je reste très motivé à l'idée de travailler pour vous pour telles et telles raisons
  4. par conséquent, je me permettrai de vous adresser une nouvelle candidature ( vraisemblablement spontanée) d'ici quelques semaines.
  5. Je vous souhaite bonne chance dans la réalisation de vos projets.
Soyez tranquille, personne ne réagit comme cela, sauf mes clients. Votre motivation n'est pas qu'une vue de l'esprit, c'est une réalité qu'il vous appartient de manifester. Ne l'oubliez pas, lorsque vous recevez une information négative, il n'y a alors qu'une seule chose qui vous appartiennent : votre réaction !

Maintenant, pensons stratégie : 
  • Votre courrier de réponse sera systématiquement accompagné de votre CV, votre candidature, même si elle n'est plus d'actualité devient de ce fait relancée, en tout cas connue. 
  • Un recrutement sur sept se solde par un échec pendant la période d'essai : autant que votre candidature reste sur le dessus de la pile dans ce cas
  • A l'heure où l'on parle d'engagement, une motivation assumée et exprimée peut constituer une très bonne base d'échange avec votre futur employeur, vous avez démontré votre positivisme.
  • Vous avez annoncé et prouvé d'une certaine façon votre motivation, alors vous aurez toute légitimité à postuler, encore et encore dans cette entreprise, jusqu'à temps qu'elle vous accorde un job, ou au moins un entretien !
Il existe toujours un moyen de transformer un évènement, même négatif, en une opportunité de revenir sur le devant de la scène. C'est l'objectif que je vous propose : chausser vos lunettes roses et donner un grand coup de frais à vos actes !


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Le potentiel d'une annonce emploi mal rédigée

Un CV mal rédigé

Nous sommes bien davantage qu'un CV, n'est-ce pas ! Nous rêvons qu'un recruteur sache lire entre les lignes, détecter toute la substance de nos compétences sans s'attacher ni trop à la forme, ni trop au fond de notre CV... qu'il s'intéresse à nos compétences professionnelles davantage qu'à notre compétence à faire un CV efficace... En gros, nous sommes nombreux à penser que le tri sélectif autour du seul CV n'est pas juste.

Les candidats et les entreprises ne sont pas des professionnels du recrutement
Les imperfections d'un CV mais aussi d'une annonce emploi


Une annonce emploi mal rédigée

De la même façon, je constate que de nombreuses annonces emploi sont ridicules, mal rédigées, parfois truffées de fautes, de contre sens, de paradoxes, d'exigences fantaisistes... Une information très partielle qui déclenchera, l'annonceur l'espère, la mise en mouvement de candidats talentueux.

  • D'un côté de l'écran : le candidat qui est et reste un professionnel de son métier et pas de la recherche d'emploi, et encore moins de la rédaction du CV.
  • De l'autre côté de l'écran : un annonceur, pas forcément professionnel du recrutement (ce peut être une entreprise par son RRH, ou encore un stagiaire RH chargé du premier tri sélectif, un manager opérationnel...), dont l'occupation principale n'est pas le recrutement... mais plutôt l'accompagnement des salariés tout au long de leur vie dans la structure, intégration d'un nouveau collaborateur, plans de formation, paies, déclarations aux organismes, réunions avec les parties prenantes, instances représentatives, etc, etc...


Il est alors très fréquent que deux mondes ne se rencontrent jamais, le monde de ceux qui rédigent plutôt moyennement leur CV et le monde de ceux qui émettent des annonces emploi plutôt médiocres... Ce qui vous en convenez est regrettable puisque :
si la qualité de votre CV ne fait pas celle de vos compétences, alors, sûrement, l'attractivité ou la pertinence d'une annonce ne fait pas celle du job proposé ni de l'entreprise présentée d'ailleurs...

Pourquoi cette longue introduction ? Parce que de nombreux candidats sont très sélectifs et ne répondent qu'à une quantité limitée d'annonces, voulant cibler très drastiquement leur recherche. Pourquoi pas. Je suis d'avis qu'ils devraient pourtant ouvrir davantage le spectre de leurs recherches pour, éventuellement, sélectionner des annonces auxquelles ils n'auraient pas répondu avant (parce que mal rédigées, incomplètes, partielles, ne répondant pas à 100% à leur profil).

Elargir le spectre de sa recherche d'emploi

L'idée quelle est-elle ?
  1. Générer un volume constant de candidatures et moins dépendre de l'émission (rare) d'une annonce répondant en tous points aux critères de recherche. Vous imaginez tout de suite l'effet bénéfique sur le moral.
  2. S'entraîner à parler de soi plus régulièrement afin d'être plus à l'aise lorsque vous serez convoqué à l'entretien tant attendu, celui qui concerne le job tant recherché.
  3. Se laisser surprendre et dépasser la première impression délivrée par une annonce mal rédigée, après tout, vous apprécieriez qu'un recruteur soit "séduit" par votre profil que vous jugez si souvent atypique.. L'inverse est peut-être vrai.
  4. Candidater avec légèreté, pour voir, pour connaître un secteur d'activité, pour échanger, construire une démarche réseau, provoquer la chance... Tout cela passe par une ouverture d'esprit sensiblement différente d'une lecture trop étroite de l'annonce.
  5. S'obliger à lire les annonces plus largement pour acquérir de l'information et détecter les potentiels de candidatures spontanées.
  6. Obtenir un job que nous n'auriez jamais obtenu autrement... C'est tout ce que je vous souhaite !
  7. Relancer sa recherche d'emploi de façon active et dynamique.
  8. Renforcer votre détermination, si précieuse et fragile en période de recherche d'emploi.




La détermination

"J'ai peur d'être lourd"

Lors d'un récent échange avec un DRH, ce dernier m'expliquait qu'il détestait les candidats "insistants", considérant qu'ils devaient attendre patiemment les instructions ou nouvelles (souvent mauvaises du reste) avant de pouvoir lever le petit doigt pour se manifester... Imaginez ma stupeur et ma totale opposition à cette aveugle obéissance.

Ma réponse fut celle-ci : "quel paradoxe que d'exiger auprès de ses propres collaborateurs d'insister toujours et encore, jusqu'à l'obtention de leurs objectifs et en même temps, d'écarter les candidats qui spontanément sont dans cette posture !". Cela ne tient pas un seul instant, en contradiction totale avec les valeurs de l'entreprise.

La détermination est LA clé de votre recherche d'emploi
Octave Lapize - Vainqueur tour de France 1910


Dans notre culture, on ne veut pas gêner, le rapport à l'autorité reste fort et insister dans sa candidature fait preuve de goujaterie, d'insolence, d'insurrection presque... "j'ai peur d'être lourd...".

Cependant, il nous est tous arrivé d'atteindre des objectifs ambitieux en faisant preuve d'opiniâtreté, de pugnacité, de détermination (ou alors, les objectifs n'étaient pas ambitieux). Nous avons tous de la volonté, de la motivation, mais ce qui nous distingue souvent les uns des autres, c'est la détermination. Vous savez, celle-là même qui fait que, parfois, un candidat moins compétent est retenu, alors que votre dossier est parfait sur tous les plans.

Pourquoi ce rappel, parce la motivation ne suffit plus

Je vous invite à vous replonger dans vos épopées professionnelles, de vous remémorer les victoires, les succès dont vous êtes le plus fier. Etait-ce simple ? N'avez-vous jamais affronté des obstacles, ne vous êtes-vous jamais heurté à un "non" ? Si, bien sûr... mais la détermination, en cet instant était si forte, que vous ne vous êtes jamais arrêté au "non" et avez continué votre route, rempli de détermination. 

Aujourd'hui, votre objectif, votre résolution s'appelle l'emploi. Vous êtes motivé, c'est évident. Vous êtes empli de volonté, c'est évident. En revanche, faites-vous preuve de détermination ? Êtes-vous prêt à appeler un interlocuteur, sans cesse, jusqu'à temps que vous lui ayez parlé personnellement ?  Avez-vous déjà envoyé trois fois de suite une candidature spontanée à une entreprise, surtout si elle vous a répondu négativement ? Avez-vous confirmé votre volonté en déposant un CV tous les jours au comptoir de l'accueil d'une entreprise ciblée ? Avez-vous osé faire tous ce que les autres candidats ne feront jamais ? Vous êtes vous autorisé à insister parce qu'il en va de votre vie et que personne, ne décidera pour vous, ce qui est bon, ou non ? 

La détermination, c'est vrai, peut exaspérer des DRH... Et alors, vous êtes déterminé parce que ce poste, vous le désirez, or, vous ne l'avez pas, pas encore. Donc, exaspéré ou pas, le DRH ne vous a toujours pas convoqué. Soyez déterminé, ne vous contentez pas d'un non, surtout pour les postes importants, surtout lorsqu'il s'agit de votre avenir. 
Arrêtez cette obéissance néfaste et insistez comme vous le feriez au service d'une entreprise. Vous êtes trop nombreux à me dire : "je ne lâche rien lorsqu'il s'agit de négocier quelque chose pour mon employeur, mais quand il s'agit de moi, je ne sais plus faire...". Si, vous savez faire : vous ne lâchez rien, en toutes circonstances. Parce qu'au bout du chemin, après avoir essuyé un certain nombre de refus, je parie que vous serez convoqué pour que l'on comprenne d'où vient votre motivation hors norme.

Lire aussi : 

Crédit photo Presse Sports

Recherche d'emploi : L'analyse puis la stratégie

Quelle stratégie pour votre recherche d'emploi ? 


Avez-vous passé le temps nécessaire à déterminer précisément qui sont vos cibles ? En d'autres termes, avez-vous travaillé à définir vos objectifs de recherche d'emploi. Des objectifs précis, factuels... qui ne dépendent que de vous.
Je n'évoque pas seulement le relevé d'annonces approximatives mais bien la façon dont vous cernez votre candidature : que proposerez-vous et à qui  et qu'attendez-vous de votre futur emploi ? Je sais bien que l'on a parfois en tête des éléments de réponse, mais pour trouver l'objet de ses recherches, autant l'avoir clairement défini au préalable. Vous ne croyez pas ?

analyse de la situation, définir les stratégies de recherche d'emploi
Analyser puis cibler

Vos années d'expérience professionnelles vous ont permis d'expérimenter et de valider bon nombre de  compétences. Quelles sont-elles ? et en quoi s'avèrent-elles judicieuses et pertinentes pour votre futur employeur ? L'analyse précise de vos compétences est la clé de votre recherche d'emploi. Quels sont vos apprentissages ? Qu'avez-vous fait de vos difficultés, des échecs ? Qu'avez-vous tenté ? Testé ? En quoi avez-vous évolué durant ces dernières années ? Qu'avez-vous découvert sur vous même, vos facilités, les blocages éventuels... mais aussi la façon de les contourner, de les maquiller ? 
Comment pourriez-vous résumer l'évolution de votre comportement durant toutes ces années ? Cette évolution, vers quoi pourrait-elle vous entraîner ? De quoi vous sentez-vous capable... de nouvelles responsabilités ? De nouvelles fonctions, issues de la transition continue que vous avez entamée...?

De vos compétences, de vos talents, de ce que, précisément, vous êtes capable d'apporter à l'heureux recruteur, vous déterminerez ensuite les entreprises susceptibles d'être attirées par vos compétences. Des compétences techniques bien entendu... Ces dernières vous permettant de cibler une ou plusieurs professions, éventuellement des secteurs d'activité, puis, de façon naturelle, de lister les employeurs éventuels. 
Ce listing, au gré de vos recherches, enquêtes terrain, interviewes, s'allègera considérablement en fonction de vos attentes : où voulez/pouvez-vous travailler ? Dans quelle région, à quelle distance de votre domicile ? Êtes-vous mobile ? Partout ou bien dans une région spécifique ? Des déplacements sont-ils envisageables ? Souvent, de temps en temps, exceptionnellement - ce qui déterminera également votre organisation personnelle et familiale ? Quel niveau de revenu attendez-vous ?
J'évoque ici trois palliers :

  1. le revenu minimum en dessous duquel vous vous ne pourrez que refuser le poste (en fonction de vos charges, distances de trajets, situation maritale...), 
  2. le revenu "normal", en phase avec le marché de l'emploi et votre dernière rémunération et enfin, 
  3. le niveau de salaire motivant, celui qui correspond exactement à l'idée que vous vous faites de votre "valeur" dans une fonction.

Lorsque vous aurez déterminé le nom des entreprises correspondant aux critères que nous venons d'examiner, alors, il vous sera possible de mettre en place une stratégie de conquête et de rapprochement. Vous vous appuierez sur votre réseau, sur vos démarches personnelles (laisser un message non improvisé sur le répondeur de vos "cibles", ou bien solliciter un entretien professionnel...), votre organisation sera précise, vos objectifs mesurés (nombre d'appels par semaine par exemple), vos horaires adaptés (n'oubliez pas que la meilleure façon de contourner un filtrage téléphonique est d'appeler en dehors des heures de bureau !). 

En concentrant vos recherches autour de ces deux axes, les besoins des entreprises ainsi que vos attentes, alors, vous affinerez irrésistiblement vos procédures et renforcerez l'efficacité de vos démarches, comme vous avez su gérer des projets professionnels, en phase avec votre projet de vie L'entretien de recrutement se transformera alors en première réunion de travail, une réunion à laquelle vous serez préparé...

Haut les Coeurs ! 

Lire aussi :
- Coach emploi Paris

Un CV Feng Shui pour une lecture rapide

Avez-vous déjà passé un peu de temps à lire les ouvrages de Feng Shui, un art destiné à harmoniser les énergies pour générer davantage de bien-être, de santé... à l'image d'un cours d'eau coulant tranquillement, entre deux vallées douces ou encore le vent, épousant les reliefs et circulant librement... Zen, je suis zen et zen ça !

les informations doivent être accessibles, simples et équilibrées
Droit au but, sans obstacle

Transposons cet art millénaire à la recherche d'emploi... Et plus particulièrement au CV. L'enseignement principal du Feng Shui, c'est d'adapter un environnement pour que les énergies circulent librement sans entrave et de favoriser la compréhension de ce qui nous entoure par le regard et le mouvement, de cultiver l'équilibre, le confort... tout cela contribuant d'une façon ou d'une autre à l'accessibilité la plus évidente possible à tout ce qui nous entoure. Ne trouvez-vous pas que cette description s'inscrit totalement dans ce qui caractérise un CV réussi, impactant ?

Le CV étant lu, dans un premier temps, de façon extrêmement rapide, une lecture de travers,  diagonale, qui ne s'encombre pas de détails, il conviendra d'éviter les obstacles. Par obstacles, j'entends les cadres, verticaux, horizontaux, ceux qui contiennent des mots et que, peut-être, vous décidez de ne pas libérer... Dommage. Un obstacle est une agression à l'accessibilité directe aux informations que contiennent votre CV. Il peut prendre la forme d'une couleur violente (le rouge par exemple qui marque l'interdiction ou la colère), d'une disposition alambiquée faite d'un enchevêtrement de cadres, de cellules, de polices d'écriture, de couleurs, de ponctuation mal vérifiée, de fautes d'orthographe, de formules mal adaptées, d'une photo inappropriée...

Partant du principe Feng Shui (cela me fait bizarre d'écrire ces mots en regardant le désordre régnant sur mon bureau...), je m'appuie sur trois piliers que je vous recommande d'observer et de mettre en oeuvre dans la construction et rédaction de votre CV /

1- La capacité de votre interlocuteur à se souvenir de ce qu'il a lu est faible. Très faible même. Par conséquent, plus vous chercherez à "placer" des informations dans votre document, et plus vous augmentez la probabilité d'aveugler le recruteur, d'obscurcir son champ de vision et de compréhension : l'exact opposé de ce que vous recherchez. Comment faire ? Travailler l'empan, ou la capacité naturelle humaine (pas extra-terrestre ! ) à se souvenir d'un nombre limité d'informations.

  • Favorisez la synthèse, l'usage de groupe de 7 mots maximum par ligne. 
  • Lorsque vous présentez des champs de compétences, regroupez les en trois thèmes distincts, pas quatre, pas cinq, TROIS ! 
  • Enfin, favorisez les textes formels qui ne commencent pas par "je" (j'ai développé ci, ça, je suis en charge de tel et tel projet...)... Eh oui, en écrivant "je" dans votre CV, vous créez une dissonance dans l'esprit du lecteur qui n'est pas le "je" que vous exprimez... Subtil, non ?
2- Nous venons d'évoquer le nombre de mots par phrase, observons maintenant leur structure... La simplicité des mots que vous utiliserez garantit l'accessibilité et la compréhension directe de ce que vous exprimez. STOP aux formules complexes, aux termes charabiatiques (j'ai hésité avec charabiatisants) ! On ne décrypte pas chaque mot en lecture rapide, on le comprend directement dans son contexte. J'oserais presque parler de poésie, du reste, c'est comme cela que je perçois les parcours qu'ils contiennent, une ballade au fil des années.

3- La forme est essentielle, vous vous en doutez. Évitez toute construction complexe, faite de cadres, de colonnes (souvent décalées à la réception), de scrapbook aussi (si, si...) qui accentuent les mouvements incessants des yeux, cherchant désespérément le mode d'emploi dans cet amas de directions possibles. L'usage de la simplicité est fortement recommandée pour deux raisons :
  • Certains logiciels de tri sélectif de CV par la sémantique (par la recherche de mots-clés) sont incapables de lire un texte dans un cadre. Je sais, c'est dingue, mais c'est ainsi... Ils ne voient que le cadre. Donc, donnez leur du texte à déchiffrer !
  • Ensuite, et certainement, vous en avez fait l'expérience, il est très facile pour l'oeil humain de rechercher un mot caché parmi mille autres (bon ok, parfois, c'est un peu plus difficile, mais on comprend pourquoi !). Par conséquent, si nous partons du principe que le recruteur a défini ce qu'il recherchait (un diplôme, la connaissance d'une technologie, une compétence...), il est probable qu'il le trouve immédiatement dans vos mots, si vous lui donnez la possibilité de ne pas s'égarer dans la complexité de votre document..
Bref, nous savons tous que les CV sont lus en 6 secondes (sauf par votre serviteur qui doit être celui qui passera le plus de temps (une heure environ) à analyser votre CV !), alors appuyons nous sur ces règles ancestrales qui favorisent accessibilité, équilibre, compréhension directe de votre candidature !






Misez tout sur vous !

Attendre un miracle ou agir ?


Entre nous, qu'avez-vous fait, très récemment, pour vous améliorer dans un domaine, quel qu'il soit ? Qu'avez-vous mis en place pour augmenter votre valeur, celle que vous vous reconnaissez ou celle que l'on vous attribue ? Faites-vous en sorte de progresser, d'apprendre, de développer votre savoir faire, vos aptitudes, vos idées, vos qualités... ou vivez-vous sur vos acquis, cette fameuse expérience que rien, ni personne ne remet en cause ? 

Bonne question, n'est-ce pas ! Je suis parfois étonné d'entendre parler d'ennui au travail, de manque de reconnaissance, d'une absence de motivation, d'intérêt chez des personnes qui ont oublié d'investir sur eux-mêmes pour augmenter à chaque instant leur propre valeur.

attendre un miracle n'est jamais la bonne solution
Qui misera sur vous si vous ne le faites pas vous-même ?

De quelle façon pouvez-vous enrichir votre quotidien, y compris au travail ? Avez-vous formalisé une approche qui puisse vous mettre en mouvement, une stratégie personnelle d'évolution, de maîtrise ? Emportés par la routine, le poids des habitudes, il nous arrive d'oublier les raisons pour lesquelles nous étions jadis enthousiastes, conquérants de nos vies, heureux de nous lever chaque matin. Cet oubli nous coûte cher. Très cher même. D'abord à titre personnel, il creuse le lit d'un fatalisme poussiéreux, nous rendant dépendants de situations non choisies, subies, ferment d'une santé relative, chétive et faible, il nous écarte de toute énergie vitale, de toute lucidité, de toute responsabilité également, puisque nous attribuons bien volontiers notre immobilisme (souvent professionnel) aux autres, au chef de service, au manager, au patron, à l'entreprise en général, à la société aussi... "Personne ne me comprend...".


Investir pour soi


Mais au fond, ne pourriez-vous pas vous (ré)approprier ce sentiment de progression, d'avancée, de mouvement ? Ne peut-il pas aussi (d'abord) exister en vous ? Comment investissez-vous sur vous ? Et si vous ne le faites pas, pourquoi les autres devraient ils l'assumer pour vous ? Vous l'avez compris, n'attendez pas la reconnaissance si vous même ne vous engagez pas - un minimum - dans la progression de vos compétences.

Je vous propose, rien de moins, de créer un futur ambitieux, basé sur votre propre valeur en vous posant à chaque instant, la question suivante : en quoi cet évènement contribue t'il à me faire progresser ? Cette question est fondamentale puisqu'elle vous oblige à envisager une expérience - quelle qu'elle soit - sous l'angle de son apport, de son contenu, de sa richesse davantage que sous l'angle de la sensation qu'elle vous procure. Un échec n'est plus seulement désagréable, il devient la base d'une réflexion, d'un approfondissement des acquis, un apprentissage nouveau, très enrichissant.

Parier sur soi

Pour développer ces capacités, je vous recommande de ne plus attendre et d'investir - enfin - MASSIVEMENT sur vous ! De quelle façon ?

  • Restez connectés, inspirés. Branchez-vous uniquement sur les personnes qui vous tirent vers le haut, celles qui sortent de votre zone de confort. Observez vos mentors, lisez leur expérience, vivez leur histoire, respirez leur air... Retrouvez toutes les énergies dynamisantes, celles qui vous procurent tonicité, force et motivation... Ces énergies n'ont rien à voir avec votre travail ? Pas grave, vos lectures quotidiennes, vidéos inspirantes, conversations (ayez pour objectif de partager ce que vous venez d'apprendre !) nourrissent et maintiennent le feu sacré en nous, cet élan intérieur surgissant du fond de votre coeur, avec toute la puissance de votre motivation. En coaching, nous travaillons sur les fameux parasites (dans nos relations, dans notre façon de vivre...), tout ce qui nous écarte de l'énergie phénoménale qui est en nous.
  • Développez votre expertise, constamment, à chaque instant... Sollicitez les formations, lisez, apprenez tout ce que passera sous vos yeux. Souvenez-vous de cette question fondamentale : qu'avez-vous appris aujourd'hui ? Listez chaque soir, scrupuleusement la somme de petites et grandes choses acquises, expérimentées, entendues au fil des jours... Vous serez surpris à quel point l'ennui que vous décrivez n'est qu'une vue d'esprit et combien, chaque instant regorge d'apprentissages formidables et porteurs de projets. Hey, si vous avez une expertise, une passion, une priorité, renforcez-la immédiatement, payez-vous des formations, avec votre propre argent, n'attendez pas je-ne-sais-quelle-autorisation de votre employeur ! C'est cher une formation ? C'est le prix de deux ou trois restaurants, d'un costume, d'un sac à main, d'un meuble que vous pourriez revendre, c'est le prix d'une dizaine de dvd, d'un demi i-phone, quelques paquets de cigarettes, quatre séances de psy... bref, tout est relatif, pensez à tout ce que vous avez dépensé le week-end dernier qui n'enrichit pas forcément votre valeur.
  • Sachez relever la tête, en vous concentrant sur les faits par exemple, en évitant d'interpréter ce que vous ne savez pas... STOP, arrêtez-vous, parlez, échangez, engagez un coach emploi et mettez en perspective les trésors qu'il vous appartient dorénavant d'observer et d'apprécier. L'immobilisme entraîne l'émergence de pensées sombres, lancinantes, ruminantes... Favorisez la prise de distance en investissant votre temps autrement, en apprenant à ne rien faire, en aimant ne rien faire sans jamais avoir l'impression de vous ennuyer. Apprenez à relativiser en développant votre capacité à prendre du recul et à envisager votre situation différemment. Apprenez à ne plus saboter votre incroyable potentiel et construisez votre véritable projet professionnel.

En général, tout le monde est d'accord avec ce que je viens d'écrire et pourtant, peu le font réellement.  Si cette situation vous touche, vous concerne, parlons-en très rapidement, tout de suite même, ne replongez pas dans l'auto-sabotage, il se peut que demain soit enfin, le premier jour du reste de votre vie. Chiche !


Mes 25 bonnes raisons de lire une histoire à mes enfants

"En ce moment, je n'ai le temps de rien, je ne vois même pas mes enfants grandir !". 
Vous est-il arrivé de vous dire que nous passons bien trop peu de temps auprès de nos enfants, de constater subitement que votre "petit dernier" est en train de changer, qu'il grandit incroyablement vite ? Bien sûr, les sollicitations diverses, le rythme de nos vies professionnelles, les temps passés dans les transports en commun ou dans nos véhicules, nous écartent immanquablement de ce qui le compte le plus pour beaucoup d'entre nous. Seulement voilà, il y a un temps qui ne se rattrape pas, c'est celui que l'on consacre à nos proches. Ce vrai temps de présence, profond dense, extraordinairement riche qui nourrit à lui tout seul les plus belles motivations qui nous poussent à courir...

Je suis peut-être comme vous, me réveillant parfois subitement d'un rêve non maîtrisé, rêve qui accélère le temps et raccourcit les relations, un réveil brutal qui se résume par un...

"j'aurais du passer plus de temps avec mes enfants..."

Sur cet amer constat, j'ai détecté un moment particulier dans mes journées, un moment privilégié que rien ne remplacera jamais, un moment que je souhaite partager avec vous qui se résume à une dizaine de minutes quotidiennes. Pas n'importe quelles minutes, il s'agit du temps que je consacre à la lecture d'une histoire à mes enfants.

Nous avons chacun des journées chargées, orientées autour de "priorités" subjectives qui nous alimentent en aventures, perspectives, projets, stimulations, excitations... Un tas d'évènements qui excusent notre non-présence et la difficulté à être dans le présent pour lâcher l'ailleurs.

Le développement personnel et la lecture d'histoires aux enfants
Petit Clown et la Ballerine

Il est 20h40, je suis confortablement installé sur le lit de ma petite dernière, elle est blottie dans mes bras et je lui lis une histoire, à voix haute, sautant, c'est vrai, quelques pages parfois, pour aller plus vite mais me rendant bien compte que ce moment n'a pas de prix et qu'il devient un élément essentiel de la personne que je deviens. Je vous propose de lister avec moi tous les bienfaits de ce temps de lecture, un temps suspendu entre le rêve et la réalité, un temps à part, dans lequel peut-être, je découvre dans l'oeil de ma fille la personne que je deviens :


  1. Dix minutes de lecture d'une histoire à mes enfants constituent l'un des plus puissants facteur de détente que je connaisse.
  2. Je réalise que je fais l'effort d'être compris, l'effort de bien communiquer.
  3. J'entends et j'écoute ma voix, veillant à exprimer le plus justement possible les intonations imaginées par l'auteur du livre... Je vis l'histoire, je rêve éveillé.
  4. Lorsque je lis le petit Clown et la Ballerine, je ne pense pas à mon client, ni à mon patron... Je pense au Clown qui essaie de séduire la Ballerine...
  5. Dans le regard de ma fille je sens une intensité formidable, elle me connecte à l'instant partagé et je goûte pleinement, dans le bon rythme cet instant magique...
  6. C'est vrai qu'il m'arrive de sauter des pages, mais souvent, je prends le temps, je lis calmement, doucement, posant ma voix le plus délicatement possible, à l'exact opposé de ma façon de parler à ce fournisseur récalcitrant avec lequel je n'arrive à rien...
  7. C'est plus fort que moi mais quand je lis une histoire, j'essaie aussi de me concentrer sur la petite pression de la tête de ma fille sur ma poitrine... Je suis à la fois dans la lecture et dans mon corps et cela ne m'arrive pas si souvent que cela dans une journée...
  8. Moi qui ne retiens aucune blague drôle, il y a au moins deux livres que je connaisse par coeur !
  9. Toutes les lectures me renvoient au petit garçon que j'étais... Du coup, je pense à ce qu'il aurait dit sur l'adulte que je suis devenu, j'espère que je ne le déçois pas, en tout cas j'y pense et je fais tout pour être à la hauteur de ce qu'il imaginait,
  10. Ce ne sont que dix minutes, mais elles sont consacrées à une unique personne, de vraies minutes qui pèseront lourd pour nous deux, toute notre vie,
  11. Lorsque je lis une histoire, les silences ont autant d'importance que les mots, je ne cherche pas à occuper le temps ni l'espace, il est comme l'écrin du plaisir que je ressens,
  12. Lire une histoire, c'est un superbe prétexte pour échapper à la vaisselle,
  13. Les enfants ont toujours des questions importantes, des réflexions simples, essentielles, ils perçoivent une réalité immédiate, évidente que nous oublions souvent de relever à force de la compliquer,
  14. Lire une histoire, c'est aussi regarder des images, de beaux dessins, quelque chose de raffiné, d'élégant, très différent des milliers de mails que je traite au cours de l'année, un espace de douceur "dans un monde de brutes",
  15. Avez-vous remarqué que de se sentir dans le présent, en vie, cela permet de mettre de côté le stress, les idées sombres et tout ce qui nous a "bouffé de l'énergie..."
  16. Quand je suis confronté à une situation anxiogène, je me rattache parfois à une image poétique, une expression lue la veille, et je rigole silencieusement, cela m'aide à relativiser la situation,
  17. Les histoires donnent des idées aux rêves, aux miens et plutôt que de rêver à je-ne-sais-quel avion manqué, je rêve de cirques ambulants, de pains d'épices, de petits cailloux...
  18. Les lectures enfantines ont un effet incroyable sur ma créativité en séance de brainstorming... Je suis devenu le plus fort au "imaginons qu'il n'y ait aucune limite !"
  19. Mon quota de tendresse est préservé. La tendresse que je donne bien sûr, mais aussi celle que je reçois.
  20. Je me sens plus utile à lire une histoire qu'à faire réviser les tables de multiplication (surtout celles de 6 et 7 !)... en tout cas, je m'énerve moins. 
  21. Il n'est pas rare que mes autres enfants nous rejoignent, comme attirés, aimantés par l'ambiance, les vibrations... La lecture d'histoire créé un champ électromagnétique formidable, celui qui amplifie les bonnes ondes.
  22. La lecture marque le démarrage de ma soirée, j'ai un "avant" et un "après" qui ponctue à merveille mes journées,
  23. Je ne connais pas mieux que la lecture - sous toutes ses formes - pour développer mon empathie et ma sensibilité.
  24. C'est pendant les moments de lecture et de décompression que me viennent les idées les plus géniales (si, si, géniales !) - c'est souvent à cet instant que je saute des pages pour me dépêcher de noter mon idée.
  25. J'espère que les lectures d'histoire font du bien à mes enfants ! Et si ce n'est pas le cas, pas grave, moi, cela me comble !

Voilà les raisons pour lesquelles j'aime lire des histoires à mes enfants, dix minutes chaque jour, pas plus ! Vous avez compris qu'elles équilibrent à elles-seules les 1430 autres minutes de la journée, je crois qu'il s'agit là de l'un des meilleurs "rendements", "investissements" qui rend sacrément vivant. Et vous, comment sont vos moments de lecture ?

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- Mes 30 bonnes raisons d'avoir quitté Paris
- Nos rêves d'enfance
- 30 raisons de ne pas vivre chaque jour comme si c'était le dernier

Créer de la motivation en entreprise ou l'organisation apprenante

Ah... les joies de l'audit, celui qui valide le bon respect des process. Des mois de préparation, des contrôles internes, d'interminables feedbacks sur les "écarts" nécessitant une action immédiate pour être prêt le jour J et obtenir la certification ou du moins contribuer à son obtention... Que de stress, de révisions, d'explications préparées pour justifier d'une pratique, argumenter ses décisions auprès de contrôleurs assermentés qui passent au tamis l'ensemble de votre quotidien professionnel.... 

Beurk... L'horreur totale, obéir à un système d'une lourdeur implacable qui explique par exemple - comment engager une dépense de quelques dizaines d'euros, quels formulaires internes remplir, comment conduire des entretiens de fin d'année, quelles questions poser à ses clients, comment s'adresser en interne à son bureau d'études, etc, etc... J'en frémis encore, me souvenant combien le sentiment d'être soumis à un système aseptisé l'emportait sur toute notion d'utilité, d'intelligence et de service à mon employeur. Quel gâchis !


Beaucoup d'entreprises ploient - volontairement - sous ces fameuses procédures, ces dernières qui n'ont qu'un seul véritable effet, celui de voir des organisations parallèles, très discrètes, qui n'ont pour but que de contourner les règles afin de maintenir l'entreprise en état de marche. Ces arrangements, ces "petites tricheries", ces mensonges entre soi, constituent des actes de résistance interne, de la résistance à la bêtise. Pourtant, ils ont un impact sur l'organisation. Un impact moral d'abord, un pacte avec le diable, ce sentiment d'agir contre le système établi, celui auquel l'on participe chaque jour en intégrant l'idée que la réalité des chiffres et des procédures - a priori - bien respectées n'est qu'une figure de l'esprit, un mensonge absolu, mais nécessaire, auquel il est recommandé de se prêter.

Ce type de management, très courant et répandu, notamment dans nos grandes entreprises, valorise le résultat, le respect d'un engagement, conforme à ce qui a été décidé "avant". L'erreur est bien là, valoriser le résultat (qui encore une fois, n'est pas tout à fait le reflet de la réalité) c'est traiter l'ensemble des collaborateurs de l'entreprise comme des enfants ramenant une bonne note de l'école... Bravo, tu as une bonne note ! La réalité, c'est que tu n'as rien compris à ton cours, mais tu es capable de le répéter, du moins, le jour de l'évaluation... Aimez-vous être traités comme des enfants ? 

L'entreprise, celle qui entreprend, a pour première fonction de créer un cadre dans lequel chacun évolue et se déploie.. Cela s'appelle une organisation apprenante. J'apprends de mes expériences, de mes tests, de mes initiatives... J'apprends parce que je suis inspiré... L'inspiration est au coeur de ce système, et cette inspiration n'a rien d'un process. Elle passe par la responsabilité et l'encouragement à l'initiative, à l'effort, à la contribution pour le bien commun.
Chers entrepreneurs, je ne peux que vous inciter à passer moins de temps sur le référencement et l'organisation de vos procédures internes, et à davantage mobiliser vos équipes autour de l'initiative, du droit au test, à l'erreur si l'on veut... Cultivez l'entraînement à l'échec, apprenez de vos expériences et initiatives extérieures au manuel de process.. C'est cela une organisation apprenante qui mobilise ses collaborateurs autour d'une vision dynamique, et motivante. Le contraire de ce que je constate dans nos entreprises, le contraire de ce que vivent tous les managers et dirigeants que je coache, y compris en coaching emploi.

Lire aussi :
- L'art du compliment et de l'encouragement
- La simplicité et le management
- Les procédures tuent l'initiative et la créativité

Le drame de l'entreprise narcissique

Je rencontre parfois des entreprises exaltantes... Une énergie folle se dégage de son personnel, de leurs initiatives, de leur comportement, une satisfaction permanente qui s'apparenterait, de loin, au bonheur absolu. 
Pourtant, j'y vois de temps en temps l'émergence d'un cynisme "positif", positif par sa forme et malheureusement pas par son fond, qui rejette toute idée contraire au dogme, à la vision collective. Cela pourrait s'apparenter à de l'autosatisfaction permanente, une foire aux bonnes nouvelles et aux initiatives qui confortent les décisions, les options, la voie à suivre dans laquelle tous les acteurs de l'entreprise sont priés de s'engager - librement bien sûr. Un peu comme si l'on passait au filtre rose l'ensemble des éléments qui constituent le socle décisionnaire de l'entreprise. 

Narcisse - Paul Dubois

A ce petit jeu, je connais un grand nombre de personnes qui se fatiguent... après avoir culpabilisé à l'idée de remettre (secrètement) en question les décisions stratégiques portées par la collectivité. L'aveuglement narcissique de certaines entreprises et de ceux qui les représentent (à tous les niveaux bien sûr) mène à l'endoctrinement, à la mise en avant systématique de stratégies dont le seul but est de révéler la qualité et le talent de cette même entreprise. 

L'image de cette dernière l'emporte au niveau collectif, davantage que sur sa réussite réelle. Je constate de plus en plus souvent, en écoutant certaines conférences d'entrepreneurs, en parcourant les pages d'accueil de certaines entreprises, le décalage entre la réalité du terrain et le discours porté et défendu par l'ensemble des acteurs de l'entreprise qu'ils représentent. 
De petites distorsions, des compromis avec la vérité, de petits arrangements qui déforment la réalité et encouragent de façon subtile ses ambassadeurs (ses employés) à participer au mensonge collectif alors que dans le même temps, elle revendique la mise en avant de valeurs telles que l'honnêteté, le courage, la confiance, la transparence... A l'image de certains de nos parlementaires défendant la rigueur fiscale, l'effort collectif et dont, tout le monde dans leur entourage, connait le comportement déviant. Il y a là plus qu'une dérive, un comportement dangereux et douloureux pour tous ceux qui participent de près ou de loin à son exaltation. 

La réalité du terrain, ce sont des résultats qui mettent en péril l'existence même de l'entreprise, des résultats que chacun, à son poste, à sa mesure, perçoit comme sombres, des résultats rarement exprimés - ou souvent trop tard - qui méritent de revenir à la raison.

Dans l'entreprise aveuglée par ses objectifs irréalistes, forcément très ambitieux, aveuglée par sa "Mission" que d'autres appellent la vision (Changer le monde, libérer les esprits, rendre heureux, etc, etc...), chacun contribue - à sa façon - à entretenir l'illusion, celle de toute une entreprise qui refoule les difficultés et paradoxes internes ou sociétaux. Beaucoup ferment les yeux sur leurs valeurs personnelles, entretiennent le "délire" pour éviter le rejet par un collectif dominant, la mise à l'écart systématique. 

Observez autour de vous, peut-être travaillez-vous pour ce genre d'entreprise, une entreprise qui met en avant ses valeurs collectives et humaines et dont chaque jour, vous constatez amèrement l'écart entre la réalité et le discours... 
La force affichée et mise en avant de certains groupes, entreprises, start ups, dirigeants, révèle au contraire une extrême vulnérabilité qu'un peu de responsabilité, de tempérance et de discrétion, d'encouragement interne à émettre une opinion, de capacité à faire machine arrière et de moins répondre aux sirènes de la vanité, permettront sans doute d'atténuer en regroupant toutes les idées et bonnes volontés, quelles qu'elles soient.

Quelle place les entreprises laissent-elles aux introvertis ?

Quelle est la place des introvertis (30 à 50% d'entre nous) dans l'intelligence collective et le collaboratif à tout crin ? C'est une question que je me pose souvent, tant l'exercice collaboratif semble devenir la solution miracle au bien-être en entreprise et au règlement de situations complexes. Notre monde est collectif et si vous n'adhérez pas au système gare à vous...

Selon certains, rien ne remplace la force d'un élan collectif, 1 + 1 = 3, l'échange, la mise en commun, la transparence, le décloisonnement, la responsabilisation par l'environnement et l'écosystème, la quasi immédiateté des traitements de réponses, l'open space, l'intranet, les CRM, les discussions instantanées sur messagerie, les groupes de discussion... tout cela abolit les distances entre collaborateurs, entre eux d'abord, mais aussi dans leur propre sphère intime, diluant confusément les barrières entre vie personnelle et professionnelle. 
Ce monde rapide, foisonnant, ultra stimulant, excité, bruyant parfois, cette mise à plat systématique et exposition à ses pairs convient à de nombreuses personnes, c'est du moins ce qu'elles prétendent, tant il est admis que la collaboration et le collectif sont des valeurs humaines, généreuses non égo-centrées. 


Se revendiquer solitaire, introverti, silencieux, timide, est devenu la tare professionnelle : "quoi, tu ne te reconnais pas dans l'intelligence du groupe ?". Je mets en garde contre l'overdose de collaboratif, contre ces travaux de groupe, cette exposition permanente qui éloigne de toute introspection, de toute authenticité aussi ou intégrité... Regardez bien autour de vous, peut-être en vous aussi : où sont passés les introvertis ? Personne n'ose aujourd'hui remettre en cause la force du collectif, les contradicteurs du "dogme pluriel" ont disparu, s'inclinant devant la loi du nombre ou du plus fort. 
Responsabiliser chacun au travers de l'engagement collectif est une erreur, une démagogie réduisant au silence tous ceux qui n'adhèrent pas au fonctionnement collectif et souhaite appartenir au groupe ou - au moins - ne pas en être rejeté... Avez-vous remarqué comme ce sont toujours les mêmes qui animent ou donnent leur avis ? Quelle est la place des autres ? 

Ne trouvez-vous pas qu'il existe un paradoxe incroyable entre deux phénomènes fort présents en entreprises : l'émergence du leadership dans la conduite de projets d'un côté et l'animation collective de ces mêmes groupes de projets...? Comment se fait-il que ces deux grandes tendances cohabitent en premières pages dans tous les catalogues de coaching et de formation de la terre ? Peut-être parce que certains abandonnent leur nature introvertie de peur d'être éjectés par le dogme collectif.

Quelle place laissent nos entreprises "libérées" aux solitaires et introvertis ? C'est une vraie question que je pose, car je suis intimement convaincu que les systèmes de gouvernance collégiaux se privent totalement de la force et de l'intelligence de ceux qui donnent le meilleur d'eux-mêmes dans l'analyse silencieuse, concentrée, dans la réflexion et le calme, dans l'esprit solitaire qui lui, ne répond en aucune manière ni aux pressions hiérarchiques, aux pressions des pairs, ni à la loi du nombre.

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Conflit relationnel : et si vous faisiez le premier pas?


"Quand mon collègue se décidera à être plus sympathique avec moi, alors j'arrêterai de lui faire la tête" Non mais dès fois ! Vous l'aurez remarqué, j'aurais pu prendre un exemple issu de nos vies personnelles, avec notre mari, notre épouse, nos parents, nos proches... Vous savez ce genre de relation qui fait bien souffrir parce que l'on attend que l'autre fasse le premier pas pour nous libérer du poids d'une relation tendue...

Ce genre de phrase que nous connaissons tous a l'immense faiblesse de laisser l'autre déterminer de notre état, nous rendant totalement dépendant de son humeur, de son comportement... Comme libre arbitre, il y a mieux, vous ne croyez pas ? 
J'ai une question pour vous, et si, faire le premier pas, vous permettait aussi de vous sentir bien ? Et si la générosité de votre comportement, outre l'effet qu'il aurait sur ce fameux collègue, avait également des vertus fantastiques sur votre propre bien-être... Bonne question n'est-ce pas ?

Savoir faire le premier pas
Gilbert Garcin - Les premiers pas - 2003

Ne vous arrive t-il pas de vous réjouir de vous être bien comporté, d'avoir donné quelque chose, de l'argent, de l'attention, du temps, de la façon la plus désintéressée qui soit, comme ça, par pure bonté y compris en faveur de personnes que vous ne connaissez pas et que vous ne reverrez probablement jamais ? Avez-vous constaté comme de faire une bonne action agit également sur nous-même, comme si l'on se libérait de quelque chose, satisfait d'être, sans rien avoir en retour. Comme un soupir d'aise, pour soi. Avoir un comportement généreux pour se faire du bien, ce n'est pas si gratuit que cela me direz-vous... Et alors, au fond, pourquoi me priverais-je d'un comportement qui fait du bien à tout le monde, aux autres commet moi, qui honore mes valeurs, me fait participer, contribuer, aimer, vivre... Le pardon a des vertus bien plus durables et positives que le coup rendu. 

Bien, reprenons... Afin de ne pas dépendre du comportement de l'autre pour vous sentir bien, vous décidez de faire le premier pas. Bravo, belle générosité, bel esprit dont l'immense avantage est qu'il vous procure par la seule action personnelle que vous entreprenez de flatter votre estime personnelle. Pour autant, et vous me donnerez certainement raison, il n'est pas garanti que l'autre personne, souvenez-vous, celle dont vous attendiez le premier pas, ne soit pas exactement dans les mêmes dispositions que vous... Vous faites preuve de générosité, sincère, mais pas elle, pas l'autre : la relation, malgré votre initiative est bloquée, tendue et toujours aussi désagréable.

Le premier réflexe serait alors de revenir en arrière et d'ériger à nouveau le rideau de fer entre vous deux : un coup vous soufflez le chaud, un coup vous soufflez le froid. Pourtant, je ne peux vous inviter qu'à garder le cap sur vos sentiments et besoins, exprimez-les, évoquez vos attentes, votre demande. Avez-vous conscience que vos attentes ne se devinent pas toujours ? Votre ressenti vous appartient et personne ne peut le contester, vous êtes dans la vérité, dans votre vérité et cela créé la sincérité de votre approche. Laissez la place au temps également... la seule chose que vous maîtrisiez pleinement, c'est votre comportement, jamais la réaction de l'autre... 

Ce n'est pas toujours très simple, je le reconnais, mais rien ne vous interdit de prendre un peu de distance et de limiter les rencontres, les échanges et faire en sorte, alors,  de vous préserver d'une relation toxique à laquelle vous avez souhaité apporter une issue bienveillante. 

La mauvaise humeur est aussi positive !

Tout le monde il est beau

Tout le monde fuit les grincheux, c'est connu ! Celui qui peste, grogne, fait la tête, soupire, gémit, exprime sa colère n'est pas forcément le compagnon rêvé, pourtant, les faits sont là, celui que nous fuyons comme la peste a probablement un esprit d'analyse et de concentration supérieur à tous les joyeux lurons que nous sommes, il obtient globalement de meilleurs résultats - cela me fait tout bizarre d'écrire ces lignes après avoir défendu l'éclat de rire !

Mince alors, y aurait-il des aspects positifs à entretenir une pensée négative ? Puis-je arrêter de culpabiliser si je ne me lève pas gai comme un pinson, irradiant de bonheur et de bonne humeur ? A l'heure du développement de la pleine conscience, de la méditation et du développement personnel contemplatif, j'ai le regret de vous informer que les ours mal léchés se concentrent plus facilement et observent avec davantage d'attention ce qui les entoure. La décontraction positive altère sensiblement notre capacité d'attention… 

et si la mauvaise humeur nous apportait son lot de bonnes choses ?
Les vertus de la mauvaise humeur

La morosité, le "grinchisme" décuplent naturellement notre vigilance, remettant en cause, ou doutant de la certitude par scepticisme ancré. Soyez sceptique et observez votre comportement : n'est-il pas plus réfléchi ? Plus lent ? Plus adapté et précis ? 

L'état d'esprit positif entraine une baisse de vigilance et d'attention, c'est probablement l'un des aspects les plus négatifs à cet état si clairement plébiscité ! La mémoire se dilue davantage et s'éparpille risquant d'entraîner la création de souvenirs faussés ou inexacts. Le grincheux, sceptique se laissera alors moins manipuler, demandant une argumentation solide pour prendre sa décision. Entre nous,

Steve Jobs appartenait il au monde des joyeux...?


Dans le monde professionnel, la mauvaise humeur peut être un atout déterminant - je sais, je ne vais pas dans le sens de l'histoire, mais que voulez-vous, tout comme vous, il m'arrive de rencontrer un nombre très important de personnes grincheuses. Selon les études de J. Forgas*, la construction d'une stratégie nouvelle, la remise en question de principes sclérosant sourirait davantage aux grincheux de tous poils. Arrêtez de lutter systématiquement contre la sinistrose, peut-être peut-elle nous apporter davantage que nous ne l'imaginons. Bien sûr, je ne parle pas d'état dépressif, pathologique, mais juste de ces accès de mauvais humeur qui nous culpabilisent tant dans cette société où le conformisme se veut forcément positif (l'économie de marché est du reste basée sur cet état d'esprit positif… quitte à prendre des risques spéculatifs abyssaux parce que l'on croit en l'idéologie positive) !

Dans nos entreprises de "winners", je croise bon nombre de commerciaux qui savent pertinemment qu'ils n'atteindront jamais les objectifs fixés par les actionnaires. "Nous allons droit dans le mur, mais il vaut mieux montrer qu'on y croit, sinon c'est la porte, surtout en ce moment !"… Alors, ils se rendent en masse en séminaire de coaching, en formation, pour "apprendre" à atteindre leurs objectifs, et obéissent à l'incantation positive pour, en fin d'année, essayer de comprendre pourquoi leurs objectifs n'ont toujours pas été atteints. Je caricature un peu, je le sais, mais interrogez les managers sur les injonctions paradoxales et vous aurez une idée du pouvoir destructeur de la pensée positive à tout crin.

Accepter et reconnaître


Il se peut qu'une dose de scepticisme soit la clé d'une efficacité accrue. Je n'encourage pas à développer l'humeur négative, mais je n'encourage pas plus à épouser, coûte que coûte, le "politiquement positif". Repartir gonflé à bloc n'est pas la solution la plus efficace, apprenons à détecter dans notre mauvaise humeur des opportunités précieuses d'analyse, dans notre cher scepticisme, une force créative jusque là ignorée et volontairement combattue, un véritable drame… La tempérance, arrêter de lutter pour devenir un autre, accepter ses bons côtés, comme ses facettes les plus sombres semble finalement plus approprié que de se concentrer uniquement sur la magie du positif… 
Un équilibre dans lequel l'optimisme et la motivation laissent parfois la place à la prudence et à la mauvaise humeur apparait fondamentalement plus efficace que toute idéologie positive, assénée de gré ou de force ! N'oublions pas qu'accepter et reconnaître sa part d'ombre est l'une des clés de l'estime de soi, nous engageant dans le cercle vertueux d'un mieux-être, généralement positif celui-là… :) C'est aussi comme cela que je construis mes protocoles de coaching emploi.


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