Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


Affichage des articles dont le libellé est développement. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est développement. Afficher tous les articles

Cumuler les contacts sur LinkedIn et découvrir le marché caché de l'emploi

Bien utiliser LinkedIN dans sa recherche d'emploi 

Vous êtes très peu actif sur LinkedIn ? Votre profil reste caché dans les limbes du numérique et le nombre de vos contacts n'a pas évolué depuis plus de cinq ans... ? Ce peut-être un choix, que je respecte. Mais au fond de moi, je dirais plutôt qu'il s'agit d'une belle erreur qui vous prive d'opportunités emploi que d'autres s'empresseront de saisir !

Savez-vous pourquoi il est nécessaire de cumuler les contacts sur ce type de réseau social professionnel ? Parce que c'est l'une des façons les plus efficaces d'accéder au marché caché de l'emploi.. tellement caché que les recruteurs n'en ont même pas encore conscience... Oui, par l'accumulation de contacts sur LinkedIn par exemple, vous découvrez en avant première, quels seront les futurs recrutements des entreprises que vous avez ciblées... Pas mal, non ?

coach emploi Paris
Accéder au marché caché de l'emploi grâce aux réseaux sociaux


Nous l'avons tous constaté, autour de nous ou dans notre propre comportement, dès qu'une personne intègre un nouveau job, elle s'empresse de le faire savoir en mettant à jour son profil LinkedIn. 
C'est logique, une nouvelle image, un virage dans la carrière, une mise en mouvement, parfois la satisfaction de ne plus être dans une situation.. insatisfaisante..  Donc, la mise à jour du profil ne traîne généralement pas, peu de personnes s'affichent comme étant encore employées de l'entreprise qu'elles ont quittée, parfois en mauvais termes
Elles informent alors leur réseau, du job, des responsabilités qui sont les leurs, de l'entreprise qui les emploie.. Beaucoup d'informations mises à jour, jusque là rien de nouveau, cette pratique, vous l'aviez déjà constatée et peut-être même appliquée. 

Le marché caché de l'emploi

Ceci dit, si vous cumulez les contacts au sein de toutes les entreprises que vous avez ciblées, celles qui sont l'objet de vos candidatures spontanées... si vous cumulez les contacts de ceux qui occupent un poste similaire à celui que vous recherchez... alors vous serez certainement passionné par le fait que telle ou telle personne ait quitté son ancien job... le laissant vacant un certain moment.. vacant, libre.. Un poste intéressant s'est libéré et s'offre maintenant à vous, souvent avant même qu'un recrutement officiel ne soit lancé.

Par votre expérience en entreprise, vous avez déjà constaté comme un départ n'est pas systématiquement compensé par une arrivée..  Le recrutement ne va pas toujours de soi, coûteux dans une période de disette, les entreprises serrent leurs budgets et vont de plus en plus tenter de continuer leur activité sans remplacer le collaborateur démissionnaire... Voilà exactement une partie importante de ce que l'on appelle le marché caché : un poste disponible qui n'a fait l'objet d'aucun recrutement officiel et dont le remplacement est plus qu'incertain.

Votre force, et surtout votre intelligence dans la relance de votre recherche d'emploi, sera de vous positionner à l'instant précis ou l'un de vos contacts vous informe de son nouveau job. Postulez alors chez son ancien employeur, proposez vos services, envoyez une candidature spontanée sans attendre ! Vous insisterez sur ce que vous êtes en mesure d'apporter à l'entreprise, vos qualités, vos compétences, en terme de résultats, de développement potentiel, d'expertise...

La proactivité en recherche d'emploi

Régulièrement, vous recevrez des notifications ou un récapitulatif des news de votre réseau. En organisant votre emploi du temps, et en accédant régulièrement à votre page d'accueil, vous embrassez d'un coup d'oeil, l'ensemble des actions générées par votre réseau. Ces informations valent de l'or ! Elles valent et contiennent votre futur job ! Chaque jour (ce que je vous recommande), chaque semaine, chaque mois, vous aurez ainsi accès à chaque modification du profil des contacts qui ont évolué sur le plan professionnel.. Aussi, plus votre réseau contient des contacts bien ciblés, nombreux, et plus vous devenez l'expert en proactivité qui vous permettra de vous positionner au meilleur moment au sein de votre futur employeur.

Comme vous, j'entends souvent dire que la quantité de contacts ne correspond en aucun cas à la qualité souhaitée. Être hyper-sélectif, n'accepter que les contacts que l'on a physiquement rencontrés est - de mon point de vue - une très grossière erreur pour tous ceux qui veulent évoluer dans leur carrière. Appuyez vous sur des informations extraordinaires, toutes celles qui proviennent, non pas des entreprises, mais de ceux qui les font vivre !

Enfin, offrez aux entreprises encore hésitantes sur l'opportunité de recruter, la chance de travailler avec vous ! Elles vous seront reconnaissantes de leur avoir épargné le coût parfois exorbitant d'un recrutement et d'apporter une réponse enfin claire à la question de savoir si elles remplacent ou non le collaborateur parti !

Haut Les Coeurs !

Un optimisme réaliste

Avoir confiance


"Ayez confiance ! N'ayez pas peur !" Ce n'est pas de moi, c'est de Jean-Paul II. Cette phrase est formidable, elle contient tous les trésors de l'humanité, toutes nos raisons de croire en la puissance de l'intelligence, en notre capacité à déjouer les pièges, les sombres horizons que nous laissent entendre nos situations personnelles ou le bruit de la rumeur médiatique, notamment en matière de recherche d'emploi. 

"Ayez confiance" est l'expression d'un ralliement, d'une expérience commune au profit d'un bien commun. Il ne s'agit pas forcément d'une injonction philosophique mais bien de se rassembler, en soi d'abord, pour ne pas plier devant la facilité, faire preuve de détermination,  mais également avec ceux qui nous entourent, pour puiser en eux leur expertise et faire briller la nôtre en l'exprimant.
Je lis partout que nous sommes en bout de chemin, que nos entreprises vont mal, que les salariés sont malheureux dans leur emploi, que les managers ne servent à rien, si ce n'est à étouffer les initiatives... je lis que nos gouvernants sont des incapables, que nos enfants ne savent plus lire ni compter, je lis que nous ne savons plus séduire, préférant les mystères du numérique pour se rencontrer et créer son histoire... Je lis que nous perdons les pédales...

Merde, je ne crois pas en ces histoires, ces sornettes. 

croire en l'avenir
Ayez confiance !


Que voyez vous, aussi, autour de vous ?

Partout autour de moi, je vois des gens bien, prendre des décisions importantes pour eux, pour la communauté, pour leur famille, pour réaliser leur projet de vie, partout autour de moi, je vois des entrepreneurs courageux, des managers engagés et responsables, des ouvriers passionnés, des employés impliqués..

C'est cela le réalisme de mon optimisme. Tout n'est pas parfait, c'est vrai, mais bon, il est grand temps de regarder aussi les trains qui arrivent à l'heure, de nous gorger de tous ces faits, si étrangers et différents de la rumeur publique qui laisse entendre que nous sommes constamment en manque de bonheur !
Allez, je suis sûr que vous connaissez aussi beaucoup de personnes formidables. Comme vous, je vois aussi de la détresse, une profonde misère, je voyage, j'écoute... Mais en chacun de nous, je vois les yeux briller de possibilités, la volonté d'avancer avec détermination, aussi difficile que soient les épreuves. Je ressens le privilège de ma vie, non pas comme une honte mais comme une force, une énergie que je partage sans crainte de la perdre.

Ça va mal

Se focaliser sur le "ça va mal", c'est renoncer à croire en un possible commun, commencer à juger l'autre, avant qu'il ne regarde à son tour dans notre jardin, condamner sur du vent, de l'image. Je le constate trop largement, y compris chez les optimistes égoïstes qui assument que le bonheur des uns se fera contre celui des autres, ceux qui imposent une loi, une doctrine, au nom d'un sondage aléatoire. Ceux qui pensent que l'on pense tous comme eux.

Se focaliser sur le "ça va mal", c'est parier sur le repli, l'entre soi réservé à ceux qui partagent une même vision, c'est exclure d'une certaine façon la différence, les dissonances qui pourtant, révèlent tant de contraste et de chemins potentiels.

Se focaliser sur le "ça va mal", sur la quête d'un bonheur à peine imaginé, c'est créer le trou noir d'une société qui n'est plus capable de regarder objectivement les trésors qu'elle contient, à chaque niveau, en tout lieu.

Se focaliser sur le "ça va mal", c'est renoncer au développement, à l'ouverture, internationale, culturelle, c'est limiter les partenariats, les actions innovantes en terme de développement économique, souvent par peur de l'autre et de soi-même. Ce n'est pas une histoire de fonctionnement ni d'organisation, c'est une histoire d'ouverture, large, totale... Une autre alternative à la stagnation de nos entreprises.

Je crois en l'entreprise, en tous ceux qui la vivent, qui la font avancer, je crois en leur intelligence et leur capacité à créer, trouver, parfois par hasard, les meilleurs chemins qui les mèneront au développement de leurs activités... mais cela se fera uniquement ensemble, sur la base d'une confiance et d'un respect inconditionnels, à quelque niveau que l'on soit dans l'échelle de la société. Par conséquent, je rejette toutes ces idées laissant entendre que l'autre est toujours le responsable d'un mal que je ne suis pas certain de connaître... 
Ce texte est un coup de gueule contre la vague anti-managers qui ne cesse de déferler chez les apôtres d'une nouvelle philosophie de l'entreprise. Je pense qu'au nom du "bien" qu'ils prônent, ils détruisent l'unité si précieuse d'une société reconnaissant et s'appuyant sur les expertises, les qualités professionnelles et les capacités de chacun.

Haut Les Coeurs !

Lire aussi :

Misez tout sur vous !

Attendre un miracle ou agir ?


Entre nous, qu'avez-vous fait, très récemment, pour vous améliorer dans un domaine, quel qu'il soit ? Qu'avez-vous mis en place pour augmenter votre valeur, celle que vous vous reconnaissez ou celle que l'on vous attribue ? Faites-vous en sorte de progresser, d'apprendre, de développer votre savoir faire, vos aptitudes, vos idées, vos qualités... ou vivez-vous sur vos acquis, cette fameuse expérience que rien, ni personne ne remet en cause ? 

Bonne question, n'est-ce pas ! Je suis parfois étonné d'entendre parler d'ennui au travail, de manque de reconnaissance, d'une absence de motivation, d'intérêt chez des personnes qui ont oublié d'investir sur eux-mêmes pour augmenter à chaque instant leur propre valeur.

attendre un miracle n'est jamais la bonne solution
Qui misera sur vous si vous ne le faites pas vous-même ?

De quelle façon pouvez-vous enrichir votre quotidien, y compris au travail ? Avez-vous formalisé une approche qui puisse vous mettre en mouvement, une stratégie personnelle d'évolution, de maîtrise ? Emportés par la routine, le poids des habitudes, il nous arrive d'oublier les raisons pour lesquelles nous étions jadis enthousiastes, conquérants de nos vies, heureux de nous lever chaque matin. Cet oubli nous coûte cher. Très cher même. D'abord à titre personnel, il creuse le lit d'un fatalisme poussiéreux, nous rendant dépendants de situations non choisies, subies, ferment d'une santé relative, chétive et faible, il nous écarte de toute énergie vitale, de toute lucidité, de toute responsabilité également, puisque nous attribuons bien volontiers notre immobilisme (souvent professionnel) aux autres, au chef de service, au manager, au patron, à l'entreprise en général, à la société aussi... "Personne ne me comprend...".


Investir pour soi


Mais au fond, ne pourriez-vous pas vous (ré)approprier ce sentiment de progression, d'avancée, de mouvement ? Ne peut-il pas aussi (d'abord) exister en vous ? Comment investissez-vous sur vous ? Et si vous ne le faites pas, pourquoi les autres devraient ils l'assumer pour vous ? Vous l'avez compris, n'attendez pas la reconnaissance si vous même ne vous engagez pas - un minimum - dans la progression de vos compétences.

Je vous propose, rien de moins, de créer un futur ambitieux, basé sur votre propre valeur en vous posant à chaque instant, la question suivante : en quoi cet évènement contribue t'il à me faire progresser ? Cette question est fondamentale puisqu'elle vous oblige à envisager une expérience - quelle qu'elle soit - sous l'angle de son apport, de son contenu, de sa richesse davantage que sous l'angle de la sensation qu'elle vous procure. Un échec n'est plus seulement désagréable, il devient la base d'une réflexion, d'un approfondissement des acquis, un apprentissage nouveau, très enrichissant.

Parier sur soi

Pour développer ces capacités, je vous recommande de ne plus attendre et d'investir - enfin - MASSIVEMENT sur vous ! De quelle façon ?

  • Restez connectés, inspirés. Branchez-vous uniquement sur les personnes qui vous tirent vers le haut, celles qui sortent de votre zone de confort. Observez vos mentors, lisez leur expérience, vivez leur histoire, respirez leur air... Retrouvez toutes les énergies dynamisantes, celles qui vous procurent tonicité, force et motivation... Ces énergies n'ont rien à voir avec votre travail ? Pas grave, vos lectures quotidiennes, vidéos inspirantes, conversations (ayez pour objectif de partager ce que vous venez d'apprendre !) nourrissent et maintiennent le feu sacré en nous, cet élan intérieur surgissant du fond de votre coeur, avec toute la puissance de votre motivation. En coaching, nous travaillons sur les fameux parasites (dans nos relations, dans notre façon de vivre...), tout ce qui nous écarte de l'énergie phénoménale qui est en nous.
  • Développez votre expertise, constamment, à chaque instant... Sollicitez les formations, lisez, apprenez tout ce que passera sous vos yeux. Souvenez-vous de cette question fondamentale : qu'avez-vous appris aujourd'hui ? Listez chaque soir, scrupuleusement la somme de petites et grandes choses acquises, expérimentées, entendues au fil des jours... Vous serez surpris à quel point l'ennui que vous décrivez n'est qu'une vue d'esprit et combien, chaque instant regorge d'apprentissages formidables et porteurs de projets. Hey, si vous avez une expertise, une passion, une priorité, renforcez-la immédiatement, payez-vous des formations, avec votre propre argent, n'attendez pas je-ne-sais-quelle-autorisation de votre employeur ! C'est cher une formation ? C'est le prix de deux ou trois restaurants, d'un costume, d'un sac à main, d'un meuble que vous pourriez revendre, c'est le prix d'une dizaine de dvd, d'un demi i-phone, quelques paquets de cigarettes, quatre séances de psy... bref, tout est relatif, pensez à tout ce que vous avez dépensé le week-end dernier qui n'enrichit pas forcément votre valeur.
  • Sachez relever la tête, en vous concentrant sur les faits par exemple, en évitant d'interpréter ce que vous ne savez pas... STOP, arrêtez-vous, parlez, échangez, engagez un coach emploi et mettez en perspective les trésors qu'il vous appartient dorénavant d'observer et d'apprécier. L'immobilisme entraîne l'émergence de pensées sombres, lancinantes, ruminantes... Favorisez la prise de distance en investissant votre temps autrement, en apprenant à ne rien faire, en aimant ne rien faire sans jamais avoir l'impression de vous ennuyer. Apprenez à relativiser en développant votre capacité à prendre du recul et à envisager votre situation différemment. Apprenez à ne plus saboter votre incroyable potentiel et construisez votre véritable projet professionnel.

En général, tout le monde est d'accord avec ce que je viens d'écrire et pourtant, peu le font réellement.  Si cette situation vous touche, vous concerne, parlons-en très rapidement, tout de suite même, ne replongez pas dans l'auto-sabotage, il se peut que demain soit enfin, le premier jour du reste de votre vie. Chiche !


Créer de la motivation en entreprise ou l'organisation apprenante

Ah... les joies de l'audit, celui qui valide le bon respect des process. Des mois de préparation, des contrôles internes, d'interminables feedbacks sur les "écarts" nécessitant une action immédiate pour être prêt le jour J et obtenir la certification ou du moins contribuer à son obtention... Que de stress, de révisions, d'explications préparées pour justifier d'une pratique, argumenter ses décisions auprès de contrôleurs assermentés qui passent au tamis l'ensemble de votre quotidien professionnel.... 

Beurk... L'horreur totale, obéir à un système d'une lourdeur implacable qui explique par exemple - comment engager une dépense de quelques dizaines d'euros, quels formulaires internes remplir, comment conduire des entretiens de fin d'année, quelles questions poser à ses clients, comment s'adresser en interne à son bureau d'études, etc, etc... J'en frémis encore, me souvenant combien le sentiment d'être soumis à un système aseptisé l'emportait sur toute notion d'utilité, d'intelligence et de service à mon employeur. Quel gâchis !


Beaucoup d'entreprises ploient - volontairement - sous ces fameuses procédures, ces dernières qui n'ont qu'un seul véritable effet, celui de voir des organisations parallèles, très discrètes, qui n'ont pour but que de contourner les règles afin de maintenir l'entreprise en état de marche. Ces arrangements, ces "petites tricheries", ces mensonges entre soi, constituent des actes de résistance interne, de la résistance à la bêtise. Pourtant, ils ont un impact sur l'organisation. Un impact moral d'abord, un pacte avec le diable, ce sentiment d'agir contre le système établi, celui auquel l'on participe chaque jour en intégrant l'idée que la réalité des chiffres et des procédures - a priori - bien respectées n'est qu'une figure de l'esprit, un mensonge absolu, mais nécessaire, auquel il est recommandé de se prêter.

Ce type de management, très courant et répandu, notamment dans nos grandes entreprises, valorise le résultat, le respect d'un engagement, conforme à ce qui a été décidé "avant". L'erreur est bien là, valoriser le résultat (qui encore une fois, n'est pas tout à fait le reflet de la réalité) c'est traiter l'ensemble des collaborateurs de l'entreprise comme des enfants ramenant une bonne note de l'école... Bravo, tu as une bonne note ! La réalité, c'est que tu n'as rien compris à ton cours, mais tu es capable de le répéter, du moins, le jour de l'évaluation... Aimez-vous être traités comme des enfants ? 

L'entreprise, celle qui entreprend, a pour première fonction de créer un cadre dans lequel chacun évolue et se déploie.. Cela s'appelle une organisation apprenante. J'apprends de mes expériences, de mes tests, de mes initiatives... J'apprends parce que je suis inspiré... L'inspiration est au coeur de ce système, et cette inspiration n'a rien d'un process. Elle passe par la responsabilité et l'encouragement à l'initiative, à l'effort, à la contribution pour le bien commun.
Chers entrepreneurs, je ne peux que vous inciter à passer moins de temps sur le référencement et l'organisation de vos procédures internes, et à davantage mobiliser vos équipes autour de l'initiative, du droit au test, à l'erreur si l'on veut... Cultivez l'entraînement à l'échec, apprenez de vos expériences et initiatives extérieures au manuel de process.. C'est cela une organisation apprenante qui mobilise ses collaborateurs autour d'une vision dynamique, et motivante. Le contraire de ce que je constate dans nos entreprises, le contraire de ce que vivent tous les managers et dirigeants que je coache, y compris en coaching emploi.

Lire aussi :
- L'art du compliment et de l'encouragement
- La simplicité et le management
- Les procédures tuent l'initiative et la créativité

Process de recrutement : l'obstination suicidaire d'appliquer le principe de précaution

Prise de risque


Il ne vous a pas échappé, que bon nombre d'influenceurs économiques font l'apanage de la prise de risque et des vertus de l'échec. Pour réussir, il est souvent utile et formateur d'avoir tenté, testé, essayé mais aussi échoué. Les coaches, mentors, relatent les expériences d'illustres entrepreneurs, qui, à force de travail, de prises de risques, d'échecs aussi, sont parvenus à se hisser au firmament de la gloire. Vous connaissez certainement Michaël Jordan, célèbre basketteur dont s'inspirent bon nombre de managers 

“j’ai manqué plus de 9 000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu presque 300 matches. 26 fois, on m’a fait confiance pour réaliser le tir gagnant à la fin d’un match et je l’ai raté. J’ai échoué, échoué et encore échoué dans ma vie. Et c’est pourquoi je gagne” 

Mais aussi Thomas Edison inventeur de l'ampoule et ses 10000 tests qui n'ont pas fonctionné : 

"Je ne me décourage pas car chaque tentative infructueuse qu'on laisse derrière soi, constitue un autre pas vers la réussite" 

Tous ces modèles sont consacrés par les gurus du marketing et du développement personnel, tous inspirent... 


le recrutement a tout à apprendre de ceux qui prennent des risques
Le recrutement n'est pas un risque


La peur de l'échec

Dans le monde du recrutement, c'est l'inverse. On hait l'échec. On ne le supporte pas, on le déteste et aucune prise de risque ne semble l'emporter sur tout projet de recrutement. 

La prise de risque dans le cas d'un recrutement, c'est admettre qu'un profil non imaginé, non projeté, non recopié, non façonné au préalable soit tout à fait en mesure de "faire le job". Du coup, de nombreuses solutions tendent à limiter "la prise de risque", à commencer par des assurances "anti-échec" comme les tests de personnalité, de bons placements "pépères" qui certes ne créeront pas d'étincelles mais ramolliront à tous les coups les envolées vers les sommets jusque là jamais atteints. 

Zone de confort

Le recrutement est sclérosé, totalement incapable de favoriser la prise de risque en sortant des sentiers battus, en créant sans cesse des recettes de profils qui génèrent, bon an mal an, les mêmes résultats.
Le paradoxe réside dans le fait que le futur collaborateur sera encouragé à prendre des risques, à sortir de sa zone de confort, à tester, améliorer ses approches pour contribuer au développement de l'entreprise. 
Le profil recherché est un aventurier, capable de sortir du cadre, de changer les règles, mais surtout... bien conforme à ce qu'on lui demande : ne faire prendre aucun risque au recruteur.

Lorsque je lis qu'un licenciement est toujours un échec, une épreuve douloureuse qu'il convient d'éviter par humanisme d'abord, puis par intérêt, je constate que dans certains cas, le licenciement est également une véritable opportunité pour le salarié, celle de le délivrer d'une situation dans laquelle il se sentait probablement mal. Nous sommes bien d'accord, 

le licenciement dit toujours quelque chose sur les capacités d'un salarié à accomplir sa mission, mais il dit aussi de façon criante qu'il y a eu une erreur dans le recrutement...

... et cela, si le recruteur pouvait l'éviter...

A l'heure où nos DRH envoient leurs managers suivent des cours de leadership, des stages intensifs destinés à renforcer la capacité décisionnelle, à sortir du cadre, à innover, à envisager la notion d'échec sous un nouveau jour, etc, etc... je constate combien leur propre comportement, leur stratégie (qu'elle soit numérique ou non) va à l'encontre de tout ce qu'ils rêvent de mesurer et d'accomplir au sein de leur établissement. 
Ils recrutent selon un process référencé (bien rangé dans le manuel des procédures) des candidats répondant à un profil "secure"et les envoient immédiatement en stage commando pour apprendre à renforcer leur posture, leadership et tous les mots à la mode qui font l'éloge de l'esprit entrepreneurial.

Le DRH est-il vraiment un stratège ?

Lorsque le DRH se positionne - généralement lui-même- comme "fin" stratège du développement de l'activité de l'entreprise, j'attends de lui qu'il sache apporter de nouvelles solutions, audacieuses, risquées peut-être, qu'il ose pour son entreprise de nouvelles démarches, qu'il tente, par tous les moyens, de créer un appel d'air, de tester, d'entreprendre, y compris, et surtout, en admettant une bonne fois pour toutes que l'échec fait partie de l'expérience.

Et au fond, que serait la réussite d'un recrutement dont on aurait annulé toute prise de risque... Un "recrutement moyen", insipide,  qui ne serait pas dénoncé durant la période d'essai ? Plaçons nous dans une perspective à plus long terme, non pas dans le temps de la responsabilité du recruteur mais bien dans celui de la vie de l'entreprise... 
Pensez-vous réellement qu'un recrutement "comme tous les autres" soit aussi porteur de résultats positifs au bout d'une dizaine d'années, ne pensez-vous pas qu'au bout du compte, ce recrutement "assuré" coûte une véritable fortune à l'entreprise ?

Ce n'est pas l'erreur de recrutement qui coûte cher, c'est l'obstination suicidaire des recruteurs à appliquer le principe de précaution dans leurs stratégies.


Proposition de valeur

Dernier point, j'invite les cabinets de recrutement à réfléchir sur cette fameuse notion de prise de risque, sur la peur de l'échec, eux-mêmes qui utilisent toutes formes de solutions pour en limiter les contours, revendent parfois des formations aux managers pour les transformer en entrepreneurs... Et vous, quel genre d'entrepreneurs êtes-vous ? Ne vendez-vous que de l'assurance ? Ne pourriez vous pas valoriser votre activité en intégrant et assumant cette part de risque, cette acceptation de l'échec qui a tant fait pour l'humanité ? 
Peut-être est-il grand temps de revoir vos arguments commerciaux et de mieux maîtriser vos argumentaires et propositions de valeurs pour vous différencier et contribuer, de façon concrète au vrai développement de vos clients.

Je coache de nombreux recruteurs dans leur positionnement professionnel. Si vous souhaitez différencier votre activité et vous épanouir dans un vrai rôle de révélateur de talents et de qualités professionnelles, contactez moi, quelques séances de coaching emploi vous permettront d'atteindre vos objectifs personnels et professionnels.

Lire aussi :
- Je n'aime pas les tests de personnalité et je n'y crois pas un seul instant
- Croyez en vos projets aussi fous soient-ils !
- Chômage : accompagnons plutôt les recruteurs !

Quelle place les entreprises laissent-elles aux introvertis ?

Quelle est la place des introvertis (30 à 50% d'entre nous) dans l'intelligence collective et le collaboratif à tout crin ? C'est une question que je me pose souvent, tant l'exercice collaboratif semble devenir la solution miracle au bien-être en entreprise et au règlement de situations complexes. Notre monde est collectif et si vous n'adhérez pas au système gare à vous...

Selon certains, rien ne remplace la force d'un élan collectif, 1 + 1 = 3, l'échange, la mise en commun, la transparence, le décloisonnement, la responsabilisation par l'environnement et l'écosystème, la quasi immédiateté des traitements de réponses, l'open space, l'intranet, les CRM, les discussions instantanées sur messagerie, les groupes de discussion... tout cela abolit les distances entre collaborateurs, entre eux d'abord, mais aussi dans leur propre sphère intime, diluant confusément les barrières entre vie personnelle et professionnelle. 
Ce monde rapide, foisonnant, ultra stimulant, excité, bruyant parfois, cette mise à plat systématique et exposition à ses pairs convient à de nombreuses personnes, c'est du moins ce qu'elles prétendent, tant il est admis que la collaboration et le collectif sont des valeurs humaines, généreuses non égo-centrées. 


Se revendiquer solitaire, introverti, silencieux, timide, est devenu la tare professionnelle : "quoi, tu ne te reconnais pas dans l'intelligence du groupe ?". Je mets en garde contre l'overdose de collaboratif, contre ces travaux de groupe, cette exposition permanente qui éloigne de toute introspection, de toute authenticité aussi ou intégrité... Regardez bien autour de vous, peut-être en vous aussi : où sont passés les introvertis ? Personne n'ose aujourd'hui remettre en cause la force du collectif, les contradicteurs du "dogme pluriel" ont disparu, s'inclinant devant la loi du nombre ou du plus fort. 
Responsabiliser chacun au travers de l'engagement collectif est une erreur, une démagogie réduisant au silence tous ceux qui n'adhèrent pas au fonctionnement collectif et souhaite appartenir au groupe ou - au moins - ne pas en être rejeté... Avez-vous remarqué comme ce sont toujours les mêmes qui animent ou donnent leur avis ? Quelle est la place des autres ? 

Ne trouvez-vous pas qu'il existe un paradoxe incroyable entre deux phénomènes fort présents en entreprises : l'émergence du leadership dans la conduite de projets d'un côté et l'animation collective de ces mêmes groupes de projets...? Comment se fait-il que ces deux grandes tendances cohabitent en premières pages dans tous les catalogues de coaching et de formation de la terre ? Peut-être parce que certains abandonnent leur nature introvertie de peur d'être éjectés par le dogme collectif.

Quelle place laissent nos entreprises "libérées" aux solitaires et introvertis ? C'est une vraie question que je pose, car je suis intimement convaincu que les systèmes de gouvernance collégiaux se privent totalement de la force et de l'intelligence de ceux qui donnent le meilleur d'eux-mêmes dans l'analyse silencieuse, concentrée, dans la réflexion et le calme, dans l'esprit solitaire qui lui, ne répond en aucune manière ni aux pressions hiérarchiques, aux pressions des pairs, ni à la loi du nombre.

Lire aussi :

Managers : quand vous jouez au dur...

"On me considère comme un "tueur" en entreprise, assez distant et très autoritaire… J'ai même appris que mon surnom est "le Sergent"… comme le nom de l'auberge des Thénardier dans Les Misérables*".
Cela ne se voit jamais en entreprise mais Luc souffre de sa réputation, il est peu apprécié de ses collaborateurs, l'ambiance dans le service dont il est responsable est reconnue pour être travailleuse, concentrée, appliquée… silencieuse aussi… mais surtout glaciale. Du coup, les arrêts maladie y sont fréquents, les demandes de mutation nombreuses et les cachoteries deviennent systématiques et pesantes. 
Luc, connu pour ne ressentir aucune émotion, me confie son malaise, sa souffrance profonde, lui qui, tout au fond, est profondément sensible, affecté et touché par les autres. 

Icehotel - Jukkasjärvi


A cet instant, il m'explique son cheminement, le "combat" qu'il a du mener en interne pour faire sa place, lui, l'autodidacte venant de nulle part, pour gagner la confiance de ses supérieurs. Il s'est engagé au delà de ses forces, sacrifiant ses temps libres à la finalisation de dossiers sensibles, engageant toute sa personne au service de l'entreprise, qui du reste, l'a conforté dans son comportement en lui confiant davantage de responsabilité.
"Plus je m'engageais, plus j'étais intransigeant avec moi-même et plus je grimpais rapidement les innombrables échelons de l'entreprise !". Un cercle vicieux dans lequel la récompense des efforts s'appelle l'ascenseur social, une récompense payée au prix fort dans certains cas.

Lors de nos échanges, Luc est l'opposé de l'image qu'il véhicule dans son service. Il est jovial, sensible, courtois, il exprime librement sa sensibilité, baissant - pour une fois- le masque de l'intransigeance et de l'autorité… sa voix s'en trouve même transformée, plus ronde, plus douce, plus souriante également, plus délicate aussi. Rapidement, nous abordons des sujets plus intimes, ses joies, ses motivations personnelles, ses rêves, son enfance, ses craintes, le rejet qu'il redoutait tant chez ses parents, dans sa famille et chez tous les autres… Qu'il baisse la garde à cet instant nous a tous les deux beaucoup ému, son excès d'autoritarisme, sa tyrannie n'avait d'égale que la peur qu'il avait enfouie. L'expression dure qu'il arborait si souvent et depuis si longtemps en entreprise cachait une fragilité, une émotivité dont on l'accusait pourtant d'être dépourvu.

Ce témoignage fait écho à la lecture de "Objectif zéro sale con" ou bien encore "Petit chef ou Vrai patron," livres dans lesquels, ceux que l'on qualifie de "sales cons" doivent être rapidement renvoyés du service pour ne pas nuire à la santé générale de l'entreprise. 
Je comprends tout à fait ce principe que je ne partage absolument pas, (après tout, nous sommes tous les cons de quelqu'un, non ?), mais je défends l'idée que davantage que l'exclusion, une once de compassion injectée dans nos entreprises, permettrait à chacun de vivre pleinement sa fonction, avec émotion (eh oui, j'y crois encore !) et sensibilité sans jeu de rôle stérile (ou jeu de pouvoir) duquel ne ressort aucun gagnant. Je n'approuve pas le comportement de Luc (ni lui du reste), mais au delà de la tyrannie apparente, je perçois une profonde souffrance. Cette souffrance peut faire l'objet de ma compassion, même si je sais que ce mot n'est jamais employé dans le monde de l'entreprise. E,n tout cas, je sais que cette compassion sera toujours détectée par la personne que je considère comme étant "sans coeur".
Et vous, jouez-vous un rôle en entreprise ? Entrez dans les jeux de pouvoir ? Êtes vous la même personne dans la sphère personnelle et au bureau ? Que se passerait-il si vous étiez "authentiquement vous" dans l'entreprise, que pourriez-vous craindre ? 

J'accompagne de nombreux managers dans leur cheminement professionnel, n'hésitez pas à me contacter, quelques séances de coaching emploi constituent une opportunité formidable  d'observer sa carrière sous un nouveau regard. Haut Les Coeurs !

Lire aussi :

* L'auberge des Thénardier s'appelle "le Sergent de Waterloo"

La mauvaise humeur est aussi positive !

Tout le monde il est beau

Tout le monde fuit les grincheux, c'est connu ! Celui qui peste, grogne, fait la tête, soupire, gémit, exprime sa colère n'est pas forcément le compagnon rêvé, pourtant, les faits sont là, celui que nous fuyons comme la peste a probablement un esprit d'analyse et de concentration supérieur à tous les joyeux lurons que nous sommes, il obtient globalement de meilleurs résultats - cela me fait tout bizarre d'écrire ces lignes après avoir défendu l'éclat de rire !

Mince alors, y aurait-il des aspects positifs à entretenir une pensée négative ? Puis-je arrêter de culpabiliser si je ne me lève pas gai comme un pinson, irradiant de bonheur et de bonne humeur ? A l'heure du développement de la pleine conscience, de la méditation et du développement personnel contemplatif, j'ai le regret de vous informer que les ours mal léchés se concentrent plus facilement et observent avec davantage d'attention ce qui les entoure. La décontraction positive altère sensiblement notre capacité d'attention… 

et si la mauvaise humeur nous apportait son lot de bonnes choses ?
Les vertus de la mauvaise humeur

La morosité, le "grinchisme" décuplent naturellement notre vigilance, remettant en cause, ou doutant de la certitude par scepticisme ancré. Soyez sceptique et observez votre comportement : n'est-il pas plus réfléchi ? Plus lent ? Plus adapté et précis ? 

L'état d'esprit positif entraine une baisse de vigilance et d'attention, c'est probablement l'un des aspects les plus négatifs à cet état si clairement plébiscité ! La mémoire se dilue davantage et s'éparpille risquant d'entraîner la création de souvenirs faussés ou inexacts. Le grincheux, sceptique se laissera alors moins manipuler, demandant une argumentation solide pour prendre sa décision. Entre nous,

Steve Jobs appartenait il au monde des joyeux...?


Dans le monde professionnel, la mauvaise humeur peut être un atout déterminant - je sais, je ne vais pas dans le sens de l'histoire, mais que voulez-vous, tout comme vous, il m'arrive de rencontrer un nombre très important de personnes grincheuses. Selon les études de J. Forgas*, la construction d'une stratégie nouvelle, la remise en question de principes sclérosant sourirait davantage aux grincheux de tous poils. Arrêtez de lutter systématiquement contre la sinistrose, peut-être peut-elle nous apporter davantage que nous ne l'imaginons. Bien sûr, je ne parle pas d'état dépressif, pathologique, mais juste de ces accès de mauvais humeur qui nous culpabilisent tant dans cette société où le conformisme se veut forcément positif (l'économie de marché est du reste basée sur cet état d'esprit positif… quitte à prendre des risques spéculatifs abyssaux parce que l'on croit en l'idéologie positive) !

Dans nos entreprises de "winners", je croise bon nombre de commerciaux qui savent pertinemment qu'ils n'atteindront jamais les objectifs fixés par les actionnaires. "Nous allons droit dans le mur, mais il vaut mieux montrer qu'on y croit, sinon c'est la porte, surtout en ce moment !"… Alors, ils se rendent en masse en séminaire de coaching, en formation, pour "apprendre" à atteindre leurs objectifs, et obéissent à l'incantation positive pour, en fin d'année, essayer de comprendre pourquoi leurs objectifs n'ont toujours pas été atteints. Je caricature un peu, je le sais, mais interrogez les managers sur les injonctions paradoxales et vous aurez une idée du pouvoir destructeur de la pensée positive à tout crin.

Accepter et reconnaître


Il se peut qu'une dose de scepticisme soit la clé d'une efficacité accrue. Je n'encourage pas à développer l'humeur négative, mais je n'encourage pas plus à épouser, coûte que coûte, le "politiquement positif". Repartir gonflé à bloc n'est pas la solution la plus efficace, apprenons à détecter dans notre mauvaise humeur des opportunités précieuses d'analyse, dans notre cher scepticisme, une force créative jusque là ignorée et volontairement combattue, un véritable drame… La tempérance, arrêter de lutter pour devenir un autre, accepter ses bons côtés, comme ses facettes les plus sombres semble finalement plus approprié que de se concentrer uniquement sur la magie du positif… 
Un équilibre dans lequel l'optimisme et la motivation laissent parfois la place à la prudence et à la mauvaise humeur apparait fondamentalement plus efficace que toute idéologie positive, assénée de gré ou de force ! N'oublions pas qu'accepter et reconnaître sa part d'ombre est l'une des clés de l'estime de soi, nous engageant dans le cercle vertueux d'un mieux-être, généralement positif celui-là… :) C'est aussi comme cela que je construis mes protocoles de coaching emploi.


Lire aussi :


L'importance du plan B

La pression de l'objectif

"Je ne m'autorise pas d'autres horizons que celui que je me suis fixé, il est vital pour moi d'atteindre mon objectif…"

Voilà ce que j'appelle se mettre la pression ! Entre nous, je ne suis pas convaincu de l'efficacité d'un tel discours que je crois profondément déséquilibrant et source infinie de frustration, surtout si tout ne se passe pas comme prévu. Je crois davantage aux vertus du Plan B, quitte à décevoir les adeptes de la loi de l'attraction, de la pensée positive et de l'optimisme à tous crins. 

La réalisation d'un objectif ambitieux nécessite de mettre en place une série de remparts destinés à rendre vos avancées plus conformes à la réalité et à vos capacités. Cela revient à créer sa propre stratégie dans laquelle, les hypothèses de contretemps, d'échecs, de difficultés seront intégrées ou envisagées… pour ne pas tomber de trop haut quand (et j'élimine le "si") elles se présenteront.

J'ai en tête l'exemple d'entrepreneurs qui débutent une activité avec passion et enthousiasme et qui, douloureusement, se réveillent un jour en constatant que les objectifs (financiers et commerciaux surtout) qu'ils se sont fixés en adoptant la positive attitude et le renoncement à toute forme d'échec, les mènent droit dans le mur… Ils n'avaient à aucun moment envisagé que les choses puissent tourner différemment que ce que leur impose l'optimisme… pour finalement renoncer à poursuivre leur ambition.

Que se passe t-il si mon plan A ne fonctionne pas ? Qu'est-ce qui pourrait alors constituer une bonne sortie ?
L'importance du plan B

Je ne suis pas Steve Jobs

Tout d'abord, rappelons que l'immense majorité des entreprises qui se créent ne s'appellent pas Apple ou Instagram. Pourquoi cette précision ? Parce que je rencontre trop de créateurs  dont le véritable objectif est une vie facile, si possible rapidement, "dès que tout tournera correctement, je lèverai le pied".  D'autres encore sont tellement figés dans les clichés véhiculés par les médias qu'ils en oublient les facettes moins glorieuses. Après tout, notre modèle à tous,  Steve Jobs est à l'entreprise ce que Rocco Siffredi est à la relation amoureuse..
L'idée de ce succès presque immédiat, facile, est une chimère qui déforme complètement nos esprits et nous entretient dans un rapport schizophrène, notamment lorsque, en dépit des résultats les plus alarmants, nous maintenons une inconscience douce nommée optimisme ou pensée positive. 
Le succès n'est rien d'autre qu'une conséquence possible, la conséquence d'efforts, d'actions massives - le point commun entre tous les entrepreneurs à succès n'est pas l'optimisme mais la capacité de travailler plus que d'autres - entrepris dans le réalisme pur des fins de mois difficiles, notamment lorsque l'activité peine à progresser.

Absence de perspectives

L'absence de plan B a un effet dévastateur, il fige notre cerveau dans un schéma unique et il restreint notre capacité à élargir nos horizons en nous ouvrant aux idées du monde entier. A trop savoir ce que l'on veut, nous formatons notre attention sur une hypothèse sans embrasser l'ensemble des options et possibilités qui nous sont offertes.
Se concentrer sur un seul objectif est bien entendu utile, mais gare aux premières déceptions et à l'absence de réactions envisageables faute de détermination et d'ouverture aux autres mondes, ceux qui n'appartiennent pas au spectre de l'objectif.

La personne qui lance son activité traverse plusieurs âges, au fil des années, elle construit son apprentissage en s'ouvrant totalement à ce qui l'entoure, en absorbant ce qui pourrait lui être utile, en ouvrant au maximum ses capteurs, en misant sur sa progression. Avant d'entrer dans l'âge de la maturité, elle découvrira l'énergie de l'enfance ou de l'adolescence, mais cet âge est également celui de la modestie, celui de l'absence de toute suffisance adulte, de toute déformation stérile et nuisible, un âge de dépendance aussi, une dépendance à l'échange avec les autres… et pour cela, ne pas avoir les idées arrêtées est une excellente méthode !

Une entreprise dont le succès semble immédiat (c'est en tout cas la façon dont l'entreprise a choisi de communiquer) a toujours son petit secret, cette partie que le grand public ne connait pas (les insomnies de l'entrepreneur, une aide financière conséquente de la famille par exemple, une idée empruntée, des relations complexes, une communication basée sur le fantasme…). 
Les autres construisent leur succès :


Le plan B ouvre des perspectives nouvelles

Le plan B, vous l'avez compris est l'élément qui permet en toute circonstance de rester en mouvement pour atteindre un objectif d'accomplissement, de réalisation de soi. Il prend en compte la réalité d'une activité, la possibilité d'un échec ou d'un "plan A" mal ficelé.

  1. Ce plan B est très simple à envisager, il s'agit de répondre seulement aux deux questions suivantes : Que se passe t-il si mon plan A ne fonctionne pas ?
  2.  Qu'est-ce qui pourrait alors constituer une bonne sortie ?

Le plan B est l'un des meilleurs remèdes contre l'insomnie et le mal-être permanent (qui peut aussi s'appréhender au travers de séances d'hypnose), celui dont vous n'entendez jamais parler sur les réseaux sociaux

Lire aussi :

Je ne cesse de me poser des questions...

Comment arrêter de me poser des questions ?


"Je ne cesse de me poser des questions, je n'arrête pas, tout est prétexte à une cogitation sans fin, un remue-méninges lancinant duquel rien ne sort…aucune réponse, des questions, rien que des questions...".
Cela vous rappelle quelque chose ? Des moments de rumination, ceux pendant lesquels vous broyez du noir, mangez le négatif à la louche…

Dans ce témoignage, un mot est fondamental, absolument fondamental : c'est le mot "questions". Selon la nature des questions que vous vous posez, vous orientez votre personne, vos émotions vers un type de ressenti, ici, un ressenti désagréable plaçant la personne en situation de souffrance.

Le meilleur moyen de changer son état d'esprit est de se poser un autre genre de questions, changer de perspective pour aborder une situation, jusque là inextricable, sous un autre jour, avec une énergie personnelle différente (si possible meilleure, hein !). 
Je vous propose de vous inspirer de ces quelques nouvelles questions qui changeront des "Que vont penser les autres de moi ?", "Qu'ai-je donc fait au bon Dieu ?", "Pourquoi (encore) moi ?", "Comment vais-je me sortir de ce p… de b… de m… ?" et vous permettront forcément de prendre un peu de distance et d'éclairer votre chemin :

… se poser les bonnes questions
Arrêter le petit vélo dans la tête

1- Quels sont les faits ? Concrètement, que se passe t'il ? Quelle est précisément la situation et en quoi constitue t'elle un problème ? Il arrive que l'on ressasse une situation délicate en perdant de vue les faits et en s'éloignant de toute objectivité… Vous savez, cette objectivité qui nous rend responsable de nos actes (et surtout de nos non actes)…

2- Qu'ai-je fait pour résoudre le problème ? Qu'ai-je mis en oeuvre, concrètement ? Une situation parait parfois plus insurmontable qu'elle ne l'est en vérité. Méfions nous de nos a priori, ceux qui répondent aux "je ne suis pas à la hauteur", "je suis trop vieux", "je n'ai pas le droit…". 
Je suis souvent très surpris de constater que nous sommes pétris de certitudes qui ont tendance à nous emprisonner dans l'immobilisme, malmenant par la même occasion une estime de soi chancelante..

3- Et si la situation que je traverse aujourd'hui s'avérait être une merveilleuse opportunité pour l'avenir ? Que faudrait-il concrètement pour qu'elle se transforme en aubaine ? Par exemple, une baisse de mon activité peut se transformer en période faste d'apprentissage, de formation aussi; elle peut s'avérer être un excellent moment d'écriture, prendre de l'avance sur mon blog, construire de nouvelles formations, etc… 
D'une situation problématique, j'envisage de la traiter comme une opportunité à part entière, parce que d'une certaine façon, elle est également composée de potentiels si je m'autorise à les voir.

4- La situation actuelle aura t'elle de l'importance, un impact sur ma vie dans 5 ans…? Cette question est particulièrement efficace dans les conflits relationnels ! (Vous pouvez tester cette question à l'échelle d'un an, d'un mois, d'une semaine parfois !). 
Souvenez-vous, au pied du mur, le mur parait toujours plus grand ! Prendre une fusée pour observer de très haut une situation complexe est un des moyens les plus efficaces pour relever la tête, relativiser et clarifier une situation difficile.

Construire son projet professionnel


5- Et en ce moment, qu'est-ce qui me stimule particulièrement ? Qu'est ce qui me procure du plaisir ou de la joie ? Cela vaut peut-être la peine d'observer - aussi - ce qui va bien autour de soi, les gens que l'on aime, une petite brise (une petite bise aussi), un vêtement, une lecture stimulante, la perspective d'un repas entre amis, une sortie, un rayon de soleil, l'apprentissage d'une nouvelle compétence… Quelle est mon activité préférée en ce moment ? Que m'apporte t'elle ? Quel effet a t'elle sur moi ? Comment pourrais-je consacrer davantage de temps à cette activité ?

6- Enfin, puisque certaines questions ont tendance à nous faire tourner en rond, je vous propose de stopper net : Quel engagement suis-je prêt à prendre ici et maintenant pour sortir de cette impasse ? Cet engagement, je vais l'écrire, le signer, le dater et le lire, aussi souvent que nécessaire… Je vous rassure, il ne s'agit pas d'agiter sa baguette magique mais davantage de se mettre en mouvement pour soi, simplement en complétant une information (voir le point 1), en contactant une personne dont les conseils peuvent s'avérer précieux, en engageant une première action très concrète (des faits, des faits, des faits !) qui forcément aura un impact sur ma perception de la situation…

Si vous souhaitez mettre en place un cadre de réflexion orienté vers l'action et la mise en mouvement de vos projets professionnels, je vous invite à me contacter par Skype : HLC-France. Quelques séances de coaching emploi permettent de clarifier une situation confuse. A très vite !

Lire aussi : 



La santé de l'entreprise passe d'abord par celle se son dirigeant

Je viens d'apprendre une triste nouvelle, le décès d'un dirigeant d'une petite entreprise dans un accident de la circulation, entraînant par la même occasion la fermeture inéluctable de la société et le licenciement d'une quinzaine de personnes. Pas très gai tout cela. 

Pourquoi cette introduction ? Parce que je trouve que les responsables d'entreprise, notamment les plus petites, font preuve d'irresponsabilité en jouant à ce point avec leur santé, leur énergie, engageant un véritable bras de fer avec leurs limites physiques et morales. Beaucoup de mes clients sont des personnes qui "n'ont pas le temps", qui courent constamment, écrasés par la charge de leur activité, l'engagement disproportionné qu'ils investissent dans leur entreprise. Aucun répit, une galopade constante les éloignant de toute baisse de rythme, des réponses aux mails le soir, des rendez-vous organisés par leurs assistants, la gestion du personnel, l'inquiétude du carnet de commandes s'effritant dangereusement, la volonté de transmettre un patrimoine réduit au fond de commerce chancelant… Le poids de la responsabilité solitaire parfois difficile à assumer. 

mise en danger de l'entreprise par la mauvaise santé de son dirigeant


Henry Ford affirmait que les deux choses les plus importantes n'apparaissent pas au bilan de l'entreprise : sa réputation et ses hommes, j'ajouterais qu'une troisième est primordiale : la santé de son dirigeant dont dépend directement sa pérennité et son avenir. Pourtant, nous connaissons tous ces responsables qui, tard le soir, règlent les affaires courantes de la société, emportent avec eux leur lot d'insomnie, de stress, négligeant les examens de santé, organisant des traversées de l'hexagone durant la nuit pour optimiser leur journée, nous connaissons tous ces managers qui préfèrent avaler un sandwich en voiture, ingurgitant des hectolitres de café… Ceux qui tous les matins campent à Orly pour prendre le premier avion..
On s'intéresse beaucoup, à juste titre, à la santé des salariés, leurs conditions de travail, leur état général, je constate au quotidien, que peu s'intéressent à la santé des dirigeants d'entreprise, notamment celles qui comptent peu de salariés.

Les bourreaux de travail nuisent à la santé de l'entreprise mais les dirigeants qui tirent sur leurs limites physiques et psychiques mettent carrément la survie de leur société dans la balance. Un pépin de santé et l'entreprise ferme. Sous cet angle, vous serez peut-être d'accord avec moi pour reconnaître que le capital le plus important de cette dernière devient donc la santé de son dirigeant.

Coach emploi, je travaille au quotidien avec des responsables d'entreprises dont le principal leitmotiv de nos premiers entretiens est "je n'ai pas le choix". Au cours de nos échanges, ils acceptent de poser leur cuirasse pour prendre un peu de recul et reconsidérer leur rythme, leur santé, leurs relations aux autres, leur relation au travail, au sens de la responsabilité, ils déterminent souvent qu'une existence d'autres choix est envisageable… mais surtout, ils apprennent à apprécier leur relation à eux-même, acceptant l'idée de poser quelques limites personnelles pour renouveler une énergie non durable. Un coach, ça sert aussi à faciliter cette prise de distance. Vous sentez-vous concerné par ce rythme incontrôlable ? Faites rapidement un point, il se peut qu'au delà de votre santé, vous ne mettiez irrémédiablement votre entreprise en danger. 

Lire aussi :

L'art du compliment et de l'encouragement

Fut un temps, pas si ancien du reste, je regrettais amèrement de ne pas recevoir de signes d'encouragements, de produire de nombreux efforts, d'atteindre certains objectifs professionnels et de ne provoquer aucun  témoignage de reconnaissance… Alors quand parfois je recevais un compliment, je ne boudais pas mon plaisir et me retrouvais galvanisé pour plusieurs semaines, heureux d'avoir suscité une attention, motivé comme jamais à l'idée d'avoir produit un effort particulier dont mon entourage en mesurait l'importance. 
Une véritable joie qui n'était pas forcément provoquée par ma hiérarchie (rarement du reste, surtout les dernières années de salariat) mais davantage par mes collègues, collaborateurs, amis, relations et bien sûr ma famille…

Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous avez reçu un mot d'encouragement ? Une attention, une reconnaissance, un clin d'oeil, comme ça, juste pour vous, rien que pour vous ? Vous souvenez-vous de l'effet produit ? De la gratitude ressentie, de la motivation décuplée, de l'envie de continuer malgré les épreuves ? C'est dingue comme un compliment peut transformer notre action et nous faire oublier les difficultés, vous ne trouvez pas ?

générer un sentiment de gratitude et de bien-être en complimentant les autres

Maintenant, je vais vous poser une autre question : à quand remonte le dernier compliment sincère que vous ayez adressé à un collègue, à votre chef, votre conjoint, un membre de votre famille ? Vous souvenez vous d'avoir rédigé une carte, comme ça, pour encourager, ou bien d'avoir laissé un message téléphonique, pour remarquer ce qui a été réalisé, pour souligner votre admiration sincère… Attention, je ne parle pas uniquement de remerciements, mais juste un mot, une parole positive, une reconnaissance de ce qui a été fait, une appréciation…

Quel genre d'encouragement envoyer ? C'est très simple, toute amélioration, tout effort, tout ce qui vous touche sincèrement mérite d'être souligné, encouragé et faire l'objet d'une reconnaissance :
- Un e-mail à votre conjoint pour lui rappeler combien il était élégant ce matin,
- Un mot au service des ressources humaines qui vient de batailler dans un dossier important,
- Une phrase prononcée lors d'un discours d'entreprise visant à encourager et souligner les efforts constants et vitaux des services support (comptabilité, logistique…)
- Un encouragement à votre (grand) enfant qui passe un examen important ("Je crois en toi")
- À un ami en difficulté, "je pense à toi, tu vas t'en sortir…"
- Un mot au recruteur qui a éliminé votre candidature en short list

Inutile d'être insistant de répéter le message mais juste remarquer, acter, c'est témoigner de l'importance que l'on accorde aux autres, c'est sortir du dogme ridicule, étriqué et finalement destructeur que la norme se situe uniquement dans l'accomplissement et la réalisation parfaite d'une tâche. Non, ce n'est pas que normal de bien faire une chose, ce n'est pas banal à partir du moment où cela nous touche alors ce caractère exceptionnel mérite bien d'être honoré d'un encouragement  et de nous faire entrer dans l'espace de ceux qui pensent qu'une vie ensoleillée est bien plus agréable qu'une autre grincheuse….

Petit exercice pratique, efforcez vous de complimenter trois personnes aujourd'hui, votre boulanger pour ses pains au chocolat, une hôtesse d'accueil pour sa gentillesse, votre conjoint pour l'excellent repas qu'il a préparé… chiche ! Au delà du plaisir que vous provoquerez, je pense que, d'avoir fait du bien, peut contribuer à vous rendre plus heureux… Et vous n'avez pas idée à quel point cela compte à mes yeux :)

Lire aussi :