Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


Toujours plus, toujours mieux ?

"Comment être sûr de faire le bon choix ?"me demandait un client dont la principale caractéristique est de reporter toute décision car sa nature le poussait à rechercher continuellement le poste de ses rêves, celui qui lui apporterait l'épanouissement, l'accomplissement le plus total qui soit. Seulement voilà, à courir sans cesse après le futur emploi, (toujours celui d'après, bien sûr), mon client ne vit et ne ressent qu'un ensemble de frustrations furtivement et épisodiquement éteintes par le fait de décrocher un nouveau job... Un candidat qui a la bougeotte en somme.

"Toujours plus", la fameuse maxime de François de Closets, "toujours mieux" aussi, ce mieux n'existant qu'ailleurs du reste... se résume chez certains à un "toujours ailleurs" ou "toujours après...". Vous savez, comme lorsque nous répondons à un caprice en achetant la dernière télé ou le dernier vêtement à la mode, oubliant rapidement la satisfaction de les avoir acquis pour se mettre immédiatement en quête du prochain achat... Une vie à courir, une vie qui coûte cher et qui, souvent, ne rend pas heureux.

Barry Schwartz professeur de psychologie en Pennsylvanie, nous apprend dans "la tyrannie du choix" que nous profitons de notre vie en développant la faculté de contentement davantage que d'acquisition. Difficile à admettre pour certains, notamment en période de crise, mais travailler à se suffire de ce que l'on possède, sans forcément multiplier les sources de possibles et donc de choix, renforce le sentiment de satisfaction assouvie et de contentement immédiat sans chercher à retrouver une "idée du bonheur" dans de nouvelles acquisitions ou dans un après idéalisé. Être dans le temps, être présent dans l'instant présent se cultive également dans l'abandon d'une recherche d'un toujours plus, toujours mieux pour se satisfaire aussi d'une solution convenable, non optimisée mais suffisante.

Ce fameux Barry évoque dans son étude deux types de personnes : les satificers (ceux qui se satisfont) et les maximizers (ceux qui cherchent à optimiser toute forme de décision). On peut aisément mélanger les deux profils dans nos vies personnelles, néanmoins, une tendance à ressentir comme suffisante sa situation professionnelle ou ses possessions procure une satisfaction bien supérieure à la quête du meilleur choix possible.

Développer ce sentiment de satisfaction est l'un des thèmes les plus abordés dans mon exercice de coach. Il repose sur quelques éléments davantage centrés sur l'estime et la connaissance de son propre environnement, de son comportement, de ses capacités pour ensuite travailler et explorer (dans un deuxième temps, hein !) son système de croyances (vous savez, ce qui vous fait voir la vie en rose ou en noir), de valeurs... Bref, apprécions ce que nous sommes et adaptons notre environnement pour satisfaire cette relation à soi, plutôt que de courir sans cesse vers l'improbable en espérant qu'un jour il nous réconcilie avec ce que nous imaginons être. Se connaître soi, est une excellente première pierre à poser sur le chemin d'une vie plus en accord avec ce qui vous anime vraiment. Êtes-vous tenté par l'aventure ?

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