Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


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Misez tout sur vous !

Attendre un miracle ou agir ?


Entre nous, qu'avez-vous fait, très récemment, pour vous améliorer dans un domaine, quel qu'il soit ? Qu'avez-vous mis en place pour augmenter votre valeur, celle que vous vous reconnaissez ou celle que l'on vous attribue ? Faites-vous en sorte de progresser, d'apprendre, de développer votre savoir faire, vos aptitudes, vos idées, vos qualités... ou vivez-vous sur vos acquis, cette fameuse expérience que rien, ni personne ne remet en cause ? 

Bonne question, n'est-ce pas ! Je suis parfois étonné d'entendre parler d'ennui au travail, de manque de reconnaissance, d'une absence de motivation, d'intérêt chez des personnes qui ont oublié d'investir sur eux-mêmes pour augmenter à chaque instant leur propre valeur.

attendre un miracle n'est jamais la bonne solution
Qui misera sur vous si vous ne le faites pas vous-même ?

De quelle façon pouvez-vous enrichir votre quotidien, y compris au travail ? Avez-vous formalisé une approche qui puisse vous mettre en mouvement, une stratégie personnelle d'évolution, de maîtrise ? Emportés par la routine, le poids des habitudes, il nous arrive d'oublier les raisons pour lesquelles nous étions jadis enthousiastes, conquérants de nos vies, heureux de nous lever chaque matin. Cet oubli nous coûte cher. Très cher même. D'abord à titre personnel, il creuse le lit d'un fatalisme poussiéreux, nous rendant dépendants de situations non choisies, subies, ferment d'une santé relative, chétive et faible, il nous écarte de toute énergie vitale, de toute lucidité, de toute responsabilité également, puisque nous attribuons bien volontiers notre immobilisme (souvent professionnel) aux autres, au chef de service, au manager, au patron, à l'entreprise en général, à la société aussi... "Personne ne me comprend...".


Investir pour soi


Mais au fond, ne pourriez-vous pas vous (ré)approprier ce sentiment de progression, d'avancée, de mouvement ? Ne peut-il pas aussi (d'abord) exister en vous ? Comment investissez-vous sur vous ? Et si vous ne le faites pas, pourquoi les autres devraient ils l'assumer pour vous ? Vous l'avez compris, n'attendez pas la reconnaissance si vous même ne vous engagez pas - un minimum - dans la progression de vos compétences.

Je vous propose, rien de moins, de créer un futur ambitieux, basé sur votre propre valeur en vous posant à chaque instant, la question suivante : en quoi cet évènement contribue t'il à me faire progresser ? Cette question est fondamentale puisqu'elle vous oblige à envisager une expérience - quelle qu'elle soit - sous l'angle de son apport, de son contenu, de sa richesse davantage que sous l'angle de la sensation qu'elle vous procure. Un échec n'est plus seulement désagréable, il devient la base d'une réflexion, d'un approfondissement des acquis, un apprentissage nouveau, très enrichissant.

Parier sur soi

Pour développer ces capacités, je vous recommande de ne plus attendre et d'investir - enfin - MASSIVEMENT sur vous ! De quelle façon ?

  • Restez connectés, inspirés. Branchez-vous uniquement sur les personnes qui vous tirent vers le haut, celles qui sortent de votre zone de confort. Observez vos mentors, lisez leur expérience, vivez leur histoire, respirez leur air... Retrouvez toutes les énergies dynamisantes, celles qui vous procurent tonicité, force et motivation... Ces énergies n'ont rien à voir avec votre travail ? Pas grave, vos lectures quotidiennes, vidéos inspirantes, conversations (ayez pour objectif de partager ce que vous venez d'apprendre !) nourrissent et maintiennent le feu sacré en nous, cet élan intérieur surgissant du fond de votre coeur, avec toute la puissance de votre motivation. En coaching, nous travaillons sur les fameux parasites (dans nos relations, dans notre façon de vivre...), tout ce qui nous écarte de l'énergie phénoménale qui est en nous.
  • Développez votre expertise, constamment, à chaque instant... Sollicitez les formations, lisez, apprenez tout ce que passera sous vos yeux. Souvenez-vous de cette question fondamentale : qu'avez-vous appris aujourd'hui ? Listez chaque soir, scrupuleusement la somme de petites et grandes choses acquises, expérimentées, entendues au fil des jours... Vous serez surpris à quel point l'ennui que vous décrivez n'est qu'une vue d'esprit et combien, chaque instant regorge d'apprentissages formidables et porteurs de projets. Hey, si vous avez une expertise, une passion, une priorité, renforcez-la immédiatement, payez-vous des formations, avec votre propre argent, n'attendez pas je-ne-sais-quelle-autorisation de votre employeur ! C'est cher une formation ? C'est le prix de deux ou trois restaurants, d'un costume, d'un sac à main, d'un meuble que vous pourriez revendre, c'est le prix d'une dizaine de dvd, d'un demi i-phone, quelques paquets de cigarettes, quatre séances de psy... bref, tout est relatif, pensez à tout ce que vous avez dépensé le week-end dernier qui n'enrichit pas forcément votre valeur.
  • Sachez relever la tête, en vous concentrant sur les faits par exemple, en évitant d'interpréter ce que vous ne savez pas... STOP, arrêtez-vous, parlez, échangez, engagez un coach emploi et mettez en perspective les trésors qu'il vous appartient dorénavant d'observer et d'apprécier. L'immobilisme entraîne l'émergence de pensées sombres, lancinantes, ruminantes... Favorisez la prise de distance en investissant votre temps autrement, en apprenant à ne rien faire, en aimant ne rien faire sans jamais avoir l'impression de vous ennuyer. Apprenez à relativiser en développant votre capacité à prendre du recul et à envisager votre situation différemment. Apprenez à ne plus saboter votre incroyable potentiel et construisez votre véritable projet professionnel.

En général, tout le monde est d'accord avec ce que je viens d'écrire et pourtant, peu le font réellement.  Si cette situation vous touche, vous concerne, parlons-en très rapidement, tout de suite même, ne replongez pas dans l'auto-sabotage, il se peut que demain soit enfin, le premier jour du reste de votre vie. Chiche !


Créer de la motivation en entreprise ou l'organisation apprenante

Ah... les joies de l'audit, celui qui valide le bon respect des process. Des mois de préparation, des contrôles internes, d'interminables feedbacks sur les "écarts" nécessitant une action immédiate pour être prêt le jour J et obtenir la certification ou du moins contribuer à son obtention... Que de stress, de révisions, d'explications préparées pour justifier d'une pratique, argumenter ses décisions auprès de contrôleurs assermentés qui passent au tamis l'ensemble de votre quotidien professionnel.... 

Beurk... L'horreur totale, obéir à un système d'une lourdeur implacable qui explique par exemple - comment engager une dépense de quelques dizaines d'euros, quels formulaires internes remplir, comment conduire des entretiens de fin d'année, quelles questions poser à ses clients, comment s'adresser en interne à son bureau d'études, etc, etc... J'en frémis encore, me souvenant combien le sentiment d'être soumis à un système aseptisé l'emportait sur toute notion d'utilité, d'intelligence et de service à mon employeur. Quel gâchis !


Beaucoup d'entreprises ploient - volontairement - sous ces fameuses procédures, ces dernières qui n'ont qu'un seul véritable effet, celui de voir des organisations parallèles, très discrètes, qui n'ont pour but que de contourner les règles afin de maintenir l'entreprise en état de marche. Ces arrangements, ces "petites tricheries", ces mensonges entre soi, constituent des actes de résistance interne, de la résistance à la bêtise. Pourtant, ils ont un impact sur l'organisation. Un impact moral d'abord, un pacte avec le diable, ce sentiment d'agir contre le système établi, celui auquel l'on participe chaque jour en intégrant l'idée que la réalité des chiffres et des procédures - a priori - bien respectées n'est qu'une figure de l'esprit, un mensonge absolu, mais nécessaire, auquel il est recommandé de se prêter.

Ce type de management, très courant et répandu, notamment dans nos grandes entreprises, valorise le résultat, le respect d'un engagement, conforme à ce qui a été décidé "avant". L'erreur est bien là, valoriser le résultat (qui encore une fois, n'est pas tout à fait le reflet de la réalité) c'est traiter l'ensemble des collaborateurs de l'entreprise comme des enfants ramenant une bonne note de l'école... Bravo, tu as une bonne note ! La réalité, c'est que tu n'as rien compris à ton cours, mais tu es capable de le répéter, du moins, le jour de l'évaluation... Aimez-vous être traités comme des enfants ? 

L'entreprise, celle qui entreprend, a pour première fonction de créer un cadre dans lequel chacun évolue et se déploie.. Cela s'appelle une organisation apprenante. J'apprends de mes expériences, de mes tests, de mes initiatives... J'apprends parce que je suis inspiré... L'inspiration est au coeur de ce système, et cette inspiration n'a rien d'un process. Elle passe par la responsabilité et l'encouragement à l'initiative, à l'effort, à la contribution pour le bien commun.
Chers entrepreneurs, je ne peux que vous inciter à passer moins de temps sur le référencement et l'organisation de vos procédures internes, et à davantage mobiliser vos équipes autour de l'initiative, du droit au test, à l'erreur si l'on veut... Cultivez l'entraînement à l'échec, apprenez de vos expériences et initiatives extérieures au manuel de process.. C'est cela une organisation apprenante qui mobilise ses collaborateurs autour d'une vision dynamique, et motivante. Le contraire de ce que je constate dans nos entreprises, le contraire de ce que vivent tous les managers et dirigeants que je coache, y compris en coaching emploi.

Lire aussi :
- L'art du compliment et de l'encouragement
- La simplicité et le management
- Les procédures tuent l'initiative et la créativité

Managers : quand vous jouez au dur...

"On me considère comme un "tueur" en entreprise, assez distant et très autoritaire… J'ai même appris que mon surnom est "le Sergent"… comme le nom de l'auberge des Thénardier dans Les Misérables*".
Cela ne se voit jamais en entreprise mais Luc souffre de sa réputation, il est peu apprécié de ses collaborateurs, l'ambiance dans le service dont il est responsable est reconnue pour être travailleuse, concentrée, appliquée… silencieuse aussi… mais surtout glaciale. Du coup, les arrêts maladie y sont fréquents, les demandes de mutation nombreuses et les cachoteries deviennent systématiques et pesantes. 
Luc, connu pour ne ressentir aucune émotion, me confie son malaise, sa souffrance profonde, lui qui, tout au fond, est profondément sensible, affecté et touché par les autres. 

Icehotel - Jukkasjärvi


A cet instant, il m'explique son cheminement, le "combat" qu'il a du mener en interne pour faire sa place, lui, l'autodidacte venant de nulle part, pour gagner la confiance de ses supérieurs. Il s'est engagé au delà de ses forces, sacrifiant ses temps libres à la finalisation de dossiers sensibles, engageant toute sa personne au service de l'entreprise, qui du reste, l'a conforté dans son comportement en lui confiant davantage de responsabilité.
"Plus je m'engageais, plus j'étais intransigeant avec moi-même et plus je grimpais rapidement les innombrables échelons de l'entreprise !". Un cercle vicieux dans lequel la récompense des efforts s'appelle l'ascenseur social, une récompense payée au prix fort dans certains cas.

Lors de nos échanges, Luc est l'opposé de l'image qu'il véhicule dans son service. Il est jovial, sensible, courtois, il exprime librement sa sensibilité, baissant - pour une fois- le masque de l'intransigeance et de l'autorité… sa voix s'en trouve même transformée, plus ronde, plus douce, plus souriante également, plus délicate aussi. Rapidement, nous abordons des sujets plus intimes, ses joies, ses motivations personnelles, ses rêves, son enfance, ses craintes, le rejet qu'il redoutait tant chez ses parents, dans sa famille et chez tous les autres… Qu'il baisse la garde à cet instant nous a tous les deux beaucoup ému, son excès d'autoritarisme, sa tyrannie n'avait d'égale que la peur qu'il avait enfouie. L'expression dure qu'il arborait si souvent et depuis si longtemps en entreprise cachait une fragilité, une émotivité dont on l'accusait pourtant d'être dépourvu.

Ce témoignage fait écho à la lecture de "Objectif zéro sale con" ou bien encore "Petit chef ou Vrai patron," livres dans lesquels, ceux que l'on qualifie de "sales cons" doivent être rapidement renvoyés du service pour ne pas nuire à la santé générale de l'entreprise. 
Je comprends tout à fait ce principe que je ne partage absolument pas, (après tout, nous sommes tous les cons de quelqu'un, non ?), mais je défends l'idée que davantage que l'exclusion, une once de compassion injectée dans nos entreprises, permettrait à chacun de vivre pleinement sa fonction, avec émotion (eh oui, j'y crois encore !) et sensibilité sans jeu de rôle stérile (ou jeu de pouvoir) duquel ne ressort aucun gagnant. Je n'approuve pas le comportement de Luc (ni lui du reste), mais au delà de la tyrannie apparente, je perçois une profonde souffrance. Cette souffrance peut faire l'objet de ma compassion, même si je sais que ce mot n'est jamais employé dans le monde de l'entreprise. E,n tout cas, je sais que cette compassion sera toujours détectée par la personne que je considère comme étant "sans coeur".
Et vous, jouez-vous un rôle en entreprise ? Entrez dans les jeux de pouvoir ? Êtes vous la même personne dans la sphère personnelle et au bureau ? Que se passerait-il si vous étiez "authentiquement vous" dans l'entreprise, que pourriez-vous craindre ? 

J'accompagne de nombreux managers dans leur cheminement professionnel, n'hésitez pas à me contacter, quelques séances de coaching emploi constituent une opportunité formidable  d'observer sa carrière sous un nouveau regard. Haut Les Coeurs !

Lire aussi :

* L'auberge des Thénardier s'appelle "le Sergent de Waterloo"

L'importance du plan B

La pression de l'objectif

"Je ne m'autorise pas d'autres horizons que celui que je me suis fixé, il est vital pour moi d'atteindre mon objectif…"

Voilà ce que j'appelle se mettre la pression ! Entre nous, je ne suis pas convaincu de l'efficacité d'un tel discours que je crois profondément déséquilibrant et source infinie de frustration, surtout si tout ne se passe pas comme prévu. Je crois davantage aux vertus du Plan B, quitte à décevoir les adeptes de la loi de l'attraction, de la pensée positive et de l'optimisme à tous crins. 

La réalisation d'un objectif ambitieux nécessite de mettre en place une série de remparts destinés à rendre vos avancées plus conformes à la réalité et à vos capacités. Cela revient à créer sa propre stratégie dans laquelle, les hypothèses de contretemps, d'échecs, de difficultés seront intégrées ou envisagées… pour ne pas tomber de trop haut quand (et j'élimine le "si") elles se présenteront.

J'ai en tête l'exemple d'entrepreneurs qui débutent une activité avec passion et enthousiasme et qui, douloureusement, se réveillent un jour en constatant que les objectifs (financiers et commerciaux surtout) qu'ils se sont fixés en adoptant la positive attitude et le renoncement à toute forme d'échec, les mènent droit dans le mur… Ils n'avaient à aucun moment envisagé que les choses puissent tourner différemment que ce que leur impose l'optimisme… pour finalement renoncer à poursuivre leur ambition.

Que se passe t-il si mon plan A ne fonctionne pas ? Qu'est-ce qui pourrait alors constituer une bonne sortie ?
L'importance du plan B

Je ne suis pas Steve Jobs

Tout d'abord, rappelons que l'immense majorité des entreprises qui se créent ne s'appellent pas Apple ou Instagram. Pourquoi cette précision ? Parce que je rencontre trop de créateurs  dont le véritable objectif est une vie facile, si possible rapidement, "dès que tout tournera correctement, je lèverai le pied".  D'autres encore sont tellement figés dans les clichés véhiculés par les médias qu'ils en oublient les facettes moins glorieuses. Après tout, notre modèle à tous,  Steve Jobs est à l'entreprise ce que Rocco Siffredi est à la relation amoureuse..
L'idée de ce succès presque immédiat, facile, est une chimère qui déforme complètement nos esprits et nous entretient dans un rapport schizophrène, notamment lorsque, en dépit des résultats les plus alarmants, nous maintenons une inconscience douce nommée optimisme ou pensée positive. 
Le succès n'est rien d'autre qu'une conséquence possible, la conséquence d'efforts, d'actions massives - le point commun entre tous les entrepreneurs à succès n'est pas l'optimisme mais la capacité de travailler plus que d'autres - entrepris dans le réalisme pur des fins de mois difficiles, notamment lorsque l'activité peine à progresser.

Absence de perspectives

L'absence de plan B a un effet dévastateur, il fige notre cerveau dans un schéma unique et il restreint notre capacité à élargir nos horizons en nous ouvrant aux idées du monde entier. A trop savoir ce que l'on veut, nous formatons notre attention sur une hypothèse sans embrasser l'ensemble des options et possibilités qui nous sont offertes.
Se concentrer sur un seul objectif est bien entendu utile, mais gare aux premières déceptions et à l'absence de réactions envisageables faute de détermination et d'ouverture aux autres mondes, ceux qui n'appartiennent pas au spectre de l'objectif.

La personne qui lance son activité traverse plusieurs âges, au fil des années, elle construit son apprentissage en s'ouvrant totalement à ce qui l'entoure, en absorbant ce qui pourrait lui être utile, en ouvrant au maximum ses capteurs, en misant sur sa progression. Avant d'entrer dans l'âge de la maturité, elle découvrira l'énergie de l'enfance ou de l'adolescence, mais cet âge est également celui de la modestie, celui de l'absence de toute suffisance adulte, de toute déformation stérile et nuisible, un âge de dépendance aussi, une dépendance à l'échange avec les autres… et pour cela, ne pas avoir les idées arrêtées est une excellente méthode !

Une entreprise dont le succès semble immédiat (c'est en tout cas la façon dont l'entreprise a choisi de communiquer) a toujours son petit secret, cette partie que le grand public ne connait pas (les insomnies de l'entrepreneur, une aide financière conséquente de la famille par exemple, une idée empruntée, des relations complexes, une communication basée sur le fantasme…). 
Les autres construisent leur succès :


Le plan B ouvre des perspectives nouvelles

Le plan B, vous l'avez compris est l'élément qui permet en toute circonstance de rester en mouvement pour atteindre un objectif d'accomplissement, de réalisation de soi. Il prend en compte la réalité d'une activité, la possibilité d'un échec ou d'un "plan A" mal ficelé.

  1. Ce plan B est très simple à envisager, il s'agit de répondre seulement aux deux questions suivantes : Que se passe t-il si mon plan A ne fonctionne pas ?
  2.  Qu'est-ce qui pourrait alors constituer une bonne sortie ?

Le plan B est l'un des meilleurs remèdes contre l'insomnie et le mal-être permanent (qui peut aussi s'appréhender au travers de séances d'hypnose), celui dont vous n'entendez jamais parler sur les réseaux sociaux ! 

Lire aussi :

Je ne cesse de me poser des questions...

Comment arrêter de me poser des questions ?


"Je ne cesse de me poser des questions, je n'arrête pas, tout est prétexte à une cogitation sans fin, un remue-méninges lancinant duquel rien ne sort…aucune réponse, des questions, rien que des questions...".
Cela vous rappelle quelque chose ? Des moments de rumination, ceux pendant lesquels vous broyez du noir, mangez le négatif à la louche…

Dans ce témoignage, un mot est fondamental, absolument fondamental : c'est le mot "questions". Selon la nature des questions que vous vous posez, vous orientez votre personne, vos émotions vers un type de ressenti, ici, un ressenti désagréable plaçant la personne en situation de souffrance.

Le meilleur moyen de changer son état d'esprit est de se poser un autre genre de questions, changer de perspective pour aborder une situation, jusque là inextricable, sous un autre jour, avec une énergie personnelle différente (si possible meilleure, hein !). 
Je vous propose de vous inspirer de ces quelques nouvelles questions qui changeront des "Que vont penser les autres de moi ?", "Qu'ai-je donc fait au bon Dieu ?", "Pourquoi (encore) moi ?", "Comment vais-je me sortir de ce p… de b… de m… ?" et vous permettront forcément de prendre un peu de distance et d'éclairer votre chemin :

… se poser les bonnes questions
Arrêter le petit vélo dans la tête

1- Quels sont les faits ? Concrètement, que se passe t'il ? Quelle est précisément la situation et en quoi constitue t'elle un problème ? Il arrive que l'on ressasse une situation délicate en perdant de vue les faits et en s'éloignant de toute objectivité… Vous savez, cette objectivité qui nous rend responsable de nos actes (et surtout de nos non actes)…

2- Qu'ai-je fait pour résoudre le problème ? Qu'ai-je mis en oeuvre, concrètement ? Une situation parait parfois plus insurmontable qu'elle ne l'est en vérité. Méfions nous de nos a priori, ceux qui répondent aux "je ne suis pas à la hauteur", "je suis trop vieux", "je n'ai pas le droit…". 
Je suis souvent très surpris de constater que nous sommes pétris de certitudes qui ont tendance à nous emprisonner dans l'immobilisme, malmenant par la même occasion une estime de soi chancelante..

3- Et si la situation que je traverse aujourd'hui s'avérait être une merveilleuse opportunité pour l'avenir ? Que faudrait-il concrètement pour qu'elle se transforme en aubaine ? Par exemple, une baisse de mon activité peut se transformer en période faste d'apprentissage, de formation aussi; elle peut s'avérer être un excellent moment d'écriture, prendre de l'avance sur mon blog, construire de nouvelles formations, etc… 
D'une situation problématique, j'envisage de la traiter comme une opportunité à part entière, parce que d'une certaine façon, elle est également composée de potentiels si je m'autorise à les voir.

4- La situation actuelle aura t'elle de l'importance, un impact sur ma vie dans 5 ans…? Cette question est particulièrement efficace dans les conflits relationnels ! (Vous pouvez tester cette question à l'échelle d'un an, d'un mois, d'une semaine parfois !). 
Souvenez-vous, au pied du mur, le mur parait toujours plus grand ! Prendre une fusée pour observer de très haut une situation complexe est un des moyens les plus efficaces pour relever la tête, relativiser et clarifier une situation difficile.

Construire son projet professionnel


5- Et en ce moment, qu'est-ce qui me stimule particulièrement ? Qu'est ce qui me procure du plaisir ou de la joie ? Cela vaut peut-être la peine d'observer - aussi - ce qui va bien autour de soi, les gens que l'on aime, une petite brise (une petite bise aussi), un vêtement, une lecture stimulante, la perspective d'un repas entre amis, une sortie, un rayon de soleil, l'apprentissage d'une nouvelle compétence… Quelle est mon activité préférée en ce moment ? Que m'apporte t'elle ? Quel effet a t'elle sur moi ? Comment pourrais-je consacrer davantage de temps à cette activité ?

6- Enfin, puisque certaines questions ont tendance à nous faire tourner en rond, je vous propose de stopper net : Quel engagement suis-je prêt à prendre ici et maintenant pour sortir de cette impasse ? Cet engagement, je vais l'écrire, le signer, le dater et le lire, aussi souvent que nécessaire… Je vous rassure, il ne s'agit pas d'agiter sa baguette magique mais davantage de se mettre en mouvement pour soi, simplement en complétant une information (voir le point 1), en contactant une personne dont les conseils peuvent s'avérer précieux, en engageant une première action très concrète (des faits, des faits, des faits !) qui forcément aura un impact sur ma perception de la situation…

Si vous souhaitez mettre en place un cadre de réflexion orienté vers l'action et la mise en mouvement de vos projets professionnels, je vous invite à me contacter par Skype : HLC-France. Quelques séances de coaching emploi permettent de clarifier une situation confuse. A très vite !

Lire aussi : 



La santé de l'entreprise passe d'abord par celle se son dirigeant

Je viens d'apprendre une triste nouvelle, le décès d'un dirigeant d'une petite entreprise dans un accident de la circulation, entraînant par la même occasion la fermeture inéluctable de la société et le licenciement d'une quinzaine de personnes. Pas très gai tout cela. 

Pourquoi cette introduction ? Parce que je trouve que les responsables d'entreprise, notamment les plus petites, font preuve d'irresponsabilité en jouant à ce point avec leur santé, leur énergie, engageant un véritable bras de fer avec leurs limites physiques et morales. Beaucoup de mes clients sont des personnes qui "n'ont pas le temps", qui courent constamment, écrasés par la charge de leur activité, l'engagement disproportionné qu'ils investissent dans leur entreprise. Aucun répit, une galopade constante les éloignant de toute baisse de rythme, des réponses aux mails le soir, des rendez-vous organisés par leurs assistants, la gestion du personnel, l'inquiétude du carnet de commandes s'effritant dangereusement, la volonté de transmettre un patrimoine réduit au fond de commerce chancelant… Le poids de la responsabilité solitaire parfois difficile à assumer. 

mise en danger de l'entreprise par la mauvaise santé de son dirigeant


Henry Ford affirmait que les deux choses les plus importantes n'apparaissent pas au bilan de l'entreprise : sa réputation et ses hommes, j'ajouterais qu'une troisième est primordiale : la santé de son dirigeant dont dépend directement sa pérennité et son avenir. Pourtant, nous connaissons tous ces responsables qui, tard le soir, règlent les affaires courantes de la société, emportent avec eux leur lot d'insomnie, de stress, négligeant les examens de santé, organisant des traversées de l'hexagone durant la nuit pour optimiser leur journée, nous connaissons tous ces managers qui préfèrent avaler un sandwich en voiture, ingurgitant des hectolitres de café… Ceux qui tous les matins campent à Orly pour prendre le premier avion..
On s'intéresse beaucoup, à juste titre, à la santé des salariés, leurs conditions de travail, leur état général, je constate au quotidien, que peu s'intéressent à la santé des dirigeants d'entreprise, notamment celles qui comptent peu de salariés.

Les bourreaux de travail nuisent à la santé de l'entreprise mais les dirigeants qui tirent sur leurs limites physiques et psychiques mettent carrément la survie de leur société dans la balance. Un pépin de santé et l'entreprise ferme. Sous cet angle, vous serez peut-être d'accord avec moi pour reconnaître que le capital le plus important de cette dernière devient donc la santé de son dirigeant.

Coach emploi, je travaille au quotidien avec des responsables d'entreprises dont le principal leitmotiv de nos premiers entretiens est "je n'ai pas le choix". Au cours de nos échanges, ils acceptent de poser leur cuirasse pour prendre un peu de recul et reconsidérer leur rythme, leur santé, leurs relations aux autres, leur relation au travail, au sens de la responsabilité, ils déterminent souvent qu'une existence d'autres choix est envisageable… mais surtout, ils apprennent à apprécier leur relation à eux-même, acceptant l'idée de poser quelques limites personnelles pour renouveler une énergie non durable. Un coach, ça sert aussi à faciliter cette prise de distance. Vous sentez-vous concerné par ce rythme incontrôlable ? Faites rapidement un point, il se peut qu'au delà de votre santé, vous ne mettiez irrémédiablement votre entreprise en danger. 

Lire aussi :

L'art du compliment et de l'encouragement

Fut un temps, pas si ancien du reste, je regrettais amèrement de ne pas recevoir de signes d'encouragements, de produire de nombreux efforts, d'atteindre certains objectifs professionnels et de ne provoquer aucun  témoignage de reconnaissance… Alors quand parfois je recevais un compliment, je ne boudais pas mon plaisir et me retrouvais galvanisé pour plusieurs semaines, heureux d'avoir suscité une attention, motivé comme jamais à l'idée d'avoir produit un effort particulier dont mon entourage en mesurait l'importance. 
Une véritable joie qui n'était pas forcément provoquée par ma hiérarchie (rarement du reste, surtout les dernières années de salariat) mais davantage par mes collègues, collaborateurs, amis, relations et bien sûr ma famille…

Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous avez reçu un mot d'encouragement ? Une attention, une reconnaissance, un clin d'oeil, comme ça, juste pour vous, rien que pour vous ? Vous souvenez-vous de l'effet produit ? De la gratitude ressentie, de la motivation décuplée, de l'envie de continuer malgré les épreuves ? C'est dingue comme un compliment peut transformer notre action et nous faire oublier les difficultés, vous ne trouvez pas ?

générer un sentiment de gratitude et de bien-être en complimentant les autres

Maintenant, je vais vous poser une autre question : à quand remonte le dernier compliment sincère que vous ayez adressé à un collègue, à votre chef, votre conjoint, un membre de votre famille ? Vous souvenez vous d'avoir rédigé une carte, comme ça, pour encourager, ou bien d'avoir laissé un message téléphonique, pour remarquer ce qui a été réalisé, pour souligner votre admiration sincère… Attention, je ne parle pas uniquement de remerciements, mais juste un mot, une parole positive, une reconnaissance de ce qui a été fait, une appréciation…

Quel genre d'encouragement envoyer ? C'est très simple, toute amélioration, tout effort, tout ce qui vous touche sincèrement mérite d'être souligné, encouragé et faire l'objet d'une reconnaissance :
- Un e-mail à votre conjoint pour lui rappeler combien il était élégant ce matin,
- Un mot au service des ressources humaines qui vient de batailler dans un dossier important,
- Une phrase prononcée lors d'un discours d'entreprise visant à encourager et souligner les efforts constants et vitaux des services support (comptabilité, logistique…)
- Un encouragement à votre (grand) enfant qui passe un examen important ("Je crois en toi")
- À un ami en difficulté, "je pense à toi, tu vas t'en sortir…"
- Un mot au recruteur qui a éliminé votre candidature en short list

Inutile d'être insistant de répéter le message mais juste remarquer, acter, c'est témoigner de l'importance que l'on accorde aux autres, c'est sortir du dogme ridicule, étriqué et finalement destructeur que la norme se situe uniquement dans l'accomplissement et la réalisation parfaite d'une tâche. Non, ce n'est pas que normal de bien faire une chose, ce n'est pas banal à partir du moment où cela nous touche alors ce caractère exceptionnel mérite bien d'être honoré d'un encouragement  et de nous faire entrer dans l'espace de ceux qui pensent qu'une vie ensoleillée est bien plus agréable qu'une autre grincheuse….

Petit exercice pratique, efforcez vous de complimenter trois personnes aujourd'hui, votre boulanger pour ses pains au chocolat, une hôtesse d'accueil pour sa gentillesse, votre conjoint pour l'excellent repas qu'il a préparé… chiche ! Au delà du plaisir que vous provoquerez, je pense que, d'avoir fait du bien, peut contribuer à vous rendre plus heureux… Et vous n'avez pas idée à quel point cela compte à mes yeux :)

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Rendez-vous avec l'Artiste

Depuis quelques années maintenant, j'ai développé une habitude particulière, celle de me laisser porter par des journées dites "off" au cours desquelles je prends rendez-vous avec moi-même. Une journée complète sans rendez-vous, sans planning, sans aucune contrainte… rien que pour prendre le temps de prendre mon temps. Ces journées apparemment oisives sont le berceau de toutes mes idées d'activité, de billets, de conférences, de formations. En relevant la tête, je m'offre les meilleures opportunités de développement de mon activité.
Du coup, je répète cette opération 6 fois dans l'année en ouvrant mon agenda et choisissant totalement au hasard, six dates, aléatoires, que je m'engage à libérer de tout rendez-vous, de tout déplacement professionnel. Un tête à tête avec moi, dans un cadre souvent différent de mon bureau.

Gérer son temps

Savez-vous ce que je fais de ces journées là ? Rien, enfin si, je ne fais que des choses qui me sont agréables. Je marche beaucoup, souvent au bord de la mer, j'écoute de la musique, prends le temps de flâner dans une librairie, jetant un coup d'oeil gourmand aux titres nouvellement parus. Je me régale de me laisser porter par les évènements, ayant pris le soin de prévenir mon entourage que ce jour là, je m'interdis de courir…

Cette journée est souvent connectée à l'extérieur, à la nature. Je peux me promener en ville en favorisant la marche ou le vélo, je me passe de la rapidité, je rencontre mon corps et me sens libre, anti-conformiste, vivant selon mes règles, mes aspirations. 1001 idées traversent mon cerveau, certaines se réaliseront dès mon retour. La journée "off" est le rendez-vous que je m'offre avec le créatif, l'artiste, le marginal, le poète qui sommeillent en moi. Flâner est mon luxe, un temps fragile, ou tout n'est qu'équilibre entre mon corps, ma tête et mes émotions… Ces journées entretiennent l'enthousiasme, ce "Dieu intérieur" si cher à Victor Hugo, elles produisent souvent l'inattendu, de nouvelles perspectives, un autre possible qu'il m'était peut-être impossible d'observer sans relever la tête, sans prendre le temps de me centrer sur ce qui procure un bien-être évident, souvent solitaire… 

Lorsque je "réserve" ces journées, parfois longtemps à l'avance, souvent lorsque je viens d'acheter mon agenda tout neuf, je ressens un profond sentiment de maîtrise et de liberté, l'occasion rêvée de ponctuer un bouillonnement de rencontres, d'opportunités par une forme de refus affirmé de me laisser envahir par des habitudes parfois négatives. Je n'imagine rien d'autre que l'état de lenteur, de contemplation qui sera le mien ces journées là, un rythme adapté, totalement agréable, parce que différent, en marge de mon rythme habituel. Un instant à part, dans lequel je recadre ma réalité, l'observant sous différents angles, car la façon dont j'observe une difficulté, un problème contient très souvent le problème même… Je m'inspire de ce que j'observe, ce que je sens, touche, le vent sur mon visage, l'odeur de la terre, des arbres, de la ville… Une journée oisive est une journée métaphorique, inspirante, l'ouverture sur de nouvelles images, de nouveaux mots également qui me permettent de bâtir de nouvelles croyances aidantes. Admettre une autre réalité par une observation d'une situation sous de nouveaux angles, libres, non contraints revient également à choisir un mode de pensée, une nouvelle façon de construire sa vision de l'instant, créant par la même occasion des perspectives d'actions, de changements éventuels, d'amélioration en tout cas.

Et vous, à quand remontent vos journées "Off" ? Quelles actions, décisions avez-vous prises grâce à ces rendez-vous avec vous-même ?

Voir aussi :


Pire que la peur de l'échec, craindre la réussite...

L'échec est à la mode en ce moment ! Pas un article sur le sujet qui ne fasse l'apanage de l'erreur, celle qui permit à tant de célébrités de peaufiner, améliorer leur démarche et venir à bout, lentement certes, de tous les obstacles possibles et imaginables. Vive l'échec nous dit on à longueur d'articles… Comme si nous étions majoritairement concernés par la peur d'échouer.

Pourtant, à bien y regarder, dans une société qui place la réussite au sommet de l'accomplissement humain, nous sommes nombreux à concevoir l'utilité de l'échec tant qu'elle nous permet de rebondir. L'échec devient expérience et ne constitue pas, ni d'un point de vue intellectuel ni émotionnel, un frein aussi redoutable que cela… et pourtant, nos projets n'avancent pas comme nous le souhaiterions.
Et si, davantage que d'échouer, vous aviez peur de réussir… Et si nos freins intérieurs étaient provoqués par la peur d'un succès ? Etrange non ? Nous sommes tellement repus de messages nous indiquant que le succès est LA mission de notre vie, qu'il nous est totalement naturel de penser que le succès est forcément bon pour nous, qu'il répondra favorablement à nos besoins, nos demandes, notre attente de la vie…
Bien entendu, chacun donne la définition qu'il souhaite au mot succès. Pour certains, l'aspect financier sera prépondérant, pour d'autres, une vie pleine de sollicitations, de visibilité, de reconnaissance, de responsabilités parfois… La définition du succès n'appartient qu'à vous et pourtant, elle revêt souvent les couleurs d'une vie facile, aisée sans contrainte et répondant aux standards de la publicité.
Imaginez, le jour où vous aurez réussi… Imaginez les changements que ce succès (encore une fois, la définition de ce mot vous appartient entièrement) engendrera. Ça donne envie, non ? Et malgré tout, ces images ne suffisent pas à maintenir la motivation à son comble, nous enfermant alors dans toutes sortes de prétextes, dont, le plus largement utilisé, celui de la peur de l'échec.

Craindre la réussite
Sympa mais différent de ma maison d'aujourd'hui !
J'ai utilisé un mot magique : le mot changement. Même s'il s'agit d'un changement positif, l'idée de modifier un style de vie, de se transformer - parce que oui, les évènements de la vie, les plus sombres comme les plus formidables, modifient en permanence notre façon de voir le monde… et d'être dans ce monde - peut créer un certain nombre de blocages. Chaque évènement nous transforme un peu… Alors que dire d'évènements appelés réussites ! Alors oui, nous recherchons une certaine forme d'accomplissement, de réussite mais le changement nous effraie, l'inconnu inquiète. Savez vous ce qui est inquiétant dans l'inconnu ? Rien, si ce n'est de lâcher le connu, cette fameuse zone de confort, parfaitement maîtrisée, même si elle constitue une zone totalement désagréable. La zone de confort n'est pas toujours agréable mais au moins, on sait à quoi s'attendre !
Et puis, imaginons ce fameux succès, n'est-il pas effrayant de penser qu'il pourrait disparaître du jour au lendemain ? Une autre forme de changement, tout aussi anxiogène...

En coaching emploi, nous ne travaillons que sur cette notion de changement, celui qui est motivant, bienveillant, bon pour vous, votre environnement. Lorsque vous aurez validé une stratégie, ramolli vos inquiétudes, testé quelques solutions, alors je vous demanderai : quelle est maintenant votre décision ? Mettre en oeuvre votre projet de vie en atteignant vos objectifs ou bien continuer de rêver en regrettant que ce sont toujours les mêmes qui parviennent à leurs fins.



Je n'aime pas les tests de personnalité, et je n'y crois pas un seul instant

J'ai tous les âges de la terre


"Je suis capable de tout, du meilleur comme du pire, je possède une multitude de facettes, tout et son contraire. J'ai plusieurs âges en même temps, parfois jeune, naïf, intenable mais parfois aussi, sage, hyper-mature, comme si je percevais la totalité des secrets du monde qui m'entourent, contenant en moi l'âme de l'humanité. Je reconnais tout cela en moi, et plus j'avance, plus je me rends compte que je suis tout sauf un profil, une définition figée pour l'éternité… d'un recrutement aléatoire ou d'une carrière brisée par je ne sais quel expert en personnalité."

J'ai travaillé directement avec plus de 4.500 personnes en développement personnel à l'occasion de séances de coaching emploi. La phrase débutant ce billet aurait pu être prononcée, à peu de choses près, par chacune d'entre elles. Plus je me connais et plus je m'éloigne d'une définition précise parce que je comprends que cette dernière repose sur un ensemble d'éléments qu'il me convient d'explorer, un à un, avant de commencer à savoir qui je suis. "Je sais qu'on ne sait jamais" comme dirait Gabin.

Tout comme vous, j'entends parler, de ci de là de l'efficacité des tests de personnalité, notamment dans le cadre professionnel, de l'émergence de logiciels formidables, qui, s'appuyant sur des milliers d'analyses de comportements, peuvent parfaitement définir ce que nous sommes, notre comportement et même déterminer notre avenir. Le Big Data serait l'efficience absolue en terme de définition de personnalité. Pratique non ? 

les tests de personnalité ne sont pas fiables


Voilà exactement le genre de propos qui me fait froid dans le dos. Ce même dos qui refuse tant les étiquettes et qui lutte contre le fait d'être défini comme un vulgaire produit. Croyez vous réellement qu'une définition de ce que vous êtes, de votre personnalité a du sens ? Ne sommes nous pas en interdépendance de tout ce qui nous entoure, ne sommes nous pas un maillon, un élément d'un schéma bien plus complexe qu'il n'y parait ? Comment admettre l'idée d'être "défini" par un test de personnalité issu d'analyses et de traitements statistiques sans tenir compte de tout ce qui est autour de nous, notre culture, notre expérience, nos relations, nos croyances, nos valeurs, notre histoire ? Sans tenir compte non plus, qu'il nous arrive de répondre n'importe quoi aux questions incompréhensibles, ou d'essayer de cocher ce qui semble le plus "vendeur".

Ce que je reproche dans la plupart des tests de personnalité, c'est qu'ils ne tiennent jamais compte du contexte, non pas celui de la pièce dans laquelle vous répondez aux questions* mais bien de celui dans lequel vous évoluerez.  Vous savez, cet historique de l'entreprise qui n'est que très rarement connu et assumé ou toujours relaté de façon très… partiale, la prise en compte de l'état d'esprit de certains collaborateurs, les mécontentements internes, la clientèle, les pannes logiciel, "ça rame depuis qu'ils ont changé le serveur..." etc, etc…. , c'est-à-dire tout ce qui parasite et ne permet pas d'utiliser pleinement ses compétences et capacités.

Les tests de personnalité ne tiennent pas compte de l'historique de l'environnement


Rien de ce qui concerne ces éléments impalpables de l'entreprise n'est injecté dans le test. Imaginez un instant un test prenant en compte le fait que personne dans l'entreprise ne s'entend, qu'il existe une lutte effroyable entre différents services, que le turnover s'est accéléré (d'ailleurs, sans que les raisons aient été finement analysées…), qu'un dirigeant est parachuté ou adepte du corporatisme, que le taux de service a chuté de 25% en deux ans… vous savez, tous ces éléments qui font le quotidien de nos entreprises. 

Alors comment mesurer et déterminer mon comportement et mes capacités s'il n'est pas finement (et honnêtement) analysé au travers de ce qui se passe aujourd'hui dans l'entreprise, de ses forces, de ses blessures, de ses névroses, de son potentiel non révélé et non exploité ? Il s'agit alors d'un test de personnalité qui n'a rien à voir avec la réalité de l'entreprise, c'est celui d'une personnalité qui s'exprimerait dans le meilleur des mondes, celui des manuels scolaires, celui qui ne sent pas la sueur et qui semble si déconnecté du quotidien. 
Vous connaissez mon point de vue, le succès de l'intégration d'un nouveau collaborateur dépend de la capacité de l'entreprise à bien l'accueillir et à mettre en oeuvre toutes les conditions lui permettant de prendre son envol. Le reste n'est qu'anecdotique.

L'autre point, c'est cette tendance à mettre en place des procédures coûteuses - et ni plus ni moins efficaces que d'autres - s'entourant d'un maximum de précautions destinées à limiter le plus possible la responsabilité d'un échec du recrutement.
"Si je me plante, ce n'est pas complètement de ma faute, c'est surtout à cause du test de personnalité que j'ai suivi parce qu'il est mentionné dans la procédure F457-3 du manuel de management…". 
Exaspérant. Chers recruteurs, familiarisez-vous avec la notion d'échec du recrutement ! 
Un test de personnalité ne constitue pas une aide au recrutement. Il embrouille et limite, mais surtout il déresponsabilise celui qui n'est plus à même ou plus autorisé à prendre une décision professionnelle. Je fais partie de ceux qui pensent que la crise majeure que nous traversons dans les entreprises est essentiellement une crise de responsabilité, au nom du Saint risque zéro, de la qualité totale, nous fabriquons des personnes, des cadres, des managers de moins en moins encouragés à prendre - en responsabilité, c'est à dire en dehors des procédures - une décision pour l'entreprise, surtout quand elle est grande ou engagée dans une démarche de maîtrise de tous ses process internes. 


*quoique… : une entreprise bien connue spécialisée dans les tests de personnalité a voulu me convaincre de la qualité de ses produits en me les faisant tester : à un temps de réponse long à une question précise, ils concluaient que j'avais hésité, cette hésitation a pondéré toute leur analyse… A aucun moment, ils n'avaient imaginé que ma connexion internet était lente, que l'ouverture de chaque question prenait du temps et que ce temps, je l'utilisais à faire autre chose…

Avant j'étais timide, mais ça c'était avant

Un jour, je me suis rendu compte que je m'étais construit sur une aiguille bien piquante que j'avais soigneusement retirée de la botte de paille qui symbolise ma vie… Depuis ce jour, je vais mieux ! C'est un peu comme si, de la somme des milliards de mots entendus (qui ne m'étaient pas tous forcément destinés), je n'avais sélectionné qu'une seule phrase, qu'une seule injonction et que je l'aurais désignée comme programme de vie, comme cadre structurant tous mes actes, quitte à souffrir de temps en temps. Du coup, j'ai cultivé la certitude d'être timide, j'ai trouvé une infinité de preuves qui me donnaient raison, en prenant soin de ne jamais observer toutes celles qui contredisaient ma timidité. Résultat, je suis passé à côté de bon nombre d'occasions et cela m'a fait souffrir.

Tout petit, on me disait que j'étais timide, j'avais peur de parler aux vieilles dames qui piquent, je ne prenais pas la parole à l'école, je lisais beaucoup et ma mère ne cessait de me présenter aux autres en précisant que j'étais timide. Une mère a toujours raison,  vous ne croyez pas ? Et puis elle savait plus de choses que moi, c'était une adulte ! Et c'est vrai qu'elle avait raison, aussi loin que je me souvienne, j'étais sage, je restais dans mon coin. J'aime bien l'idée qu'elle ait eu raison, surtout qu'elle m'a élevé !

Sortir de la timidité

Il ne m'en a pas fallu davantage pour construire une personnalité qui répondait au critère de timidité, pour donner raison à ma mère et me rassurer dans le fait que je lui donnais par la même occasion le pouvoir de ne pas se tromper.

Là où cela devient plus rigolo, c'est lorsque j'ai découvert des films familiaux, des "super 8" aussi longs à installer qu'à visionner. Et là, surprise, je découvre un petit garçon qui porte le même prénom que moi, qui me ressemble énormément, qui a les mêmes parents que moi mais qui fait le pitre, qui mime (Georges Marchais a priori), qui joue aux marionnettes, qui saute dans tous les sens, un petit garçon presque turbulent que je ne me souviens pas d'avoir rencontré. Le contraire d'un enfant timide. Damned, j'ai du admettre, contraint et forcé, qu'au moins une fois dans ma vie, je n'avais pas été timide…. Flûte alors. 
La brèche était ouverte. Je me suis concentré sur le théâtre de marionnettes qui est apparu quelques secondes. Et là, les souvenirs sont remontés, les spectacles que je montais, les histoires que je rédigeais, les foules que je convoquais, ma voix qui criait, imitait des personnalités, changeaient en fonction du jeu, de la scène… Des souvenirs comme ceux là, j'en avais des wagons.. Fichtre. Des pans entiers de mon histoire s'écroulaient sous mes yeux. 


Et vous, comment vous définiriez-vous ? Timide aussi ? Colérique ? Bagarreur ? Moche ? Bête ? Idiot ? Méchant ? Cancre ? Incapable ? Nul ? etc, etc…
A défaut de films super 8, plongez vous dans  vos souvenirs et demandez-vous : 
- D'où provient cette pensée, de vous ? Des autres ? 
- Cette "certitude", vous donne t'elle de l'énergie ou au contraire vous ralentit-elle ? 
- Du reste, y a t-il ne serait-ce qu'une expérience de votre vie au cours de laquelle vous n'avez pas été - au choix - timide, colérique, bagarreur, moche, bête, idiot, méchant, cancre, incapable, nul ….?
- Pourquoi décidez-vous alors de penser que vous êtes "toujours" timide, colérique… ?
- Et si vous commenciez à observer tous ces moments au cours desquels vous étiez le contraire de timide, colérique… Que constatez-vous ?

Je ne suis pas QUE timide, alors la timidité ne me définit pas. Rien ne me définit au fond parce que je suis tout à la fois. Comme vous, je suis capable de tout. Alors ras le pompom de tous ces freins inutiles qui pèsent tant sur nos épaules, vous ne croyez pas ! Haut Les Coeurs !

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La simplicité et le management

Qu'il est compliqué de faire simple en entreprise ! Par simple, j'entends tout procédé dépouillé, esthétique même, mais aussi un cadre de fonctionnement éloigné de tout artifice, de tout jeu d'influence… Un je ne sais quoi de naturel, allant de soi…

simplifier le management pour une meilleure efficacité et un développement de l'entreprise

Comment faire simple en entreprise ? D'abord en cultivant l'art du désencombrement si cher à Dominique Loureau dans "l'Art de la Simplicité". Se désencombrer l'esprit, c'est reconnaître la réalité de l'entreprise dans sa globalité, sans chercher à la réduire en un relevé de compte et d'indicateurs de performances.  La représentation (relative) du comment ça marche, complexifie durablement les rapports internes et les échanges d'information, alors que la simplicité du "why" si cher à Simon Sinek et appliqué par Steve Jobs a l'immense particularité de relayer le superflu au rang de quasi inutilité.

Ici, la simplicité en entreprise repose sur la connaissance et le partage de la vision, sur la raison d'être et le sens que l'on attribue à sa fonction ou bien à la finalité de la société. Le reste n'est qu'un frein à la mise en route et à l'accomplissement, aussi, je considère que le management se concentre presque exclusivement sur la complexification des schémas de fonctionnement, ce qui, reconnaissons le, fatigue tout le monde , y compris lui-même, assez rapidement. C'est exactement ce que nous appelons en cocahing le travail sur l'environnement. Comment libérer mon action par un travail de repérage et de traitement de tout ce qui me "bouffe" de l'énergie et me détourne de mon objectif.

Avez-vous remarqué combien de temps, d'argent et d'énergie nous dépensons à rechercher les solutions permettant de résoudre un problème sans observer le pourquoi, l'origine même du problème ? Nous devenons des experts en rustine, collant un pansement de ci de là sur une énième ex-solution qui n'a plus lieu d'être aujourd'hui. Faire simple, c'est aussi imaginer que rien n'est figé, rester alerte, conscient des perspectives et des évolutions, en développant des aptitudes purement humaines : l'attention aux autres, l'observation fine des circonstances et constater combien les mutations sont constantes et réelles.

La simplicité demande du génie, le génie humain, la précision, l'excellence… mais aussi la remise en cause de ses idées et concepts, une remise en cause permanente. Et cela demande de changer de posture, d'y travailler, individuellement et collectivement.
Les méthodes utilisées et (toujours enseignées) sont calquées sur le cartésianisme : "je prends chaque composante de l'entreprise et je lui colle un process "adapté"". Le résultat est souvent grotesque, un méli mélo de composantes qui ne communiquent plus en elles, et qui, pire encore, oublient régulièrement le pourquoi de leur fonction, de leur existence. 

Tiens, pour tester l'art de la simplicité et de la vigilance en entreprise, pourriez-vous, en une phrase (simple), décrire l'identité de votre entreprise ? Votre vision à moyen terme ? La communiquez-vous ? A t-elle du sens ? Vous stimule t-elle ? Et comment sont organisés vos process, autour d'une vision globale ou bien d'indicateurs de performance, plus ou moins mal menés…?

*credit photo de pakorn / FreeDigitalPhotos.net

J'ai du mal à me décider

"J'ai trop de choix, d'alternatives, je ne peux pas décider…!" Mince, c'est un comble, les opportunités et options semblent si nombreuses qu'elles en deviennent bloquantes et ne permettent plus d'avancer comme on le souhaiterait. Avez-vous déjà vécu ce type de situation ? De mon côté, cela m'est arrivé de temps en temps. Pourtant, faire du "sur-place", ne pas décider peut aussi être considéré comme une décision à part entière. "Je décide de ne pas décider" et de rester dans la zone que je maîtrise à peu près, la fameuse zone de confort que je trouve de moins en moins agréable. L'absence de décision s'appelle alors la décision de ne pas choisir.
Malheureusement pour moi, cette décision me limite dans la progression et l'accomplissement de mes objectifs, de mes envies.

Sortir de l'indécision et de l'hésitation rapidement

Ne pas décider est toutefois une bonne approche lorsque les conséquences d'un mauvais choix entraineraient des répercussions pendant très longtemps ou modifieraient considérablement le cadre de fonctionnement ou de vie de la personne concernée (on peut imaginer un investissement important ou bien la fusion de deux entreprises, pourquoi pas un mariage également). 
Le temps, appelé indécision ou hésitation, devient alors un temps constructif de compilation d'informations destinées à compléter le spectre d'intervention et à consolider le futur choix (c'est souvent le cas dans les recrutements par exemple).
Par conséquent, le report de décision peut être utile lorsque les conséquences d'un choix impliquent un changement important du cadre de vie, ce temps supplémentaire reste dans tous les cas, un temps utile de meilleure compréhension, de véritable réflexion s'il est alimenté par des informations fiables.

Parfois, ce temps d'indécision devient excessif et totalement bloquant. Malgré l'existence d'alternatives, il détruit à petit feu l'estime de soi et renforce inexorablement la difficulté de choisir. Par exemple, vous "coupez les cheveux en quatre" et cherchez le détail ultime pour une décision sans incidence sur votre vie, ou bien, vous vous enfermez dans le doute alors même que vous pourrez toujours faire machine arrière, corriger des paramètres ou modifier le cadre d'intervention. Enfin, vous comparez sans cesse les options, les unes avec les autres, montant d'innombrables tableaux à deux colonnes pour récapituler à l'infini la liste des plus et celle des moins.
Il arrive que ce temps excessif soit causé par une hésitation liée à une erreur passée, à un mauvais choix passé… alors même si la situation actuelle n'a rien à voir avec celle que vous rencontrez aujourd'hui, peut-être aurez vous tendance à généraliser et à imaginer (malgré vous) des conséquences hautement improbables vous replongeant dans l'état passé.

Peut-être hésitez-vous par habitude, par réflexe, peut-être avez-vous souffert d'une erreur passée, d'injonctions parentales ("prend ton temps avant de décider !"), peut-être vous sentez-vous responsable et refusez le droit à l'erreur ? Autant de causes qui méritent d'être observées sereinement, dans la bienveillance pour commencer à relativiser, admettre votre potentiel, renforcer l'estime personnelle ou vous débarrasser de tout devoir hérité d'on ne sait qui. Vous aimez comparer ? Alors je vous invite à lister toutes les décisions que vous aimeriez pendre, puis à les classer dans un ordre d'importance qui vous est propre (importance, pas simplement urgence !). Ce classement peut tenir compte de la facilité de mise en oeuvre, du caractère non définitif des conséquences, du prix à payer - éventuellement. Vous aurez ainsi une série de choses à décider, classées de la plus facile à la plus difficile des décisions à prendre. Vous inscrivant peut-être dans une première action, non risquée, sans conséquence, vous plaçant dans une première logique de mise en mouvement, une logique précieuse sur laquelle nous nous appuyons en coaching emploi pour mettre un terme à l'indécision.
Cette réflexion, cette mise à plat vous tente? Je vous invite à me contacter, quelques séances de coaching très pragmatiques ont souvent des effets formidables sur la difficulté à se décider.

Chausser ses lunettes roses

Nous avons la fâcheuse tendance de fixer notre mémoire sur des éléments négatifs, douloureux, marqués par une vive émotion, souvent peu agréable. L'incidence d'une mémoire s'accrochant plus facilement aux souvenirs désagréables est d'altérer notre perception de l'instant et de nous amener à davantage considérer la partie vide d'un verre à moitié rempli.
On a beau faire, notre cerveau s'accroche naturellement comme une sangsue à tous les souvenirs négatifs. Et oublie, ou zappe plus facilement les émotions positives attachées à un évènement particulier. Combien d'expériences heureuses passent à la trappe de la mémoire alors qu'une seule plus désagréable emporte tout sur son passage ?

Malheureusement, je n'ai pas de recette miracle pour éliminer les expériences malheureuses ou difficiles de nos vies, en revanche, commencer à considérer à égalité les bons moments nous permettrait d'envisager que le verre à moitié rempli de vide est surtout à moitié rempli d'eau. 

Il y a des fleurs partout pour qui sait les voir
La vie en rose...

On essaye ?

Tout d'abord, transformez vous en observateur des choses sympathiques, même les plus anodines qui ponctuent nos journées. Cherchez activement tous les stimulateurs simples (le bruit des oiseaux qui chantent, le sourire d'une personne croisée dans la rue, une confirmation de contrat, un éclat de rire de vos enfants, un bon film, une lecture inspirante, etc….). Transformez vous en chasseur / collectionneur de micro plaisirs, avide de goûter pleinement tous ces petits riens du quotidien.

Prenez votre temps ! Forcez-vous (les premiers jours) à vous poser, quelque part chez vous, à votre fenêtre de bureau, dans la rue, au bord d'un champ pour observer et traquer tous ces petits plaisirs totalement gratuits et généreux si abondants autour de nous. Plus vous prendrez votre temps pour observer combien ces petites choses vous font du bien et plus vous vous ferez du bien… Physiologiquement d'abord en délivrant un flot continu d'hormones (cytosine par exemple) qui apaisent et vous comblent de sentiment de sécurité, de calme, mais également en modifiant sensiblement votre perception de ce qui vous entoure (un peu comme si vous chaussiez des lunettes roses). 

Bref, se focaliser sur les évènements positifs n'est pas une lubie new-âge mais bien une rééducation tant physiologique que mentale destinée… à se faire du bien.

Ensuite, le fait d'observer consciemment dans son quotidien les évènements les plus positifs, aussi anodins soient-ils, vous comblera de gratitude. C'est marrant, on regrette souvent de ne pas avoir ceci ou cela (de l'argent, un travail, une maison, une voiture…) alors que l'on passe nos journées sans remarquer tout ce qui nous est offert. Je me pose dix secondes pour observer le vol d'une hirondelle ou sentir le parfum d'une rose ne dépend que de moi. Agir positivement de cette façon sur moi, ne dépend que de moi.
En PNL, nous travaillons sur la façon d'ancrer l'ensemble de ces éléments positifs pour les emmener partout avec soi et les solliciter dès qu'une occasion se présente. Pour autant, si je n'ai pas la chance de travailler avec vous, je vous propose de vous acheter un beau cahier et d'y consigner tous les jours, toutes les jolies petites choses qui vous sont arrivées, auxquelles vous avez assisté. Retranscrivez-les fidèlement en quelques mots, pensez, pourquoi pas à y associer les émotions positives ressenties (joie, sérénité, gratitude, émerveillement, inspiration, fierté, etc…).

Effet garanti, satisfait ou remboursé ! Je vous souhaite d'apprendre à regarder ces beaux moments remplis de tous ces instants précieux.



Je n'en peux plus des présentations power-point !

J'assistais hier à la présentation des comptes d'une grande entreprise spécialisée dans la distribution de vins et spiritueux. Tandis que le directeur financier s'appuyait sur une série effroyablement ennuyeuse de tableaux, graphiques en tous genres, j'observais l'auditoire qui, comme moi, réprimait un nombre incalculable de bâillements. A l'image de nos mâchoires, tout le monde décrochait et sombrait dans une rêverie digestive peu agréable tant l'inquiétude d'être sollicité - sournoisement - ou jugé  par ses pairs emplissait la salle inondée de soleil.

Personnellement, je n'ai rien retenu, si ce n'est que les indicateurs sont au vert. 
Ces présentations sont mortelles pour l'entreprise. Je n'évoque pas seulement les comptes mais je pense également à ces présentations commerciales ou marketing, ponctuées de power-point approximatifs, chargées de textes répétés à l'envi par ceux qui les ont rédigés. De grâce, ménagez notre patience et notre curiosité en supprimant ces présentations stériles dont la seule conclusion est digne d'intérêt. 

pourquoi les présentations power-point sont inefficaces

J'encourage les managers à parler, s'exprimer, argumenter et défendre leurs idées avec passion. Que la rhétorique soit enseignée, que le coeur soit consacré au fond de le pensée davantage qu'à une présentation blafarde projetée par un vidéo-projecteur exténué et bruyant. 
Arrêtons de nous user la vue à force de déchiffrer des lignes de nombres parfaitement inutiles et présentons nos conclusions avec fougue et panache pour réveiller un auditoire assoupi et désabusé. 
Les présentations power-point sont le mal absolu, elles rallongent les durées de réunion, d'abord parce qu'une fois sur dix, le document semble perdu dans les méandres d'un ordinateur décidément capricieux, ensuite parce que chaque ligne de texte ou de chiffre est lu par le speaker, lecteur officiel d'un document illisible pour le public. 
On explique, on décortique, on répète pour aborder un résultat, tantôt bon, tantôt médiocre. Venons en aux faits ! Le résultat est celui-ci, voici mes recommandations !

Apprenons à échanger, à nous parler, à susciter l'intérêt, le questionnement aussi. Apprenons à argumenter, à transmettre et communiquer, aussi de façon unique, différente, originale. Apprenons à réveiller, passionner, secouer les esprits pour trouver de nouvelles voies, de nouveaux chemins si utiles à nos chères entreprises. 
Arrêtons de financer des formations power-point ou microsoft excel pour que les tableaux soient parfaits, beaux, bien présentés… mais formons nos managers et collaborateurs à expliquer plus simplement leur métier, leur travail, à défendre le coeur de leur profession, de leur expertise, à avoir suffisamment confiance en leurs compétences pour se responsabiliser et assumer une position, non pas parce que les chiffres l'imposent, mais parce que le bon sens et l'intelligence le dictent.

Enfin, la présentation orale, sans aucun support, sans aucune note me parait beaucoup plus vertueuse qu'une série de slides présentés avec des tirets, des puces, des effets magiques et des fautes d'orthographe. Je défends la relation, l'échange, la sueur, la contradiction dans nos réunions plutôt que le manichéisme des colonnes bien présentées et des photos ridicules soi-disant impactantes. 

J'espère que vous penserez à ce billet lorsque vous préparez votre prochaine "prez" ou assisterez à une réunion ! Haut Les Coeurs !

Credit photo Ambro / FreeDigitalPhotos.net