Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


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La meilleure des résolutions ? Apprendre à fixer de bonnes résolutions...

Fixer de bonnes résolutions

Ah, les débuts d'année et leur florilège de résolutions, de décisions, de changements importants, de ruptures... Les envies exprimées, les passions à honorer, les respects naissants, les limites hésitantes... Le mois de janvier est l'adolescence calendaire, légèrement gauche et tellement rempli de possibilités !
Je vous éviterai les marronniers des résolutions, celles que l'on tient, celles que l'on laisse passer, et qui, peut-être, s'avèreront inutiles. En revanche, il me semble intéressant d'observer la façon dont vous caressez une envie, quelle qu'elle soit, pour peut-être la mettre en oeuvre. Car non, résolution ne rime pas forcément avec abandon... cela dépend du moins du type de résolution que nous évoquons.

les résolutions du début de l'année
Que sera votre Mont Everest cette année ?

Dans le domaine de la gestion de carrière ou de l'emploi, les résolutions laissent présager de belles mises en mouvement. Je ne peux que vous encourager à les dessiner, à les façonner. Cependant, saupoudrons nos objectifs de tempérance, laissons l'ambition à l'horizon et regardons, là, maintenant, où nous posons nos pieds pour avancer solidement.
En d'autres termes (si, si, j'ai bien senti que je vous perdais), fixons des résolutions à très court terme, des résolutions mensuelles, des objectifs courts, immédiats qui demandent une mise en action dans l'instant, et laissons les buts plus lointains, les monts Everest, aux rêves ambitieux qui porteront notre motivation.

Fixer des objectifs concrets


Quel serait le mont Everest que je me fixe : trouver un emploi bien payé, dans une entreprise fantastique, qui saura reconnaître en moi le génie que je suis... tout cela dans les meilleurs délais. Attention, je ne dis pas qu'il est impossible de gravir ce mont, je prétends juste que cette ascension ne se décrète pas, mais qu'elle se prépare, jour après jour, méthodiquement... Cette ascension ne dépend pas totalement de moi, mais également des conditions extérieures (de la qualité de la neige ou de la météo pour rester montagnard par exemple...). 

Les vraies résolutions sont donc toutes celles qui vous permettent de répondre à la question suivante : 
Dans ce qui dépend à 100% de moi, qu'est-ce qui me permettra de trouver l'emploi que je souhaite ?

Et là, vous décortiquez toutes, je dis bien toutes, les réponses qui vous traversent l'esprit, qu'elles soient très concrètes (par exemple : je refais mon CV, je rencontre un coach emploi...) ou plus vagues (je suis en forme, je déborde d'énergie, je crois en mon projet professionnel...).
Chaque réponse mérite d'être inscrite sur le haut d'une page d'un carnet personnel, pour faire l'objet, dans un deuxième temps, d'une déclinaison, d'une revue de tous les paramètres à prendre en compte pour voir la réalisation de l'objectif annoncé.. Par exemple, si votre réponse est "je refais mon CV", alors notez une date de commencement dans le mois à venir, une date de fin, les étapes à franchir (travail sur mes qualités, retracer le fil de ma carrière, formaliser les accomplissements, résumer mes compétences...). Notez bien que ces étapes peuvent être étalées dans le temps, elles sont courtes et  constituent des pas qui vous rapprochent de votre objectif final. Souvenez vous : on mange un éléphant à la petite cuillère ! 

En face d'un objectif, aussi minime soit-il, pensez à inscrire la raison pour laquelle vous estimez nécessaire de commencer rapidement.. ce n'est en aucun cas pour vous flageller par la suite si - d'aventures - vous n'avez pas bougé pour franchir ces étapes mais davantage pour vous responsabiliser, pour regarder en face ce qui, dans l'approche, mérite ou méritera d'être corrigé. Après tout, un peu de méthode et d'objectivité ne nous nuira pas..

Alors, que souhaitez vous mettre en place dans l'année à venir ? Et par quoi commencez-vous dès maintenant ? A vos carnets mes amis !




Faire le tour du monde sans avoir gagné au loto… C'est possible !

Ce qui me suivent régulièrement savent que j'ai consacré une grande partie de ma vie aux voyages et que je coache (et oui, même en tant que coach emploi) de temps en temps, des familles (que je salue au passage si elles lisent ces lignes !) projetant de parcourir le monde en voilier, en voiture, en camping car ou autres...

48% des français annoncent que s'ils gagnaient à la loterie, ils partiraient immédiatement faire le tour du monde... Dommage d'attendre quelque chose d'improbable pour réaliser son rêve, non ? Ce n'est pas la peine de disposer de moyens financiers conséquents pour voyager... La preuve ? Il existe de multiples façons de voyager sans débourser des sommes faramineuses :

1- Voyagez en vélo ! Avis aux sportifs, prenez le temps de découvrir façon Rock Rider, les populations, les petits marchés, l'envers du décor, les chemins de traverses éloignés des sentiers battus... La liberté au rythme de vos découvertes, seul, en groupe, prévoyez un budget modeste, dans un circuit organisé ou bien au gré du vent. Le choix de l'équipement est décisif et constitue l'investissement de base. Les forums d'échange sont nombreux, il conviendra en tout état de cause de travailler votre condition physique en gérant au mieux votre emploi du temps et votre préparation !

2- Testez le couchsurfing ! Vous rencontrerez des hébergeurs, des gens comme vous et moi qui proposent gratuitement un "canapé" (qui peut être un lit, une chambre, hein !). Retrouvez toutes les opportunités sur www.couchsurfing.org, elles vous garantiront une immersion totale pourvu que vous soyez porteur de valeurs telles que le respect ou l'humanisme. Un état d'esprit à véhiculer tant en acceptant un canapé qu'en en proposant aux voyageurs cooptés. Vous pouvez également choisir l'échange d'appartement ou de maison (surtout si vous habitez dans une zone touristique), ce qui aura pour conséquence de vous immerger totalement dans une ville ou un pays, en contact avec la vraie vie des résidents. (www.digsville.com ou www.trocmaison.com.

3- Voyagez le plus souvent possible en train, retrouvez le charme de paysages défilant souvent plus lentement que depuis les fenêtres de nos TGV (au passage, relire "propos sur le bonheur" d'Alain relatant son inquiétude en 1905 face aux vitesses croissantes des trains). Vous rencontrerez beaucoup de personnes, descendrez au gré de vos envies découvrir telle ou telle cité, improvisant chacun de vos déplacements sans nécessité de réserver trop longtemps à l'avance chacune de vos étapes.

Tour du Monde

4- Tentez les traversées en cargo, et suivez les traces de nos grands explorateurs (désolé, je suis un fan inconditionnel de nos aventuriers du passé et contemporains). Ces déplacements sont une aventure à part entière, tributaire des contraintes météorologiques, vous ne serez jamais certain d'arriver au bon endroit, à la bonne date (c'est ce qui fait son charme, non ?). Les voyages en bateau sont autant de prétextes à la réflexion et à l'écriture, CMA-CGM propose quelques cabines sur ses navires, de quelques jours à deux ou trois mois de voyage, méditation garantie !

5- Jouez sur les taux de change ! Là, c'est le directeur export qui s'exprime mais soyez à l'affut des taux de change, et choisissez les destinations les plus favorables à l'utilisation de dollars ou d'euros (l'Asie en général notamment), surtout si vous suivez les points 1 et 2 - NB: la Turquie a récemment dévalué sa monnaie de plus de 15% !

6- Devenez adeptes du partage, de la colocation, du voyage en voiture à plusieurs itinérants (un genre de co-voituring pour globe trotters), Vous trouverez bon nombre de candidats potentiels en camping et auberges de jeunesse. Echangez les services : "je cuisine pour toi et tu m'héberges" (et inversement), "je te fais monter dans mon véhicule et tu me fais découvrir ta ville...", etc, etc… Tiens, c'est une bonne idée de start up, non ? Qui se lance ?

7- Et le camping sauvage... avez-vous pensé à dresser votre tente sous la voie lactée, aucun bruit, aucune pollution sonore et visuelle, vous vivez libre, libre également de vous installer dans un jardin privé pour ne pas risquer la solitude absolue. Attention au poids des tentes, des hamacs si vous traversez les forêts (www.sanstrace.ca)

8- Travaillez et accumulez les petits boulots pour financer vos déplacements. Ce n'est pas toujours si simple, pourtant, rien ne vous empêche de vous présenter à l'accueil d'un restaurant, d'une ONG ou d'une usine pour offrir vos services afin de payer un hébergement (partir "au pair" - www.iapa.org , www.aupair-world.fr - ou Nanny est également une formule très répandue Attention aux critères d'éligibilité (âge notamment) !

9- Et si vous demandiez d'être accueilli spontanément chez l'habitant ! Il est plus difficile d'obtenir un non qu'un oui, notamment dans les pays à très forte culture hospitalière. Cette pratique impose une bonne connaissance des coutumes locales mais encore une fois, vous serez étonné et surpris de constater que les peuples sont beaucoup plus ouverts que d'autres à l'hospitalité, surtout quand ils sont pauvres. Rien que pour le plaisir, suivez les aventures du souriant Antoine de Maximy (que je salue bien amicalement !) dans son émission géniale "j'ira dormir chez vous".

10- Marchandez, marchandez, marchandez encore, les hôtels sont capables de baisser leur prix, surtout au dernier moment, restez connectés, vous découvrirez chaque jour un nombre important d'opportunités de destinations et de vols économiques !

Vous rêvez de partir faire le tour du monde ? N'oubliez jamais que l'argent n'est qu'un moyen parmi d'autres et que seule compte votre profonde motivation. 

NB : j'ai testé toutes les options de ce billet sauf l'échange de maison ou d'appartement !

Une vente ne s'arrête pas à la vente...

Je fais partie de ceux qui pensent que la vente n'a pas de fin en soi, qu'elle est diffuse dans le temps et ne s'arrête pas forcément à l'acte d'achat du client. La vente ressemble davantage un concept, à une posture qu'à un fait précis et déterminé dans le temps.
Au delà de la livraison du bien ou du service, il existe mille et une façon de rester dans une démarche de vente active et respectueuse de votre client. Cela pourrait rentrer dans les fonctions du service client, seulement, je crois dur comme fer, que le service commercial peut et doit organiser la relation avec le client au delà de l'achat.


..."Bonjour Monsieur Duschmoll, vous avez acheté chez nous une machine à laver le 10 juillet, je vous appelle pour m'assurer que vous êtes satisfait de votre achat et que tout fonctionne comme vous le souhaitez. Je vous laisse mon numéro de ligne directe, n'hésitez surtout pas à me contacter en cas de besoin ! Merci encore de nous avoir fait confiance !"
Bon, pas très compliqué tout cela... Pourtant, vous souvenez-vous d'avoir été appelé par un magasin dans lequel vous vous étiez fourni, une entreprise venant s'enquérir de votre confort (je n'évoque pas ici les questionnaires de satisfaction que vous ne cessez de recevoir dans votre boîte e-mail) ?

La vente continue, nous venons de le voir, par un appel opportun mais également par l'envoi d'une carte manuscrite signée de tous les collaborateurs du magasin ou de l'entreprise, d'une mise à jour de documentation technique ou commerciale, d'une proposition d'essai d'un nouveau produit, d'une invitation à un cocktail privé… La liste est sans fin.. et les occasions de vous rapprocher - concrètement - de vos clients est beaucoup plus vaste que vous ne le pensez. 

Les moments "creux" ou sans opportunité de vente sont nombreux dans une journée, profitez de chacun de ces instants pour contacter vos clients et... ne rien leur vendre, juste leur demander si tout va bien.
Evidemment, vous privilégierez vos clients ayant acheté un bien onéreux, ayant demandé un effort, un investissement, vous leur éviterez ainsi les méandres de la solitude de l'acheteur, n'intéressant plus personne dès lors qu'il s'est porté acquéreur d'un bien... Voulez-vous tester en appelant vos meilleurs clients ? Vous mettrez alors en route le fameux "bouche à oreille", bien plus précieux que le "j'aime" du célèbre réseau social.


credit photo Sarah Klockars-Clauser for openphoto.net

Investissez dans un bon lit !

L'un des grands principes du développement personnel est de rétablir l'équilibre physiologique en appliquant des recettes de bon sens, des principes basiques, terre-à-terre et bourrés de bienfaits. Nous savons tous, au fond de nous, ce qui est bon en termes de consommation et de comportement. Manger sain, boire sain, respirer sain, bouger sain (ah zut, ça marche moins), penser sain, etc.... Bien entendu, l'excès de "sain" peut nuire gravement à la santé ! Tout est question d'équilibre.

Je me trouve trop gros

En coaching emploi, je travaille régulièrement sur l'estime de soi, la confiance et tous ces discours internes qui altèrent l'image de soi, provoquant parfois mal-être et questionnements perpétuels. Le rapport à sa propre image est toujours abordé car pour avancer pleinement vers l'objectif que l'on se fixe, notamment celui de trouver un emploi, il est nécessaire de mobiliser toute son énergie autour d'un but qui apporterait bon nombre de changements personnels. Une image de soi fragilisée repose parfois sur une perception altérée de son corps mais aussi sur une alimentation ou un comportement entraînant un surpoids "je me trouve trop gros...". Les régimes s'enchainent, des hauts, des bas, un pas en avant, deux pas en arrière, les éléments semblent s'acharner contre vous, les kilos ne disparaissent jamais.

Vous êtes le ou la seule à savoir ce qui est bon pour vous. Personne d'autre que vous n'est mieux placé pour vous dicter la conduite à suivre afin de profiter pleinement de votre vie. Personne. Pourtant, une récente étude, parue dans les pages du Monde "sciences",  révèle que la prise de poids est directement liée à la quantité de sommeil engrangé :
"l'augmentation des apports alimentaires est une réponse physiologique au manque de sommeil, afin d'apporter l'énergie nécessaire au maintien de la vigilance supplémentaire". 
Ceci est prouvé, formel, moins vous dormez et plus vous consommez longtemps, tardivement, de façon inappropriée. Nous ne sommes donc plus dans un rapport de privation mais davantage dans un comportement à changer : celui de se coucher plus tôt pour garantir une quantité de sommeil plus importante. Rien de révolutionnaire, n'est-ce pas !


Résumons : vous dormez peu pour une quantité de très bonnes raisons. En dormant davantage, vous vous reposez, êtes plus performant dans chacune de vos actions et vous perdrez naturellement du poids sans changer le moins du monde votre comportement alimentaire. Par conséquent, notez dans votre programme personnel de changement vers le bien-être d'investir immédiatement dans un super lit !  Jolie étape pour commencer à se mettre en mouvement, non ?

Le SMART ne suffit pas, pensez au B.A.-BA

"Je ne lâcherai rien tant que mon objectif professionnel ne sera pas atteint !" Waouh, quelle énergie ! Si cela n'est pas l'expression d'une incroyable motivation, alors je n'y connais rien ! Pour autant, je ne pense pas que cet état d'esprit permette d'aborder sereinement mais aussi durablement un objectif ambitieux qui souvent ne se réalise pas en un claquement de doigts. Se mettre en mouvement, vous le savez, répond à une réflexion profonde liée à la nature de votre objectif, son environnement, les circonstances dans lesquelles se dérouleront chaque action - si possible - planifiée, dans un timing maîtrisé. 

Objectif B.A. - BA

On parle ici du sacro-saint "objectif SMART", un ensemble de paramètres à valider avant d'arpenter le chemin qui mène à la réalisation d'un projet. 
Tout d'abord, j'identifie un but précis, adapté à mes besoins (Spécifique), je peux constater immédiatement si j'ai atteint cet objectif  (Mesurable), cet objectif me demandera de sortir de ma zone de confort pour réaliser un effort particulier (Ambitieux), je m'assure que je ne suis pas en train de rêver et de courir après une chimère (Réaliste), je me fixe une date butoir, une période liée à la réalisation de l'objectif (Temporel). Tout cela, vous connaissez par coeur, c'est certain.

Maintenant, je vous propose de valider votre objectif d'une façon plus personnelle, moins technique si vous voulez. Nous parlerons d'un objectif B.A.-BA.
Partons du principe qu'une profonde motivation répond à une forme de bénéfice. A ce titre, je vous invite à vous poser les questions suivantes :

- Quels seront les bénéfices d'atteindre cet objectif ? Ici sont évoqués les bénéfices concrets (gain de temps, davantage de ressources financières, etc, etc...), mais aussi les bénéfices moins tangibles (meilleure estime de moi, image correspondant à mes attentes, plaisir, accomplissement...). Il se peut parfois que les bénéfices "concrets" interfèrent et contredisent les bénéfices plus indirects. Votre motivation est-elle alors réelle et profonde ? B comme Bénéfices.

- Existe t'il d'autres moyens, d'autres alternatives pour atteindre les bénéfices qui accompagneraient la réalisation de l'objectif ? Ben oui, ne suis-je pas en train de monter une "usine à gaz" alors que je pourrais faire autrement, plus simplement pour des bénéfices comparables. A comme Alternatives.

- Est-ce que atteindre cet objectif est vraiment bon pour moi et mes proches ? Est-ce que je fais une bonne action, en ma faveur, pour moi et ceux qui me sont chers. Bah oui, c'est bien beau d'atteindre un objectif mais si je sais que le prix à payer est - par exemple - de m'éloigner de mes enfants, est-ce que là, tout au fond de moi, j'aurais vraiment envie de me décarcasser pour atteindre un objectif, même s'il est SMART...? Je devine la réponse, pas vous ? BA comme Bonne Action

Se fixer un objectif ambitieux nécessite de valider vos motivations profondes, qu'il soit SMART ou pas,  il se peut que l'on baisse plus facilement les bras si l'on ne s'est pas assuré que les motivations derrière l'objectif sont bien les vôtres et qu'elles vous font entièrement vibrer. C'est le B.A. -BA et on l'oublie trop souvent.

Prise de recul, misez sur la simplicité

Une recherche d'emploi est souvent accompagnée d'incertitudes, de doutes, de données parfois complexes à assimiler, de paramètres liés à l'environnement à prendre en compte, au contexte économique, à la saison, aux humeurs des uns, des autres, aux articles divers foisonnant sur la toile, les conseils d'experts, de coachs en tout genre (dont votre serviteur, je dois le reconnaître !), les points de vue, "faites pas ci, faites pas ça", "l'avenir du recrutement est ici et surtout pas là..." Bref, une jungle épaisse qui nécessite une bonne dose de simplicité, du bon sens... et un miminum de confiance en votre intuition, cette petite voix qui vous dit tant de choses intéressantes.


Disons le clairement, la méthode miracle pour trouver un emploi n'existe pas, le CV parfait qui assure une embauche à tous les coups n'est pas né, le recrutement magique (celui qui intéresse le candidat, hein ! Pas la machine à dollars qui concerne les entreprises en mal d'inspiration humaine) reprenant une formule et un comportement respectueux de chacun et considérant le candidat comme une fin en soi plutôt qu'un moyen, ce recrutement est celui qui fait le moins parler de lui et qui, pourtant, est appliqué dans bon nombre d'entreprises qui ont choisi la discrétion pour manifester leurs valeurs.

La simplicité est probablement l'attitude la plus raisonnable à adopter par le candidat pendant toute sa recherche. Restez fidèle au bon sens et commencez par ménager votre énergie en vous concentrant sur une recherche pragmatique.. et logique. En gros, reprenez vos fondamentaux :


1- Projet professionnel :

Un candidat maîtrisant parfaitement son projet professionnel, ce qui l'anime, ce qu'il sait produire, ce qu'il a réalisé, ses atouts, ses forces, ses ressources, ses cibles mais surtout, ce qu'il sera en mesure de proposer à son futur employeur est une des clés de la recherche d'emploi. Pas de recette miracle, mais du bon sens : vous ne risquez pas d'atteindre votre objectif si vous ne l'avez pas parfaitement identifié, si vous ne savez pas pourquoi l'atteindre et ce qu'il vous procurera.


2- Méthodologie :

Partir dans tous les sens est une tactique... de camouflage. L'idée est donc de se recentrer en focalisant son attention et son énergie sur trois démarches distinctes :


  • les réponses aux annonces (facilitées par la connaissance parfaite de votre projet professionnel)
  • les candidatures spontanées (très efficaces, je vous l'assure, surtout si VOUS avez consciencieusement choisi l'entreprise à laquelle vous vous adressez)
  • Les entretiens professionnels, ou entretiens réseaux.

Le reste rentre, à mon humble avis, dans la famille de la dispersion (conversations sur réseaux sociaux, pages facebook, CV par SMS, etc, etc.. regardez sur internet, vous n'aurez que l'embarras du choix.

Ces trois démarches nécessitent un tableau de bord, des objectifs précis en nombre et qualité, une série d'actions correctives qui vous placeront dans une dynamique positive plutôt que dans l'attente et dans une mauvaise gestion du stress. Ces trois démarches nécessitent aussi une part de volonté ou de courage : les relances téléphoniques par exemple (c'est plus courageux d'appeler à 18h30 un recruteur que de lui faire parvenir un Twitt en moins de 140 caractères), mais encore un déplacement sur place, des rencontres "pince-fesses" réunions d'entrepreneurs à la CCI, au Medef, aux CJD, bureaux d'anciens élèves, conférences... L'éventail IRL est largement plus important que celui que vous déploierez dans votre réseau virtuel (je sais, je vais à l'encontre de ce que l'on peut lire partout... en revanche, votre réseau virtuel peut et doit être rencontré, sinon, il ne sert à rien, mais vraiment à rien...).

3- Santé et efficacité :

Un bon candidat est un candidat en pleine forme morale et physique... et internet ne vous aidera pas à vous faire prendre l'air. Ménagez la monture, que diable ! Fixez dans vos agendas, une plage horaire de 30 minutes pour souffler à l'extérieur, dans un square, dans la rue, dans votre jardin ! Bougez, buvez de l'eau, ralentissez le café, les sodas. L'oxygénation est également nécessaire pour activer vos neurones, stopper un cercle infernal de stress ou de mal-être...
Organisez vos journées en fixant des objectifs qui soient atteignables, simples (encore une fois), respectueux de votre rythme familial (c'est tout de même une occasion rare de passer un autre temps en famille), de votre écologie personnelle, mais également en phase avec le monde de l'entreprise. Prévoyez des séances courtes de travail, votre cerveau n'en sera que plus efficace et productif... 
Alternez les séquences, ne travaillez pas trop près du frigo et privilégiez l'écriture manuscrite dans vos réflexions ou apprentissages (c'est moins propre mais rentre beaucoup plus facilement dans votre mémoire). 

Vous savez que l'enthousiasme est contagieux, il se cultive en acceptant de se faire du bien dans une période difficile, se faire du bien de 1001 façons mais toujours en respectant et honorant nos propres valeurs, là tout au fond de nous. Passer du temps sur Facebook, sur Twitter et autres réseaux distrayants, c'est vous assurer en fin de journée une beau remord provoquant l'impression que la recherche ne donne rien (avec ce désagréable sentiment de n'avoir pas optimisé convenablement votre journée... et de gaspiller votre temps, de la dilapider...)


4- Préparation :

Une bonne préparation à l'entretien est un atout formidable, celui qui différencie le touriste du professionnel. Là encore, il ne s'agit pas de tout connaître dans les moindres détails sur l'entreprise mais de maîtriser un minimum d'éléments qui situeront votre discours dans un environnement cohérent, rendant votre argumentation claire et précise. Cette préparation est votre meilleur atout, celle que vous aurez intégrée à votre façon de vous projeter, d'être déjà le collaborateur sélectionné...

Bon courage dans vos démarches !

L'imprévu colore les rituels

L'organisation de son temps, l'agencement de ses journées, de son agenda est déterminant dans la mise en action de la personne en quête de son futur job. Eviter de reporter au lendemain, l'oisiveté ou la dilution sur internet ou devant la télévision restent les écueils que vous évitez soigneusement au jour le jour. N'est-ce pas ?

Certains parmi vous organisent de longues plages de recherche ou de concentration et scindent leurs journées en 2 :
- Matinée : recherche d'informations en tout genre.
- Après-midi : rédaction de candidatures et travail de réseautage.
Classique mais... audacieux.


Je vous recommande vivement d'alterner les rythmes, de changer de vitesse ou d'intensité de réflexion, de concentration en alternant de plus courtes phases de travail de 45 minutes ou une heure par exemple.

Vous alternerez les thèmes, organisant votre journée autour de "courtes sessions", du fastidieux à l'agréable, du technique au pratique, variant à l'envi les intensités de vos travaux. Bien entendu, chacun s'organise comme il l'entend, pas de règle ! Pourtant, je constate qu'il est difficile de tenir un rythme ambitieux n'offrant aucune alternative de répit à un cerveau surchauffé, en quête d'avancées.
Personnellement, j'ai adopté cette façon d'organiser mon temps de travail depuis de nombreuses années, consacrant chaque jour 45 minutes à l'écriture de billets sur ce blog ou sur hlc-conseils.com. Il m'arrive de temps en temps d'être victime du syndrome de la page blanche, incapable de sortir le moindre texte, comme cela en trois quarts d'heure. Qu'à cela ne tienne, dès que les 45 minutes consacrées à cet exercice sont passées, j'enchaîne un autre travail, certain que le lendemain, j'aurai une nouvelle idée à exploiter. Bref, je ne m'acharne pas à rester une demie journée devant mon ordinateur en espérant que l'inspiration me tombe sur le coin de la tête. Quand rien ne vient, je passe à un autre sujet au bout de 45 minutes et c'est tout !

"Il n'est jamais trop tard pour ne rien faire" selon Confucius... J'aime cet adage, à tel point que j'invite toute personne en recherche d'emploi à se ménager des pauses réelles, à jouir simplement du temps qui passe, pour soi, pour rêvasser, comme ça dans le présent, en prenant en charge ces jolies minutes offertes. La meilleure façon de casser la routine, c'est aussi de savoir apprécier le temps qui nous attend, sans forcément le transformer en investissement à court terme. C'est ce qui s'appelle être disponible à la vie, là, ici et maintenant, sans calcul, sans peur de l'imprévu parce que finalement, l'imprévu colore les rituels.

Le rapport d'étonnement

Le rapport d'étonnement


Lorsque l'on prend ses nouvelles fonctions dans une entreprise, par exemple que l'on devient manager pour la première fois, on a tendance à se fondre le plus possible dans le décor et à s'approprier rapidement les rudiments de la culture d'entreprise, si chère à tous ceux qui vous l'enseignent.
Lorsque je suis en mission de développement d'activité dans une société, je travaille énormément sur la modélisation et le process d'intégration des nouveaux arrivants, de ces forces vives auxquelles l'avenir appartient... 

Souvenez-vous, les valeurs de l'entreprise s'expriment dès le recrutement ! Pour autant, au delà de l'image et de l'impact qui peuvent être véhiculés dès l'embauche d'un nouveau salarié, je trouve regrettable que l'on ne "profite" pas davantage de ce regard immaculé, vierge de tout a priori, de toute posture, afin de chercher à s'améliorer, à perfectionner ou simplement à avoir connaissance du ressenti de ceux qui mettent pour la première fois les pieds dans l'entreprise. Un nouvel arrivant, constitue un facteur considérable de développement de l'entreprise, qu'il soit expert ou non, par le simple fait que rien ne va de soi pour lui, qu'il est un capteur ambulant, particulièrement concentré sur l'assimilation de méthodes, d'habitudes, de process, de toutes ces "choses" qui vont sans dire...

et si vous demandiez aux nouveaux collaborateurs de vous faire un feedback sur l'entreprise ?
Le rapport d'étonnement - façon Eischer


Et si, en tant que manager, en tant que collègue de ce nouveau collaborateur, vous passiez un peu de temps avec lui pour recueillir ses impressions, ses étonnements, ses questions ?
Et si pour une fois, vous inversiez la vapeur pour devenir celui ou celle qui reçoit une information, un commentaire, une autre culture également, en tout cas celle du petit dernier ? Et si vous encouragiez le feedback ?


Ce n'est pas au nouvel arrivant de savoir intégrer l'entreprise, c'est à l'entreprise de savoir intégrer son expérience, son regard, son discernement voire ses critiques...



Pensons systématiquement à inclure dans le programme d'intégration un ou plusieurs rendez-vous destinés à recevoir le nouvel embauché pour le questionner sur sa perception de l'entreprise, ce qu'il apprécie, ce qui lui semble étrange, ce qu'il changerait s'in en avait la possibilité... "et toi, comment ferais-tu ? Est-ce que cette méthode te semble cohérente, comment pourrions-nous l'améliorer ?".

Une nouvelle recrue a toujours de nouvelles idées !et ce qui est vraiment nouveau, c'est la capacité de l'entreprise à les écouter... ces nouvelles idées.



Demandez lui quelles étaient ses anciennes pratiques chez son dernier employeur, après tout, les bonnes idées sont faites pour être partagées, non ? Donnons l'occasion au nouveau salarié d'entrer dans un rapport d'équilibre : nous le formons aux techniques et pratiques de l'entreprise et de son côté, il nous fait part des bons réflexes d'antan, ceux qu'il va rapidement abandonner s'il suit scrupuleusement la culture de son nouvel employeur. N'oublions pas que ce n'est que dans l'échange que nous progressons, Ricardo l'a prouvé sur le plan économique, le bon sens se charge de nous le rappeler au quotidien dans nos relations avec l'es autres.


L'entretien est accompagné de ce que l'on appelle le "rapport d'étonnement", petite synthèse de toutes les notes prises durant les deux ou trois mois d'intégration, des commentaires relatifs à l'organisation, à l'accueil, à l'image ou plus prosaïquement à tout ce que l'on voit quand on y fait attention (consignes de sécurité, projeté d'un espace, compréhension d'un catalogue, d'une offre, pertinence des procédures...).
Bref, contribuez à améliorer sensiblement la qualité de votre service et de votre offre en proposant à votre nouveau collaborateur de vous aider à mettre en oeuvre tout ce qui lui semble pouvoir remédier à un problème éventuel. Ce sera là sa première mission concrète en tant que salarié confirmé dans l'entreprise !

Comment faire un rapport d'étonnement ? 

Pour ceux que cela intéresserait, le rapport d'étonnement est avant tout la synthèse de vos observations. Puisqu'il s'agit d'étonnement, nous retiendrons l'effet "surprise", l'effet "wow", l'effet "berk" mais également l'effet "tiens ?"... 
Pour cela, concentrez vous sur quatre aspects, le COSA (pas forcément dans l'ordre du reste...): 
- les Compétences (des collaborateurs, des personnes rencontrées, de vos pairs, de la direction, des prestataires extérieurs, de vous-même dans un cadre spécifique...).
- l'Organisation (la structure, les process internes, la fluidité et la communication interne et externe)
- la Stratégie (sa clarté, le fait qu'elle soit connue et validée par tous, sa pertinence (en rapport aux marchés, compétences et organisation), 
- l'Ambiance (ce "je-ne-sais-quoi", impalpable, un ressenti, une atmosphère, engagement général...)

Enfin, je vous suggère de segmenter votre rapport en trois parties distinctes :

1- Ce qui vous a étonné de façon très positive : l'effet Wow, qui mérite d'être souligné et commenté.
2- Ce que vous avez découvert, tout ce que vous ne connaissiez pas (particulièrement adapté à l'organisation  et la stratégie)
3- Ce qui vous semble devoir faire l'objet de mesures correctives (à classer selon l'urgence), avec, vous vous en doutez, des propositions constructives d'amélioration. Cette rubrique est fondamentale, vous l'aborderez de façon synthétique et surtout diplomate...

Managers, directeurs, soyez à la hauteur de votre recrutement et acceptez sincèrement l'idée de progresser, de recevoir des idées, de remettre en question aussi souvent que possible vos habitudes, tout ce que vous développez par réflexe, écoutez, accueillez des avis divergents sans vous sentir menacés et mis en danger (pour ceux là, quelques séances de coaching seront très vite amorties !)... et agissez  massivement, sans plus attendre, dès qu'une idée lumineuse pointe le bout de son nez.

Lire aussi :
- Savoir abandonner une mauvaise stratégie
- Faire du vent avec la meilleure des intentions
- Les bourreaux de travail nuisent à la santé de l'entreprise
- Pourquoi je fais visiter mon entreprise
- Rapport d'étonnement, un retour terrain franc et honnête
- Définir son projet de vie

L'entretien de recrutement est votre première réunion de travail !

L'entretien de recrutement est une réunion de travail


"Gloups... je suis convoqué à un entretien de recrutement. Le deuxième en six mois (un conseil, retravaillez votre CV !). Toute ma famille se réjouit, j'ai l'impression qu'il n'y a que moi qui soit perplexe et inquiet. Je sais bien que je devrais sauter au plafond mais non, j'ai plutôt envie de me cacher sous mon lit et de ne ressortir que lorsque l'entretien sera passé..."

Bienvenue chez les humains ! Difficile de prendre ses distances avec un tel évènement, l'entretien est important, ne nous le cachons pas, ce n'est pas une simple formalité, c'est LA rencontre entre vous et l'entreprise, rencontre que l'on espère bien entendu parfaite, une rencontre sur laquelle la mise peut rapporter gros, l'enjeu, surtout en ces temps, est important, mais vraiment important et vous le savez au fond de vous.
vaincre le stress de l'entretien d'embauche
L'entretien de recrutement est une réunion de travail

Vous allez vous préparer en lisant quelques uns des mille billets de ce blog, vous préparer en visionnant quelques vidéos sur la confiance, vous ferez le cas échéant appel à un conseiller ou un coach emploi pour optimiser votre démarche, vous parcourrez des centaines d'articles, vous plaçant parfois dans la détresse la plus profonde tant les avis semblent partagés et rarement unanimes, bref, vous ferez de votre mieux pour laisser éclater cette incroyable vérité :

vous êtes un bon spécialiste dans votre métier et n'êtes pas expert en recherche d'emploi (ce qui, entre nous, est plutôt sain, non ?).


Eh bien dîtes-vous qu'il existe peut-être un moyen de vous rassurer et d'envisager l'entretien sous un nouvel angle... de changer de discours intérieur ou cesser de vous poser tant de questions.
Vous êtes un excellent professionnel, n'est-ce pas ? Lorsque vous serez en poste, il vous arrivera souvent de présenter certains projets, de défendre un avis, une préconisation, de vous exposer un peu à l'occasion de réunions, de prendre parti pour telle ou telle option... La vraie vie, quoi !

Première réunion de travail

Cette vraie vie, vous allez l'expérimenter en entretien de recrutement, si, si... Je vous encourage à considérer l'entretien comme votre première réunion de travail chez votre nouvel employeur. Cette rencontre marquera dans tous les cas, votre premier échange avec les décideurs qui vous reçoivent. Le thème de la réunion est simple : "quels sont les enjeux de l'entreprise et de quelle façon y répondre ?"

Je le reconnais, il se peut que cette réunion soit également la dernière, néanmoins, préparez la comme si vous étiez en poste, comme si vous présentiez votre propre projet, celui que vous avez pris en charge et qu'il vous faut maintenant proposer à l'ensemble du board. 
Pas si simple ? Non, vous avez raison, ce n'est pas simple... Cependant, vous l'aborderez de la même façon que celle que vous aurez à préparer dès que votre embauche sera confirmée, et là non plus, croyez moi, vous ne penserez pas que c'est simple, vous vous direz juste que l'ensemble de vos capacités professionnelles devront être focalisées sur la préparation de ce nouvel enjeu !

Qu'est-ce que cela signifie ? Que vous serez carré, précis, préparé, des supports sous la main, force de proposition, (oui, dès la phase directement...). Vous vous comporterez comme si vous étiez déjà recruté , comme si vous étiez projeté dans le futur. Et c'est cela qui changera tout.

Re-devenez l'excellent professionnel que vous n'avez jamais cessé d'être


Tout cela se prépare, je vous rassure, avec mon aide, le cas échéant, mais cessez d'être un candidat et re-devenez l'excellent professionnel que vous n'avez jamais cessé d'être.
Voulez vous tenter cette approche ? N'hésitez pas à me contacter pour tout accompagnement. A bientôt !

Lire aussi :
- "Si j'avais confiance en moi..."
- la fréquence de l'enjeu en entreprise
- comment préparer une réunion ?

Bien aborder un salon de l'emploi en 4 points

Je ne compte plus le nombre de salons de l'emploi auxquels je participe, rencontrant de nombreux candidats, jeunes et moins jeunes, spécialistes ou non, tous ayant en commun la recherche d'un nouvel emploi.
Je remarque systématiquement deux catégories de candidats :
1 - Ceux qui viennent pour la première fois sans trop savoir ce qu'ils y trouveront,
2- Les autres qui viennent pour la seconde fois, prêts à ne pas répéter le manque de préparation de leur dernière visite...

Bref, la préparation du candidat est le réel élément qui marque une différence sur un salon de l'emploi. "Ben oui, mais quel genre de préparation ?" me direz-vous. Bonne question.

Tout d'abord, l'attitude, celle qui distingue le visiteur à l'improviste de celui qui vient dans un but précis. Cela passe forcément par l'image et par une tenue professionnelle appropriée. Evitez la tenue de sport, les vêtements casual et préférez celle, plus passe partout dans cet environnement, de la tenue sobre et adéquate à l'entretien de recrutement (lire l'article sur la tenue et l'entretien de recrutement).

Ensuite, ce qui distingue un candidat d'un autre, c'est sa capacité à présenter simplement ce qu'il est et ce qu'il recherche. La technique du pitch par exemple constitue un bon point de départ, mais également celle d'une préparation dans ses moindres détails vous ayant amené à définir votre projet professionnel, les cibles qui peuvent y répondre et les attentes des recruteurs potentiels.

Le point crucial réside dans la préparation de vos entretiens : qui voulez vous rencontrer et pourquoi ? Vous n'aurez vraisemblablement pas le temps de rencontrer chaque exposant, aussi pourriez vous contacter l'organisateur et obtenir la liste des professionnels présents afin de lister ceux qui répondent à vos attentes. Ensuite, inspirez-vous largement de votre projet professionnel pour "enquêter" sur les participants, quelles sont leurs perspectives, santé financière, plans à long terme, climat social... tout ce qui contribue à valider qu'ils soient - ou non - les entreprises pour lesquelles s'engager fait sens. Souvenez-vous, je défends l'idée du candidat "chasseur d'entreprises" et non l'inverse !

Dernier point, pensez à collecter les documentations des exposants, cartes de visites - y compris de candidats (n'oubliez pas que nous sommes tous entre deux jobs !), tout ce qui contribue à constituer votre base de données pour de prochaines rencontres ou plus simplement pour les partager à votre réseau. Collecter les contacts, vous donnera l'occasion de les solliciter sur l'ensemble des médias sociaux, de les remercier personnellement après une rencontre, même brève et puis d'alimenter votre "ERM" (employers relationship management..) - je reviendrai sur ce point. A défaut de solliciter, n'oubliez pas d'emmener de quoi noter les infos glanées de ci de là mais aussi de quoi distribuer... comme une bonne liasse de CV.

A bientôt et restez à l'affut des prochaines rencontres autour de chez vous, toutes les pistes sont bonnes pourvu que l'on sache exactement ce que l'on souhaite trouver !

Nom de fichier !

Je reçois des dizaines de CV chaque jour, parfois accompagnés d'un message, parfois seuls. Par courrier postal, internet, mais également en PJ sur mon mobile. Tous les formats y passent, du word au PDF bien sûr, en passant par des formats plus exotiques comme une note partagée sur Evernote, ou bien une photo de CV en JPEG, une vidéo... Bref, j'ai testé absolument tous les supports (sauf sur pizza) et je constate quotidiennement l'extrême créativité de bon nombre de candidats, nous en avons déjà parlé sur ce blog.

Vous imaginez bien qu'une autre forme de diversité s'exprime au travers des supports choisis... c'est celle des noms de fichiers. Du "1.doc" au "réponse a l'annonce 32712 - RH évolution - poste de contrôleur de gestion.pdf" en passant par "MachinTRUC cv directeur des ventes.rtf" contenant un CV de responsable marketing, il y a, je le pense, une réflexion à mener autour du nom des fichiers envoyés.

Tout d'abord, puisqu'il s'agit d'une pièce jointe destinée à être archivée et facilement retrouvée, je recommande vivement d'y mentionner votre prénom et votre nom (ou plutôt votre nom, puis votre prénom), après tout, n'importe quelle recherche s'effectuera d'abord par votre nom... et pas par "CV" !

Vous le savez maintenant, je ne crois pas aux candidatures automatiques, aussi, vous proposez vos services aux entreprises qui correspondent à vos critères, selon des projets qui font sens et pour lesquels votre posture est cohérente (relire : "définir son projet professionnel"). Vous aurez donc rédigé plusieurs  CV, chacun adapté à un environnement, à une piste d'emploi, une piste bien spécifique. Puisque j'envisage le CV comme l'un des outils les plus libres qui soient de support de communication, je vous encourage à exprimer la spécificité de votre approche dans le titre du document. 

Aussi, prenons un exemple concret, si vous êtes Madame Martine Truc, et que vous présentiez votre candidature au poste de chef de projets auprès de l'entreprise Machin, alors, vous sélectionneriez dans votre ordinateur votre CV "chef de projets", dédié à la mise en avant de compétences spécifiques et adaptées et à l'illustration de votre expérience professionnelle selon cet angle, vous lui apporteriez éventuellement quelques modifications et au moment de l'enregistrement pour le joindre à votre candidature, vous le pourriez le nommer : "TRUC Martine - Entreprise MACHIN - date". Rien de révolutionnaire, je l'admets, en revanche, il y a là le début d'une réflexion sur le classement de vos candidatures qui impactera forcément votre énergie ! Haut Les Coeurs !!!


Adopter des horaires de bureau


Pour rester connecté au monde qui nous entoure, rien de mieux que de vivre au rythme de ce même  monde... et le plus simple consiste alors à adopter soi-même les heures de bureaux à ses propres journées. Pourquoi cette réflexion ? Parce que je reçois beaucoup trop de messages (très) nocturnes de personnes en recherche d’emploi, des courriels envoyés entre 1 heure et 4 heures du matin.

Je m’inquiète pour votre santé, votre sommeil, figurez-vous ! Nous évoquions récemment ce sentiment de solitude contre lequel je vous invite à farouchement vous battre, néanmoins, ne vous enfermez pas dans un rythme décalé, où la nuit, les yeux rougis par l’écran terne de l’ordinateur, vous errez de sites en sites, à la recherche de quelque chose à quoi vous raccrocher. Vaste programme !

Non, non et non, sachez décrocher ! La nuit surtout, reposez vous, et si vous dormez mal, utilisez vos insomnies pour lire, écouter de la musique, manger un morceau de chocolat, vous bichonner un peu, vous le méritez ! Mais n’allumez plus votre ordinateur, sinon vous entrerez dans un cercle infernal, celui d’analyses systématiques d’informations qui se croisent, se télescopent et reviennent sans fin vous hanter, même la journée.

Rassurez-vous, vous ne raterez pas l’annonce convoitée, elle sera dès la première seconde de son existence dans votre messagerie parce que vous aurez créé des alertes sur tous les sites d’emploi. Arrêtez de culpabiliser, votre recherche d’emploi vous occupe toute la journée, c’est déjà pas mal ! Vous ne croyez pas ?

De vraies compétences qui vous différencient

L'immense majorité des personnes que j'accompagne possède un nombre inimaginable de compétences acquises au fil de leur carrière. Par compétences, j'entends la capacité à mettre en oeuvre une méthodologie spécifique au service de la réalisation d'un objectif, d'un projet. A bien y regarder, l'ensemble de nos actions quotidiennes, visent à transformer une intention en réalité, quoique nous fassions, nous passons notre temps à gérer un ou plusieurs projets, comme ça, mine de rien, sans en avoir l'air.

Aussi, lorsque nous travaillons sur ces fameuses compétences, celles qui permettent de marquer une différence et d'apporter une réponse concrète aux recruteurs, nous nous efforçons de gommer le contexte particulier d'un secteur d'activité en oubliant complètement la technique ou le jargon professionnel afin d'insister sur ce que l'on apporte, ce qui fait tout l'intérêt de notre candidature.

La méthode que j'utilise fréquemment est celle ci : 
Prenez une feuille de papier et posez par écrit, l'ensemble des réalisations qui ont ponctué votre parcours professionnel. J'admets que le travail est fastidieux, mais cela vaut le coût de se pencher sérieusement sur ses atouts, non ? Ces réalisations peuvent prendre la forme des missions que l'on vous a confiées, mais également le descriptif de journées types "voilà, chaque matin, j'analyse les statistiques de la veille pour en tirer des informations que je transforme en mesures correctives.., etc, etc...). Seulement voilà, rapidement aveuglés par nos habitudes, nous nous vautrons dans le confort d'un vocabulaire précis et peu accessible aux profanes, rendant la valorisation de vos atouts excessivement banale et trop peu différenciante. La solution ? Expliquez à un enfant de 5 ans* vos différentes missions, vous constaterez rapidement qu'il vous faut user d'astuces, de métaphores, de chemins simples pour examiner et valoriser votre parcours. Finalement, vous serez amenés à entrer dans le détail de votre carrière et vous y puiserez forcément des trésors de méthodologies totalement déconnectées des secteurs d'activités dans lesquels vous avez exercé. 

L'intérêt de tout cela ? La prise de conscience des atouts considérables qui sont en vous, vous distinguer d'un autre spécialiste dans votre domaine qui lui se contentera d'insister sur des atouts techniques et enfin, la mise en lumière de compétences transférables que vous pourrez aisément appliquer dans de nouveaux secteurs d'activité. 

*A défaut d'enfant de 5 ans sous la main :) faisons ce travail ensemble, vous aurez l'embarras du choix dans les compétences différenciantes à exploiter dans vos candidatures. C'est également l'un des thèmes que nous abordons dans les séminaires HLC. A bientôt. 

Construire un CV synthétique et compréhensible


Un CV peut aussi se lire comme l'eau coule dans une rivière... de façon fluide, logiquement, sans accrocs, rien que votre texte, des mots simples, une présentation aérée, synthétique. Zen. "Cool, je n'ai pas besoin de réfléchir.."

Pour autant, je suis prêt à parier que notre CV sera tout d'abord parcouru de façon diagonale ou rapide, les yeux du recruteur s'arrêtant ça et là sur quelques titres, mots clés, ceux qu'il a inscrit dans son cerveau, ceux qu'il recherche. Partant de cette idée, trois règles fondamentales doivent être prises en compte dans la rédaction du CV :

1- L'empan ou la capacité du lecteur à se souvenir naturellement de ce qu'il a lu - favorisez la synthèse - sans aller jusqu'au silence, évitez tout jargon professionnel, travaillez vos textes de façon formelle (ne conjuguez pas les verbes, évitez les formules personnelles (type "j'ai développé ci, ça...") et préférez utiliser les substantifs ou verbe à l'infinitif (tiens, je n'avais pas utilisé ce mot depuis l'école primaire - chouette !). Pour en savoir plus, lire aussi l'empan.

2- La simplicité des mots que vous choisirez s'avère essentielle car à défaut d'être prononcés, c'est leur signification qui est appréhendée de façon directe. On ne prononce pas un mot en lecture rapide, on le comprend directement. Pour vous aider à bien choisir votre vocabulaire, reportez vous à ce lexique bien pratique : Les bons mots du CV de A à F puis de G à Z.

3- Évitez au maximum les constructions graphiques complexes (colonnes, cadres, scrapbook - si, si) qui favorisent les mouvements inutiles de l'œil, comme s'il se disait : "un peu d'information par ici, un peu là...". Par conséquent, vous travaillerez par groupes de mots, le lecteur rapide fixant et photographiant les groupes de mots et non les mots eux-mêmes. Vous comprenez pourquoi l'essentiel consiste à aérer l'ensemble du document de façon à favoriser la photographie de ces groupes de mots par le lecteur type Speedy-Gonzales. Servez vous de couleurs (mais pas trop hein) pour marquer une rubrique.

De ce fait, les mots clés ne sont plus réservés aux fameux logiciels de tri sélectif des CV, nous avons tous fait l'expérience de retrouver très rapidement un mot précis au milieu de 1000 autres, et, ô miracle, comme un chien de chasse s'arrêtant net devant une perdrix, notre œil se fige soudain sur le seul mot recherché. Bref, puisque nous savons comment sont parcourus nos CV, appuyons nous sur les techniques de lecture rapide pour construire un document percutant. Vous ne croyez pas ?

Une question bien embarrassante


Allez, je vais vous faire un aveu, je ne crois pas aux questions « pièges » en entretien de recrutement. Voilà, tout est dit !

Une question dite « piège » se veut parfois déstabilisante, non pas pour faire tomber mais pour observer la capacité du candidat à réagir, à se dépatouiller d’une situation embarrassante, mettant souvent en exergue une posture paradoxale. Le hic, c’est qu’une question difficile pour l’un pourrait représenter une aubaine pour un autre candidat… Peut-on alors parler de piège ? Ou doit-on plutôt évoquer une perche tendue par le recruteur… ? La question piège n'est-elle pas une question "perche" ?
 Cette fameuse question piège est généralement celle qui nous touche de près, trop près, celle que l'on redoute plus que tout et qui survient sournoisement, comme ça, au détour d'une conversation.. Bing.

Vous me voyez venir, encore une question de perspective… Pffiou, heureusement qu’elle existe celle-là ! Puisque certains se régalent de ces questions - je parle des candidats - je ne peux que vous encourager à parcourir les billets de ce blog. Certains textes, qui à défaut d’apporter une réponse précise, vous permettront de réfléchir et de vous demander : « et moi, que répondrais-je à une telle question ? ». 
Et oui, un piège que l’on sait identifier n’est plus un traquenard mais un obstacle à contourner, la clé résiderait donc dans la préparation de l’entretien de recrutement, dans la méthodologie retenue pour contourner le piège. C'est là que vous apporterez votre différence.

Par préparation, je ne vous invite pas à répéter de façon automatique une réponse apprise ici et ailleurs, au contraire... 
En revanche, que vous ayez peaufiné votre approche, la cohésion de vos objectifs, de ce que vous pourrez apporter à l’entreprise, une vision claire de ce que vous êtes et de ce que vous seriez dans l’entreprise, voilà l’essentiel des éléments qui vous permettront de naviguer avec un maximum de visibilité et de vous faire éviter les écueils d’un discours légèrement paradoxal (« j’indique que je sais manager une équipe mais je n’ai à ce jour aucune expérience de l’encadrement …»).
Tout type de question peut survenir, comme ça, à n’importe quel moment de l’entretien, une question sans rapport avec la précédente, Boom, bing, bam… La seule façon de ne pas s’emmêler les pinceaux ? Sourire, accepter de se prêter au jeu, relever la difficulté de certaines questions « dites donc, elle est corsée celle-là ! », demander quelques précisions, car les questions ardues ou piquantes sont souvent mal posées. Enfin, de mon point de vue, le plus grand piège serait l’absence de question… 

Et vous, vous souvenez-vous d'avoir répondu à l'une de ces questions ?

Savoir récapituler un entretien d'embauche


De retour chez vous, après un entretien qui fut bien entendu excellent, vous devez vous prêter à un petit jeu, celui de récapituler les points essentiels abordés durant la rencontre mais également (et sutout !) vous livrer à une critique constructive de votre prestation.

Etes-vous content de votre prestation ? Quels ont été les points forts dans votre l'entretien, quels sont au contraire les points faibles qu'il vous faut travailler.
Pourquoi vous prêter à cet exercice ?
D'abord pour garder une trace de ce qui a été évoqué, mais surtout pour travailler vos points faibles en les ayant identifiés. Vous devrez sur la base de vos réflexions et observations vous poser la question suivante : que répondrai-je la prochaine fois que l'on me posera cette question ?

En gros, vous rentrez dans un système d'amélioration continue, un cercle vertueux où, l'expérience du recrutement devient un "plus".

Je vous propose un type de fiche récapitulative d'entretien, adaptez la à vos besoins, votre personnalité, n'hésitez vraiment pas ! Fiche récapitulative d'entretien à télécharger.

Que faire d'un hashtag ?

Le "hashtag", cela vous dit quelque chose ? Bon, comment pourrais-je vous expliquer simplement ce mot barbare... 
Imaginez, vous êtes sur une estrade, devant des milliers de personnes. Sur l'estrade se trouvent quelques autres speakers, comme vous. Tous ceux qui sont sur l'estrade racontent quelque chose de différent, tout ce qu'ils souhaitent, de la façon dont ils le désirent, rendant, vous vous en doutez, l'attention du public particulièrement ardue (et cacophonique). 
Et bien, pour attirer l'attention de ce public perdu dans le brouhaha incessant, vous brandissez un petit drapeau, une pancarte contenant un mot, un mot clé, appuyant ou illustrant vos propos. Grâce à ce mot clé (savamment choisi) vous permettez à une partie du public de vous repérer et de se concentrer sur votre discours. C'est ça le "hashtag".

Maintenant, je reconnais que rares sont les personnes passant leur temps sur une estrade, qui plus est devant un public - et pas seulement pour des questions logistiques ! 
Si comme moi, vous ne disposez pas d'une estrade et d'un public à portée de mains, je vous recommande d'utiliser Twitter et d'appliquer la technique du "hashtag"... tadam..
Comme nous le disions à l'instant, il s'agit donc d'un mot clé (une expression clé aussi) se repérant au dièse qui l'accompagne : #. 
Exemple, si vous transmettez une information relative à l'industrie, mentionnez "#industrie" dans votre message et tous ceux qui sont ou se sentent concernés par ce thème regarderont avec davantage d'attention, le contenu de votre Tweet (votre message quoi).

Le "hashtag", c'est aussi un levier, un gyrophare clignotant mettant en valeur vos propos. Une personne en recherche d'emploi peut ainsi utiliser une infinité de mots clés pour attirer l'attention d'un employeur, d'un recruteur : #CV #MBA #comptable #recrutezmoi #recrutement #topcandidat #job #.... Tout ce que vous voulez en fait, même une courte phrase.. si possible légère ou humoristique - mais courte, sans espace, sans signe autre que des lettres. L'idée est malgré tout d'utiliser un "hashtag" suivi par les recruteurs ou personnes ciblées.

Enfin, vous pouvez aisément lancer une initiative comme une chaîne d'entraide, à l'image des #FF suivis d'une liste de membres de Twitter (ça veut dire Follow Friday ou plus simplement : "comme chaque vendredi, je vous conseille de suivre ces personnes".. mais c'est plus long en français). Ainsi, chaque lundi ou n'importe quand du reste (chaque jour à 15heures..), on pourrait lancer les #MR (Monday Recruitment) et mettre en avant nos relations en recherche d'emploi. 
Vous le comprenez, les possibilités sont nombreuses pour ceux qui feront preuve de créativité, mais je suis intimement persuadé que le "hashtag" peut être un outil intéressant à exploiter en recherche d'emploi. A bientôt sur Twitter : @PierreDenier

Lettre d'introduction


Envoyer une candidature spontanée, revient à s'adresser à un inconnu, qui n 'a pas forcément besoin d'une nouvelle recrue. Le résultat peut varier selon le type d'emploi recherché mais le résultat est souvent très incertain.

Je vous propose une autre approche qui peut s'avérer plus efficace : adressez vos candidatures à des personnes avec lesquelles vous avez un quelconque lien.

Quel type de lien me direz-vous ? "Monsieur Machin m'a conseillé de vous adresser ma candidature, il m'a rappelé que nous étions de la même école, à quelques années d'intervalle" ou bien "je vous adresse ma candidature sur les recommandations de M. Truc qui fut l'un de vos fournisseurs / clients / etc...". Ces lettres d'introduction ont généralement de bien meilleurs résultats que les candidatures spontanées.

Aussi, cultivez votre réseau, questionnez, soyez curieux, vous retiendrez des noms de décideurs, d'entreprises. Cherchez dans vos souvenirs, vous ressortirez des noms de collègues croisés durant des stages, creusez sur l'ensemble des réseaux sociaux ou autres, observez qui est en contact avec qui, vous en ressortirez forcément avec quelques recommandations. Enfin, dans le module Coaching emploi, nous travaillons sur l'approche "réseau", celle qui vous permettra d'obtenir le sésame de la recommandation.

N'hésitez pas à vous concerter et partager vos expériences, vous êtes près de 45.000 personnes (merci !) à lire ce blog chaque mois. Ce serait dommage de ne pas en profiter !

Imposteur ? Attention au syndrome !


A l'occasion de nombreux entretiens, je constate que beaucoup de personnes sous-estiment leur parcours et refusent - parfois - de le valoriser, imaginant, à tort, qu'elles pourraient être accusées d'escroquerie.

Valoriser n'est pas trahir, valoriser n'est pas mentir !

Voyez plutôt : "Ouah, vous avez ouvert une filiale aux Etats-Unis dont l'activité s'est avérée très performante en moins d'un an ?" "Oui mais, c'était facile, j'ai eu beaucoup de chance, j'ai su m'entourer d'experts qui, eux, ont réellement construit ce succès". Je pourrais reprendre cet exemple dans la rédaction du CV, le candidat ne mentionnant qu'une partie, moindre bien sûr, de son rôle dans l'obtention des bons résultats de la filiale aux États-Unis, ne laissant au recruteur aucune chance de déterminer la totalité de son potentiel. Dommage, voilà une personne très compétente qui passe à côté, volontairement, du message qui intéresse son interlocuteur. Classique non ?

Je viens de découvrir que cette tendance à tout minimiser porte un nom : "le syndrome de l'imposteur*", attribué à une personne qui accorde souvent le succès non pas à ses compétences mais aux circonstances externes, "j'ai eu de la chance" ! Ces personnes, nombreuses, je le répète, craignent que l'on ne découvre leur supposée "escroquerie", elles adoptent alors deux attitudes, opposées :

- En faire trop, tout le temps et ne s'accorder aucun répit, aucune pause, aucun relâchement, quitte à tout faire exploser.
- Ne pas en faire assez, repousser, attendre, vivre une situation de blocage pas forcément identifié, sans comprendre pourquoi.

Dans le premier cas, la personne se dit que le succès éventuel sera du à l'effort très important et non aux compétences (effort qu'il sera difficile de maintenir dans la durée). Dans le deuxième cas, "si cela marche, c'est vraiment grâce à la chance puisque je n'ai fourni aucun effort...".

Bref, cela n'a rien à voir avec nos réussites personnelles, mais juste avec l'objectivité, je dirais la lucidité, la clairvoyance visant à reconnaître notre potentiel. "Oui, j'ai réussi telle ou telle chose parce que je suis doué dans tel et tel domaine, et non, ce n'est pas grave d'être doué". Si vous vous reconnaissez dans cette description, sachez, que vous n'êtes pas seul et que cela porte un nom : le "syndrome de l'imposteur*" ! Travaillez vos succès, acceptez les et reconnaissez vos qualités, vous gagnerez aussi en mieux-être. N'hésitez pas à me contacter pour toute aide sur ce point.

Tiens, au fait, vous vous reconnaissez dans ce syndrome ? N'hésitez pas à me contacter, nous travaillerons justement sur l'estime de soi

Se mettre en situation de dépendance

On s'en rend compte tous les jours, rechercher un nouvel emploi ne dépend pas des autres mais bien de soi. Pas d'autre possibilité que de retrousser ses manches de chemise et de creuser, dénicher, explorer les pistes qui mèneront vers le job convoité. Certains (de, moins en moins tout de même) confient leurs recherches aux cabinets spécialisés, rencontrant les chasseurs de têtes / placeurs pour se voir proposer sur un plateau d'argent différentes possibilités d'emploi. Seulement voilà, même si ces cabinets vous permettent de rencontrer un ou plusieurs employeurs potentiels (pas de votre choix, hein), il n'en reste pas moins que vous aurez à convaincre et rencontrer un décideur à l'occasion d'un entretien de recrutement (quelle qu'en soit la forme du reste).

Il est tentant de confier ses recherches à un cabinet chargé de vous mettre en contact avec différentes entreprises, pourtant, la maîtrise du process vous échappe totalement, vous n'êtes plus en position de choix ou de construction de votre avenir mais vous vous placez surtout en situation de dépendance, de soumission auprès d'experts dont la mission consiste surtout à faire suivre votre CV à n'importe qui et à postuler à n'importe quoi. Vous l'avez compris, je défends une certaine idée de la posture du candidat, celle qui consiste à mettre en place un mode opératoire dont le seul objectif est d'atteindre les cibles que l'on se détermine, soi-même, sans personne. Ce mode opératoire, nous le travaillons en séances de coaching, il passe par l'exploration de vos atouts, le renforcement de vos capacités, la construction d'un projet professionnel en fonction des envies et perspectives, le ciblage de tous les employeurs qui vous intéressent, la construction d'outils adaptés (du CV au profil RS en passant par les rencontres réseau) et la préparation personnelle à chacune de ces étapes, jusqu'à l'intégration en entreprise. Bref, tout sauf le hasard, tout sauf la "réflexion" d'un autre concernant votre avenir.

N'hésitez pas à me contacter, je reste à votre écoute tout cet été pour vous accompagner dans la construction de vos projets et la mise en route de ces derniers dès la rentrée. Haut Les Coeurs !!!