Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


A quand remonte votre dernier grand éclat de rire ?

Vous autorisez-vous à rire ? Oui, vous avez bien lu la question, vous arrive t'il de glousser, de pouffer, de rigoler, d'exploser de rire, à gorge déployée, de rire comme une baleine, d'être plié en deux, d'être tordu de rire, de rire aux éclats, en vous tenant les côtes, de pleurer de rire, d'essuyer vos larmes de rires en poussant un long soupir d'apaisement, secoué par quelques spasmes difficiles à calmer… :)

15 minutes de marche équivalent à 1 minute de rire :)
À quand remonte votre dernier grand éclat de rire ?

Le rire serait le propre de l'homme selon Rabelais, bien qu'il soit prouvé que nombre d'animaux rient également. En revanche, se forcer à contenir un rire, un réprimer un sourire, à faire "bonne" figure plutôt que d'exploser de rire serait, pour le coup, le propre de l'homme. 
Le rire est une expression de joie, en tout cas, il crée ou entretient un sentiment de joie, or, cette joie est parfois bien contenue (pour ne pas dire réprimée), ou non autorisée dans la sphère personnelle, familiale ou professionnelle… Vous souvenez-vous d'avoir explosé de rire lors d'une réunion de travail ? Pourtant, les occasions sont nombreuses, vous ne croyez pas ? En fait, nous apprenons dès notre plus jeune âge à rire - ou pas - selon les circonstances, selon les endroits. Cet "apprentissage" prend parfois des allures de contraintes, rire n'est pas poli, c'est la marque de ceux qui ne se contrôlent pas, de ceux qui ne maîtrisent pas leurs émotions, de ceux qui se donnent en spectacle… Du coup, grandissant dans une culture aussi contenue, bon nombre de personnes parmi nous n'osent rire, de peur du ridicule et de l'image qui sera véhiculée.

Seulement voilà, dans une société qui raffole des expériences émotives les plus fortes (souvent générées par des comportements extrêmes ou des achats), on en oublie les plus simples : rire spontanément sans crainte d'être jugé. Montrer sa joie de vivre ne passe malheureusement plus que par l'étalage de ses succès sur les réseaux sociaux en oubliant la plus élémentaire des manifestations de joie : le rire.
Nous recherchons toutes sortes de drogues, subterfuges pour nous autoriser à exprimer ce qui est en nous et dépensons des fortunes pour libérer cette émotion innée chez l'homme. C'est dommage, vous ne trouvez pas ? 

A quand remonte votre dernier grand éclat de rire ? Le rire détend et constitue une réserve formidable de bénéfices tant physiologiques que psychiques. Il réunit, soigne, apaise, oxygène, il masse, il stimule, la liste est sans fin… Une minute de rire équivaut à 15 minutes de marche, une véritable réserve d'énergie pour tous ceux qui le pratiquent et pourtant, regardez bien autour de vous, voyez vous des gens rire ? Vos collègues, votre famille, ceux qui vous inspirent ? Vous faut-il un verre (ou plusieurs) d'alcool pour commencer à vous dérouiller et moins craindre le regard de l'autre ? Vous sentez-vous libre de rire ?

Lire aussi :

Chimère relationnelle : "l'autre pense comme moi"

"J'en ai marre de ce mec, il n'a toujours pas compris que j'attends autre chose d'une relation…". Aïe, voilà un couple qui semble bien fragile, des relations difficiles et frustrantes entre adultes responsables. Cela vous rappelle quelque chose ? Pour ma part, cela me renvoie à quelques disputes (rien de grave, je vous rassure !), reprochant à l'autre de se comporter d'une façon inadaptée, répondant si peu à ce que j'imaginais comme étant bon pour notre (surtout le mien) fonctionnement, notre (surtout le mien) épanouissement.

Seulement voilà, je me surprends à attendre de mon conjoint qu'il devine ce que j'ai imaginé, ce que je pense, et alors là, évidemment, je ne connais que la frustration et la colère. Par quel miracle, la personne étant en face de moi (mon conjoint, mais aussi mon collaborateur !…) pourrait elle deviner la teneur de mes pensées, de mes attentes, si à aucun moment, je ne lui exprime clairement… Voilà le drame de bien des échanges tronqués, des jugements catégoriques : 

"je juge celui qui est en face de moi comme étant incapable de répondre à mes attentes et de satisfaire mes besoins"

Nous projetons toutes nos attentes et besoins chez les autres
Chimère relationnelle : "l'autre pense comme moi"

L'autre, mon conjoint, mon collègue,  devient le seul responsable de mon insatisfaction, je l'assomme de critiques acerbes (ou de pensées assassines- gnarf, gnarf), histoire de le réveiller un peu et de lui faire prendre conscience de mon malheur, peut-être réagira t-il… s'il m'aime vraiment (ou s'il comprend combien je suis important)…
A cet instant, tout ce qu'il entreprend est scruté, passé au laser. Je me concentre uniquement sur ses actes, sur ses manquements, sur tout ce qui me sépare au quotidien de mes besoins.

Le besoin n'est pas une valeur. Le besoin nous met en contact avec ce qui manque, intimement, qu'il soit primaire ou secondaire. Tout est question d'intensité, selon l'environnement de la personne, selon notre fragilité aussi.  
Nous avons cette fâcheuse tendance à projeter nos attentes sur les autres, imaginant qu'ils sont animés par les mêmes besoins, notamment relationnels. Je lisais récemment une célèbre étude de Lee Ross démontrant que nous imaginons très, trop, facilement que nos interlocuteurs pensent de la même façon que nous. Cela s'appelle "l'effet de consensus", nous évaluons la conduite des autres à partir de notre propre attitude ou de nos attentes.

Pourtant, nos besoins ne sont pas tellement différents d'un individu à l'autre, nous avons tous besoins de boire, manger, de nordir notre affectivité, etc, etc… (la liste des 14 besoins fondamentaux de Virginia Henderson est ici), ce qui varie entre nous, c'est l'intensité, la forme de nos réponses, de nos cultures et bien souvent, les ressemblances dissimulent complètement les nuances si chères à nos attentes les plus intimes. 
Le dernier point qui pimente la satisfaction de nos besoins, relationnels notamment, c'est que ces derniers fluctuent ou évoluent en fonction de nos expériences personnelles, en fonction de la satisfaction d'autres besoins vitaux (le fait de ne pas avoir peur de mourir de faim par exemple, ou d'avoir un toit sur la tête, permet de se concentrer davantage sur la satisfaction d'un besoin affectif ou relationnel ou encore culturel… Le passage au besoin supérieur ne me parait pas automatique mais disons que l'environnement agit beaucoup sur son intensité).

Selon Marshall Rosenberg, un bon moyen de casser le cercle vicieux de la relation accusatrice, consiste à savoir exprimer :
a- ce que l'on ressent : "je me sens triste…" parce que le ressenti est le nôtre et qu'il n'est pas systématiquement partagé (eh non, le monde n'est pas à notre image !).
b- … à telle occasion : "lorsque je vois que tu n'as pas sorti la poubelle…". Bien distinguer ce qui déclenche le ressenti négatif
c- … puis à exprimer ses attentes, ses besoins : "parce que j'ai besoin de vivre dans une maison propre…" ou "parce que j'ai besoin d'un partage des tâches plus équilibré…", ce besoin là, cette attente est la cause du ressenti négatif, et cette cause nous appartient totalement, pas à l'autre.

Pour résumer, et cela vaut autant dans nos relations personnelles que professionnelles, arrêtons de penser que tous les autres voient le monde comme nous et apprenons à exprimer nos attentes, nos besoins car eux-mêmes sont la seule cause d'un malaise personnel. 
Enfin, si les attentes de l'un et de l'autre ne sont jamais comblées au sein d'un couple, ou dans son emploi, peut-être envisager de mettre un terme à une relation peu épanouissante ! Mais là est un autre sujet !

Lire aussi : 

L'importance du plan B

La pression de l'objectif

"Je ne m'autorise pas d'autres horizons que celui que je me suis fixé, il est vital pour moi d'atteindre mon objectif…"

Voilà ce que j'appelle se mettre la pression ! Entre nous, je ne suis pas convaincu de l'efficacité d'un tel discours que je crois profondément déséquilibrant et source infinie de frustration, surtout si tout ne se passe pas comme prévu. Je crois davantage aux vertus du Plan B, quitte à décevoir les adeptes de la loi de l'attraction, de la pensée positive et de l'optimisme à tous crins. 

La réalisation d'un objectif ambitieux nécessite de mettre en place une série de remparts destinés à rendre vos avancées plus conformes à la réalité et à vos capacités. Cela revient à créer sa propre stratégie dans laquelle, les hypothèses de contretemps, d'échecs, de difficultés seront intégrées ou envisagées… pour ne pas tomber de trop haut quand (et j'élimine le "si") elles se présenteront.

J'ai en tête l'exemple d'entrepreneurs qui débutent une activité avec passion et enthousiasme et qui, douloureusement, se réveillent un jour en constatant que les objectifs (financiers et commerciaux surtout) qu'ils se sont fixés en adoptant la positive attitude et le renoncement à toute forme d'échec, les mènent droit dans le mur… Ils n'avaient à aucun moment envisagé que les choses puissent tourner différemment que ce que leur impose l'optimisme… pour finalement renoncer à poursuivre leur ambition.

Que se passe t-il si mon plan A ne fonctionne pas ? Qu'est-ce qui pourrait alors constituer une bonne sortie ?
L'importance du plan B

Je ne suis pas Steve Jobs

Tout d'abord, rappelons que l'immense majorité des entreprises qui se créent ne s'appellent pas Apple ou Instagram. Pourquoi cette précision ? Parce que je rencontre trop de créateurs  dont le véritable objectif est une vie facile, si possible rapidement, "dès que tout tournera correctement, je lèverai le pied".  D'autres encore sont tellement figés dans les clichés véhiculés par les médias qu'ils en oublient les facettes moins glorieuses. Après tout, notre modèle à tous,  Steve Jobs est à l'entreprise ce que Rocco Siffredi est à la relation amoureuse..
L'idée de ce succès presque immédiat, facile, est une chimère qui déforme complètement nos esprits et nous entretient dans un rapport schizophrène, notamment lorsque, en dépit des résultats les plus alarmants, nous maintenons une inconscience douce nommée optimisme ou pensée positive. 
Le succès n'est rien d'autre qu'une conséquence possible, la conséquence d'efforts, d'actions massives - le point commun entre tous les entrepreneurs à succès n'est pas l'optimisme mais la capacité de travailler plus que d'autres - entrepris dans le réalisme pur des fins de mois difficiles, notamment lorsque l'activité peine à progresser.

Absence de perspectives

L'absence de plan B a un effet dévastateur, il fige notre cerveau dans un schéma unique et il restreint notre capacité à élargir nos horizons en nous ouvrant aux idées du monde entier. A trop savoir ce que l'on veut, nous formatons notre attention sur une hypothèse sans embrasser l'ensemble des options et possibilités qui nous sont offertes.
Se concentrer sur un seul objectif est bien entendu utile, mais gare aux premières déceptions et à l'absence de réactions envisageables faute de détermination et d'ouverture aux autres mondes, ceux qui n'appartiennent pas au spectre de l'objectif.

La personne qui lance son activité traverse plusieurs âges, au fil des années, elle construit son apprentissage en s'ouvrant totalement à ce qui l'entoure, en absorbant ce qui pourrait lui être utile, en ouvrant au maximum ses capteurs, en misant sur sa progression. Avant d'entrer dans l'âge de la maturité, elle découvrira l'énergie de l'enfance ou de l'adolescence, mais cet âge est également celui de la modestie, celui de l'absence de toute suffisance adulte, de toute déformation stérile et nuisible, un âge de dépendance aussi, une dépendance à l'échange avec les autres… et pour cela, ne pas avoir les idées arrêtées est une excellente méthode !

Une entreprise dont le succès semble immédiat (c'est en tout cas la façon dont l'entreprise a choisi de communiquer) a toujours son petit secret, cette partie que le grand public ne connait pas (les insomnies de l'entrepreneur, une aide financière conséquente de la famille par exemple, une idée empruntée, des relations complexes, une communication basée sur le fantasme…). 
Les autres construisent leur succès :


Le plan B ouvre des perspectives nouvelles

Le plan B, vous l'avez compris est l'élément qui permet en toute circonstance de rester en mouvement pour atteindre un objectif d'accomplissement, de réalisation de soi. Il prend en compte la réalité d'une activité, la possibilité d'un échec ou d'un "plan A" mal ficelé.

  1. Ce plan B est très simple à envisager, il s'agit de répondre seulement aux deux questions suivantes : Que se passe t-il si mon plan A ne fonctionne pas ?
  2.  Qu'est-ce qui pourrait alors constituer une bonne sortie ?

Le plan B est l'un des meilleurs remèdes contre l'insomnie et le mal-être permanent (qui peut aussi s'appréhender au travers de séances d'hypnose), celui dont vous n'entendez jamais parler sur les réseaux sociaux ! 

Lire aussi :

Je ne cesse de me poser des questions...

Comment arrêter de me poser des questions ?


"Je ne cesse de me poser des questions, je n'arrête pas, tout est prétexte à une cogitation sans fin, un remue-méninges lancinant duquel rien ne sort…aucune réponse, des questions, rien que des questions...".
Cela vous rappelle quelque chose ? Des moments de rumination, ceux pendant lesquels vous broyez du noir, mangez le négatif à la louche…

Dans ce témoignage, un mot est fondamental, absolument fondamental : c'est le mot "questions". Selon la nature des questions que vous vous posez, vous orientez votre personne, vos émotions vers un type de ressenti, ici, un ressenti désagréable plaçant la personne en situation de souffrance.

Le meilleur moyen de changer son état d'esprit est de se poser un autre genre de questions, changer de perspective pour aborder une situation, jusque là inextricable, sous un autre jour, avec une énergie personnelle différente (si possible meilleure, hein !). 
Je vous propose de vous inspirer de ces quelques nouvelles questions qui changeront des "Que vont penser les autres de moi ?", "Qu'ai-je donc fait au bon Dieu ?", "Pourquoi (encore) moi ?", "Comment vais-je me sortir de ce p… de b… de m… ?" et vous permettront forcément de prendre un peu de distance et d'éclairer votre chemin :

… se poser les bonnes questions
Arrêter le petit vélo dans la tête

1- Quels sont les faits ? Concrètement, que se passe t'il ? Quelle est précisément la situation et en quoi constitue t'elle un problème ? Il arrive que l'on ressasse une situation délicate en perdant de vue les faits et en s'éloignant de toute objectivité… Vous savez, cette objectivité qui nous rend responsable de nos actes (et surtout de nos non actes)…

2- Qu'ai-je fait pour résoudre le problème ? Qu'ai-je mis en oeuvre, concrètement ? Une situation parait parfois plus insurmontable qu'elle ne l'est en vérité. Méfions nous de nos a priori, ceux qui répondent aux "je ne suis pas à la hauteur", "je suis trop vieux", "je n'ai pas le droit…". 
Je suis souvent très surpris de constater que nous sommes pétris de certitudes qui ont tendance à nous emprisonner dans l'immobilisme, malmenant par la même occasion une estime de soi chancelante..

3- Et si la situation que je traverse aujourd'hui s'avérait être une merveilleuse opportunité pour l'avenir ? Que faudrait-il concrètement pour qu'elle se transforme en aubaine ? Par exemple, une baisse de mon activité peut se transformer en période faste d'apprentissage, de formation aussi; elle peut s'avérer être un excellent moment d'écriture, prendre de l'avance sur mon blog, construire de nouvelles formations, etc… 
D'une situation problématique, j'envisage de la traiter comme une opportunité à part entière, parce que d'une certaine façon, elle est également composée de potentiels si je m'autorise à les voir.

4- La situation actuelle aura t'elle de l'importance, un impact sur ma vie dans 5 ans…? Cette question est particulièrement efficace dans les conflits relationnels ! (Vous pouvez tester cette question à l'échelle d'un an, d'un mois, d'une semaine parfois !). 
Souvenez-vous, au pied du mur, le mur parait toujours plus grand ! Prendre une fusée pour observer de très haut une situation complexe est un des moyens les plus efficaces pour relever la tête, relativiser et clarifier une situation difficile.

Construire son projet professionnel


5- Et en ce moment, qu'est-ce qui me stimule particulièrement ? Qu'est ce qui me procure du plaisir ou de la joie ? Cela vaut peut-être la peine d'observer - aussi - ce qui va bien autour de soi, les gens que l'on aime, une petite brise (une petite bise aussi), un vêtement, une lecture stimulante, la perspective d'un repas entre amis, une sortie, un rayon de soleil, l'apprentissage d'une nouvelle compétence… Quelle est mon activité préférée en ce moment ? Que m'apporte t'elle ? Quel effet a t'elle sur moi ? Comment pourrais-je consacrer davantage de temps à cette activité ?

6- Enfin, puisque certaines questions ont tendance à nous faire tourner en rond, je vous propose de stopper net : Quel engagement suis-je prêt à prendre ici et maintenant pour sortir de cette impasse ? Cet engagement, je vais l'écrire, le signer, le dater et le lire, aussi souvent que nécessaire… Je vous rassure, il ne s'agit pas d'agiter sa baguette magique mais davantage de se mettre en mouvement pour soi, simplement en complétant une information (voir le point 1), en contactant une personne dont les conseils peuvent s'avérer précieux, en engageant une première action très concrète (des faits, des faits, des faits !) qui forcément aura un impact sur ma perception de la situation…

Si vous souhaitez mettre en place un cadre de réflexion orienté vers l'action et la mise en mouvement de vos projets professionnels, je vous invite à me contacter par Skype : HLC-France. Quelques séances de coaching emploi permettent de clarifier une situation confuse. A très vite !

Lire aussi : 



La santé de l'entreprise passe d'abord par celle se son dirigeant

Je viens d'apprendre une triste nouvelle, le décès d'un dirigeant d'une petite entreprise dans un accident de la circulation, entraînant par la même occasion la fermeture inéluctable de la société et le licenciement d'une quinzaine de personnes. Pas très gai tout cela. 

Pourquoi cette introduction ? Parce que je trouve que les responsables d'entreprise, notamment les plus petites, font preuve d'irresponsabilité en jouant à ce point avec leur santé, leur énergie, engageant un véritable bras de fer avec leurs limites physiques et morales. Beaucoup de mes clients sont des personnes qui "n'ont pas le temps", qui courent constamment, écrasés par la charge de leur activité, l'engagement disproportionné qu'ils investissent dans leur entreprise. Aucun répit, une galopade constante les éloignant de toute baisse de rythme, des réponses aux mails le soir, des rendez-vous organisés par leurs assistants, la gestion du personnel, l'inquiétude du carnet de commandes s'effritant dangereusement, la volonté de transmettre un patrimoine réduit au fond de commerce chancelant… Le poids de la responsabilité solitaire parfois difficile à assumer. 

mise en danger de l'entreprise par la mauvaise santé de son dirigeant


Henry Ford affirmait que les deux choses les plus importantes n'apparaissent pas au bilan de l'entreprise : sa réputation et ses hommes, j'ajouterais qu'une troisième est primordiale : la santé de son dirigeant dont dépend directement sa pérennité et son avenir. Pourtant, nous connaissons tous ces responsables qui, tard le soir, règlent les affaires courantes de la société, emportent avec eux leur lot d'insomnie, de stress, négligeant les examens de santé, organisant des traversées de l'hexagone durant la nuit pour optimiser leur journée, nous connaissons tous ces managers qui préfèrent avaler un sandwich en voiture, ingurgitant des hectolitres de café… Ceux qui tous les matins campent à Orly pour prendre le premier avion..
On s'intéresse beaucoup, à juste titre, à la santé des salariés, leurs conditions de travail, leur état général, je constate au quotidien, que peu s'intéressent à la santé des dirigeants d'entreprise, notamment celles qui comptent peu de salariés.

Les bourreaux de travail nuisent à la santé de l'entreprise mais les dirigeants qui tirent sur leurs limites physiques et psychiques mettent carrément la survie de leur société dans la balance. Un pépin de santé et l'entreprise ferme. Sous cet angle, vous serez peut-être d'accord avec moi pour reconnaître que le capital le plus important de cette dernière devient donc la santé de son dirigeant.

Coach emploi, je travaille au quotidien avec des responsables d'entreprises dont le principal leitmotiv de nos premiers entretiens est "je n'ai pas le choix". Au cours de nos échanges, ils acceptent de poser leur cuirasse pour prendre un peu de recul et reconsidérer leur rythme, leur santé, leurs relations aux autres, leur relation au travail, au sens de la responsabilité, ils déterminent souvent qu'une existence d'autres choix est envisageable… mais surtout, ils apprennent à apprécier leur relation à eux-même, acceptant l'idée de poser quelques limites personnelles pour renouveler une énergie non durable. Un coach, ça sert aussi à faciliter cette prise de distance. Vous sentez-vous concerné par ce rythme incontrôlable ? Faites rapidement un point, il se peut qu'au delà de votre santé, vous ne mettiez irrémédiablement votre entreprise en danger. 

Lire aussi :