Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


Construire un CV synthétique et compréhensible


Un CV peut aussi se lire comme l'eau coule dans une rivière... de façon fluide, logiquement, sans accrocs, rien que votre texte, des mots simples, une présentation aérée, synthétique. Zen. "Cool, je n'ai pas besoin de réfléchir.."

Pour autant, je suis prêt à parier que notre CV sera tout d'abord parcouru de façon diagonale ou rapide, les yeux du recruteur s'arrêtant ça et là sur quelques titres, mots clés, ceux qu'il a inscrit dans son cerveau, ceux qu'il recherche. Partant de cette idée, trois règles fondamentales doivent être prises en compte dans la rédaction du CV :

1- L'empan ou la capacité du lecteur à se souvenir naturellement de ce qu'il a lu - favorisez la synthèse - sans aller jusqu'au silence, évitez tout jargon professionnel, travaillez vos textes de façon formelle (ne conjuguez pas les verbes, évitez les formules personnelles (type "j'ai développé ci, ça...") et préférez utiliser les substantifs ou verbe à l'infinitif (tiens, je n'avais pas utilisé ce mot depuis l'école primaire - chouette !). Pour en savoir plus, lire aussi l'empan.

2- La simplicité des mots que vous choisirez s'avère essentielle car à défaut d'être prononcés, c'est leur signification qui est appréhendée de façon directe. On ne prononce pas un mot en lecture rapide, on le comprend directement. Pour vous aider à bien choisir votre vocabulaire, reportez vous à ce lexique bien pratique : Les bons mots du CV de A à F puis de G à Z.

3- Évitez au maximum les constructions graphiques complexes (colonnes, cadres, scrapbook - si, si) qui favorisent les mouvements inutiles de l'œil, comme s'il se disait : "un peu d'information par ici, un peu là...". Par conséquent, vous travaillerez par groupes de mots, le lecteur rapide fixant et photographiant les groupes de mots et non les mots eux-mêmes. Vous comprenez pourquoi l'essentiel consiste à aérer l'ensemble du document de façon à favoriser la photographie de ces groupes de mots par le lecteur type Speedy-Gonzales. Servez vous de couleurs (mais pas trop hein) pour marquer une rubrique.

De ce fait, les mots clés ne sont plus réservés aux fameux logiciels de tri sélectif des CV, nous avons tous fait l'expérience de retrouver très rapidement un mot précis au milieu de 1000 autres, et, ô miracle, comme un chien de chasse s'arrêtant net devant une perdrix, notre œil se fige soudain sur le seul mot recherché. Bref, puisque nous savons comment sont parcourus nos CV, appuyons nous sur les techniques de lecture rapide pour construire un document percutant. Vous ne croyez pas ?

Une question bien embarrassante


Allez, je vais vous faire un aveu, je ne crois pas aux questions « pièges » en entretien de recrutement. Voilà, tout est dit !

Une question dite « piège » se veut parfois déstabilisante, non pas pour faire tomber mais pour observer la capacité du candidat à réagir, à se dépatouiller d’une situation embarrassante, mettant souvent en exergue une posture paradoxale. Le hic, c’est qu’une question difficile pour l’un pourrait représenter une aubaine pour un autre candidat… Peut-on alors parler de piège ? Ou doit-on plutôt évoquer une perche tendue par le recruteur… ? La question piège n'est-elle pas une question "perche" ?
 Cette fameuse question piège est généralement celle qui nous touche de près, trop près, celle que l'on redoute plus que tout et qui survient sournoisement, comme ça, au détour d'une conversation.. Bing.

Vous me voyez venir, encore une question de perspective… Pffiou, heureusement qu’elle existe celle-là ! Puisque certains se régalent de ces questions - je parle des candidats - je ne peux que vous encourager à parcourir les billets de ce blog. Certains textes, qui à défaut d’apporter une réponse précise, vous permettront de réfléchir et de vous demander : « et moi, que répondrais-je à une telle question ? ». 
Et oui, un piège que l’on sait identifier n’est plus un traquenard mais un obstacle à contourner, la clé résiderait donc dans la préparation de l’entretien de recrutement, dans la méthodologie retenue pour contourner le piège. C'est là que vous apporterez votre différence.

Par préparation, je ne vous invite pas à répéter de façon automatique une réponse apprise ici et ailleurs, au contraire... 
En revanche, que vous ayez peaufiné votre approche, la cohésion de vos objectifs, de ce que vous pourrez apporter à l’entreprise, une vision claire de ce que vous êtes et de ce que vous seriez dans l’entreprise, voilà l’essentiel des éléments qui vous permettront de naviguer avec un maximum de visibilité et de vous faire éviter les écueils d’un discours légèrement paradoxal (« j’indique que je sais manager une équipe mais je n’ai à ce jour aucune expérience de l’encadrement …»).
Tout type de question peut survenir, comme ça, à n’importe quel moment de l’entretien, une question sans rapport avec la précédente, Boom, bing, bam… La seule façon de ne pas s’emmêler les pinceaux ? Sourire, accepter de se prêter au jeu, relever la difficulté de certaines questions « dites donc, elle est corsée celle-là ! », demander quelques précisions, car les questions ardues ou piquantes sont souvent mal posées. Enfin, de mon point de vue, le plus grand piège serait l’absence de question… 

Et vous, vous souvenez-vous d'avoir répondu à l'une de ces questions ?

"Je ne sais pas me vendre"


Quelle drôle d’expression ! Il ne s’agit pas de se vendre son âme au diable mais de se mettre en avant, d’apporter un éclairage différent sur votre candidature en valorisant votre savoir-faire, votre expérience et Vous, d’une façon générale. 
Encore une fois, n’oubliez pas que si vous êtes convoqué à un entretien, c’est que vous êtes dans la cible et que vous correspondez peu ou prou au profil recherché par le recruteur.

Ayez toujours à l'esprit que le recruteur est parfois un intermédiaire, un conseiller qui devra rendre compte de votre prestation. Pensez à le conforter, le rassurer - cela passe par l'illustration,des faits - il est, ne l'oublions pas, dans une démarche commerciale puisqu’il devra recommander quelques dossiers à son client.

Comment se mettre en avant ? D'abord en acceptant le dialogue, en faisant preuve d’ouverture et de partage, ayez une attitude constructive, l’entretien est une opportunité réelle d’échange et vous devez l’appréhender de cette façon, c'est d'une certaine façon la première réunion professionnelle que vous avez avec ce votre nouvel employeur. Finalement, vous n'êtes pas convoqué à un entretien mais bien invité à votre première réunion de travail.

Si d’emblée, vous avez l’impression de vous rendre au tribunal, jugé par un recruteur, sans avocat pour prendre votre défense, alors effectivement, ça part mal !
Prenez les choses différemment, l’entretien constitue avant tout l’opportunité d’exprimer votre professionnalisme, tout l’enthousiasme qui vous habite, de montrer le sérieux et le caractère non-improvisé de votre démarche, la motivation réelle et profonde qui vous anime, votre capacité à intégrer rapidement et efficacement une entreprise.

On valorise souvent mieux ou plus facilement ses proches que soi-même, prenez un peu de recul et demandez-vous comment vos amis s’exprimeraient s’ils devaient défendre votre candidature, parler de vous. Vous verrez, avec un peu d’exercice, les mots et l’attitude viendront plus facilement. Je sais bien que les enjeux sont importants pour celui qui est en recherche d'emploi, néanmoins, ce fameux recruteur ira toujours plus facilement vers le candidat qui sourit plutôt que vers celui qui ne parvient pas à s'ouvrir.

Enfin, dernier point d'importance, vous ne vous vendez pas, vous nêtes pas une machine laver, vous vendez votre expertise, cela n'a strictement rien à voir !
N'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez travailler ce point spécifique. Bon courage ! 

Savoir récapituler un entretien d'embauche


De retour chez vous, après un entretien qui fut bien entendu excellent, vous devez vous prêter à un petit jeu, celui de récapituler les points essentiels abordés durant la rencontre mais également (et sutout !) vous livrer à une critique constructive de votre prestation.

Etes-vous content de votre prestation ? Quels ont été les points forts dans votre l'entretien, quels sont au contraire les points faibles qu'il vous faut travailler.
Pourquoi vous prêter à cet exercice ?
D'abord pour garder une trace de ce qui a été évoqué, mais surtout pour travailler vos points faibles en les ayant identifiés. Vous devrez sur la base de vos réflexions et observations vous poser la question suivante : que répondrai-je la prochaine fois que l'on me posera cette question ?

En gros, vous rentrez dans un système d'amélioration continue, un cercle vertueux où, l'expérience du recrutement devient un "plus".

Je vous propose un type de fiche récapitulative d'entretien, adaptez la à vos besoins, votre personnalité, n'hésitez vraiment pas ! Fiche récapitulative d'entretien à télécharger.

Un audit indispensable

Allez, aujourd'hui, prenons le temps de nous poser pour "auditer" notre recherche d'emploi. Il est bon parfois de valider certains points pour orienter ou modifier les axes d'une recherche, pour se conforter ou au contraire remettre en question une pratique infructueuse.

Commençons par le commencement :

1- Qu'est-ce que je veux vraiment ?
Ben oui, c'est la question du projet professionnel, dans quoi suis-je bon, qu'est-ce que j'ai envie de réaliser, de tester, comment j'imagine mon avenir... Qu'est-ce qui me fait vraiment vibrer ? C'est la question principale, celle que je travaille le plus régulièrement en coaching.

2- Quels bénéfices puis-je espérer d'un changement ?
Que vous soyez en poste ou non, cette question, mine de rien, éclaire tous les avantages, les "plus" que vous obtiendrez en atteignant votre objectif. Savez-vous à quoi sert de réfléchir sereinement à tous ces bénéfices ? A construire votre motivation, à vous plonger dans un état positif où le résultat de vos efforts est concrètement visualisé. Bien entendu, les questions matérielles (salaire, sécurité..) ont leur importance, mais ne sous-estimez pas le pouvoir de la satisfaction personnelle (fierté d'embrasser telle activité, de travailler dans tel secteur, etc, etc...).

3- Quels efforts suis-je disposé à fournir ?
En voilà une question pas évidente... Je veux obtenir tel et tel résultat mais suis-je prêt à mouiller ma chemise, jusqu'où, qu'est-ce qui représente pour moi un effort ? Décrocher mon téléphone ? Solliciter des inconnus ? Investir dans un ordinateur, un abonnement téléphonique adapté ? 

4- Quels obstacles puis-je rencontrer en chemin ?
Le réalisme est de retour, observons les difficultés éventuelles, pas celles des autres, les nôtres, à nous. "Je n'ai pas d'expérience dans ce secteur d'activité", "mon diplôme n'est pas reconnu", "mon ex-patron dit du mal de moi..", "mes indemnités touchent à leur fin dans deux mois...". Tous ces points méritent d'être soulevés, sans tabou afin de mettre en place une stratégie d'évitement (pour le manque d'expérience, je peux - par exemple - solliciter des entretiens réseaux, demander une journée d'intégration ou d'observation en entreprise.. la liste est sans fin, vraiment.

5- Que me faut-il ?
Là, aujourd'hui, tout de suite... de quels moyens ai-je besoin pour atteindre mon objectif ? De l'argent, un réseau, des contacts, un bureau calme, des experts, une voiture, du matériel, de la confiance, de nouvelles dents, changer mon look, là encore, les besoins peuvent être très variés, du tout petit détail facile à mettre en place au besoin plus conséquent, nécessitant de mettre en oeuvre une action bien spécifique.

6- Comment vais-je m'y prendre ?
Il s'agit là de mettre en place sur un calendrier l'ensemble des actions détectées plus haut et de suivre au jour le jour, l'avancée de vos efforts. C'est la phase de mouvement, d'actions. La période la plus motivante, valorisante, souvent accompagnée de changements, de résultats. Bref, le début d'un cercle vertueux nous plaçant en haute énergie.

Ce travail vous intéresse ? N'hésitez pas à me contacter au 06 51 75 66 05, nous validerons vos objectifs. A très bientôt !


Que faire d'un hashtag ?

Le "hashtag", cela vous dit quelque chose ? Bon, comment pourrais-je vous expliquer simplement ce mot barbare... 
Imaginez, vous êtes sur une estrade, devant des milliers de personnes. Sur l'estrade se trouvent quelques autres speakers, comme vous. Tous ceux qui sont sur l'estrade racontent quelque chose de différent, tout ce qu'ils souhaitent, de la façon dont ils le désirent, rendant, vous vous en doutez, l'attention du public particulièrement ardue (et cacophonique). 
Et bien, pour attirer l'attention de ce public perdu dans le brouhaha incessant, vous brandissez un petit drapeau, une pancarte contenant un mot, un mot clé, appuyant ou illustrant vos propos. Grâce à ce mot clé (savamment choisi) vous permettez à une partie du public de vous repérer et de se concentrer sur votre discours. C'est ça le "hashtag".

Maintenant, je reconnais que rares sont les personnes passant leur temps sur une estrade, qui plus est devant un public - et pas seulement pour des questions logistiques ! 
Si comme moi, vous ne disposez pas d'une estrade et d'un public à portée de mains, je vous recommande d'utiliser Twitter et d'appliquer la technique du "hashtag"... tadam..
Comme nous le disions à l'instant, il s'agit donc d'un mot clé (une expression clé aussi) se repérant au dièse qui l'accompagne : #. 
Exemple, si vous transmettez une information relative à l'industrie, mentionnez "#industrie" dans votre message et tous ceux qui sont ou se sentent concernés par ce thème regarderont avec davantage d'attention, le contenu de votre Tweet (votre message quoi).

Le "hashtag", c'est aussi un levier, un gyrophare clignotant mettant en valeur vos propos. Une personne en recherche d'emploi peut ainsi utiliser une infinité de mots clés pour attirer l'attention d'un employeur, d'un recruteur : #CV #MBA #comptable #recrutezmoi #recrutement #topcandidat #job #.... Tout ce que vous voulez en fait, même une courte phrase.. si possible légère ou humoristique - mais courte, sans espace, sans signe autre que des lettres. L'idée est malgré tout d'utiliser un "hashtag" suivi par les recruteurs ou personnes ciblées.

Enfin, vous pouvez aisément lancer une initiative comme une chaîne d'entraide, à l'image des #FF suivis d'une liste de membres de Twitter (ça veut dire Follow Friday ou plus simplement : "comme chaque vendredi, je vous conseille de suivre ces personnes".. mais c'est plus long en français). Ainsi, chaque lundi ou n'importe quand du reste (chaque jour à 15heures..), on pourrait lancer les #MR (Monday Recruitment) et mettre en avant nos relations en recherche d'emploi. 
Vous le comprenez, les possibilités sont nombreuses pour ceux qui feront preuve de créativité, mais je suis intimement persuadé que le "hashtag" peut être un outil intéressant à exploiter en recherche d'emploi. A bientôt sur Twitter : @PierreDenier

Mauvaise référence professionnelle

Référence professionnelle


Nous l'évoquons souvent en simulation d'entretien d'embauche, il arrive qu'une expérience professionnelle constitue une mauvaise référence parce que... parce que vous êtes tombé sur un "cas" (je pense très fort à un autre mot en trois lettres commençant par un "c") ou plus simplement  parce que cela n'a pas fonctionné entre votre hiérarchie et vous. 

Je vous rassure, cela est arrivé à beaucoup de monde (y compris à votre humble serviteur). Du coup, vous craignez l'instant fatidique, lorsque le cabinet de recrutement contactera votre ex-employeur et recueillera - peut-être - tout le venin que ce dernier rêve de cracher sur vous. Un sale "cas", quoi. Rassurons nous un instant, les cabinets de recrutement ne prennent pas toujours le temps de vérifier les références... Même à pour des postes à très haute responsabilité. C'est un autre débat, mais autant le savoir...

Comment gérer une mauvaise référence professionnelle
De mauvaises références professionnelles


Tout d'abord, si votre ex-employeur dit strictement la vérité, vous ne pourrez absolument rien lui reprocher. Il aura le droit de mentionner que vous avez, par exemple, été licencié pour faute grave, et entrer éventuellement dans les détails, tant qu'il reste dans la vérité absolue. Il peut, à lui tout seul, bloquer votre embauche à cause d'une mauvaise recommandation. Mauvaise nouvelle.


Ce que je vous propose, c'est de reprendre la main et de vous affranchir de cette angoisse en contactant vos anciens collègues, en les sollicitant afin qu'eux-mêmes vous rédigent une référence., une recommandation. Bon, je reconnais que ce n'est pas toujours très simple de demander, mais finalement, à quoi vous exposez-vous ? Pour quelle raison refuserait-on de vous écrire une référence ? Aucune raison, sauf si vous étiez détesté de tous - ce qui, vous l'admettrez est peu probable. Non ? Une bonne façon d'entretenir son réseau, c'est, par exemple :

  • d'envoyer une carte de voeux en fin d'année, 
  • des chocolats à Pâques, 
  • une carte postale pendant vos congés, 
  • pensez, si vous n'habitez pas trop loin, à préparer un gâteau et à l'apporter en mains propres à vos anciens collègues...
  • faites des surprises...
  • ...


Demandez précisément ce que vous attendez, un témoignage sur vos méthodes, votre comportement, éventuellement vos résultats... Tout cela pourrait s'avérer bien utile surtout si elles proviennent de votre service ou bien d'autres membres de la direction, pas forcément ceux qui risqueraient de faire obstacle à votre candidature.

Cela signifie que vous préparez un portfolio de références professionnelles que vous remettrez en mains propres au recruteur. L'effet est garanti, un dossier d'une quinzaine de références dactylographiées (le terme est un désuet, j'en conviens), à l'entête des entreprises pour lesquelles vous avez travaillé, correctement relié (le dossier),  avec :

  • un sommaire (référence N°1 de M. Truc, telle entreprise, puis référence n°2....), 
  • votre CV, 
  • les références en questions, 
  • une liste de contacts (e-mail et n° de téléphone) - dont le vôtre, 
  • un fond rigide pour l'aspect. 


Voilà exactement comment contourner une mauvaise référence professionnelle.

Une fausse référence professionnelle

Un autre point, les propos portés contre vous peuvent être mensongers, faux, honteusement transformés. Nous entrons alors dans le cadre de la diffamation, du pénal... en nous éloignant à toutes jambes de celui d'un bon recrutement.
Pour autant, une mise en garde ferme et claire (mais ferme) à l'encontre de celui qui diffame peut s'avérer efficace : c'est un peu comme Hadopi, cela ne fait peur à personne jusqu'au jour où l'on reçoit un e-mail de l'Etat... avec son nom dessus, ça calme un peu, au moins pendant quelques semaines. L'Etat dans notre cas pourrait être un avocat ou tout autre conseil assermenté.

Les employeurs évitent de plus en plus de rédiger des recommandations ou de livrer une critique acerbe sur leurs ex-collaborateurs, tant les procès aux prudhommes deviennent nombreux et coûteux... Alors s'il fallait en plus agir au pénal...

La référence que l'on pourrait vous rédiger peut elle-même nuire à votre recrutement... Parce qu'elle contiendrait un certain nombres de mensonges, des contre-vérités qui auraient pu influencer votre futur employeur... Un peu comme un mensonge sur le CV. Dans ce cas, je vous encourage à ne pas utiliser cette référence professionnelle que je qualifie aussi de mauvaise.

Package employeur

Enfin, faisons évoluer le système, je ne trouve pas logique qu'il faille quémander une référence à son ex-employeur et je fais partie de ceux (bon, en fait,  je n'en connais pas vraiment d'autres) qui pensent que délivrer une référence devrait faire partie du process RH, j'aime l'idée qu'un employeur accompagne son collaborateur au sein de l'entreprise, du jour du recrutement, de son intégration en entreprise jusqu'au départ, le départ étant associé à un package dont la délivrance d'une ou plusieurs références exploitables - ultime élégance en somme (bien plus puissant que bon nombre d'artifices du marketing RH !).

Et puis, si vos relations passionnelles sont devenues distantes, peut-être, avec le temps de la sagesse (ou de plusieurs séances d'hypnose en Charente dans mon cabinet de thérapies brèves), pourriez-vous vous rapprocher de votre ancienne direction, pour les avertir qu'ils recevront un appel, et que vous leur seriez très reconnaissant de jouer le jeu de l'emploi, parce que, parce que... le contexte a bien changé, vous aussi vous avez changé, et que c'est une excellente façon de remettre les compteurs à zéro.

La technique des petits pas

Bon, nous le savons tous, la perfection n'est pas de ce monde, y compris chez celles et ceux qui cherchent un emploi. Une fois ce fait admis, respirons un grand coup et examinons les boulevards d'amélioration potentielle qui s'ouvrent devant nous : de l'or en barre !

On pourrait répartir les thèmes méritant une amélioration, aussi minime -soit-elle- en trois grandes catégories : l'organisation, la méthodologie et la présentation. En cherchant bien, il doit être possible d'aborder d'autres sujets mais ceux là sont déjà très denses, vous ne trouvez pas ?

1- l'organisation.

Commençons par le commencement : mes candidatures font-elles l'objet d'un classement, d'un suivi me permettant de maîtriser mes envois et de relancer les recruteurs dans le bon timing ? Ai-je mis au point une "routine" me libérant du temps pour réaliser mes recherches ? Mon agenda est-il mis à jour ? Ai-je établi la liste des entreprises cibles avec l'adresse, l'e-mail, le numéro de téléphone et le nom d'un contact ? Mes objectifs professionnels font-ils l'objet d'un plan d'action détaillé que je suis au jour le jour ? Ai-je établi une check list "avant entretien" pour ne rien négliger - et surtout ne rien oublier le jour de l'entretien ? Si je me perds dans ma paperasse, quelles sont les actions qui me permettront d'y voir plus clair, d'être plus rigoureux avec mes déclarations, candidatures ? Mes tableaux de bord sont-ils à jour ? Mes actions correctives sont-elles clairement identifiées (ben oui, si vos indicateurs montrent un écart entre la réalité et vos objectifs, de quelle façon allez-vous rectifier le tir ?). Ai-je prévu des plages de détente, rythmées ? Mes forfaits téléphoniques me donnent-ils accès aux services dont j'ai besoin ? Ai-je listé toutes les ressources utiles pour atteindre mon objectif (ce blog est, je l'espère, l'une de vos ressources !).
Lorsque vous aurez répondu à chacune de ces questions, vous aurez sérieusement travaillé votre organisation, croyez-moi.

2- La méthodologie.

Suis-je en mesure de me présenter en moins de deux minutes ? Mon projet professionnel est-il complètement défini ? Chaque candidature fait-elle l'objet d'un travail spécifique (qualification, recherche d'informations, rédaction du CV et d'une lettre de motivation appropriée, orientation du CV...) ? Mes compétences sont-elles clairement définies et peuvent-elles toutes être illustrées par une réalisation ? Ai-je défini un rythme d'envoi de candidature spontanée aux entreprises qui m'intéressent ? Est-ce que je sais solliciter un entretien réseau ? Quelle est ma présence sur les réseaux sociaux ? Me suis-je donné les moyens de progresser, de continuer à me former ? Ai-je listé les forums emploi importants de ma région ? Ai-je actualisé mon réseau ? 

3- La présentation.

La pagination de mon Cv est-elle appropriée (attention aux marges restreintes qui effacent le nom du candidat ou son téléphone !) ? Ai-je prévu des espaces, une construction aérée de mon CV ? La couleur sur mon CV favorise-t-elle la compréhension de son articulation ? Ma photo est-elle récente ? Est-ce que je souris sur mon avatar, ma photo de CV ? Son poids numérique favorise-t-il l'envoi par e-mail ? Est-ce que je prends le temps de relire ou de faire relire mes lettres et CV avant leur envoi afin d'éviter les fautes d'orthographe ? Ai-je pris suffisamment soin de moi ces derniers temps ? Suis-je reposé ?

Vous trouverez sans doute d'autres points à valider, ces derniers me semblent essentiels et peuvent faire l'objet d'une action d'amélioration, aussi minime soit-elle. Haut les Coeurs !!!

Avez-vous des questions ?

"La fin de l'entretien approche, jusque là tout s'est bien déroulé... je suis assez satisfait de moi. 
- Avez-vous des questions ? me lance le recruteur.
Mince, on me la pose toujours cette question et pourtant, je ne sais jamais quel type de réponse apporter. Je m'enfonce dans mon fauteuil, rien, rien de rien à demander, je suis à court de questions judicieuses".

Cela vous dit quelque chose ? Une phrase qui n'a l'air de rien, pas forcément piège puisqu'elle veut juste répondre aux interrogations qui pourraient être les vôtres. Ne poser aucune question pourrait vous placer sur l'orbite des personnes indifférentes à leur sort, indifférentes à l'emploi proposé ou indifférentes à leur recherche d'emploi.

Cette question a deux vertus : 
1- Celle de vous distinguer d'un autre candidat par la pertinence de la question.
2- Celle de vous positionner avec davantage de certitude dans le process de recrutement, de vous assurer que le poste vous correspond bien.

Je vous propose plusieurs pistes à explorer, j'espère que certaines d'entre elles vous inspireront !

- Si le sujet n'a pas été abordé, n'hésitez pas à questionner le recruteur sur les perspectives et objectifs de l'entreprise à moyen terme - disons sur 5 ans. Vous illustrerez ainsi votre "orientation résultat" et obtiendrez bien entendu quelques précieux renseignements (si la communication de l'entreprise fonctionne bien) sur l'évolution du service ou du poste concerné par votre candidature.

- Comment décririez-vous la culture de l'entreprise ? En gros, quelle est l'ambiance, les valeurs, l'historique de l'entreprise.. Cela peut s'avérer important, vous ne croyez pas ?

- Que pensez-vous de ma candidature ? Finalement, il s'agit de la question clé, celle qui vous motive profondément.. Vous ai-je convaincu ou souhaitez-vous aborder un autre point avec moi ?

- Pour quelles raisons, le poste est-il vacant aujourd'hui ? S'agit-il d'une création de poste, d'un remplacement, dans quelles conditions s'est déroulé le départ de votre prédécesseur, etc, etc...

- Une question directe : qu'avez-vous trouvé chez XXX que vous n'aviez jamais rencontré dans aucune autre entreprise ? Ha ha.. J'adore cette question, un brin provoc, mais vraiment, vraiment riche en renseignements, surtout ceux que l'on ne retrouve pas sur un site corporate..

Je vous laisse songer à ces quelques questions, n'hésitez pas à enrichir ce billet en ajoutant - en commentaire - la question de fin d'entretien qui vous semble la plus appropriée, judicieuse ou décalée. Haut Les Coeurs !!!