Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


Une gestion de projet efficace

La période de recherche d'emploi est fréquemment vécue de façon douloureuse tant la pression exercée par son environnement ou par soi-même est importante. Je ne cherche évidemment pas à minimiser l'enjeu d'un retour à l'emploi, en revanche, je vous invite à favoriser les situations qui renforceront votre énergie plutôt que celles qui la grignotent inexorablement, au fil des jours, parce que les évènements ne sont pas conformes à vos objectifs.

Afin de relâcher sensiblement la pression ou l'angoisse d'une embauche différée, je vous propose d'adapter vos objectifs à la hauteur de vos actions quotidiennes. Ainsi, vous avez légitiment l'objectif global de retrouver dans un laps de temps aussi court que possible un poste répondant à certaines critères. Cet objectif, global, est le résultat final à atteindre, comme un projet que vous devriez gérer de A à Z, en respectant certains nombres d'étapes indispensables à sa réalisation. Des étapes réalistes, atteignables et vous plaçant dans une dynamique de mouvement.

Première étape : l'analyse de la situation, de votre situation, du contexte dans lequel vous évoluez. Où sont les emplois, qu'attendent les employeurs, quelles sont vos compétences, quel est votre projet professionnel ? L'analyse n'est en aucun cas une stratégie d'action. Il s'agit davantage d'une évaluation objective vous permettant de déterminer les axes de concentration et d'efforts rendant efficaces vos démarches.

Deuxième étape : le plan d'actions. Comment vais-je construire ma stratégie autour, non pas d'un seul objectif global, mais d'une multitude d'autres étapes menant vers le résultat escompté. Définissant des objectifs quantitatifs et qualitatifs intermédiaires (nombre de candidatures, entretiens réseaux, rencontres professionnelles, coups de fil...), je construis ma démarche sur plusieurs axes en découpant mon objectif final en sous-objectifs indispensables (de la construction du CV à l'actualisation des profils sur réseau sociaux en passant par la préparation des entretiens...).

Troisième étape : la planification. Je planifie et répartis toutes mes micro-actions dans un agenda, par séquences courtes et diversifiées, je travaille sur la liste des ressources nécessaires à l'accomplissement de mon sous-objectif (rencontrer un tel ou un tel, faire appel à un coach, m'acheter tel livre, tel logiciel...). Bien entendu, les ressources sont autant extérieures qu'intérieures, elles dépendent de mon intervention et de ma capacité à les mobiliser. A ce stade, l'approche budgétaire et l'anticipation financière peut être abordée précisément.

Quatrième étape : Le contrôle. En fonction des objectifs que je me suis fixés (s'ils ne sont pas fixés, ils ne risquent pas d'être atteints, hein !), je mesure les avancées et me concentre sur les succès, les réalisations, tout ce que j'ai réussi à accomplir. Souvenez-vous, il est important de célébrer les victoires ! Par exemple, cette semaine, vous aviez prévu de contacter par téléphone quatre personnes, objectif atteint, vous pouvez marquer le coup en allant faire un tour, lire un bon livre ou croquer dans un morceau de votre chocolat préféré ! Je mesure sur un tableau de bord l'ensemble de mes démarches pour corriger éventuellement ma façon d'agir et entrer ainsi dans une démarche de cercle vertueux visant à améliorer au fur et à mesure toutes mes avancées.

Enfin, il ne s'agit pas d'une étape mais d'une façon importante de libérer la pression autour de l'objectif du retour à l'emploi, ayez d'autres projets, non professionnels ou alors radicalement différents (comme réfléchir à une activité parallèle). Se concentrer aussi sur un projet personnel ou familial vous placera dans un état d'esprit d'accomplissement ou de réalisation, permettant de "souffler" et de continuer à construire dans une période ou les efforts sont essentiellement absorbés par la recherche d'emploi. C'est une façon astucieuse de ne pas placer toute son énergie dans un seul but et de la répartir harmonieusement pour la régénérer selon les différents résultats obtenus.

Fair play...

Le job vous échappe... mince, vous étiez si près de réussir. Tout cela s'est joué à peu de choses, vous connaissez mon opinion, les trois ou quatre candidats de la short list sont tous capables de bien tenir la fonction proposée. La différence tient sans doute au degré de préparation, au feeling (il joue encore un rôle) et à une myriade de détails qui nous échappent souvent (forme physique des uns et des autres, timing des entretiens, paramètres personnels, etc....).

Furieux, vous aurez parfois tendance à chercher à comprendre les raisons de votre non-sélection, à justifier de vos compétences, à vouloir convaincre encore en apportant de nouvelles informations, en revenant sur un point ayant fait l'objet de discussions durant l'entretien. Vous êtes dans la déception, dans l'interrogation et le faites savoir... mais cela ne sert pas à grand chose, si ce n'est à ressasser des pensées sombres et malheureuses.

Avez-vous tenté une autre approche ? Une réaction nettement plus positive ? Imaginez un instant, vous venez de recevoir un courrier "malgré tout l'intérêt de votre profil, nous sommes au regret de... patati, patata...". Qu'êtes-vous alors tenté de faire ? De brûler ce satané bout de papier pour n'en garder que le souvenir d'une fumée envolée à tout jamais... n'est-ce pas ?

Et si au lieu de réagir de cette façon, vous en profitiez pour vous comporter comme PERSONNE d'autre ? Et si vous marquiez votre différence ? Et si vous mettiez en avant votre fair play et intelligence professionnelle ? Et si vous imprimiez un souvenir remarquable chez ceux qui n'ont - pour l'instant - pas retenu votre proposition ? ... Cela fait beaucoup de "et si.." !

Dès réception de cette mauvaise nouvelle, je vous invite à exprimer simplement votre regret "je vous remercie de m'avoir tenu informé de votre décision et suis profondément déçu de ne pouvoir rejoindre votre entreprise pour l'instant..." mais surtout de poursuivre votre élan en félicitant (oui, vous avez bien lu), le recruteur d'être allé au bout de son process et en souhaitant bonne chance au nouvel arrivant. Certains me diront qu'il n'est pas question d'exprimer ce genre de sentiment si on ne le ressent pas, je suis assez d'accord avec vous mais le fair play est un comportement qui existe bel et bien et qui est généralement davantage associé à une belle personnalité  qu'à un esprit hypocrite ! Non ? 
"Je souhaite une excellente intégration au candidat que vous avez retenu et vous félicite d'avoir finalisé votre recrutement selon le plan que vous m'aviez détaillé...".

Fair Play

Maintenant, de façon plus stratégique, il arrive que dans certains cas la période d'essai ne soit pas concluante, ni pour le nouvel intégré ni pour l'entreprise et que les deux soient amenés à se séparer. Il arrive dans ce cas que l'on ne recommence pas le processus de recrutement dès le début et que l'on ressorte les dossiers des candidats de la short list... Devinez qui aura favorablement marqué les esprits !

Ted et l'entretien de recrutement

Les conférences TED


Avez-vous déjà visionné une conférence TED ? Il m'arrive de rester collé à mon écran et d'enchaîner les présentations de conférenciers plus fantastiques les uns que les autres. Tous ont ceci en commun : nous restituer en quelques minutes, une somme considérable de savoir, de recherche et d'expérience accumulée tout au long de leur vie d'experts... Un régal.
La sélection des conférenciers est drastique, rude, les formats sont validés, le rythme du flot est calibré, rien n'est laissé au hasard. On ne rate pas une conférence estampillée Ted... 

Ted

L'apparente facilité avec laquelle les conférenciers délivrent leur message érudit est consternante. De l'humour, mais pas trop, quelques anecdotes personnelles pour se mettre au niveau de tout le monde et une préparation qui n'a rien à envier à celle de champions olympiques. 
Le public se laisse emporter, ravi de découvrir un thème, une spécialité jusqu'alors inconnue, heureux de voyager en suivant attentivement le tour d'horizons de talentueux intervenants.

Pourtant, je crois fermement que tous les spécialistes qui prennent place sur la tribune sont d'abord et avant tout d'excellents professionnels avant d'être conférenciers. Ce qui les distingue avant tout, c'est une maîtrise remarquable de leur métier et la passion de le partager avec le plus grand nombre. Ce sont tous de formidables professionnels, comme vous.

Peut-être pourriez vous vous inspirer de ces conférenciers pour préparer l'entretien d'embauche, que dis-je,  votre prochain entretien de recrutement et ainsi présenter votre projet professionnel.

s'inspirer des conférences TED pour l'entretien d'embauche
S'inspirer des conférences Ted pour aborder l'entretien de recrutement


1- Tout d'abord, assumez votre expertise, n'oubliez pas que vous êtes le spécialiste de votre métier lors de cet échange. Par conséquent, travaillez à votre propre reconnaissance et validez la (faites vous accompagner le cas échéant), observez vos qualités.

2- La différence entre ceux qui performent dans l'exercice de présentation orale et les autres repose uniquement sur la préparation : que connaissez-vous de vous ? Que voulez-vous ? Qu'attendent de vous interlocuteurs ? Que savez-vous de votre futur employeur ? Quelles sont vos sources d'information ? Quel voyage proposez-vous à ceux qui vous écoutent...?

3- Abordez cet entretien comme une opportunité d'échange, d'approfondissement. L'entretien de recrutement est dans tous les cas votre première réunion de travail. Alors souriez et donnez le meilleur de votre belle personne ! C'est l'un des points les plus travaillés lors de nos séminaires de préparation intensive à la recherche d'emploi.

4- Les supports de présentation des conférences TedX sont juste parfaits. Le vôtre de support s'appuie sur de nombreux outils : Votre tenue, votre carte de visite, votre CV, vos références prêtes et propres, vos profils à jour sur les réseaux, une étude le cas échéant, votre programme d'intégration basé sur un 30-60-90 jours impactant.

Avec une vraie préparation, digne d'un conférencier TedX, vous emmènerez vos interlocuteurs en voyage et leur laisserez un souvenir inoubliable... Suivez chaque lien pour travailler les sujets spécifiques ou contactez moi pour mettre en place un programme de préparation digne de ce nom. A bientôt !

Lire aussi :
- Comment présenter un Ted Talk
- 

Tous malhonnêtes ?

L'un des derniers sujets à la mode est le CV et les mensonges qu'il véhicule. De l'arrangement d'un diplôme, aux dates falsifiées gommant par la même occasion une période de chômage plus ou moins longue, en passant par la maîtrise des langues étrangères, nous apprenons que trois CV sur quatre contiennent (au moins) un mensonge et que 90% des candidats déclarent arranger leur CV. Entre nous, est-ce vraiment un scoop ?


Lorsque tout le monde déclare mentir sur son CV et que quelques uns crient "au loup" sur cette tendance grandissante, je ne peux m'empêcher de penser que le mensonge trouve son origine, non pas dans la mythomanie, mais davantage dans la peur, la peur de perdre ce que l'on a ou ce que l'on vise. La peur est au centre d'une démarche de construction du CV qui vise à justifier, coûte que coûte, un parcours, un choix, des études (ou leur absence) ou tout autre mouvement dans une vie professionnelle pour obtenir une sécurité, un poste, un travail. 

Aujourd'hui, le mensonge sur le CV est davantage pointé du doigt que ce qui le provoque et là, je crois que nous entrons dans une autre dimension du mensonge, non plus celui de l'arrangement individuel (celui qui nous concerne tous devant notre page blanche), mais davantage l'aveuglement absurde et destructeur d'une société qui ne s'aperçoit plus qu'elle se ment à elle même. Les mensonges ne sont pas dus à la malhonnêteté "naturelle" des candidats mais bien à une peur associée à une perte d'emploi, de revenus, de statuts, d'équilibre, de confort... Un candidat ayant menti sur son CV est d'abord un candidat qui vise à ne pas perdre un objectif, parce que la perte de cet objectif lui fait peur, peut-être est-il alors plus motivé qu'un autre qui n'aurait pas menti (je sais, j'exagère le trait) !

Tout comme vous, je n'aime pas le mensonge, la tricherie, tout comme vous, je prétends que l'honnêteté est ce qui permet de vivre un peu plus en accord avec soi-même, en changeant de regard sur nos épreuves et difficultés, nous pouvons assumer une part d'honnêteté bien plus épanouissante que le mensonge. 
En revanche, ce que je condamne de toutes mes forces, ce sont ces discours moralisateurs d'entreprises se plaignant de ne plus recevoir un seul CV "non arrangé", comme si l'inquiétude générée par le climat actuel n'avait aucune incidence sur nos comportements (y compris celui des entreprises bien sûr), comme si cela ne comptait pas, comme si elles vivaient dans un monde juste, absolument honnête et transparent et que nous, pauvres humains, soyons si bas qu'il nous faille mentir. Celui qui aujourd'hui me semble le plus malhonnête est celui qui dénonce la tricherie de tous les candidats sans tenir compte du contexte. 

Je ne crois pas que que les outils changeront nos pratiques et que nous cesserons subitement de mentir, en entretien, sur nos déclarations ou autres actes de candidatures. En revanche, j'estime indispensable de changer les pratiques des recruteurs (ce sera plus facile, ils sont moins nombreux !), qu'ils communiquent davantage sur l'amour de leur travail plutôt que sur les stratégies leur permettant de ne plus lire les CV, de ne plus recevoir les candidats, qu'ils cessent également  de nous faire comprendre qu'ils s'ennuient à mourir en nous recevant ou bien en "analysant" nos parcours et qu'ils apprennent enfin à dénicher le meilleur, les pépites, l'exceptionnel en chacun d'entre nous plutôt que de s'intéresser à tout ce qui nous a fait trébucher, en gros, qu'ils mobilisent davantage nos motivations, envies et réussites plutôt que nos peurs.

Car souvenons nous que le plus simple pour ne pas avoir à tricher sur son CV est encore de ne pas avoir à chercher un emploi !

L'imprévu colore les rituels

L'organisation de son temps, l'agencement de ses journées, de son agenda est déterminant dans la mise en action de la personne en quête de son futur job. Eviter de reporter au lendemain, l'oisiveté ou la dilution sur internet ou devant la télévision restent les écueils que vous évitez soigneusement au jour le jour. N'est-ce pas ?

Certains parmi vous organisent de longues plages de recherche ou de concentration et scindent leurs journées en 2 :
- Matinée : recherche d'informations en tout genre.
- Après-midi : rédaction de candidatures et travail de réseautage.
Classique mais... audacieux.


Je vous recommande vivement d'alterner les rythmes, de changer de vitesse ou d'intensité de réflexion, de concentration en alternant de plus courtes phases de travail de 45 minutes ou une heure par exemple.

Vous alternerez les thèmes, organisant votre journée autour de "courtes sessions", du fastidieux à l'agréable, du technique au pratique, variant à l'envi les intensités de vos travaux. Bien entendu, chacun s'organise comme il l'entend, pas de règle ! Pourtant, je constate qu'il est difficile de tenir un rythme ambitieux n'offrant aucune alternative de répit à un cerveau surchauffé, en quête d'avancées.
Personnellement, j'ai adopté cette façon d'organiser mon temps de travail depuis de nombreuses années, consacrant chaque jour 45 minutes à l'écriture de billets sur ce blog ou sur hlc-conseils.com. Il m'arrive de temps en temps d'être victime du syndrome de la page blanche, incapable de sortir le moindre texte, comme cela en trois quarts d'heure. Qu'à cela ne tienne, dès que les 45 minutes consacrées à cet exercice sont passées, j'enchaîne un autre travail, certain que le lendemain, j'aurai une nouvelle idée à exploiter. Bref, je ne m'acharne pas à rester une demie journée devant mon ordinateur en espérant que l'inspiration me tombe sur le coin de la tête. Quand rien ne vient, je passe à un autre sujet au bout de 45 minutes et c'est tout !

"Il n'est jamais trop tard pour ne rien faire" selon Confucius... J'aime cet adage, à tel point que j'invite toute personne en recherche d'emploi à se ménager des pauses réelles, à jouir simplement du temps qui passe, pour soi, pour rêvasser, comme ça dans le présent, en prenant en charge ces jolies minutes offertes. La meilleure façon de casser la routine, c'est aussi de savoir apprécier le temps qui nous attend, sans forcément le transformer en investissement à court terme. C'est ce qui s'appelle être disponible à la vie, là, ici et maintenant, sans calcul, sans peur de l'imprévu parce que finalement, l'imprévu colore les rituels.