Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


Quand c'est l'heure, c'est l'heure !

Vous êtes convoqué à 10 heures du matin, à quelle heure vous présentez-vous au rendez-vous ?

Je suis surpris parfois de recevoir un appel téléphonique de notre assistante d'accueil m'annonçant à 9h30 que mon rendez-vous de 10 heures est arrivé. Grrr, cela m'agace, je n'aime pas faire attendre mais mon emploi du temps est réglé comme du papier à musique. Moralité, le candidat attendra une demi-heure et ma première impression aura été : « bon sang, je lui avais dit 10h00 ! ».

L'idéal selon moi ? Que le candidat se présente exactement 5 minutes avant l'heure du rendez-vous. Bien évidemment, j'écarte toute possibilité de retard, sauf cas de force majeure.

Arriver 20 minutes avant l'heure vous desservira davantage qu'autre chose, effectivement, que ferez-vous de ces longues minutes ? Tourner en rond ? Essuyer constamment vos mains moîtes ? Lire les journaux de petites annonces et glisser discrètement un exemplaire qui vous intéresse dans votre sacoche ? Regarder par la fenêtre ? Observer d'autres personnes qui attendent comme vous et que vous imaginez en concurrence directe avec votre candidature ?

Évitez ce stress inutile, entrez dans la salle d'attente, retirez votre manteau et attendez sagement, ouvrez les yeux, souriez et préparez votre bonjour !

Ecrire sa motivation..

Ecrire sa motivation


"Arghh, j'ai l'impression que tout ce que je peux écrire dans ma lettre de motivation est d'une banalité affligeante.. Bien sûr, j'ai essayé d'exprimer tout ce qui me donnait envie de travailler pour l'entreprise, de rejoindre ses effectifs et de consacrer mes prochaines années à son développement, mais rien à faire, ça sonne faux et très légèrement bateau !"

Bon, du calme ! On ne vous demande pas d'écrire un essai littéraire, argumenté, sur les raisons métaphysiques qui motivent votre candidature auprès de l'entreprise ciblée mais d'exprimer simplement et succinctement en quelques lignes (une quinzaine tout au plus), la raison pour laquelle vous semblez vouloir consacrer votre projet professionnel au service d'une entreprise que vous ne connaissez que très peu tout en lui donnant envie de vous rencontrer à l'occasion d'un entretien.

quelle est l'intention d'une lettre de motivation ?
Comment exprimer sa motivation ?

Pour quelle raison postulez-vous ?


Alors pour quelles raisons souhaite t'on postuler sérieusement auprès d'une entreprise ?
Avant tout parce que l'on croit en l'avenir de cette société, ses choix stratégiques semblent cohérents, en phase avec l'évolution du métier, le secteur est porteur de projets. Bref, même si l'on ne lit pas dans le futur, exprimer sa confiance et son envie de participer à une aventure à laquelle on croit ne me paraît pas si "bateau" que cela. Au contraire, les lettres de motivation qui contiennent cette idée sont extrêmement rares, vraiment, vraiment rares.
L'idée ici est de constituer une base de données solide, articulée autour d'une veille précise, professionnelle, constituée, pourquoi pas sur netvibes.com et reprenant des articles d'informations,  de presse économique, locaux, liés au secteur d'activité qui vous concerne... Vous pourrez également consulter toutes les annonces liées à votre domaine de prédilection, en fréquentant les jobboards spécialisés Repérez les déclarations du PDG, du DG, de la direction commerciale, adhérez aux projets, à l'ambiance... Votre motivation est avant tout de faire partie de l'aventure, parce que vous pariez sur son succès. Irrésistible non ?


Mettre ses compétences au service de l'entreprise ?


Ce qui pourrait parfois sonner un peu faux, c'est la phrase passe-partout qui ne parle que de VOTRE objectif : "je souhaite mettre mes compétences au service d'une entreprise dynamique, bla, bla, bla...".
L'idée étant plutôt de dégager quelques accents de sincérité en orientant votre texte - par exemple - de la façon suivante :

"Vous communiquez largement sur votre développement à l'international, sur la nécessité de renforcer vos parts de marché dans les pays émergents, je crois profondément au succès de cette orientation et désire ardemment participer avec vos équipes au déploiement de cette stratégie." 

Finalement, vous soulignez de ce fait votre compréhension de l'entreprise, votre intérêt et votre motivation. Évidemment, une lettre réussie et synthétique passe par une phase de préparation et de collecte d'informations importante, mais là, vous le saviez déjà.

En être ou ne pas en être, là est la question !


Votre motivation n'est pas la quête d'un poste, je sais, cela fait bizarre d'écrire cela, mais votre motivation n'est pas votre succès au sein de l'entreprise...
Votre seule et unique motivation, celle qui touche, celle que l'on retient, celle qui donne envie de vous rencontrer, c'est votre désir de rejoindre une équipe, un projet... 
Au fond, peu importe le poste, votre motivation n'est pas vraiment là, votre candidature n'est pas une demande de poste, elle est un appel sincère, une volonté forte de participer, de contribuer, "d'en être".  Elle est orientée vers votre futur employeur, et non pas vers votre futur poste.

Enfin, vous avez remarqué que j'utilise facilement les adverbes, ils donnent du contraste, de la personnalité à votre message et renforcent considérablement votre message. Utilisez- les !

Lire aussi :
- La vraie lettre de motivation
- Êtes-vous orienté employeur ?

Un recruteur n'est pas un psy !

L'entretien de recrutement n'est pas une séance chez le psy, attention, à ne pas déballer votre vie parce que vous vous sentez en confiance, distinguez bien la sphère privée, intime de celle qui vous préoccupe en cet instant.

Bien entendu, vous évoquerez probablement le métier de votre conjoint, l'âge de vos enfants, vos études... mais stop, pas plus, ne racontez pas votre enfance, vos rapports avec vos parents, votre divorce, la difficulté de se sentir bien, d'avancer, d'aller de l'avant et tout le pathos qui l'entoure... gloups, c'est malin, j'ai le bourdon maintenant !

Vous vous concentrerez sur un message positif, une mise en avant de vos compétences, de vos capacités à rebondir, à garder l'esprit clair. Chacun a vécu des expériences personnelles ou professionnelles difficiles, si vous devez justifier d'un trou dans votre CV ou d'un départ précipité, faites état d'évènements personnels qui ont nécessité une prise de recul, faites état d'une relation professionnelle peu épanouissante, on vous demandera probablement ce qui s'est passé, à vous de rester respectueux et d'expliquer qu'il est bon parfois de prendre des décisions courageuses, dans l'intérêt de tous.

Ne rentrez pas dans le détail, d'autant plus si l'entretien se déroule favorablement ! Cela montrera que vous êtes à nouveau solide après une période difficile, cela montrera également votre capacité d'avancer, de ne pas mélanger vie personnelle et vie professionnelle et de croire en vous !

Conscient qu'il est parfois difficile de se contraindre surtout si les convocations aux entretiens se font rares, je vous invite enfin à prendre l'habitude d'exprimer simplement et aussi souvent que possible tout ce qui peut vous rester au travers de la gorge, pas auprès du recruteur, vous l'aviez compris, mais auprès de vos amis, familles ou étrangers comme moi. Pour quelle raison ? Parce que vous apprendrez à évacuer la colère - mais aussi les trémolos dans la voix - et par conséquent à vous mobiliser positivement sur le seul objectif qui vaille : décrocher ce job, et rien d'autre.

"Laissons le passé être le passé" - Homère, d'alors.

Bref un seul mot d'ordre : avanti !

Les grandes réalisations !

"La page blanche, la panne sèche, le vide sidéral, le néant... je n'ai aucune idée de ce que je pourrais raconter dans mon CV, surtout pour tout ce qui concerne les expériences professionnelles. "Insister sur les réalisations" qu'il dit l'autre ! Je n'ai aucun chiffre à communiquer, pas d'objectifs atteints parce que pas d'objectif tout court, rien de vraiment accrocheur, arghh, j'enrage, VDM" (cela fait longtemps que j'avais envie de le placer) !

Bon, pas de panique, encore une fois, la rédaction d'un bon CV n'est pas chose aisée et personne n'a envie de devenir expert en la matière. Pour commencer, posons nous la question suivante : à quoi peut bien servir cette satanée rubrique "expériences professionnelles" ? Que peut en attendre un recruteur ?

Je répondrais d'abord en mentionnant ce qu'il n'attend pas : de l'ennui et de la répétition, répéter inlassablement pour chaque emploi que l'on a - par exemple - managé tantôt 5 personnes, tantôt 6, ici 5 n'a pas grand intérêt en soi, enfin, pas de cette façon...

L'information qui semble la plus pertinente est celle qui met en exergue vos résultats, ces fameuses réalisations, toutes ces informations, soigneusement sélectionnées qui prouveront de façon irréfutable les deux points suivants :

- Qu'il faut forcément maîtriser les compétences décrites en début de CV - voir ici - pour avoir accompli une telle mission (ou atteint tels résultats);

- Que vous avez contribué au développement économique de vos ex-employeurs (et forcément du prochain...).

Vous vous efforcerez par conséquent de mentionner des faits qui mettent en valeur vos compétences (sans les renommer) et qui ont contribué directement ou indirectement à rendre vos anciennes entreprises plus performantes.

Bien entendu, vous aurez pour cela pris soin de rendre votre parcours intelligible, en présentant logiquement les étapes de votre carrière (voir ici et là), en ayant rappelé la taille de l'entreprise, son activité, tout ce qui permettrait au recruteur de se comparer, de se situer par rapport aux entreprises que vous avez enrichies (lire ceci).

Nos expériences ne parleront au recruteur qu'à partir du moment où seront exprimées des réponses à ses attentes. Quelles sont ses attentes ? Non pas recruter une personne qui rentre dans les cases mais bien une personne qui saura le sortir d'une situation qu'il ne maîtrise pas.

Encore une fois, donnez lui l'occasion de comprendre que vos expériences sont la preuve concrète de réalisations, celles-là mêmes qui le tracassent aujourd'hui. Bon courage et n'hésitez pas à me solliciter !

C'est vous l'expert !

C’est vous l’expert ! Si, si, je vous jure, vous êtes un spécialiste, un as et connaissez mieux que quiconque votre domaine. Lors d’un entretien de recrutement, vous dialoguerez avec une personne qui cherche une solution à sa problématique. Quelle est sa problématique immédiate ? Trouver le candidat qui répond au profil recherché. Jusque là, je pense que nous sommes tous à peu près d’accord.

L’idée de fond d’un entretien, c’est de parvenir à dégager une vision qui mette en évidence le caractère commun de vos objectifs (le recruteur de résoudre son problème, le candidat de travailler).

Vous vendre en entretien n’a de sens que lorsque vous saurez actionner les facteurs de différenciation qui rendent unique et intéressante votre candidature. J’ai bien dit « se vendre », et comme vous le savez, l’exercice de la vente relève de tout sauf de l’improvisation, j’en suis chaque jour le témoin.

Comment alors se démarquer des autres candidats quand vient le temps de dire « je suis comme ci, comme ça.. » en priant pour que les ci et ça correspondent à ce que recherche le recruteur ? Bonne question, n’est-ce pas ? En fait, je pense profondément que l’approche du candidat doit être radicalement différente. Répondre strictement au cahier des charges du recruteur, c’est aller sur le terrain « adverse », se démunir et se mettre à nu. Vous avez bien lu la première phrase de mon billet ? « C’est vous l’expert » !

Voyons les choses sous un autre angle, quelle est la problématique du recruteur ? Nous avons dit plus haut : trouver le candidat idéal… oui mais dans quel but ? Pour quoi ? Tout l’enjeu est là, travailler sur la problématique de fond. Trouver le candidat idéal, c’est dans l’objectif, par exemple, de mettre fin à la domination d’un concurrent sur tel créneau en prenant rapidement des parts de marché qui permettront d’amortir de lourds investissements lancés avant la crise et relancer l’activité de l’entreprise qui a tendance à se tasser ces derniers temps… Mais cela n’est pas écrit dans l’annonce.. et non.

Tout l’objet de l’entretien consistera alors à emmener le recruteur sur votre terrain, celui de l’expertise, celui que vous maîtrisez et celui qui répondra précisément à son besoin. En tant qu’expert, vous aurez identifié la problématique et y répondrez en professionnel.

Vous l’avez compris, la qualification de l’annonce est essentielle, la prise de renseignements, la réflexion, le réseau, tout ce qui fait de vous un spécialiste dans votre domaine doit être travaillé en amont afin de sortir rapidement de considérations superficielles qui entraînent parfois le candidat sur un terrain scabreux (trop jeune, trop vieux, pas assez d’expérience de management… bla, bla, bla.).