Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


Vive les parcours mouvementés !...

Je sais bien qu'il est difficile de se mettre en avant auprès d'un recruteur, qu'il est parfois compliqué d'expliquer une vie pleine de rebondissements, pas forcément linéaire. Des choix, ceux que nous avons décidé de suivre lorsque nous avions 20 ans et qui aujourd'hui s'avèreraient très différents. Nous avons payé pour nos mauvaises décisions, de l'ennui, du chômage, que sais-je...

Nous avons également connu nos heures de gloire, reconnus par nos pairs, élèves prometteurs, admirés de nos professeurs (pas moi du tout !). Savez-vous ce que disait Oscar Wilde : " L'expérience est le nom que l'on donne à ses erreurs". Et bien oui, nous nous sommes tous trompés à un moment ou un autre, nous avons tous fait de mauvais choix, par vanité, gourmandise, bêtise ou manque de chance. Nous ne reviendrons pas sur nos passés, alors pas d'autre solution que d'assumer. Assumons ! Bon sang, assumons, arrêtons de fuir et d'essayer de cacher ce que nous sommes ! Pourquoi ? Tout simplement par respect de soi-même...

Je sais bien que vous êtes confrontés au conformisme. Recevant des centaines de CV chaque mois, je reste néanmoins très optimiste et confiant. Vous ne trouvez pas que le linéaire est terriblement ennuyeux, que tout ce qui est prévisible est terriblement inintéressant ?
Moi si. Je ne rêve que de parcours assumés, parfois contradictoires, de baroudeurs (au sens propre et figuré), d'explorateurs, de pionniers qui expliquent leurs choix par la seule volonté d'aller au bout d'une envie. Le vrai, le véritable, l'essentiel, n'est pas dans votre CV, il est en vous, uniquement dans ce que vous êtes, ce que vous êtes devenus. Vive le risque, vive le différent, vive la richesse de nos expériences.

Quel est le slogan d'HEC : "Apprendre à Oser". Allons -y ! Apprenons tous ensemble car je peux vous assurer que vos profils, ceux-là même que vous rêvez plus communs, sauront trouver l'intérêt d'un recruteur.

Que faire après l'entretien ?

Une lettre de motivation pour décrocher un entretien, c'est bien, mais une lettre de motivation pour décrocher un job, c'est mieux !
Tiens, qu'est-ce qu'il raconte celui-là..?

Ce que je vous propose de faire, c'est simplement de confirmer votre motivation en affichant votre détermination à l'issue de l'entretien. Et si vous montriez au recruteur que vous êtes absolument décidé d'obtenir l'emploi proposé, et si vous lui disiez combien vous souhaitez rejoindre l'entreprise concernée, combien vous vous sentez en adéquation avec le profil recherché. Au passage, vous glisserez l'ensemble des compétences professionnelles qui vous caractérisent, en insistant bien sur celles qui semblent (vous le savez maintenant) déterminantes aux yeux du recruteur.

N'hésitez pas à envoyer un courrier, pardon un courriel, relativement court, d'une page environ, montrez votre volonté à ne pas laisser échapper cet emploi, remerciez le recruteur de vous avoir reçu, d'avoir souhaité vous rencontrer, de vous avoir désigné comme répondant au profil recherché. Les candidats qui remercient à l'issue d'un entretien sont très peu nombreux alors saisissez une façon courtoise de vous démarquer.

Je vous recommande d'adresser ce courrier dans les 24 heures qui ont suivi l'entretien - pas plus tard - à la personne que vous avez rencontrée, un e-mail suffira. Je suis absolument convaincu que vous marquerez positivement l'esprit du recruteur. Alors, ne vous gênez pas !

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Après l'échec

"Mon dernier emploi s'est soldé par un échec cuisant, un licenciement violent, viré comme un mal-propre, d'autres ont été préférés à moi. Horreur, malheur, comment vais-je bien pouvoir évoquer ce sujet devant un recruteur sans passer pour un perdant...".

Voilà une question d'envergure qui me laisse toujours songeur. Tout d'abord, elle reflète la violence d'une société, celle que nous connaissons, celle que nous créons aussi. Une société qui, finalement, laisse une bonne partie de nos concitoyens sur le carreau sous le regard parfois indifférent de ses acteurs, dont nous sommes tous.

Je n'aborderai pas ici les conséquences d'une période de chômage sur l'aspect financier ou moral des personnes qui sont concernées, nous les connaissons toutes.
Néanmoins, attention de ne pas tomber dans le désespoir le plus sombre quant à la justification de cette période difficile. Il semblerait que la façon dont nous vivons cet échec professionnel déforme quelque peu notre objectivité. Je le dis sans malice, mais ce que nous ressentons en ressassant et ruminant une situation nous ayant mené à l'échec nous écarte souvent de ce que pourrait penser ou percevoir le simple "observateur" (un recruteur par exemple). En d'autres termes, nous avons tendance à voir plus noir que noir... ce qui, vous l'admettrez n'aide pas forcément à aborder sereinement cette mauvais expérience.

Alors que nous nous focalisons sur la façon dont nous pourrons bien nous justifier pour expliquer un licenciement subi, nous perdons de vue plusieurs points :

1- Une majorité de personnes a connu au moins un revers cuisant dans son parcours professionnel. Parmi ces personnes, se trouve certainement le recruteur que vous craignez.
2- L'immense majorité des travailleurs a peur de perdre son emploi, par conséquent, personne ne se sent véritablement à l'abri considérant que cela pourrait leur arriver à tout moment.
3- Les ruptures conventionnelles ou licenciements pour faute n'ont jamais été aussi nombreux qu'aujourd'hui. Inélégance et hypocrisie d'un système malade.
4- Enfin, bien plus important que l'échec professionnel, vous devrez communiquer sur votre capacité à rebondir, à "digérer" cette situation pour passer de façon constructive à autre chose.

Ainsi, pour paraphraser un journaliste sportif entendu récemment sur France-Info - au sujet de la contreperformance des Bleus - "ce n'est pas la hauteur de la chute qui est importante, c'est celle du rebond...". C'est ce que l'on appelle la résilience, qualité qui pourrait bien devenir la plus importante de toutes. Bon courage !

Bac + rien...

Vous n'avez pas réalisé d'études supérieures et votre parcours professionnel montre une progression intéressante dans les niveaux de responsabilité qui vous ont été confiés. Bravo ! C'est tout à votre honneur, vous disposez de capacités fortes et d'une sacrée dose de détermination, je ne peux qu'encourager le recruteur à vous rencontrer.

Mais de votre côté, croyez-vous en vos compétences ? Etes-vous sûr de vous ? Effectivement, l'ensemble des annonces d'emploi précise qu'un minimum de 4 ans d'études après le baccalauréat est requis, difficile de croire en ses chances quand sa propre formation s'écarte radicalement des schémas bien pensant...

Je constate que les personnes qui n'ont pas continué après le bac ont tendance à présenter un long CV, très dense, contenant - à mon sens - beaucoup trop d'informations. N'essayez pas d'épater la galerie ! N'essayez pas de compenser un "manque" d'études par un surplus de présentation et d'explications dans votre parcours! Cela rend le CV totalement indigeste et lui retire toute fluidité.

Alors avec ou sans études, mettez-vous à la place du recruteur et présentez votre CV de la façon la plus impactante qui soit, montrez lui de quoi vous êtes capable, donnez lui envie de vous rencontrer ! Et si vous avez un parcours riche malgré une absence d'études, c'est que certains ont vu en vous un beau potentiel ! Alors ne doutez pas que d'autres le remarqueront à leur tour !

Un hacker en herbe...

Entre nous, est-ce un exploit de savoir se servir d'un ordinateur ?

Bien sûr que non, surtout aujourd'hui, effectivement, vous êtes habitués à suivre toutes les annonces d'emploi qui vous intéressent, vous avez passé des heures à mettre en place votre CV, le paginer, le mettre en forme, vous avez écrit des lettres de motivation, sur Word notamment.

Vous avez également fait vos comptes, longuement travaillé sur des fichiers Excel, et puis, Power Point n'a plus de secret pour vous tant vous maîtrisez l'art de la présentation.

Vous êtes expert en recherche d'informations, de veille, vous avez envoyé des centaines de courriers électroniques. Bref, vous maîtrisez l'ordinateur et son usage courant.

Néanmoins, sans être un cancre, vous ne vous sentez pas expert en informatique. En effet, vous ne connaissez pas toutes les formules magiques d'Excell qui vous font gagner un temps fou, vos présentations sur ppt sont statiques, un peu moches - je vous rassure, c'est pareil pour moi !

Que mentionner alors sur le CV ? Faut-il écrire :

Informatique : Word, Excel, Power Point, Access, Outlook, Lotus, Publisher...?

Je me dis que celui qui ne connaît pas l'informatique doit ABSOLUMENT profiter d'une période de chômage pour suivre des cours d'initiation, pour les autres, je ne crois pas nécessaire ni impactant d'égrener tous les logiciels courants que vous avez ouverts au moins une fois dans votre vie.

Préférez la formule « Maîtrise du Pack Office » et ajoutez les logiciels spécifiques liés à votre métier (comptabilité, finances, production, CRM, ERP...).