Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


Je ne suis pas à la hauteur

"De toute façon, je ne suis pas à la hauteur... Je le sens bien..". Mon premier réflexe serait certainement de tendre un escabeau à la personne qui affirmerait ne pas être à la hauteur, mais mon petit doigt me dit, que cette fameuse "hauteur" ne cesserait d'augmenter au fur et à mesure des échelons gravis... Enfer et damnation, nous sommes condamnés à toujours monter.


 Et bien justement, prenons en de la hauteur, grimpons immédiatement dans un ascenseur et observons cette terrible malédiction qui nous place toujours en dessous de quelque chose. Entre nous, quel est ce quelque chose ? A la hauteur de quoi, exactement, ne sommes-nous pas ? Pourquoi suis-je convaincu de ne pas être à la hauteur ? Y a t'il une raison particulière, une expérience précise qui me condamne à penser que je ne suis pas à la hauteur ? Suis-je en train de me comparer à telle personne ? Il se peut que d'un évènement unique, gravé dans nos mémoires nous fassions une généralisation dont la mécanique fonctionne de la façon suivante : Si un jour, j'ai agi de telle façon et obtenu tel résultat (en général pas terrible), ALORS, j'obtiendrai TOUJOURS le même résultat ! En gros, je suis condamné à répéter indéfiniment l'expérience douloureuse sur laquelle je m'appuis pour prétendre ne pas être à la hauteur.

Dommage de tourner en rond à ce point ! Vous ne trouvez pas ? N'y aurait-il pas une méthode pour ébranler la certitude persistante que l'on n'est pas à la hauteur ? La hauteur, telle que mentionnée dans nos têtes est une vue de l'esprit, une interprétation, une pensée se construisant sur la base de perceptions, d'émotions, de sentiments, de culture, d'expérience, d'environnement, etc, etc... sur une multitude d'éléments qui au bout du compte nous éloigne parfois (toujours !) de la réalité objective. La réalité n'est pas conforme à la projection que nous nous en faisons. Par conséquent, une personne ne se sentant pas à la hauteur, se positionne par rapport à la seule interprétation de ce qu'elle projette, de ce qu'elle imagine. Le "je ne suis pas à la hauteur" peut donc également s'entendre dans "j'ai placé la barre à un mauvais niveau"... Ce qui change tout, ce qui nous place alors en responsabilité, en acteur... Ce n'est plus ma "hauteur" qui est en jeu mais bien celle de la barre et j'agis en conséquence. Tiens, en écrivant ces mots, je pense au nom de village dans lequel j'organise mes stages de développement personnel : Altura en Espagne… ce qui signifie "Hauteur"...

Ceci dit, on pourrait trouver une utilité, des avantages à croire de ne pas être à la hauteur... Les avantages de ne pas faire ou de renoncer avant d'avoir tenté, ou même d'interrompre un mouvement en cours de réalisation sont réellement bénéfiques, ils nous maintiennent dans une zone de confort (pas forcément agréable ou positive pour l'estime de soi), une zone bien connue, maitrisée dans laquelle nous avons toutes nos petites habitudes.
De la même façon, si cette affirmation peut aussi apporter son lot d'avantages, elle est généralement payée d'un lourd tribu, une série d'inconvénients, souvent difficiles à assumer dont le poids nous enfonce dans la noirceur d'une estime de soi en lambeaux. Gloups.

Mettez sur la balance les inconvénients d'un côté et les avantages de l'autres. Est-ce que finalement, la croyance "je ne suis pas à la hauteur" vaut le coup d'être maintenue, mon énergie est-elle renforcée ou - au minimum - épargnée dans la conquête de mes objectifs les plus personnels ? Là est la question finalement, est-ce que je préfère croire que je ne suis pas à la hauteur parce que cela me procure quelques avantages (pouvoir continuer de me plaindre, me conforter dans un rôle de victime, ne pas prendre de risque, ne pas progresser...) ou bien, le prix à payer me semble gigantesque par rapport à ce que j'en retire. La nature ayant horreur du vide, si vous optez pour le second choix, faites en sorte de vous construire une nouvelle croyance, une croyance plus utile pour vous, basée sur une expérience, sur une réalité, sur des faits : "je suis capable de..." et testez là immédiatement, simplement, dans une stratégie des petits pas plutôt que dans celle des grandes marches "Savez vous comment l'on mange un éléphant ? A la petite cuillère !"



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