Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


Revue de presse

En ce début de semaine que je vous souhaite excellente, pleine de perspectives, d'accomplissements, d'actions et de réalisations - beau programme non ? - je m'aperçois que le sujet dominant des jours passés est le bien-être au travail, rémunération, confort, engagement... Retrouvez l'ensemble des articles publiés sur la page Facebook de "Haut Les Coeurs !!!" et n'hésitez pas à laisser vos commentaires !

Tiens, parlons tout d'abord de rémunération, le nerf de la guerre. 76% des salariés français estiment avoir fourni plus d'efforts depuis le début de la crise financière, industrielle, sociale (un peu tout en fait) dans leur travail en augmentant une productivité, en maintenant au mieux la compétitivité de leur entreprise. Ils sont pourtant aussi nombreux à estimer de ne pas avoir été payés en retour... Sans porter de jugement sur ce sentiment, c'est la notion d'engagement que je remarque, une responsabilité collective qui souligne les qualités personnelles et professionnelles que vous, vos voisins avez en vous. Vous l'avez compris, j'y vois là le signe que chacun d'entre nous recèle des trésors et des qualités qu'il serait bon que tous les managers ou recruteurs apprennent aussi à valoriser et à détecter, plutôt que de rechercher ce qui ne va pas chez l'autre.
Et pourtant, Miroir Social mettait en avant les travaux de Maya Beauvallet, chercheur au département des sciences économiques et sociales de Telecom Paris Tech : "la plupart des systèmes d'évaluation ont introduit une récompense monétaire qui aboutit... à une démotivation". Cela confirme les théories de Dan Pink sur le fondement de la motivation, et franchement, je ne crois pas à l'aspect durable des efforts s'ils font systématiquement l'objet d'une prime, d'un coup de pouce. Devons nous aujourd'hui parler de motivation ? Pour répondre à quoi ? Je crois que nous la confondons de plus en plus avec l'intelligence collective ou individuelle, mais aussi avec un réflexe primaire: la survie. Par conséquent, la rémunération ne consiste pas qu'à maintenir le salarié motivé, mais de plus en plus, hélas, à lui permettre de survivre. On change alors de perspective, vous ne trouvez pas ?

Nous parlons d'efforts, de motivation et pourtant, 40% des salariés "avouent" (quel drôle de terme) utiliser internet au bureau à des fins personnelles, récréatives. Quelles conclusions en tirer ? Que notre rapport au travail est en train d'exploser, de voler en éclat, nos fonctionnements, nos priorités sont grêlées par nombre de nouvelles tâches, de nouveaux comportements qui ne nuisent pas à la productivité - voir plus haut. Mais alors, est-il permis de penser que l'utilisation d'internet de façon personnelle au bureau accroît la productivité ? Et bien partant du principe que tout ce qui ne tue pas renforce, j'ai tendance à croire que ces soupapes permettent au contraire, de renforcer la concentration, l'efficacité en donnant à nos cerveaux sollicités quelques bouffées d'oxygène. Je défends donc l'idée que d'utiliser internet EN SE CACHANT nuit gravement à la qualité du travail ainsi qu'à la santé du collaborateur !

Toujours au chapitre du bien-être ou mieux-être au travail, je suis frappé par les avancées et propositions de Cisco : la téléprésence, permettant à des salariés dispersés de travailler ensemble, réellement. Rien n'est nouveau, si ce n'est la facilité déconcertante de ces mises en oeuvre, qui, à l'heure où l'on parle d'un baril de pétrôle à 200 USD (n'hésitez pas suivre mon compte professionnel si ces questions vous intéressent ! @pierred_lippi ), ce qui entre nous, n'est pas une question de probabilité mais de temps, nous permettrait finalement de continuer sur la voix de l'échange, de la communication mais aussi de la réappropriation de nos vies, comme le dit Marc Halévy que j'avais eu le plaisir d'accueillir sur ce blog. Et puis, finalement, pour boucler la question de l'utilisation d'internet, gardons à l'esprit l'essor incroyable de ces smartphones qui révolutionnent notre rapport au téléphone, le tout en un, en un quoi ? en un clic. Matériel ludique, sophistiqué, qui, ne l'oublions pas, donne l'impression à 73% des cadres de travailler en dehors de leur périmètre professionnel... Comme quoi, la productivité est bien en progression, le tout étant de ne pas tomber dans l'asservissement ni dans un rapport d'obéissance absolue au court termisme. A ce propos, pour ceux qui vivent mal la procrastination dont ils usent et abusent constamment, pas de panique, relisez ce billet de Sylvaine Pascual : "Faut-il vraiment se débarrasser de la procrastination ?", un article qui fait du bien et dont le bon sens humaniste est éclatant et réconfortant : la procrastination est un symptôme, pas une cause, alors ne nous trompons pas de combat !

Bonne semaine à tous !

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