Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


La famille et le chômage

L'épreuve du chômage


Perdre son emploi n'est pas anodin, ce n'est pas un évènement comme un autre... Il constitue pour beaucoup d'entre nous un traumatisme, une remise en question de son identité ou tout au moins d'une partie de son identité. Ne l'oublions pas, derrière chaque licenciement, chaque plan social, des familles entières vont être impactées dans leur vie de tous les jours. Pourquoi ce préambule ? Parce les statistiques ont leurs limites, elles nous préservent de la réalité,

être au chômage, n'en déplaise à certains commentateurs est une épreuve qui au delà de la perte de son revenu, ébranle la structure même de ceux qui y sont confrontés.


le chômage a un impact important  dans la vie de famille
Le chômage dans une famille

Parler de son licenciement à son conjoint

J'ai rencontré Alexandre, 37 ans, qui n'a pas réussi à annoncer immédiatement son licenciement à ses proches. Il est resté de longues semaines à camoufler la situation, n'osant aborder, n'y même reconnaître la perte de son emploi. Reconnaître et mettre des mots sur cette situation, c'est commencer à accepter plutôt que de lutter contre une réalité que l'on rejette. Le regret d'Alexandre est de ne pas avoir immédiatement exploré ce qu'il ressentait "une colère profonde mais aussi un sentiment d'injustice, quelque chose entre l'indignation et l'humiliation...". Ne pas en parler, dans son cas, revenait à entretenir l'illusion d'une situation à peu près sous contrôle, alors qu'au fond de lui, la peur de plus être en mesure "d'assurer le minimum" pour sa famille l'angoissait totalement, la peur de décevoir sa conjointe, de ne pas répondre à ses attentes...
Et pour vous, où se situe ce "minimum" ? Quel est-il exactement ? 

Bref, Alexandre, malgré ses airs joviaux, a décidé d'annoncer son licenciement, d'explorer ses ressentis et très vite, à envisager une autre organisation personnelle, au sein de la cellule familiale. Le chômage a un impact sur la famille, fatalement, il transforme les habitudes, éveille parfois quelques tensions dans le couple, l'un et l'autre se (re)découvrant sous un nouveau jour. Lorsque la situation de chômage est occultée, notamment dans une attitude de déni, alors le risque de tensions au sein de la famille vient alourdir une période déjà suffisamment délicate. Sa conjointe est restée distante pour ne pas l'étouffer, mais quelques allusions laissaient transparaitre son angoisse "est-ce que tu penses qu'il vaut mieux envoyer les enfants chez mes parents cet été ?"

Le chômage et les amis

Ce qu'a remarqué Alexandre, c'est sa tendance à se replier, petit à petit sur lui, de moins sortir, finances obligent, d'être moins enclin à recevoir ses amis, à se rendre à une soirée, échanger des banalités, un évènement au cours duquel il devra, pour la énième fois, raconter qu'il est au chômage, qu'il a des "pistes"... Du coup, il est assailli de conseils, tu devrais faire ci, faire ça, mais au fond Alexandre sait globalement ce qu'il devrait faire, il a juste perdu pour un temps son envie ou son énergie.. 
A ce stade, avant de commencer à envisager de garder le moral, je ne peux que vous inviter à réfléchir sur ce que vous détestiez dans votre ancien job, ce que vous ne regrettez pas afin d'entamer un travail de "désidéalisation" de l'emploi perdu. Listez ce que vous abandonnez avec plaisir... Gnarf gnarf...

Parler aux enfants 

Les enfants sont parfois écartés de ces questions de "grands", les parents décidant de cacher la vérité pour ne pas les inquiéter, pour ne pas prendre le risque que la nouvelle soit connue dans le voisinage, chez les parents de leurs camarades... Pourtant, ces mêmes enfants constatent que Papa reste la journée à la maison, ils en déduisent des évènements qui parfois n'ont rien à voir avec la réalité, imaginent le pire, la maladie par exemple... Il est donc important de dire clairement aux enfants la réalité du chômage, simplement, en envisageant tous les changements à venir. Par exemple les sorties, les moments réservés à la famille. 
Souvenez-vous, une recherche d'emploi s'inscrit également dans l'aménagement de plages horaires dédiées à la famille, l'organisation de vos journées. 

Ne l'oublions pas, les enfants, quel que soit leur âge, s'inquiètent du chômage de l'un de leurs parents. Et plus le chômage est occulté et plus la situation sera fantasme par les plus jeunes. 

Le soutien des parents

Ayant évoqué les plus jeunes, je pense également à la génération au dessus d'Alexandre : ses parents. Quel regard porteront-ils sur leur enfant adoré ? Ne lui renvoient-ils pas une image d'échec en assumant leurs conseils, en comparant leurs vies, qui décidément n'ont pas grand chose à voir ? 

Il m'arrive très souvent de recevoir des appels de parents inquiets pour leur fils ou fille au chômage "je veux l'aider, mais sans qu'il (elle) le sache". Ce soutien est primordial, en revanche, il risque de provoquer l'inverse de l'effet escompté. Soutenez vos enfants en les valorisant, en évoquant avec eux leurs innombrables qualités, en les honorant, pourquoi pas avec eux, au quotidien. En revanche, gardez les conseils pour vous, ils risquent de raviver un malaise, un mal-être d'enfance, une nostalgie d'autres temps, de placer à nouveau votre enfant dans une situation de dépendance, l'infantilisant totalement.

Le témoignage d'Alexandre m'a beaucoup touché, le chômage a des conséquences importantes sur le plan individuel. Chacun fait comme il peut pour rebondir et avancer en continuant à s'oxygéner, mais l'un des enseignements de cette expérience, c'est que la parole doit être libre. 
Il est essentiel d'exprimer, pas forcément en famille (qui n'est pas toujours préparée à l'exercice périlleux du soutien), tout ce que l'on ressent, de :

construire son cheminement, dessiner son projet de vie, en orientant toutes ses réflexions vers l'avenir, accepter la réalité de la perte de son emploi pour assumer et passer à l'action, sans être prisonnier de la blessure qu'elle a provoquée. 


De ce point de vue, je crois que vos conseillers emploi représentent d'excellents recours (dans la limite de leurs engagements et charge de travail), des associations comme solidarité Nouvelle, mais aussi des coachs (voir le dispositif demandeurs d'emploi que je propose dans le cadre d'une analyse de CV).

Haut Les coeurs mes amis !

Où vous voyez-vous dans cinq ans ?

Déclarer ses objectifs a une vertu capitale : vous placer dans un rapport de confiance lié à l'engagement d'un entretien de recrutement construit sur l'honnêteté et la transparence. Tous les recruteurs n'adhèreront pas forcément à vos plans, en revanche, en communiquant sur vos intentions, vous rendrez plus "facile" l'adhésion à votre candidature.

communiquer son projet professionnel en entretien d'embauche
Où vous voyez-vous dans cinq ans ?


Aussi, à la fameuse question :

"Où vous voyez-vous dans cinq ans ?"

je ne peux que vous recommander de répondre par une vision claire de vos objectifs et de votre motivation. Cette question pourra être abordée sous d'autres formes :
"Quel est votre projet professionnel ?"

"Comment envisagez-vous votre évolution professionnelle d'ici cinq ans ?"

Une ambition réaliste

Tout d'abord, votre vision s'ancrera sur la réalité du poste convoité, inutile d'afficher une ambition débordante lorsqu'elle est déconnectée du poste convoité. Imaginez que vous posiez votre candidature à un poste de comptable en déclarant votre ambition, d'ici cinq ans, d'occuper la place de DG... Selon vous, quel(s) message(s) envoyez-vous ? 

1 - évidemment le message d'une très forte ambition.
2- Mais surtout le message que vous prétendez à un poste dont - au fond - vous ne voulez pas vraiment...

Aussi, l'ambition déclarée est à manier avec des pincettes, il conviendra d'afficher une ambition toujours en rapport avec le poste convoité. Pourquoi ne pas évoquer une évolution dans la prise de responsabilité ou bien dans la nature des projets réalisés au sein de l'entreprise, mais certainement pas une ambition solitaire liée à votre propre ascension, avec ou sans l'entreprise. Par conséquent, un objectif très précis, radical et définitif fermerait la porte à tout échange en cas d'incompatibilité entre le projet de l'entreprise et celui du candidat.

L'expression d'objectifs professionnels

Certains candidats resteront muets et incapables de se projeter à moyen ou long terme. Je le sais bien, il n'est pas toujours facile de prévoir son avenir à quelques jours, alors à cinq ans...! Pourtant, répondre par le silence ou par l'incapacité de se projeter risquerait bien de vous écarter du poste. Prenez le temps de la réflexion, là, tout de suite, pour construire une réponse suffisamment sincère, une orientation, une intention, une expression de vos résolutions laissant la part belle à vos motivations professionnelles. Affichez votre détermination à décrocher une fonction, à réaliser telle ou telle ambition personnelle. N'oubliez pas que la détermination, celle qui est tant recherchée par les recruteurs, nécessite souvent d'avoir les idées claires sur l'orientation que l'on veut insuffler à sa carrière. Le silence ou la non réponse sont à proscrire.

Lorsque vous affichez une vision claire de vos objectifs professionnels, vous émettez un message positif :
  1. Vous savez ce que vous voulez et savez exactement pour quelle raison vous êtes en ce moment même devant le recruteur.
  2. Vous avez construit une stratégie pour atteindre vos objectifs et savez exactement quelles actions, vous permettront de réaliser vos ambitions. Cela s'appelle du pragmatisme et de la prise de responsabilité.
  3. Vous assumez votre position et précisez vos propos de façon totalement personnelle, sans rejeter la responsabilité sur les épaules de la société, de votre ancien employeur ou même sur celles de votre recruteur..


Par conséquent, le poste que vous convoitez s'articule parfaitement dans la réalisation de vos objectifs professionnels, votre candidature prend du sens..

Une absence d'ambition

Autre cas de figure, imaginons que vous n'ayez pas une ambition débordante, ce qui, entre nous, arrive à des gens très bien ! Peut-être que votre ambition s'inscrit au service de... Au service de vos clients, de vos fournisseurs, de vos collègues, de votre patron... Peu importe, votre ambition n'est pas de briller, d'accéder à je-ne-sais-quel-poste, mais bien de vous épanouir, parfois dans l'ombre, avec la satisfaction de faire tout ce qu'il faut pour contribuer, développer, faire briller...
Cela s'exprime tout aussi clairement, sans rougir... au contraire. Vous enverrez là encore, pourvu que ce message soit en adéquation avec le poste ( une fonction en binôme par exemple, un poste d'adjoint...), un message de maturité, de réflexion sur vos attentes et de connaissance de vos aspirations les plus profondes. 
Dans ce cas, évoquer une installation dans votre poste, un travail de fond dont les résultats se nomment confiance, développement, partenariats, accompagnement... Votre ambition pourrait également souligner une progression dans votre savoir-faire, l'approfondissement de connaissances, de qualités professionnelles, de compétences.

Les bonnes réponses sont nombreuses et tout aussi variées que vos projets de vie ou professionnels. En revanche, elles s'inscrivent toutes dans une logique construite, en rapport avec le poste convoité : accéder à ce poste me permettra de... 
Beaucoup d'entre vous ont une ambition de liberté, d'autonomie qui parfois s'exprime au travers d'un projet de création d'activité ou d'entreprise. Ce message, que je respecte totalement, vous écarte forcément, ici et maintenant, de l'expression d'une motivation sincère, un peu comme si vous disiez que dans cinq ans, vous serez passé à autre chose de plus intéressant...


Un bon recrutement

"Où vous voyez-vous dans cinq ans" est une question ouverte, une véritable opportunité de parler de vos valeurs, de vos motivations, d'exprimer vos objectifs. Ces signaux comptent pour le recruteur, vous en conviendrez... L'autre signal envoyé s'articulera autour de la solidité de votre candidature.

Oui, l'entreprise pourra totalement compter sur moi pour atteindre ses propres ambitions !

Lire aussi :

130 jobboards spécialisés par secteur d'activité

Les Jobboards spécialisés

Peut-être passez-vous de nombreuses heures devant votre ordinateur, traquant sans relâche tout type d'informations vous permettant d'améliorer ou de préparer une candidature ou de déclencher une mise en action. Ces informations peuvent se concentrer autour d'un secteur d'activité, d'une entreprise, d'une localisation géographique, des informations en majorité issues d'une veille internet bien construite, bâtie autour des articles de la presse locale, économique et spécialisée.

130 jobboards spécialisés par secteur d'activité
Observer là où se trouvent les offres d'emploi adaptées à vos recherches

Encore une fois, je vous encourage à consacrer une partie de votre temps à la lecture d'annonces emploi, connectées à votre secteur d'activité mais sans lien direct avec votre métier. Ainsi, imaginons que vous recherchiez un emploi de commercial dans l'industrie, alors, pensez à parcourir l'ensemble des annonces liées à l'industrie car vous débusquerez bon nombre de renseignements pratiques et précieux sur les entreprises qui recrutent, celles qui se développent, les cabinets de recrutement spécialistes dans votre domaine, ainsi qu'une large culture sur l'évolution de votre secteur de prédilection.

Parcourir toutes ces annonces, mais également vous focaliser sur des secteurs particuliers ou sur une fonction précise peut s'avérer complexe si vous abordez uniquement cette recherche auprès de jobboards généralistes
Je vous invite à découvrir le monde des jobboards spécialisés et à concentrer un certain nombre de vos investigations autour de ces sites totalement dédiés à un domaine en particulier : soit un métier, soit un secteur d'activité. Pour quelle raison ? Parce que... 
les jobboards recensent des annonces précises et sont reconnus par les annonceurs (entendre les futurs employeurs) comme étant suivis par les professionnels de leur domaine.

Je reconnais que certains jobboards sont beaucoup plus performants que d'autres, mais je vous invite selon vos centres de recherche à n'en négliger aucun et à les consulter régulièrement, la plupart vous permettant de construire des alertes e-mail pertinents.

Jobboards par secteur d'activité :

Assurance / Banques / Finances / Comptabilité :


Aéronautique / Automobile / Logistique / Transports


Architecture / BTP / Construction / Immobilier / Travaux Publics


Agroalimentaire / Distribution



Communication / Culture / Évènementiel / Médias / Presse / RP


Développement Durable / Environnement



Industrie / Matières premières / Energie

www.emploi-pro.fr (Usine Nouvelle)

Informatique / Télécommunications / Multimédia / IT


Hotellerie / Restauration /Tourisme /Sport

www.aspom.com Sports, lifestyle & digital jobs

www.animjobs.com

Juridique / Ressources Humaines


Luxe / Mode / Beauté / Cosmétique



Médical / Paramédical / Pharmaceutique / Social



Recherche / Sciences et bio-technologies



... Evidemment, cette liste méritera d'être complétée par les sites qui vous semblent utiles et avec lesquels vous réalisez votre veille emploi... Mais dans la plupart de ces secteurs d'activités, peuvent être recherchés des commerciaux, des ingénieurs, des agents de production, des comptables...  Dans ces sites, se trouvent des gisements d'informations, du vocabulaire technique, des profils recherchés, qui n'apparaissent pas nécessairement dans les jobboards généralistes. Je vous souhaite un bon voyage dans l'exploration de ces données, n'hésitez pas à solliciter mon accompagnement afin de construire une veille pertinente.
Haut Les Coeurs !

Lire aussi :
- Comment organiser sa journée de recherche d'emploi ?

Organiser ses journées de recherche d'emploi

Comment organiser sa journée de recherche d'emploi ?

"Comme chaque matin depuis quelques temps, je commence ma journée par allumer mon ordinateur, je vérifie mes mails, - beaucoup de publicités en ce moment  -, rien de bien utile, un petit tour sur les réseaux sociaux, j'y reste trop longtemps à mon goût, les vidéos démarrant toute seule ont tendance à me retenir... Il est plus de 10h00, je vais commencer ma recherche d'emploi, mais juste avant, je vais me préparer une tasse de café, en attendant j'écoute distraitement les actualités sur BFMTV et je ne sais absolument pas comment organiser ma journée..."

Bien sûr, ceci pourrait figurer dans un récit de science fiction, exagéré à l'excès, il n'est en aucun fidèle à votre réalité. Tout d'abord, l'organisation de son temps dans le cadre d'une journée de recherche d'emploi ne va pas de soi. Voilà, c'est dit. 
Il n'est pas aisé de construire une journée bien occupée lorsque le moral monte et descend à l'image de montagnes russes, lorsque l'on est dépendant d'une convocation à un entretien d'embauche ou bien à un séminaire de retour à l'emploi, lorsque l'on organise ses journées en fonction des horaires de l'école, des vacances scolaires, lorsque l'on ne sort plus de chez soi, lorsque l'on accumule un retard conséquent dans la mise à jour de profils, CVthèques, lorsque l'on n'aime pas rechercher un emploi (ce que je comprends tout à fait..) etc...

Bien, les excuses sont légitimes, nombreuses, sérieuses mais maintenant qu'elles sont évacuées, concentrons nous un instant sur un plan de journée digne de ce nom.



la préparation et l'organisation dans sa recherche d'emploi
Bien organiser sa journée de recherche d'emploi

Premier principe : pour bien vivre sa journée, autant la prévoir dans ses moindres détails. 


A titre d'exemple, je noircis chaque matin des pages d'un cahier en projetant ma journée par écrit. Cela veut dire que chaque rendez-vous de coaching est visualisé à l'avance, que je sais dans quel état d'esprit je vais aborder tel ou tel client. Dès 8 heures du matin, je décris chacun des évènements de la journée à venir, précisant de quelle façon je me comporte, je réagis, j'imagine mon attitude (positive bien entendu...). Je visualise de la façon la plus positive qui soit, toutes les ressources que je vais utiliser durant ma journée pour qu'elle soit un succès, une nouvelle manière d'envisager mes résolutions du jour, de la semaine, du mois...

Deuxième principe : Le temps est bien plus capricieux qu'il n'y parait.


Prenez conscience de la relativité du temps. Si vous prévoyez de consacrer un volume horaire à la réalisation d'une tâche, il est probable que vous tombiez dans le piège de la loi de Murphy, c'est à dire que vous aurez tendance à minimiser le temps nécessaire plutôt que de l'estimer à son juste niveau. Vous prévoyez de passer une heure à rédiger votre CV, écrire votre lettre de motivation ? Ajoutez du temps, multipliez par deux ou trois le temps nécessaire...

Dans un autre registre, si vous disposez de beaucoup d'espace, vous aurez tendance à l'occuper pleinement... Pour le temps, c'est pareil. Imaginons que vous ayez devant vous beaucoup de temps pour rechercher un emploi, alors, il est probable que vous utilisiez tout ce temps plutôt que de le concentrer sur une période. Cela s'appelle la loi de Parkinson : si vous ne fixez pas de date butoir à la réalisation d'une action, alors vous constaterez que le temps passe à une vitesse extraordinaire.. et que vous n'avez pas avancé d'un iota.

Connaissez-vous Laborit ? Il a écrit une loi sur notre fâcheuse tendance à reporter les tâches ennuyeuses aux calendes grecques. Nous autres humains aimons faire le plus facile d'abord... le reste suivra peut-être. Le "reste", vous l'aurez compris, est très précieux dans une recherche d'emploi !

Enfin, pour ceux qui aiment consacrer toute une journée à la réalisation d'un travail complexe, sachez que vous tomberez probablement sous le joug d'une autre loi, celle d'Illich. Au delà de 90 minutes d'attention ininterrompue, la concentration chute drastiquement. Il est alors nécessaire de recharger les batteries par une pause dans la réalisation des travaux en favorisant la distraction (ce peut-être de passer à une autre action...).


Troisième principe : Passer 100% de sa journée sur internet est inefficace...


Oui, c'est rude, mais vous le saviez déjà... Lorsque vous aurez lu les annonces, rigolé sur les réseaux sociaux, mis à jour vos profils... il restera alors à travailler sur tout le reste comme l'activation de vos réseaux, les visites sur les salons professionnels, les relances, les visites d'entreprise, vos rendez-vous extérieurs, les entretiens professionnels, la forme physique, l'apprentissage de nouvelles compétences, le partage... Je préconise de concentrer 50% maximum de son temps aux différentes actions sur ordinateur / internet et les 50% restant sur le terrain (téléphone, cours de formation, rdv, visites...).

Pourquoi rappeler tout cela ? Parce que beaucoup culpabilisent en constatant que leurs journées filent vite, qu'ils n'avancent pas dans leur recherche d'emploi, restent bloqués, créant un sentiment très désagréable, à mi chemin entre frustration, déprime et culpabilité. Vous n'êtes pas un super héros, vous n'êtes pas non plus un fainéant en puissance, vous subissez les lois que je viens de vous décrire.


Quatrième principe : créer le plan de sa journée


Maintenant que vous connaissez tous les écueils qui risquent de plomber sérieusement votre journée de recherche d'emploi, je vous invite à réfléchir sur l'organisation de vos journées. Une journée de 6 à 7 heures actives de recherche d'emploi sera amplement suffisante, vous laissera le temps de vous occuper de votre famille (ce que vous ne pourrez plus faire de la même façon lorsque vous aurez intégré votre nouveau poste), de faire du sport aussi...

Deux grands temps dans votre agenda du jour : les actions sur ordinateur : 3 heures maximum et l'ouverture sur le monde : 4 heures environ.

Travail sur Internet / Ordinateur :

Ce travail se concentre sur des actions précises. Il consiste à réaliser : 

  • la lecture des annonces sur des jobboards spécialisés ou généralistes (compter moins d'une heure chaque jour) = 4 heures/ semaine
  • la mise à jour de votre fichier d'entreprises cibles = 3 heures / semaine, 
  • les candidatures via e-mail avec la fameuse lettre de motivation (toujours le même temps puisque vous répondrez aux annonces quand il y en a et complèterez par vos candidatures spontanées) = 5 heures / semaine 
  • la mise à jour de CVthèques = 3 heures par mois (50 minutes / semaine) 
  • la recherche d'information (veille internet) en parcourant la presse locale ou les journaux professionnels et de profils sur les réseaux sociaux... = un peu plus de deux heures chaque semaine.
  • la mise à jour de vos tableaux de bord (5 minutes par jour)
A vous de comparer cette proposition à ce que vous réalisez chaque jour et de compléter, le cas échéant, avec quelques actions proposées. Déterminez les plages horaires qui vous conviennent (matin, après-midi, tôt, tard...) Ne dépassez pas 90 minutes dans une seule action et offrez-vous un temps de pause de 15 minutes environ...


Travail déconnecté d'internet : l'ouverture sur le monde


Ce travail ne nécessite pas de rester assis devant votre ordinateur, il comprend des temps de réseautage, de rencontres, d'échange et d'organisation :

  • la préparation de votre journée : écrire la journée telle que vous souhaiteriez qu'elle se déroule, planifier vos actions dans l'agenda, recensez les numéros de téléphone des personnes à contacter = 30 minutes par jour (avant toute autre action) = 30 minutes par jour = 2 heures 30 par semaine.
  • les relances téléphoniques à vos candidatures, demandes de feedbacks (selon vos objectifs quantifiés) = 20 minutes par jour = 1 heure 40 / semaine.
  • les RDV, entretiens de recrutement, rdv Pôle emploi, Activ'emploi, coach emploi, entretiens réseaux, entretiens professionnels, demandes de références, appels des anciens collègues, démarches administratives liées à votre recherche d'emploi = 5 heures par semaine
  • l'approfondissement de vos connaissances (techniques spécifiques, évolution de votre métier, formations, lectures). C'est un temps que je vous invite à passer dans une médiathèque par exemple = 4 heures par semaine.
  • les visites d'entreprises, portes ouvertes, salons professionnels, forums professionnels, conférences = 3 heures par semaine.

Là encore, vous favoriserez ces actions, du moins celles des rencontres et des échanges, pendant les heures de bureau (ceci dit les relances sont très efficaces tôt le matin et tard le soir), mais votre temps d'approfondissement des connaissances et de l'organisation peut se réaliser quand vous le souhaitez...
Ci-dessous, un exemple de support facilitant l'organisation de sa journée :

s'organiser est l'une des clés pour atteindre rapidement ses objectifs
Planning de ma journée
Maintenant, à vous de tester, de valider vos appétences et biorythmes... Vos journées seront bien occupées !

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Réseaux sociaux : abandonnez la chasse aux recruteurs

Recherche d'emploi sur réseaux sociaux : rapprochez-vous de vos concurrents plutôt que des RH


Vous est-il déjà arrivé de cibler un nombre conséquent de recruteurs, de DRH, RRH,  sur les réseaux sociaux afin de travailler votre approche directe et - au passage -  leur adresser un CV accompagné d'un long message d'introduction qui se résumerait par 3 mots : "en recherche active"...? 
Maintenant, une autre question : avez-vous de cette façon décroché un job ? Avez-vous - au pire - obtenu une réponse de leur part ? Ou au mieux, gagné un contact direct ? 

Non, rien de tout cela, votre message n'aura pas été lu, ou juste les trois premiers mots et votre CV n'aura pas plus été ouvert. Cela s'appelle faire chou blanc, passer du temps à cibler des interlocuteurs qui ne répondront que trop rarement à vos demandes.
Vous l'avez probablement en tête, les spécialistes des RH sont véritablement poursuivis sur les réseaux sociaux et ne répondent pratiquement plus aux demandes de contact qu'ils peuvent recevoir. Mais alors, est-il nécessaire de passer du temps sur les réseaux sociaux me demanderez-vous...

bien cibler vos pairs
Bien cibler sur les réseaux sociaux

Oui, bien sûr, oui. Mais probablement d'une façon légèrement différente, en travaillant votre stratégie de recherche et en ciblant avant tout, vos pairs et les pères de ces pairs. Je reprends, vos pairs et leurs managers, les opérationnels, ceux qui restent concentrés sur le développement de leur activité, mais surtout, ceux qui sauront apprécier les démarches d'une personne comme vous, une personne qui se donne les moyens d'actionner son réseau. Vous pourrez les connaître et les détecter en construisant une veille sectorielle identifiant tous les acteurs dans votre domaine d'activité.

Bien cibler sur les réseaux sociaux

Dans nos chères PME, berceau de l'emploi, et, de la vraie vie d'entreprise, les décideurs, en matière de recrutement ne sont pas les DRH... Point. Les DRH valident de façon administrative, lancent le process de recrutement (cela s'appelle rédaction d'annonce, diffusion d'annonce, réception des candidatures, transmission des candidatures aux opérationnels, éventuellement participation aux entretiens (pas toujours,  mais comme il est nécessaire de ménager les susceptibilités, le RH peut parfois être mobilisé dans ce process, pour la forme...). 

Revenons un instant à votre démarche réseau. Vous souhaitez un entretien réseau ? Ne perdez pas de temps à rencontrer un spécialiste des RH, totalement inculte dans la vôtre de spécialité. Vous souhaitez un regard sur votre démarche ? Ne perdez pas de temps à solliciter un spécialiste des RH qui ne vous accordera pas la moindre réponse. Vous souhaitez obtenir des informations sur une entreprise, sur un métier ? Allez à la source, contactez les opérationnels et parlez métier entre vrais spécialistes. Un vrai pro sera toujours reconnu par un autre vrai pro, et justement, votre spécialité ne se concentre pas dans la recherche d'emploi mais uniquement dans l'exercice de votre emploi.

Allons un peu loin. Lorsque vous vous mettez en contact avec un spécialiste, comme vous, de votre métier ou secteur d'activité, vous pouvez très facilement et sincèrement vous intéresser à la personne pour ce qu'elle a à vous offrir : son expérience, son histoire... et tirer de son récit une formidable source d'inspiration, une tonne d'informations sur ses concurrents, ses collègues, le secteur d'activité, mais également, dans le meilleur des cas, obtenir une cooptation.

Règle N°1 : ne demandez rien, intéressez-vous sincèrement à la personne que vous approchez.

Dans le meilleur des mondes, vous entrez en contact avec la personne ciblée. Le message que vous lui aurez adressé est globalement celui-ci : 
Bonjour Truc, nous avons un profil très similaire et j'ai trouvé votre parcours très intéressant. Je serais ravi de vous compter parmi mes contacts directs. Très belle journée à vous ! Bidule
Certains vous expliqueront qu'ils ne se mettent en contact qu'avec des personnes physiquement rencontrées, d'autres, comme moi, seront ravis de faire vivre leur réseau professionnel.

Psst, approchez tout près de l'ordinateur, je vais vous révéler une astuce formidable : plus vous ciblez des personnes qui ont un profil similaire au vôtre, et plus vous serez informé de leur départ ou de leur volonté de partir de l'entreprise. Comment ? Chaque semaine, vous recevrez une notification vous indiquant qu'un tel de votre réseau a changé de poste ou bien qu'il a mis à jour son profil... A votre avis, pourquoi met-il à jour son CV...? Pour bouger pardi ! Voilà l'autre secret, en multipliant les contacts de ce type, vous deviendrez la personne la mieux informée du mouvement des professionnels comme vous dans le secteur d'activité qui vous concerne. Chaque mouvement détecté présentera alors une opportunité formidable d'envoyer une candidature spontanée, une candidature qui a de fortes chances de tomber au moment opportun !

Règle N°2 : soyez très attentif aux mises à jour des profils de vos contacts.

A vous de jouer, l'approche sur les réseaux sociaux s'avèrera bien plus excitante et motivante de cette façon là.

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