Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


L'écoute active

Le sentiment de ne pas être écouté


"Bon sang, je passe ma vie à te répéter que nous allons droit dans le mur !". Aïe, voici un échange qui semble mal engagé, non pas parce que le mur se rapproche à toute vitesse mais parce que, selon toute vraisemblance, la personne qui s'exprime a le sentiment de ne pas avoir été écoutée… Scène banale de nos vies.

Et, vous, savez-vous écouter ? Bien sûr, je n'évoque pas le fait d'entendre une voix, lointaine, se perdant dans les limbes de vos pensées mais davantage le fait d'être attentif à ce que l'autre a à nous dire, le fait de décider d'interrompre le flot de sa propre réflexion pour comprendre en conscience - et silencieusement - ce que l'autre exprime. 

L'écoute active

Deux oreilles, une seule bouche


Souvenez-vous, selon la sagesse populaire chinoise, nous avons une bouche et deux oreilles pour écouter deux fois plus que nous ne parlons ! Certains semblent avoir deux bouches et - au mieux - une oreille tant ils ne peuvent s'empêcher de terminer les phrases de leur interlocuteur, de les interrompre pour leur venir en aide, leur donner tort, donner des conseils ou carrément se moquer de l'autre… Lorsque je décide d'écouter, je considère l'autre comme une personne à part entière, un être, qui existe, en dehors de moi. Je ne suis plus seul au monde et admets que d'autres opinions, d'autres harmonies existent en dehors de mon cerveau.

Je me concentre totalement sur ce que l'autre exprime, je disparais presque pour renforcer ma présence et construire une relation dense dédiée à l'échange. Je construis l'écoute en suspendant mes activités, en me déconnectant de tout ce qui pourrait parasiter mon attention. Avez-vous remarqué comme l'on s'entend formidablement bien lorsque l'autre nous écoute ? Comme les idées deviennent claires, percutantes ? 
Bien sûr, l'écoute ne signifie pas forcément l'acceptation, en revanche, en plus de la marque de respect que l'on offre à son interlocuteur, se bâtissent les conditions d'un échange équilibré, d'une compréhension des arguments opposés, pour, peut-être, les relativiser (l'assertivité est un formidable exercice d'écoute !) ou bien encore les admettre. 
Attention, comprendre, ne veut pas dire ici "sentir" ou "ressentir" comme l'autre mais davantage de discerner les schémas de fonctionnement intellectuel ou émotionnel de nos interlocuteurs pour mieux réaliser ce qui nous est exprimé.

Du coup, l'écoute active passe par le questionnement, par la volonté de comprendre, par la curiosité surtout. "Je suis curieux de t'entendre, de t'écouter…". Aussi, pour éviter toute mauvaise interprétation, je demande régulièrement, je demande pour être sûr d'avoir compris, je pose des questions, qui, quoi, comment, pourquoi… En posant des questions, je place toujours l'autre dans son discours, sans chercher à ramener la conversation à moi, à mon expérience personnelle ( l'expression de ce qui nous anime délie les langues ! La prochaine fois que vous vous lancerez dans une discussion, comptez le nombre de fois que votre interlocuteur ramènera l'échange à lui, à sa vision, à son vécu !).

Enfin, dernier point, écouter demande de la disponibilité, de la présence. Aussi, si pour une raison ou une autre, vous restez perturbé par un environnement peu propice à l'écoute (bureau, téléphone qui sonne, tweets intempestifs, bruit, mouvements…), n'hésitez pas à différer l'échange, à reporter l'entrevue, la discussion. L'écoute active, sans interruption ni jugement d'aucune sorte constitue un exercice formidable de développement personnel. Par l'accueil de ce que l'autre exprime, je contiens mes croyances et certitudes pour encourager la prise de parole et faire dire, ressortir des trésors qui n'attendent que d'être pleinement goûtés et pris en compte*. Et si vous découvriez l'écoute active avec un coach emploi ? Contactez-moi, je serai heureux d'échanger avec vous.

* L'écoute active est l'un des thèmes abordés lors du séminaire "devenir manager coach" que j'organise en Espagne.

Nos rêves d'enfance

"Depuis que je suis toute petite, je m'accroche à un rêve, celui d'aller vivre au bord d'un lac, dans un chalet douillet duquel je pourrais chaque jour contempler la nature… J'imagine ce paradis, perdu dans la montagne, à l'abri des regards, éloigné du brouhaha. Je vivrais de lectures, de ma pêche et de mon jardin…".

Sympa comme programme ! Cette personne est aujourd'hui mariée, a trois enfants et travaille dans une grande compagnie aérienne. 
Même si les rêves méritent d'être observés, accomplis parfois, je constate souvent qu'ils constituent aussi une prison, une douleur. On compare sa vie à l'idée que l'on s'en faisait plus jeune. Pourtant, ces rêves semblent figés dans le temps, ils ne tiennent jamais compte de votre réalité d'aujourd'hui, des changements de votre vie, de la maturité qui vous a gagné. En d'autres termes, votre rêve n'a pas changé d'un iota alors que votre vie, elle, s'est totalement transformée dans tous les domaines. Votre rêve d'enfance n'est plus forcément adapté à votre vie d'aujourd'hui. Tadam… et ça, c'est parfois difficile à admettre.

S'autoriser à reconnaître que nos rêves d'antan peuvent avoir évolué n'est pas trahir. Qui savait à l'âge de 15 ans à quoi ressemblerait sa vie trente ans plus tard…? Pas moi. Pourtant, nous avons de temps en temps tendance à nous replonger dans la nostalgie d'une époque révolue, regrettant de ne pas avoir assouvi tel ou tel rêve sans imaginer un seul instant, que ce rêve n'a plus sa place dans la réalité de sa propre vie. C'est un peu comme si l'on abandonnait une part de soi-même, triste de ne pas l'avoir testée ou expérimentée.


Pendant que j'écris ces mots, le monde change, vous changez, je change… Nos rêves ne peuvent-ils pas changer aussi ? Sommes nous absolument les mêmes qu'à l'époque où nous imaginions un style, un mode de vie ? Nos expériences, nos souvenirs ne nous ont ils pas modifié ? Arrêtons de nous enfermer dans l'amertume d'un rêve d'enfant non réalisé, arrêtons de fermer les yeux sur ce que nous sommes devenus, admettons que nos priorités ont changé (notre famille par exemple) et que celles-là mêmes nourrissent nos rêves d'aujourd'hui. Vous l'avez compris, je ne suis pas un adepte de l'accomplissement des rêves que nous faisions lorsque nous étions enfants. Je préfère largement ceux que nous construisons en tenant compte de ce que nous sommes devenus, de nos valeurs, de notre écologie (celle qui nous protège ainsi que ce(ux) qui nous entoure(nt))… de ce que nous sommes aujourd'hui. Des adultes qui admettent avoir grandi, évolué et qui imaginent que leurs priorités d'antan ne sont plus celles de l'instant.

Être à la bonne place est aussi une question de temps et de tempo. Je construis la place qui me sied le mieux en m'appuyant sur ce que je suis aujourd'hui... mais cela nécessite de se réconcilier avec soi-même pour ne pas vivre dans la culpabilité de n'avoir jamais assouvi son rêve d'enfant. Et n'oubliez pas, ce qui est important pour vous, aujourd'hui, sera probablement différent dans 20 ans car nous changeons à la même vitesse que le monde, et cela donne parfois le tournis, angoisse aussi.
Moralité, oui aux rêves d'enfance lorsqu'ils sont compatibles et écologiques avec l'adulte que nous sommes devenu… mais surtout, oui aux rêves d'aujourd'hui !

Credit photo David Castillo Dominici / FreeDigitalPhotos.net

Chômage : Accompagnons plutôt les recruteurs !

Former les chômeurs ? Quelle blague !

J'interviens très souvent auprès d'associations de chômeurs et recueille régulièrement une multitude de  témoignages, de parcours, parfois difficiles, d'audaces, d'aventures mais aussi d'angoisses, d'incertitudes et de profondes désillusions. J'y rencontre tous types de fonctions, souvent administratives ou industrielles, de l'employé au dirigeant en passant par toutes les strates de cadres aujourd'hui condamnées.
Dans le même temps, je travaille avec de jeunes diplômés ou futurs diplômés, qui se projettent dans une carrière professionnelle prometteuse, qui envisagent souvent de partir à l'étranger pour décrocher un premier emploi, une première expérience, vivre le commencement, le lancement de leur carrière dans les meilleures conditions. 
Enfin, Pôle Emploi me sollicite parfois pour rencontrer des personnes qui n'ont aucune formation, ayant quitté le système scolaire très tôt, ayant décroché comme on dit, vivant au jour le jour dans la plus grande des précarités, bien éloignés des concepts moquettés que l'on retrouve dans beaucoup de stratégie de marque employeur. La vraie vie.

Au final, je rencontre beaucoup de personnes, des gens comme vous et moi, nos voisins, nos enfants, nos parents et tous ont un même but : travailler

Attention, je ne parle pas du fantasme d'un travail bien payé à ne rien faire ! Je ne parle pas non plus d'un travail automatiquement lié à la notion de plaisir, "on verra ça pour plus tard", non, je parle d'un emploi qui nous resitue dans la sphère sociale, qui nous permet de construire une place, dans la société, et de contribuer, simplement au développement d'une entreprise, d'un groupe.. tout cela en échange d'un salaire pour continuer à fonctionner normalement.


Coach emploi, je consacre mon activité aux personnes en recherche d'emploi. De travailler avec eux à la construction d'une stratégie, d'une recherche plus efficace, de mettre en valeur leur propre parcours… Pourtant, à bien y regarder, je le répète ici encore, je ne rencontre que des génies. Tadam. Oui, je constate combien chacun d'entre nous possédons une richesse extraordinaire, en termes d'aptitudes, de compétences, d'intelligences, de qualités, de motivations, d'engagements et qu'il suffit d'ouvrir les yeux, avec un minimum de clairvoyance et de talent pour se rendre compte qu'il existe en chacun d'entre nous un potentiel formidable qui contribuera inévitablement au développement de l'entreprise qui saura les recruter. Et savez-vous pourquoi je ne vois que cela ? Parce que c'est exactement ce que je cherche, parce que c'est exactement ce qui m'intéresse.

Dans ce blog, je ne critique jamais les recruteurs (quoique). Néanmoins, lorsque je découvre que le chômage des seniors a augmenté de 70% ces quatre dernières années, lorsque je découvre que 47% des jeunes sans diplôme sont au chômage, que les jeunes descendants d'immigrés sont massivement au chômage ou encore que 28% des jeunes diplômés envisagent une expatriation à vie, eh bien je me dis que le coaching ne doit pas être proposé à ceux qui recherchent un emploi mais davantage à ceux qui en proposent un, aux recruteurs. Si notre société construit un modèle dans lequel on "fait sa carrière" entre 30 et 45 ans et tout ce qui dépasse est à jeter, alors, je considère que les fameux DRH, leviers de la stratégie de développement des entreprises (vous comprenez que je sois dubitatif…) nous plongent dans une situation inextricable en orientant à ce point leur politique de recrutement. 

Chers responsables des ressources humaines, arrêtez de vous réunir, de participer aux conférences, de construire des serious games, des tests, de réfléchir à la marque employeur, au recrutement 2.0, au CV anonyme... et faites vous coacher ! Nettoyez la tuyauterie ! Remettez-vous personnellement en question !
Je ne doute pas de votre envie de faire progresser l'entreprise, la société même, mais à l'évidence, votre stratégie ne fonctionne pas ! Regardez les chiffres ! Observez l'échec de vos décisions ! C'est assez brutal, mais puisque je contribue au financement massif de l'accompagnement des chômeurs par mes impôts, tout comme vous, je me dis qu'il serait sans doute plus profitable d'accompagner réellement les recruteurs pour qu'ils remettent en cause leurs pratiques, abandonnent leurs a-priori, développent leur intelligence émotionnelle, se débarrassent du clonage, du corporatisme, qu'ils s'entourent d'experts du recrutement, de personnes expérimentées, dont l'une des premières qualités serait l'ouverture d'esprit. Souvenez vous, je défendais l'idée d'un diplôme d'état du recruteur suite à la polémique née d'un reportage TV sur le recrutement...

Bref, cessons de former nos chômeurs à chercher un emploi, à rentrer dans les cases de la sélection mais investissons massivement sur la formation des recruteurs afin qu'ils se débarrassent des stéréotypes qui expliquent aussi ces progressions fortes de chômage que nous constatons chaque jour autour de nous ! J'en ai assez de lire de beaux et longs discours de nos chers responsables des ressources humaines et de constater que les pratiques de recrutement écartent impitoyablement et durablement certains d'entre nous.

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La course aux plaisirs

Avez-vous remarqué comme nous consommons les plaisirs à la chaîne ? Nous recherchons régulièrement des récompenses émotionnelles dans certains achats, certains comportements… à tel point que de nombreux sites de développement personnel, vous permettent de lister toutes les envies, tous les désirs que vous souhaiteriez réaliser avant la fin de vos jours. "Dépêchez vous de consommer (de consumer) et de profiter avant de vous éteindre !".
Le paradoxe est que l'accumulation de ces expériences, parfois extrêmes, entraîne aussi une dépendance à l'autre vie, celle qui nous éloigne de l'ordinaire, du quotidien.

Bref, je ne suis pas un fan des life lists qui nous transforment en collectionneurs d'expériences sans nous donner les moyens de vivre celles de tous les jours. Et si vivre simplement le quotidien apportait davantage que de cumuler ces désirs, achats compulsifs ? Moi aussi j'ai envie de faire du rafting en Amazonie, moi aussi j'ai envie d'aller passer deux mois en Chine, de conduire une Ford Mustang sur la route 66, que sais-je encore…. Je ne le ferai peut-être pas, mais je n'en souffre pas. Ces envies ne répondent pas forcément à mes valeurs profondes, celles qui donnent du sens à mon existence ou bien à mes objectifs.
La course aux plaisirs

Je ne veux pas survivre entre deux expériences, je veux vivre, constamment, sans chercher à me distraire de moi-même. La confrontation avec l'absence de préférences, de recherches de plaisirs ne m'effraie pas. Au contraire, elle me libère de toute réaction à des tonalités jugées positives ou négatives. C'est une forme de tranquillité dans la non consommation de plaisirs, dans le zapping des émotions qui semble devenir le dogme du bonheur. Je ne fuis pas l'ordinaire, mais je l'apprécie, je le goûte, je le retiens, je l'intériorise et tout cela me permet de m'imprégner de ce qui est bon pour moi. 

La quête permanente d'un "ailleurs", d'autres expériences provoque un malaise parfois subtil, parfois profond. Il créé un sentiment de frustration de ce que je ne possède pas, de ce que je ne vis pas et souvent, la "récompense" de l'expérience semble bien fugace, fugitive au regard de l'attente. Cette frustration augmente la sensation de manque, le besoin (qui n'a rien à voir avec les valeurs). "Tout ça pour ça"? Du coup, j'entre dans une relation à la surenchère, du toujours plus pour goûter encore d'autres expériences plus fortes, plus exceptionnelles, plus à part… 
Est-ce là le sens que je souhaite donner à ma vie ? Non. 
Ces expériences ne sont pas la base de mon bonheur, elles contribuent à la diffusion de dopamine, de noradrénaline, d'acétylcholine, mais surtout, m'écartent de moi-même et me donnent l'illusion de vivre en pleine conscience de mon bonheur (évidemment, l'illusion n'est que pour les autres… je sais bien au fond de moi qu'il existe un décalage entre l'illusion et la réalité de ma vie).

Et si, plutôt que de collectionner les sensations, vous commenciez pas faire preuve de bienveillance vis-à-vis de vous en respectant davantage vos valeurs que vos envies ? Et si vous adaptiez votre environnement à la vraie mesure de ce qui vous permettra d'apprécier la simplicité du quotidien ? Vous ne trouvez pas que ce serait alors une life list autrement plus ambitieuse que celle de survoler l'Himalaya en montgolfière ? Continuons cet échange si vous le souhaitez. A bientôt !

Les procédures tuent l'initiative et la créativité

Je rencontre chaque jour des managers fatigués, las, parfois désespérés, qui comptent les jours les séparant de la retraite. Regardez autour de vous, écoutez les personnes qui vous accompagnent, repérez les "comme un lundi…!" lancés autour de la machine à café. Des indices souvent légers en apparence renferment un profond sentiment d'impuissance, de lassitude… et pour tout dire, de déprime pas si passagère que cela.

Les joies de l'audit interne

Chouette! Voilà un billet un positif me direz-vous ! Je discutais hier avec une directrice du développement d'une grande entreprise d'équipements industriels qui constatait amèrement sa perte de motivation dans son travail. "Il y a encore quelques années, je participais avec passion aux travaux de l'entreprise, rien ne me semblait impossible, les initiatives étaient réellement encouragées, nous avions l'impression de vivre  (elle et ses collaborateurs) comme des pionniers, même dans ce groupe aux dimensions mondiales". Depuis quelques temps, la course aux rendements à deux chiffres, l'essoufflement des marchés ont vu l'émergence de méthodes "rationnelles" destinées à réduire les temps de production et, accessoirement, à optimiser la qualité des produits commercialisés ou délivrés.

Mon expérience d'accompagnement des managers et dirigeants au quotidien, montre de façon évidente, la corrélation entre l'arrivée de process soi-disants destinés à l'amélioration des performances de travail et la baisse de motivation de ceux qui doivent les appliquer. La mise en place des procédures en entreprise a ceci de particulier : il est difficile de vouloir s'opposer à un système sensé améliorer le fonctionnement de l'entreprise tout en adhérant complètement à des méthodes qui tuent la créativité, l'intuition et l'intelligence humaine… Ce que nous sommes quoi... Un système pernicieux, légèrement schizophrène, que l'on met soi-même en place parce qu'il semble, sur le papier, utile au développement de l'entreprise alors que l'on sait pertinemment, qu'il nous condamne à un enfermement (pas si flexible que cela) dans un monde où l'on chasse chaque défaut, quitte à ne rien produire.

Si je participe à la création d'un process en entreprise, j'en deviens le complice, l'acteur. Volontairement, par loyauté sans doute, je creuse le propre sillon de ma future baisse de motivation, éventuellement de mon départ. 
J'appelle cela de la manipulation pure, une véritable violence (apparemment inoffensive puisque nous nous précipitons aux ateliers et groupes de projets pour en faire partie) créant parallèlement un sentiment de trahison, de culpabilité, à l'idée de tricher sans cesse pour obtenir des chiffres ou des résultats à la fois conformes à ce que l'on a pu imaginer, aux objectifs décalés, mais également utiles au développement économiques de l'entreprise. Se mettent alors en place (et les managers victimes de procédures lourdes et absurdes ne me contrediront pas) des système parallèles de désobéissance ou de tricherie permettant d'échapper aux sacro-saintes procédures internes. 
Le zéro défaut recherché est proche de la perfection. Croyez-vous à la perfection ? Souhaitez-vous la perfection ? Ne pensez-vous pas que la qualité totale si chère (dans tous les sens du terme) pourrait avantageusement être remplacée par une volonté commune et souvent exprimée de "juste" bien faire son travail et avoir la satisfaction d'être en règle avec ses propres valeurs plutôt qu'avec celles du lean ou de Monsieur Toyota.

Bien sûr, l'initiative est demandée, revendiquée.. elle s'inscrit pourtant dans un cadre rigide, celui du référentiel des procédures, celui qui anéantit le libre arbitre lorsqu'il est à ce point le critère objectif de la performance "si nous suivons tous scrupuleusement les procédures, alors elles nous mèneront au résultat attendu. C'est mathématique". 
Comment ne pas éprouver de la peur en désobéissant aux règles mises en place par la collectivité, par soi-même aussi, dans une période où la perte de l'emploi est l'une des angoisses les plus fortes qui soit ? Comment développer l'autonomie, la créativité dans un travail qui demande un respect inconditionnel des référentiels que l'on a soi-même mis en place (avec des consultants aussi, c'est vrai). Aujourd'hui, je constate que nous souhaitons tous ou très souvent de la créativité dans nos métiers, du relationnel, de l'autonomie, de la polyvalence, du plaisir dans la réalisation, et non dans l'obéissance… Est-ce aussi votre cas ?

J'entends parfois certains railler l'expression "remettre l'humain au coeur du système", je pense pourtant qu'elle est d'une urgence absolue pour le développement de nos entreprises, de l'initiative mais surtout pour nous-mêmes. L'humain, n'est pas un moyen, il est une fin en soi… Il serait peut-être temps qu'on le comprenne dans nos entreprises. 
Besoin de faire le point sur votre rapport au travail ? Besoin de mettre en place des stratégies de comportement, de renouveler l'énergie et de la dépenser en totale écologie avec vos valeurs ? Contactez-moi au 06 51 75 66 05, il est grand temps de relever la tête. Haut Les Coeurs !

Credit photo David Castillo Dominici / FreeDigitalPhotos.net

Se réconcilier avec ses inquiétudes

... Repousser nos inquiétudes, nos peurs... tout ce qui freine, limite et nous écarte du chemin qui nous irait bien.. facile à dire, n'est-ce pas ! 
Pourtant, il nous est possible de créer une bulle, en toute simplicité, pour examiner sereinement les opportunités qui s'offrent à nous. Pour saisir une opportunité, il vaut mieux commencer par être en mesure de l'apercevoir, vous ne croyez pas ? 

Savez-vous par quoi nous pourrions commencer ? Par accepter l'idée qu'il n'est pas toujours nécessaire de vouloir se débarrasser - coûte que coûte - de ses peurs ! Accepter d'examiner, d'observer ses craintes, ses peurs, est le début d'un travail permettant, non pas de se débarrasser de tout ce qui ne va pas, mais au contraire, d'apercevoir ce qui fonctionne, ce qui va bien, ce qui ne génère pas de craintes.. 
L'enjeu est alors de favoriser un contexte harmonieux avec l'ensemble de nos sentiments humains, en accordant objectivement, une place pour chacun d'entre eux,  sans être dominé par telle ou telle appréhension.

"Avoir peur, c'est aimer, donner peur, c'est haïr"
Félix Leclerc


L'état d'esprit, pour se libérer davantage de nos craintes, consiste alors à ne plus les repousser, mais au contraire à se réconcilier avec elles pour en examiner leurs aspects plus positifs ou protecteurs et ainsi envisager d'autres options, d'autres sentiments émergeants de ses réflexions. 
Il arrive que les peurs nous détournent de nos objectifs, amplifient l'importance de tel ou tel évènement. Elles se manifestent parfois par une boule au ventre, vous savez, ce noeud à l'estomac, diffus, vague, pas vraiment douloureux mais pesant, présent.. 
Savez-vous d'où vient cette sensation ? Du fait que votre cerveau détectant un danger, une menace, préfère irriguer vos jambes pour vous permettre de fuir... comme le faisaient nos ancêtres face à un animal sauvage. La peur peut être paralysante, phobique, elle peut également se manifester par une anxiété permanente parce que l'on a du mal à accepter telle ou telle circonstance, parce que l'on manque d'information..


Ces inquiétudes proviennent de différentes sources. Elles sont tout d'abord issues :

- De nos modes de pensées, de nos filtres internes, ceux que nous avons constitués au fur et à mesure de nos expériences, tirant des généralisations d'un évènement particulièrement marquant, mais aussi de ce qu'ont pu nous raconter les personnes de notre entourage (merci Papa, merci Maman !).

- D'un écart entre nos valeurs (vous savez, ces petites choses sans importance que l'on fait spontanément) et nos actes. Ben oui, quand je n'honore pas mes valeurs, les miennes, celles qui sont bien au fond de moi, celles qui ne dépendent que de moi, et bien, je me place en situation de stress, de tension sans vraiment comprendre ce qui m'arrive.

- De notre façon de "lutter" contre nos inquiétudes elles-mêmes ! Avez-vous remarqué comme il est plus fatigant de "lutter contre" que d''accepter ou de "lâcher prise"... Bref, d'adopter un regard bienveillant vis-à-vis de ses craintes, plutôt que de les chasser à coups de doctrines ou d'incantations qui ne fonctionnent pas.

- Enfin, nos craintes sont souvent issues de "raccourcis", de comparaisons, de jugements hâtifs basés sur une appréhension de l'inconnu (l'avenir) ou un traumatisme du passé (même s'il est léger...).

Les peurs sont donc en nous, il est inutile et souvent vain de chercher à les fuir, ce qui reviendrait à nous fuir nous-même. En revanche, elles sont une vue de l'esprit qu'il est tout à fait possible de corriger par une observation complémentaire de tout ce qui les composent.

Comment cette peur se manifeste t'elle ? (dans quelles circonstances, avec qui…?)
De quoi vous protège t'elle ?
Que vous empêche t'elle de réaliser ?

Credit photo Felixco, Inc. / FreeDigitalPhotos.net

La fausse excuse des interdits

Il arrive que nous évitions de regarder la réalité en face afin de lui échapper. C'est comme cela, fermer les yeux permet très souvent de ne pas agir et de continuer à creuser le sillon dans lequel nous tournons sans cesse. Fermer les yeux nous plonge dans une situation confortable, celle qui nous ramène sans cesse dans une zone connue, maîtrisée, une zone dans laquelle la surprise n'a pas sa place.

Je vous propose un petit exercice, tout simple… Listez la liste des interdits, toutes ces choses que vous n'avez pas le droit de faire chez vous, au bureau. Inspirez vous par exemple d'un règlement intérieur, aussi long qu'inutile, aussi stupide qu'infantilisant, une liste sans fin des règles internes qui régissent la "vie" en communauté (vous l'aurez noté, je ne suis pas un adepte du règlement intérieur), établissent l'échelle des sanctions en cas de désobéissance… Les interdits sont nombreux, concrets et contraignent souvent l'initiative.


Pourtant, si je vous demandais de lister tout ce qui est autorisé, je suis près à parier que la liste serait infiniment (et faussement aussi) plus courte, plus concentrée.. comme si nous vivions dans une dictature  violente interdisant toute action non validée par le pouvoir. C'est un peu exagéré non ? Au fond, nous fermons les yeux, nous refusons de regarder la réalité : la liste des autorisations est infiniment plus vaste et longue que celle des interdits.
Un interdit est écrit, une autorisation n'a de limites que celles de notre cerveau et de nos idées. Nous avons tendance à nous "braquer" sur ce qui empêche plutôt que d'observer sereinement tous les leviers qui nous permettent d'inscrire librement nos actes dans une orientation favorable. A n'observer que les interdits, nous trouvons autant d'excuses pour ne rien faire et jamais oser le premier pas.

Pourquoi bloquons nous à ce point ?
Parce que nous avons "peur de l'inconnu", ou plutôt d'abandonner ce que nous connaissons, ce que nous amassons, le cadre dans lequel nous évoluons (ou souhaitons évoluer du reste), or, ce cadre est souvent fixé par nous même. Aurions nous peur de nous écarter de nous-même en éclairant notre chemin ? C'est possible, du coup, dès que nous cherchons à nous débarrasser de la peur,  il est possible que nous la renforcions… C'est là que ça coince.
L'autre point, c'est que nous vivons dans une société dont le principe de confort repose sur la consommation, sur la récompense émotionnelle générée par l'acquisition de biens. Plus je participe à ce principe et plus je renforce la peur qui sera la mienne. Je deviens alors prisonnier de mon confort, revendique la liberté au nom de mon pouvoir d'achat, des moyens qui me sont proposées, des standards de la publicité, de l'industrie du divertissement.

Ne regarder que les interdits, se plaindre continuellement de l'absence de liberté, revient alors à s'enfermer dans une prison, confortable certes, une prison dorée dans laquelle l'acquisition, l'accession aux biens empêche d'aller vers soi. Cela devient alors très confortable de ne lister que les interdits. Souhaitez-vous travailler sur votre liste des autorisations ? Je vous propose de me contacter au 06 51 75 66 05. À bientôt !

30 raisons de ne pas vivre chaque jour comme si c'était le dernier

Carpe Diem


"Allez quoi, dépêchez-vous de profiter de la vie, dévorez-la à pleines dents et vivez chaque instant comme si c'était le dernier, intensément, passionnément !".


Bon, je ne sais pas pour vous, mais si l'on m'annonçait que je vis ma dernière journée, je ne suis pas certain que j'éclaterais de rire… je pense même que je ferais un peu la tête, si, si… Alors de là à vivre chaque journée comme si c'était la dernière, ne me parait pas être une idée formidable ! … et un peu anxiogène à force.
vivre intensément
The End - The Doors

Vivre intensément

Personnellement, j'aime me lever chaque matin, je suis heureux de jeter un coup d'oeil sur mon agenda, d'entrer dans mon beau bureau de coach emploi.. du coup, je serais plutôt attiré par le besoin de vivre chaque jour comme si c'était le premier, notamment pour les raisons suivantes :


  1. Cela me permettrait de me libérer de tout a priori, de tout jugement hâtif
  2. Je serais riche, très riche du bien le plus précieux qui soit : le temps
  3. Je vivrais sans urgence, loin de toute agitation épuisante
  4. J'accepterais l'idée saugrenue de m'arrêter pour sourire à un arbre ou m'occuper de moi
  5. Je verrais mon potentiel comme réel et sans limites, tout comme mes qualités professionnelles
  6. Je vivrais l'extase de chaque première fois, de chaque moment fort, me hâtant de renouveler les expériences
  7. J'observerais tout autour de moi avec intensité et curiosité, je serais avide de rencontres
  8. Je préfèrerais découvrir mon environnement direct plutôt que les programmes TV
  9. Je pleurerais d'émotion en découvrant les beautés de l'art, de l'humanité ou de la nature
  10. Je me coucherais heureux et confiant, fermant les yeux, fatigué et soupirant d'aise
  11. Je prendrais le temps de bien faire ce qui compte à mes yeux
  12. Je sèmerais des petites graines (pas d'ironie hein !) qui pousseront solidement, à leur rythme
  13. Je  lirais, des livres (hé oui), pour remplir mon cerveau d'idées, de concepts, d'expériences et de beautés et apprendre à réfléchir
  14. Je ne vivrais plus dans le passé mais dans le présent et l'avenir
  15. Je me réjouirais de retrouver, le lendemain tous ceux que j'aime
  16. J'aurais nettoyé mon coeur de tout cynisme
  17. Je croirais en mon intuition et ne me laisserais pas imposer les fantasmes et croyances des autres
  18. Je prendrais des risques, à commencer par celui de vivre
  19. Je rigolerais, heureux et impatient de partager mes découvertes
  20. J'aurais la fierté et le plaisir de développer mes idées, même si elles existent par ailleurs
  21. Je ne me lasserais pas des merveilles qui m'entourent et les découvrirais chaque jour avec un oeil neuf
  22. Je garderais spontanéité et candeur, prêt à vivre toutes les aventures qui se présenteront
  23. Mon crédo serait "vivement la prochaine découverte"
  24. J'assumerais mon côté gauche, maladroit… sans craindre le regard des autres
  25. Je me contenterais avec plaisir de choses simples, n'ayant pas répondu aux sirènes du confort et de la consommation
  26. Je ne ferais plus semblant de tout maîtriser et me laisserais aller à écouter les conseils, à observer les bonnes pratiques
  27. Je ne vivrais pas dans l'attente de la mort, mais vivrais, tout court
  28. J'oserais poser des questions et dire aussi que "je ne sais pas"
  29. Je ne passerais pas la journée à me demander ce que je vais bien pouvoir en faire
  30. Je pourrais dire "je t'aime" ou quelque chose qui y ressemble sans avoir peur d'être rejeté

… je pourrais allonger cette liste, mais là, voyez vous, je vais prendre du temps pour moi et ne rien faire.. héhé… je ne suis pas pressé de vivre ce jour comme si c'était le dernier.