Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


Hériter d'une entreprise n'est pas toujours une sinécure

Malgré les apparences, hériter d'une entreprise, d'une société n'a rien d'une sinécure… D'autant plus lorsque l'héritier en question rêve d'une autre vie : la sienne. Partagé entre devoir familial et épanouissement personnel, j'assiste régulièrement à de profondes remises en question de dirigeants accédant au poste jusqu'alors occupé par l'un de ses parents. 

"Quel sens vais-je donner à ma vie ?", "Comment vais-je me faire un prénom ?", "serai-je à la hauteur de l'enjeu et de ce que l'"On" attend de moi ?", "Comment développer une posture sans trahir ce que je suis ?", "Comment dire non… et renoncer à la gouvernance du groupe, de l'entreprise…?", "Comment grandir sans trahir ?", "Comment ne pas décevoir ?", "Comment me protéger ?"…
Des questions fondamentales que certains se posent avant d'accéder à la gouvernance, que d'autres abordent plus tard, lorsqu'ils sont confrontés aux difficultés d'un marché, à l'opposition de leur management, aux attentes dubitatives du personnel ou encore du conseil d'administration composé de Tata Hortense, de Tonton Bernard, de Papa et de Maman…

L'héritier d'une entreprise familiale

Sans tomber dans la caricature, il est complexe de remettre en cause l'un des fondements de son éducation :

"un jour mon enfant, tu reprendras l'activité familiale". 

"Les choses vont de soi, normal, j'entends tous les jours de ma jeune vie mes parents converser autour de l'entreprise, je sais depuis toujours que je rejoindrai le groupe, je suis désigné pour cela, je suis formaté… et pour couronner le tout, je suis entré dans une école de management dont les étudiants semblaient tous partager le même destin que moi !"me confiait récemment Julien, dirigeant d'une PME familiale. Il est complexe également de se positionner face aux salariés de l'entreprise qui attendent beaucoup, si ce n'est encore plus, d'un jeune dirigeant nommé à son poste parce qu'il est issu du giron familial.

Certaines entreprises sont dotées de systèmes internes dédiés exclusivement aux membres du conseil de surveillance : une charte de fonctionnement entre les différents membres de la famille, comment intégrer les nouveaux arrivants (le petit stagiaire qui porte le même nom que son illustre grand-père), quels moyens financiers sont assurés aux actionnaires, comment gérer les conflits intergénérationnels, quelle médiation privée mettre en place, comment se comprendre et partager une vision commune, quelles limites également dans l'intrusion opérationnelle (être actionnaire ou héritier n'est pas synonyme de compétence ! et il vaut mieux le prévoir)… 

En parlant de compétence, j'insiste sur la nécessité absolue pour le jeune héritier de vivre plusieurs fonctions au sein d'autres entreprises que celle(s) de sa famille. Qu'il apprenne au travers de stages,  mais aussi d'entretiens de recrutement, de fonctions professionnelles, la vie, une autre vie, en dehors du giron familial. C'est un point d'équilibre fondamental, celui qui permet de se situer précisément sur son propre cheminement, d'admettre d'autres vérités, de changer d'angle de vue et d'aborder son avenir professionnel d'une façon totalement personnelle : "qu'est-ce que je veux vraiment faire de ma vie". Vous l'aurez compris, je crois davantage au brassage d'expérience qu'à la pensée unique, même (surtout) si elle est familiale.

Le cinglant Yvon Gattaz (papa du petit Pierre) disait :
"pour la succession des entreprises familiales, les patrons se partagent en deux catégories : ceux qui croient que le génie est héréditaire et ceux qui n'ont pas d'enfants". 
Par le coaching de carrière, faisons en sorte de ne pas tomber dans cette ironie et battons nous pour qu'il n'y ait qu'une seule catégorie de patrons héritiers : ceux qui ont une profonde volonté et motivation de diriger l'entreprise… car les autres, sans le savoir se servent de leur entreprise comme d'un effroyable outil de psychanalyse, pour le pire bien évidemment. 
Travaillant très régulièrement dans l'environnement d'entreprises familiales, je vous invite à me contacter rapidement si vous sentez que ce sujet vous concerne, le coaching s'adapte parfaitement aux questions et réflexions évoquées plus haut. A très vite.

HLC Conseils accompagne des cadres, des décideurs, des entreprises qui estiment que la course dans laquelle ils sont engagés va vraisemblablement les conduire là où l’on ne cultive que des regrets. Besoin de sortir du cadre ? Contactez moi au 06 51 75 66 05.

Faire le tour du monde sans avoir gagné au loto… C'est possible !

Ce qui me suivent régulièrement savent que j'ai consacré une grande partie de ma vie aux voyages et que je coache (et oui, même en tant que coach emploi) de temps en temps, des familles (que je salue au passage si elles lisent ces lignes !) projetant de parcourir le monde en voilier, en voiture, en camping car ou autres...

48% des français annoncent que s'ils gagnaient à la loterie, ils partiraient immédiatement faire le tour du monde... Dommage d'attendre quelque chose d'improbable pour réaliser son rêve, non ? Ce n'est pas la peine de disposer de moyens financiers conséquents pour voyager... La preuve ? Il existe de multiples façons de voyager sans débourser des sommes faramineuses :

1- Voyagez en vélo ! Avis aux sportifs, prenez le temps de découvrir façon Rock Rider, les populations, les petits marchés, l'envers du décor, les chemins de traverses éloignés des sentiers battus... La liberté au rythme de vos découvertes, seul, en groupe, prévoyez un budget modeste, dans un circuit organisé ou bien au gré du vent. Le choix de l'équipement est décisif et constitue l'investissement de base. Les forums d'échange sont nombreux, il conviendra en tout état de cause de travailler votre condition physique en gérant au mieux votre emploi du temps et votre préparation !

2- Testez le couchsurfing ! Vous rencontrerez des hébergeurs, des gens comme vous et moi qui proposent gratuitement un "canapé" (qui peut être un lit, une chambre, hein !). Retrouvez toutes les opportunités sur www.couchsurfing.org, elles vous garantiront une immersion totale pourvu que vous soyez porteur de valeurs telles que le respect ou l'humanisme. Un état d'esprit à véhiculer tant en acceptant un canapé qu'en en proposant aux voyageurs cooptés. Vous pouvez également choisir l'échange d'appartement ou de maison (surtout si vous habitez dans une zone touristique), ce qui aura pour conséquence de vous immerger totalement dans une ville ou un pays, en contact avec la vraie vie des résidents. (www.digsville.com ou www.trocmaison.com.

3- Voyagez le plus souvent possible en train, retrouvez le charme de paysages défilant souvent plus lentement que depuis les fenêtres de nos TGV (au passage, relire "propos sur le bonheur" d'Alain relatant son inquiétude en 1905 face aux vitesses croissantes des trains). Vous rencontrerez beaucoup de personnes, descendrez au gré de vos envies découvrir telle ou telle cité, improvisant chacun de vos déplacements sans nécessité de réserver trop longtemps à l'avance chacune de vos étapes.

Tour du Monde

4- Tentez les traversées en cargo, et suivez les traces de nos grands explorateurs (désolé, je suis un fan inconditionnel de nos aventuriers du passé et contemporains). Ces déplacements sont une aventure à part entière, tributaire des contraintes météorologiques, vous ne serez jamais certain d'arriver au bon endroit, à la bonne date (c'est ce qui fait son charme, non ?). Les voyages en bateau sont autant de prétextes à la réflexion et à l'écriture, CMA-CGM propose quelques cabines sur ses navires, de quelques jours à deux ou trois mois de voyage, méditation garantie !

5- Jouez sur les taux de change ! Là, c'est le directeur export qui s'exprime mais soyez à l'affut des taux de change, et choisissez les destinations les plus favorables à l'utilisation de dollars ou d'euros (l'Asie en général notamment), surtout si vous suivez les points 1 et 2 - NB: la Turquie a récemment dévalué sa monnaie de plus de 15% !

6- Devenez adeptes du partage, de la colocation, du voyage en voiture à plusieurs itinérants (un genre de co-voituring pour globe trotters), Vous trouverez bon nombre de candidats potentiels en camping et auberges de jeunesse. Echangez les services : "je cuisine pour toi et tu m'héberges" (et inversement), "je te fais monter dans mon véhicule et tu me fais découvrir ta ville...", etc, etc… Tiens, c'est une bonne idée de start up, non ? Qui se lance ?

7- Et le camping sauvage... avez-vous pensé à dresser votre tente sous la voie lactée, aucun bruit, aucune pollution sonore et visuelle, vous vivez libre, libre également de vous installer dans un jardin privé pour ne pas risquer la solitude absolue. Attention au poids des tentes, des hamacs si vous traversez les forêts (www.sanstrace.ca)

8- Travaillez et accumulez les petits boulots pour financer vos déplacements. Ce n'est pas toujours si simple, pourtant, rien ne vous empêche de vous présenter à l'accueil d'un restaurant, d'une ONG ou d'une usine pour offrir vos services afin de payer un hébergement (partir "au pair" - www.iapa.org , www.aupair-world.fr - ou Nanny est également une formule très répandue Attention aux critères d'éligibilité (âge notamment) !

9- Et si vous demandiez d'être accueilli spontanément chez l'habitant ! Il est plus difficile d'obtenir un non qu'un oui, notamment dans les pays à très forte culture hospitalière. Cette pratique impose une bonne connaissance des coutumes locales mais encore une fois, vous serez étonné et surpris de constater que les peuples sont beaucoup plus ouverts que d'autres à l'hospitalité, surtout quand ils sont pauvres. Rien que pour le plaisir, suivez les aventures du souriant Antoine de Maximy (que je salue bien amicalement !) dans son émission géniale "j'ira dormir chez vous".

10- Marchandez, marchandez, marchandez encore, les hôtels sont capables de baisser leur prix, surtout au dernier moment, restez connectés, vous découvrirez chaque jour un nombre important d'opportunités de destinations et de vols économiques !

Vous rêvez de partir faire le tour du monde ? N'oubliez jamais que l'argent n'est qu'un moyen parmi d'autres et que seule compte votre profonde motivation. 

NB : j'ai testé toutes les options de ce billet sauf l'échange de maison ou d'appartement !

Récompensez-vous vos meilleurs clients ?

"Chaque année, je constate un taux d'érosion constant de 5 à 10% du nombre de mes clients actifs… Je consacre donc un budget important à la prospection et conquête de nouveaux partenaires…"… me disait récemment un directeur commercial agissant sur le marché des biens de consommation de loisirs. Nous connaissons tous cette situation, le nombre de clients sur lequel repose l'activité de l'entreprise s'érode tranquillement, nécessitant de renouveler et de multiplier les efforts pour séduire de nouveaux partenaires et assurer, au pire, une stabilité du chiffre d'affaires.

Pourtant, avant de se lancer dans la construction d'un programme de prospection coûteux, vous pourriez vous poser la question suivante :
Comment traitez vous vos clients fidèles, ceux qui résistent à la tentation de vous quitter pour rejoindre l'un de vos concurrents. 

Fidéliser ses meilleurs clients

Je suis souvent frappé par le peu de respect que nos entreprises réservent à leurs clients les plus anciens. Par respect, j'entends tout d'abord, les règles élémentaires du comportement :
- Courtoisie, bien entendu, mais partenariat aussi, un partenariat concret, durable et… sincère.

Avez-vous remarqué, dans le secteur de l'édition comme il fait mauvais d'être un ancien client ? Mais, si, regardez, lorsque vous êtes abonné à un magazine et que vous prenez un peu de temps pour renouveler votre inscription, avez-vous constaté comme les prix, les cadeaux en tout genre vous tombent sur le coin de la tête ? En bref, le client qui s'abonnera automatiquement sans attendre, fidèle au magazine ne recevra aucun avantage, celui qui est hésitant ou nouveau, se verra couvrir de remises, de gros (voire très gros) cadeaux même s'il n'est pas forcément fidèle.

Ceux qui vous suivent, quelles que soient vos offres parce qu'ils apprécient votre marque, vos produits ou votre personnel ne réclameront jamais une remise supplémentaire parce qu'ils imaginent que vous récompensez les meilleurs clients, les plus constants. Quelle erreur, ceux qui "pinaillent", insistent, demandent de meilleurs prix seront beaucoup mieux servis que les autres, et pourtant, ils n'hésiteront pas à changer de "crémerie" au premier faux pas. Les clients difficiles et désagréables sont souvent mieux servis que ceux qui ne réclament rien. C'est là le drame.
La question est simple : vaut-il mieux investir dans la fidélisation de ses clients réguliers ou financer le "zapping potentiel" des autres...? De mon point de vue, vous vous en doutez, je choisis la première option et vous encourage à mettre en place, un VRAI dispositif de fidélisation destiné à transformer tous vos clients fidèles en ambassadeurs de votre marque, en leur faisant bénéficier de privilèges exclusifs. Vous leur devez bien cela, vous ne croyez pas ?

Comment procéder ? 

1- Tout d'abord, entourez-vous de vos meilleurs clients pour créer un club d'ambassadeurs, de "bêta testeurs", tous ceux dont l'avis poivrait être constructif dans l'élaboration d'une offre adaptée, d'un catalogue…  Imaginez un groupe de travail constitué de vos commerciaux et de vos meilleurs clients, un groupe dont l'objectif principal serait de cerner les attentes - en général - de vos clients (nous sommes tous proches de la première étape du process de vente largement aidé par l'utilisation d'un CRM bien mis à jour!). Vos commerciaux sont les personnes les plus importantes qui soient dans ce dispositif. Elles ne vendent plus mais intègrent leurs clients au processus d'élaboration de l'offre et de sa valorisation.

2- Lorsque vous aurez cerné les attentes d'une clientèle en perte de repères, définissez précisément vos objectifs. Qu'attendez-vous de la fidélisation de votre clientèle : une augmentation du panier moyen ? Un accroissement du nombre de références commandées ? Un taux de réassort en progression ? Un recouvrement plus court et sécurisé ? Bien entendu, vous prendrez soin de segmenter votre clientèle selon des critères propres à votre activité (idéalement 3 grandes catégories de clients.. et donc trois modèles ou niveaux de fidélisation à mettre en place). Chacun de ces objectifs orientera votre réflexion sur le point suivant :

3- Concevez un programme de points, de cadeaux, de services, récompensant et encourageant l'usage et l'achat de vos produits et prestations. Attention toutefois, la fidélisation ne peut se construire autour d'une marge affaiblie par une ristourne sur vos prix de vente, entrainant vers le bas votre politique de prix. Les gains trop lointains n'encouragent personne, ils sont considérés comme inatteignables et peu fidélisant. En revanche, s'inscrire dans une mesure de l'activité à 6 mois ou un an, semble parfaitement approprié au programme de fidélisation que vous mettrez en place.

4- Vérifiez l'impact de vos efforts sur l'attitude de vos clients et corrigez le cas échéant en répondant de façon plus adaptée à leurs attentes.

Repérez vos clients ambassadeurs, ceux qui recommandent votre marque. Offrez leur un traitement VIP, de petites attentions, un remerciement systématique dès qu'un prospect s'adresse à vous parce qu'il en a été encouragé par l'un de vos clients.
A l'heure du numérique, l'aubaine de vous rapprocher de vos clients fidèles est trop belle pour la négliger. Investissez dans la construction d'un réseau, réel et concret des partenaires de votre marque, mettez en contact toutes ces entreprise qui vous font confiance et devenez l'organisateur de leurs rencontres et échanges. Des journées portes ouvertes ou des conférences proposées aux 4 coins du pays, sont d'excellents moyens pour créer de la proximité avec vos clients fidèles, sans forcément avoir quelque chose à leur vendre immédiatement.

Bref, la stratégie d'une fidélisation de la clientèle se prépare, elle est également le résultat d'une attention au quotidien dans l'accueil, le respect des engagements et la qualité du service ou des produits commercialisés.


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*Image courtesy of samarttiw / FreeDigitalPhotos.net

Formons nos Seniors à former nos Juniors

A l'heure où une proposition de loi destinée à mieux encadrer les stages (voir : les propositions de stage) est examinée à l'Assemblée Nationale, je ne peux m'empêcher de penser à l'incroyable force que représente le mentoring en entreprise ou la transmission d'un savoir, d'une expérience d'un "ainé" que nous appellerons un Senior, auprès de jeunes professionnels découvrant leur métier.

transmission seniors apprentissage juniors
Organiser le mentoring des Seniors en entreprise

Alors qu'en 2013, le nombre de départs à la retraite bondissait de 24%, les entreprises se préparent encore timidement à la révolution qui les attend : le départ massif à la retraite d'actifs et l'arrivée également massive de nos jeunes pousses, aujourd'hui sur les bancs de nos écoles. Par préparation, j'entends cette capacité à organiser la transmission d'un savoir, quel qu'il soit, aux nouveaux arrivants. Il en va bien entendu de la pérennité de nos entreprises dans un contexte où la compétitivité reste et restera déterminante.
Vous l'avez sans doute remarqué, de nombreux métiers disparaissent, ne sont plus enseignés bien qu'ils soient toujours pratiqués, en partie du moins, dans nos entreprises. Au nom du "progrès" ou d'un avenir si différent de ce que nous connaissons aujourd'hui, certains métiers se désintègrent (faute de professeurs parfois ou d'engouement…) et les rares personnes détenant un savoir particulier vieillissent… Le contrat de génération prend alors une dimension stratégique, consistant à préparer l'avenir pour maintenir une activité sensible ou menacée faute de compétences (du coup, la "chasse aux talents" ferait mieux de se convertir en "transmission des talents").

Comment les entreprises pourraient-elles d'ores et déjà s'organiser ?

Tout d'abord en examinant sérieusement le business modèle, notamment sous l'aspect de l'activité : quelle est mon activité clé ? C'est une question qui va de soi dans de nombreux cas, mais elle semble tellement évidente que rares sont les entreprises à connaître précisément la ou les compétences clés nécessaires à son bon fonctionnement. Du coup, la célèbre formule d'Henry Ford :
"les deux choses les plus importantes n'apparaissent pas au bilan d'une entreprise : sa notoriété et ses hommes
... prend tout son sens, l'activité clé de l'entreprise, dans tous les cas, dépend de compétences clés détenues par certaines personnes. 
Ces compétences peuvent s'acquérir rapidement par l'observation et l'expérimentation, d'autres, nécessitent un long apprentissage, un cheminement avant la totale et parfaite maîtrise (et cela, le 2.0 a souvent tendance à l'oublier…). 

La première mission de ceux qui anticipent, et ce quel que soit leur niveau hiérarchique, est de détecter chaque compétence clé de l'entreprise nécessitant un cycle d'apprentissage long (cela parlera forcément aux métiers de la confection, de l'industrie métallurgique, de santé, de services spécifiques (marché de l'art par exemple…), etc, etc…).
Aujourd'hui, ces compétences appartiennent en partie à quelques salariés que nous appellerons les Seniors. Certains seront d'excellents pédagogues, d'autres non (voir le billet sur déterminer ses qualités). Pour autant, leur permettre de développer une posture de mentor (expliquer clairement, patiemment, pédagogiquement, humainement, sympathiquement, respectueusement, efficacement, clairement…) constituerait pour ceux qui le souhaitent une opportunité extraordinairement motivante : "Comment, à l'aube de ma retraite, transmettre toute l'expérience que j'ai acquise durant quarante et quelques années ?". 

Le plan de formation de l'entreprise prend alors une tournure inédite, formons d'abord nos employés les plus âgés et expérimentés. Étonnant, non ? Formons-les à la communication, à l'écoute, à la formation aussi… 
Ce plan de formation prendrait des airs de plan de continuité, bien plus prometteur et concret que la fameuse "vision" du dirigeant qui ne va, en général, pas plus loin que le jour du départ à la retraite de l'un se ses employés clés.

L'organisation et l'adaptation du poste des mentors s'avèrent essentielles afin qu'ils puissent sereinement intégrer cette nouvelle mission dans leur emploi du temps.
Personnellement, j'ai eu la chance d'être tutoré lorsque tout jeune, un chef d'entreprise m'a transmis son expérience. Ce chef d'entreprise est un repère important dans ma vie professionnelle, un exemple que j'ai cherché à reproduire tout au long de ma carrière (y compris dans mon attitude…). 
Bref, tout cela pour dire que le tutorat est l'expérience professionnelle la plus fantastique que j'ai eu à vivre, en tant que tuteur ( du reste j'enseigne toujours en école de commerce…) et en tant que jeune bénéficiaire.

En revanche, afin de conserver une distance bienveillante entre le mentor et le jeune encadré, faire appel à une personne extérieure, neutre, qui sera pour l'un et l'autre une soupape veillant au bon déroulé de la transmission me parait nécessaire !

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L'inspiration de ce billet provient de ce rapport très, très complet sur les départs massifs à la retraite : http://www.observatoire-retraites.org/uploads/tx_orpublications/LORC5.pdf

Image courtesy of Ambro / FreeDigitalPhotos.net

Lire aussi :
- Chômage : accompagnons plutôt les recruteurs
- reconnaître ses propres atouts
- Evoquer le plan de carrière

Une vente ne s'arrête pas à la vente...

Je fais partie de ceux qui pensent que la vente n'a pas de fin en soi, qu'elle est diffuse dans le temps et ne s'arrête pas forcément à l'acte d'achat du client. La vente ressemble davantage un concept, à une posture qu'à un fait précis et déterminé dans le temps.
Au delà de la livraison du bien ou du service, il existe mille et une façon de rester dans une démarche de vente active et respectueuse de votre client. Cela pourrait rentrer dans les fonctions du service client, seulement, je crois dur comme fer, que le service commercial peut et doit organiser la relation avec le client au delà de l'achat.


..."Bonjour Monsieur Duschmoll, vous avez acheté chez nous une machine à laver le 10 juillet, je vous appelle pour m'assurer que vous êtes satisfait de votre achat et que tout fonctionne comme vous le souhaitez. Je vous laisse mon numéro de ligne directe, n'hésitez surtout pas à me contacter en cas de besoin ! Merci encore de nous avoir fait confiance !"
Bon, pas très compliqué tout cela... Pourtant, vous souvenez-vous d'avoir été appelé par un magasin dans lequel vous vous étiez fourni, une entreprise venant s'enquérir de votre confort (je n'évoque pas ici les questionnaires de satisfaction que vous ne cessez de recevoir dans votre boîte e-mail) ?

La vente continue, nous venons de le voir, par un appel opportun mais également par l'envoi d'une carte manuscrite signée de tous les collaborateurs du magasin ou de l'entreprise, d'une mise à jour de documentation technique ou commerciale, d'une proposition d'essai d'un nouveau produit, d'une invitation à un cocktail privé… La liste est sans fin.. et les occasions de vous rapprocher - concrètement - de vos clients est beaucoup plus vaste que vous ne le pensez. 

Les moments "creux" ou sans opportunité de vente sont nombreux dans une journée, profitez de chacun de ces instants pour contacter vos clients et... ne rien leur vendre, juste leur demander si tout va bien.
Evidemment, vous privilégierez vos clients ayant acheté un bien onéreux, ayant demandé un effort, un investissement, vous leur éviterez ainsi les méandres de la solitude de l'acheteur, n'intéressant plus personne dès lors qu'il s'est porté acquéreur d'un bien... Voulez-vous tester en appelant vos meilleurs clients ? Vous mettrez alors en route le fameux "bouche à oreille", bien plus précieux que le "j'aime" du célèbre réseau social.


credit photo Sarah Klockars-Clauser for openphoto.net

Avanti ! … ou la métaphore du voyage en avion

Imaginez…. Après quelques heures de vol, disons 7 heures (partons en Afrique équatoriale sur les traces de Livingstone), vous vous redressez dans votre fauteuil, sonné, groggy et anxieux, vous remplissez fébrilement la fiche de douane (du reste, vous vous félicitez d'en avoir demandé plusieurs exemplaires), une contrée inconnue vous attend. Tandis que vous écoutez les moteurs rugir peu de temps avant l'atterrissage, vous vous surprenez à serrer vigoureusement les accoudoirs de votre siège lorsque les roues de l'avion touchent abruptement le sol. Ça y est, vous y êtes, un instant rêvé, attendu et pourtant…. une légère panique s'empare de vous à l'idée de découvrir une zone inconnue, loin de chez vous, si différente de ce que vous maîtrisez… de ce que vous savez.

Pas besoin de s'appeler Livingstone pour vivre l'aventure

Le stewart (ou l'hôtesse, c'est selon) annonce la température au sol, étouffante, alors que ce matin encore vous quittiez une région engourdie par l'hiver. On vous prévient de veiller à la chute d'objets lors de l'ouverture des coffres à bagages, un rappel qu'il est interdit de fumer, quelques correspondances exotiques et chacun se lève pour rejoindre son allée et quitter en bon ordre la carlingue haletante.

Le choc, la claque d'une atmosphère épaisse, chaude, qui vous recouvre dès que vous franchissez la porte de l'avion. Un bruit assourdissant, beaucoup de vent et vous portez votre attention sur les marches métalliques qui vous mènent au plancher des vaches, là où seules vos jambes vous porteront, là où vous n'êtes plus pris en charge par le personnel navigant, là où vous prendrez des décisions en suivant votre intuition, en observant les autres passagers, en utilisant intensément votre cerveau pour comprendre les multitudes d'indications qui vous mettent en garde…

Ce qui est étrange à cet instant, c'est que l'anxiété que vous avez connue dans l'avion, s'est totalement dissipée… Elle n'existe pratiquement plus, et tous vos sens sont en éveil pour partir à l'aventure, rencontrer, vous abreuver, construire un chemin personnel. Cette aventure, elle s'offre à nous lorsque nous quittons le confort douillet de notre avion, lorsque la panique s'évapore et que l'action prend le relai de la réflexion et de l'anticipation

Nous sommes tous les passagers d'un avion, observant de loin (de très loin, de trop loin) la réalité de l'extérieur sous ces nuages insolents, engourdis dans la douce torpeur distrayante de l'habitacle étroit, écoutant attentivement les mises en garde, les messages protecteurs, souhaitant nous déployer aussi librement que possible, mais devant pour cela, attendre d'arriver quelque part. Et pourtant, cet avion ne va nulle part, il n'a jamais vraiment quitté la piste. Cette métaphore vous parle ?

Ce que, malheureusement, nous n'avons pas forcément à l'esprit, c'est que ce quelque part est là, ici et maintenant, à chaque instant de notre vie. Êtes-vous bien certain que vous ne pouvez pas ouvrir vous-même la porte ? Ce que vous percevez par le hublot est-ce la réalité, cela vous donne t-il une idée précise de ce qu'est l'extérieur ? Souhaitez-vous continuer de vous rallier aux autres passagers, ceux qui vous conseillent de ne pas quitter l'avion ? Pourquoi attendez-vous la consigne d'un autre pour vous lever ? Et une fois la porte ouverte, ne croyez-vous pas que vous aurez franchi une étape décisive pour vivre votre aventure ? Allez, Haut Les Coeurs !

HLC Conseils accompagne des cadres, des décideurs, des entreprises qui estiment que la course dans laquelle ils sont engagés va vraisemblablement les conduire là où l’on ne cultive que des regrets. Besoin de sortir du cadre ? Contactez moi au 06 51 75 66 05.

Bien intégrer un nouveau collaborateur en 10 points

Prendre ses nouvelles fonctions

Ne vous est-il jamais arrivé de poser un pied dans une entreprise et de comprendre immédiatement que vous n'êtes pas à la bonne place, que rien ne ressemble à ce qui vous a été "vendu", présenté… Bref, vous remettez en question votre décision d'avoir démissionné (au pire) pour rejoindre ce nouvel employeur. Cela ne vous est jamais arrivé ? Moi si. Je me suis trompé d'employeur à deux reprises, j'ai fait confiance, j'ai cru, je n'ai pas vérifié, enfin pas vraiment, je me suis fait avoir… et je l'ai toujours compris à l'instant même où je poussais la porte de l'entreprise pour la première fois (merci les recrutements à distance !). 
C'est une impression, rien d'autre, une perception défavorable, immédiate, un sentiment bizarre que l'on préfère étouffer en se disant que l'on exagère et que l'on voit le mal partout et que finalement tout s'arrangera très rapidement… sauf que rien ne s'arrange.

Savez-vous ce qu'aurait pu mettre en place l'employeur pour m'éviter cette très désagréable sensation : l'organisation d'un accueil adapté.
"Qui êtes-vous ? Bon, je n'ai pas été prévenu de votre arrivée, asseyez-vous ici, on va tâcher de vous dénicher un ordinateur… mais il faudra attendre pour obtenir votre adresse e-mail, le responsable informatique est en congés et ne reviendra que dans 15 jours !"… Gloups. 

Comment demander de l'engagement à ce nouveau collaborateur qui n'est pas attendu ? Comment dans ces conditions lui transmettre une culture d'entreprise motivante, stimulante et respectueuse ? Comment lui donner envie, lui procurer le plaisir essentiel à sa performance et son épanouissement au travail ?

faciliter le succès d'un recrutement par une excellente intégration
L'accueil d'un nouveau collaborateur


Voici comment lui préparer le meilleur accueil possible, celui qui laissera une remarquable première impression :

1- Préparez son bureau sur lequel vous disposerez les fournitures essentielles (crayons, bloc-notes, calculatrice, etc…), 

2- Désignez une personne en charge de l'accueil dès l'arrivée du nouveau collaborateur. La désignation d'un parrain me semble être la solution la plus adaptée.

3- Remettez un livret de bienvenue (ok, il vous faudra probablement le rédiger au préalable) contenant :

  • toute la documentation commerciale et corporate de l'entreprise, 
  • le règlement intérieur, 
  • les horaires, 
  • le nom et la fonction des personnes de l'entreprise (le département, leur e-mail et numéro de téléphone),
  • L'ensemble des procédures et leur référentiel,
  • Le fonctionnement du CE et les avantages proposés,
  • Un récapitulatif des restaurants, hôtels proches de l'entreprise,
  • Les accès à l'intranet,
  • L'usage interne des réseaux sociaux,
  • Les dates des grands évènements  de l'entreprise (présence sur les salons, journées portes ouvertes..)
  • Un courrier personnalisé du dirigeant, présentant les valeurs et ses engagements (rarissime…),
4- Remettez l'ensemble des codes et identifiants - dès le premier jour- aux différents logiciels et progiciels internes (même si la formation est prévue plus tard), une adresse e-mail aura été préparée et son bon fonctionnement testé en amont. Ah oui, demandez à l'informaticien de sourire...

5- Les cartes de visite auront été imprimées quelles que soient la durée du contrat et la fonction du nouvel arrivant - le coût est dérisoire, l'impact maximal. Je recommande aussi cette pratique pour l'arrivée de stagiaires.

6- Un nouvel ordinateur sera remis, il contiendra un disque dur nettoyé (il m'est arrivé de trouver les dossiers personnels de mon patron qui m'avait "refilé" son PC), des logiciels formatés et sera immédiatement opérationnel (préparation en amont à prévoir par le service informatique (qui bien sûr sera informé en amont de l'arrivée du collaborateur).

7- Organisez un programme précis d'intégration en planifiant une rencontre avec chaque manager, chaque responsable de département, remettez au nouveau son planning pour chaque jour et chaque heure en indiquant les lieux de rencontres (bureau ovale, salle de réunion N°4,…) ainsi que le nom et la fonction de l'interlocuteur.

8- Dès la première demie-journée, prévoyez une visite complète de l'entreprise et la présentation de chaque service et de chaque salarié (penser à désigner un guide parfaitement au courant des fonctions et prénoms de chacun… pour éviter les malaises !) "je te présente.... euh... c'est comment déjà ton nom ?".

9- Le premier déjeuner est essentiel, prévoyez un repas en équipe (les plateaux repas en salle de réunion ou une table réservée "Chez Momo*" feront merveille !),

10- Enfin, tout cela ne fonctionnera qu'à partir du moment où l'annonce de l'arrivée d'un nouveau collaborateur aura été officialisée auprès de TOUS les membres du personnel, que le "parrain" en charge de l'accompagnement sera connu de tous et qu'un remerciement anticipé pour l'excellence de l'accueil aura été délivré…

Pas de révolution, du bon sens, de l'hospitalité et la volonté de favoriser l'intégration du nouveau collaborateur constituera l'objectif premier de cette démarche. Pour avoir orchestré plusieurs intégrations en entreprise et coaché de nombreux arrivants dans leur nouvelles fonctions, ces instants resteront gravés dans tous les esprits, favorisant par la même occasion une ambiance beaucoup plus chaleureuse et humaine.. / Coach emploi

*Chez Momo : DROUAZ MOHAMMED 53 Avenue JEAN JAURES  -  94110, ARCUEIL / au 01 49 12 17 05 proposant le meilleur couscous de la région parisienne chaque vendredi ! Je lui dois mon premier déjeuner avec ma collègue Nathalie qui deviendrait ensuite mon épouse. Merci Momo !

*Crédit photo  Stuart Miles / FreeDigitalPhotos.net


L'illusion du gain de temps

J'aime laisse filer le temps… parce que je me sens riche de mon temps, celui que j'use comme je le veux, en autonomie et pleine conscience. Pourquoi cette réflexion ? Parce que les arguments publicitaires, marketing et commerciaux auxquels je suis constamment exposé (comme vous peut-être ?), me lassent profondément, ils veulent m'encourager à investir tous mes efforts (et mon argent) dans une quête de la seconde optimisée, pour me libérer de je ne sais quelle contrainte et "profiter" de façon immédiate d'un plaisir fugace.


La procrastination est devenue le mal du siècle, l'horreur incarnée de celui ou celle qui reste aveugle et immobile devant tant de richesses et de spectaculaires bénéfices, incapable d'exploiter le plus densément possible son temps. Personnellement, j'observe d'un oeil amical les gens qui procrastinent, comme s'ils se mettaient en garde contre l'absurdité de tout mettre en oeuvre dans l'instant ou d'appliquer une stratégie rigoureuse dont le bénéfice semble manquer de sens ou de profondeur. 
Il semblerait que notre société favorise la culture des plaisirs, un plaisir chasse l'autre, ne laissant aucune place à l'ennui, aucune place à la vie avec soi.
Apprenons à nous reposer de notre métier, de nos activités, en "arrêtant tout". Apprenons aussi à observer et considérer sans craindre le silence engendré par un calme voulu, le "pour-quoi" de nos actions et la réalité de nos décisions. Ré-apprenons à ne rien faire. Sans culpabilité.

"Le temps est argent", nous "l'avons", ou pas, nous le "perdons", ou pas… et pourtant, il coule comme l'eau dans un ruisseau, avec ou sans nous. Les rythmes s'accélèrent au point que l'instantanéité ou l'immédiateté devient l'exigence absolue, l'efficacité ne souffre d'aucune attente (observez les délais de réponses aux e-mails, aux sms et pire encore aux messages sur Twitter !) nous plaçant tels des enfants capricieux devant la frustration au plaisir immédiat. Sacrilège ! L'urgence est la norme dans nos comportements professionnels, et chaque temps non investi d'un résultat immédiat devient inéluctablement ringard (nommé parfois 1.0 ou "…so 80's"), jeté au fond de tout ce qui ne se mesure pas à coups de R.O.I. (retour sur investissement).

Intervenant régulièrement en entreprise, je constate que la notion d'efficacité ne peut prendre son sens que dans une organisation laissant la place au relâchement de l'esprit, aux tâches plus lentes, sans résultat immédiat (tadam), favorisant le processus de rêverie (menant à la créativité…), une organisation dont la maturité accepte l'alternance de rythmes lents et parfois rapides. La rentabilité coute que coute ne s'inscrit jamais dans une perspective à moyen terme, elle creuse très souvent dans les fondements de sa propre pérennité. 
Ces notions, profondes, ont été éradiquées de nos techniques managériales, des outils que nous utilisons chaque jour mais aussi des systèmes que nous appliquons ou des messages auxquels nous obéissons ("Tout ce qui ne tue pas rend plus fort", "vivre intensément chaque seconde", "le temps c'est de l'argent", "une entreprise ne se mesure qu'aux profits qu'elle génère", "zéro défaut", "satisfait ou remboursé", "réponse assurée dans les 15 minutes…"), autant d'injonctions insupportables auxquelles nous sommes exposés. Ne soyons plus pressés d'honorer la culture de l'urgence et apprenons à observer ce qui est vraiment important, ce qui a du sens… Êtes-vous prêt à tenter l'aventure ? 

* HLC Conseils accompagne des cadres, des décideurs, des entreprises qui estiment que la course dans laquelle ils sont engagés va vraisemblablement les conduire là où l’on ne cultive que des regrets. Besoin de sortir du cadre ? Contactez moi au 06 51 75 66 05.


Crédit photo : Image courtesy of Time Concept" by suphakit73/ FreeDigitalPhotos.net


La polyvalence a ses limites : celles de nos compétences et de nos appétences !

La polyvalence est un piège


Avez-vous remarqué comme nous nous efforçons de compenser une faiblesse, une difficulté en y consacrant de l'énergie et du temps ? Avez-vous remarqué comme nous nous contentons parfois de nos qualités et atouts sans les renforcer et les amplifier…?

Je vous propose de conserver toute l'énergie nécessaire à la réalisation de vos projets professionnels en commençant par passer moins de temps sur vos faiblesses et difficultés. Cela va sans dire, mais la délégation prend ici tout son sens, apprenez à confier vos plus grandes difficultés à de véritables experts, ceux que vous aurez sélectionnés, et ainsi,  concentrez tout l'enthousiasme et la force qui vous caractérisent autour de l'approfondissement et l'exploration de vos compétences, elles vous seront bien utiles en entretien d'embauche.

Nourrir l'enthousiasme

"Evidemment !" me direz-vous… et pourtant, à y regarder de plus près, nos journées sont souvent remplies d'actes et de travaux qui exigent de compenser un manque d'aptitudes par de terribles efforts nous séparant souvent de cette notion motivante qu'est l'accomplissement. Entre nous, que donnerait une journée totalement concentrée autour de vos talents, de votre aptitude première, de vos qualités innées, celles qui nourrissent l'enthousiasme et le plaisir ? Imaginez que vous consacriez toute votre énergie à développer ce que vous faites avec talent et que vous laissiez le reste aux autres, à ceux qui sont meilleurs que vous ? N'oubliez pas, il est plus facile de renforcer sa confiance en misant sur soi.

travailler avec plaisir
Le couteau suisse de l'emploi, c'est vous ?


Utopique ? Non, cela demande d'abord de cerner précisément vos compétences et atouts : que faites vous facilement et avec plaisir ? En quoi êtes-vous doué ? Que pouvez-vous concrètement apporter à votre projet, votre employeur ?
Cette réflexion est une invitation à canaliser toute votre énergie et créativité autour d'une idée, d'un projet. Elle tient, bien entendu, compte de vos aptitudes mais également de vos motivations, de tout ce qui peut contribuer à créer du mouvement par une émotion personnelle. Identifier ses aptitudes, revient à croiser deux ensembles :


  • Ce que je fais facilement - à la lumière de mes expériences.
  • Ce que j'aime faire - à la lumière de mes émotions et valeurs.

L'une présentera le bilan de mes aptitudes professionnelles, l'autre mettra en relief mon potentiel de développement me permettant par la même occasion de dépasser le cercle de mes compétences en allant explorer de nouveaux champs d'application.
Nous ne sommes pas habitués à reconnaître en nous des compétences. Nos croyances personnelles (éducation, culture, etc, etc…) mettent souvent l'accent sur tout ce qui ne va pas… "je me débrouille pas trop mal dans tel domaine mais je vais devoir renforcer mes efforts dans tel autre car il m'est plus étranger…!" - c'est du reste la méthode de recrutement qu'ont développé tant de décideurs !


Détecter les aptitudes et talents

Ainsi, consacrer ses efforts au renforcement de vos qualités pourrait s'avérer très payant, tant d'un point de vue "motivations et plaisir au travail" qu'efficacité. Le temps consacré à la valorisation et à l'exploitation de vos aptitudes sera infiniment plus riche et dense que celui que vous concentrerez à gommer une difficulté. Cette approche, fera de vous un manager qui s'appuiera sur la complémentarité de ses collaborateurs, leur donnant l'opportunité de développer une créativité et une expertise jusqu'alors inconnue. Par conséquent, avant d'envisager la polyvalence de vos collaborateurs, détectez  plutôt leurs aptitudes et forces afin qu'ils puissent enfin consacrer leur temps et leurs efforts à un projet qui avance pour le bien commun !

Donner un ou des sens à sa vie selon Viktor Frankl

"... ah si seulement je trouvais un sens à ma vie...! " - phrase généralement suivi d'un long soupir. 
Voilà une question qui nous préoccupe tous à un moment de notre existence. Quel sens donner à ma vie ? Selon Viktor Frankl, chacun donne du sens à sa vie au travers de trois prismes distincts :

  • ce que je ressens, 
  • ce que je pense, 
  • ce que je fais... 

… en s'appuyant sur trois dimensions  : la dimensions affective, les convictions personnelles et l'action. Le sens que l'on donne à sa vie appartient au minimum à l'une de ces dimensions.

Examinons tout d'abord la dimension affective, ou le lien que nous entretenons avec ceux qui nous sont chers. Bronnie Ware avait cité l'un des témoignages les plus fréquents de personnes en fin de vie regrettant de ne pas être restés en contact avec leurs amis. Les relations sociales jouent un rôle éminemment positif dans l'équilibre et la quête d'une vie pleine de sens. Il ne s'agit pas de collectionner les amis, contacts mais bien de ressentir la profondeur d'une relation humaine (pas forcément amoureuse ou familiale !) en goûtant aux petits plaisirs de pouvoir compter sur des proches, mais aussi en entretenant des relations d'échange avec d'autres personnes. "Je peux compter sur toi et l'on peut compter sur moi...". On accorderait alors du sens à notre vie au travers de la relation que l'on entretient avec d'autres personnes. Imaginez le vide que laisserait la perte d'une relation et vous aurez rapidement à l'esprit la profondeur du sens que vous lui portez.

La deuxième dimension présentée par ce cher Viktor est celle qui concerne les valeurs et convictions personnelles. Véritable approche philosophique de la vie, en quête de notre chemin, de notre mission de vie. La recherche du sens de la vie est une quête philosophique dont les réponses s'inscrivent précisément dans la réflexion, la quête en elle-même. Chercher le sens de la vie, c'est philosopher... et philosopher, c'est "penser mieux, pour vivre mieux"... selon Comte-Sponville. Finalement, la question en elle-même a plus de valeur que les réponses de l'instant, changeant au gré des époques et de nos préoccupations.
La philosophie, les convictions peuvent être religieuses, existentielles, mais également artistiques, basées sur la construction ou concrétisation d'une valeur, d'une idée illustrant la conscience ou la compréhension du monde ou de son monde. L'art, la philosophie, la réflexion sont des portes ouvertes sur la liberté d'existence, de conscience, éloignant le contemplatif des "chaînes" de la vie pratique. "Après la philosophie, il faut l'action !" selon Victor Hugo… Adage qui me ravit au plus haut point !

Et bien justement, la troisième dimension évoquée par Frankl est celle de l'action, de l'accomplissement. Nous donnons du sens à notre vie au travers de nos actions, qu'elles soient personnelles ou professionnelles. Une forme pleine d'engagement ou de contribution par la réalisation personnelle d'efforts que l'on ferait même si on n'avait pas à le faire.
Concentration et focalisation au service de soi-même, une aptitude généralement renforcée lorsque l'on aborde le thème de l'utilité, "me sentir utile... me serait très utile.."!, aussi la sphère professionnelle revêt alors une dimension formidable dans la quête du sens que l'on donne à sa vie, prolongeant cette réflexion personnelle, cette quête de développement qui m'est chère. Vu sous cet angle, notre rapport au travail est bien plus existentiel qu'il n'y paraît, il serait parfois bon que nos dirigeants intègrent l'ensemble des dimensions à l'heure de l'automatisation, de la tâche séquentielle et de la relation virtuelle.. 

Et vous, qu'est-ce qui est le plus important pour vous ? N'hésitez pas à me contacter pour tout accompagnement dans ce beau cheminement.

Investissez dans un bon lit !

L'un des grands principes du développement personnel est de rétablir l'équilibre physiologique en appliquant des recettes de bon sens, des principes basiques, terre-à-terre et bourrés de bienfaits. Nous savons tous, au fond de nous, ce qui est bon en termes de consommation et de comportement. Manger sain, boire sain, respirer sain, bouger sain (ah zut, ça marche moins), penser sain, etc.... Bien entendu, l'excès de "sain" peut nuire gravement à la santé ! Tout est question d'équilibre.

Je me trouve trop gros

En coaching emploi, je travaille régulièrement sur l'estime de soi, la confiance et tous ces discours internes qui altèrent l'image de soi, provoquant parfois mal-être et questionnements perpétuels. Le rapport à sa propre image est toujours abordé car pour avancer pleinement vers l'objectif que l'on se fixe, notamment celui de trouver un emploi, il est nécessaire de mobiliser toute son énergie autour d'un but qui apporterait bon nombre de changements personnels. Une image de soi fragilisée repose parfois sur une perception altérée de son corps mais aussi sur une alimentation ou un comportement entraînant un surpoids "je me trouve trop gros...". Les régimes s'enchainent, des hauts, des bas, un pas en avant, deux pas en arrière, les éléments semblent s'acharner contre vous, les kilos ne disparaissent jamais.

Vous êtes le ou la seule à savoir ce qui est bon pour vous. Personne d'autre que vous n'est mieux placé pour vous dicter la conduite à suivre afin de profiter pleinement de votre vie. Personne. Pourtant, une récente étude, parue dans les pages du Monde "sciences",  révèle que la prise de poids est directement liée à la quantité de sommeil engrangé :
"l'augmentation des apports alimentaires est une réponse physiologique au manque de sommeil, afin d'apporter l'énergie nécessaire au maintien de la vigilance supplémentaire". 
Ceci est prouvé, formel, moins vous dormez et plus vous consommez longtemps, tardivement, de façon inappropriée. Nous ne sommes donc plus dans un rapport de privation mais davantage dans un comportement à changer : celui de se coucher plus tôt pour garantir une quantité de sommeil plus importante. Rien de révolutionnaire, n'est-ce pas !


Résumons : vous dormez peu pour une quantité de très bonnes raisons. En dormant davantage, vous vous reposez, êtes plus performant dans chacune de vos actions et vous perdrez naturellement du poids sans changer le moins du monde votre comportement alimentaire. Par conséquent, notez dans votre programme personnel de changement vers le bien-être d'investir immédiatement dans un super lit !  Jolie étape pour commencer à se mettre en mouvement, non ?

La "fréquence de l'enjeu" en entreprise

Sans rentrer dans des considérations purement scientifiques, il arrive fréquemment que certains d'entre nous imaginent une solution à un problème posé sur la base des conséquences potentielles et des dégâts ou gênes occasionnées en cas d'échec, en cas de pépin. Du coup, des stratégies entières sont échafaudées autour d'une résolution de problème, des dossiers complexes sont montés, imaginés, des groupes de travail construisent des raisonnements, des procédures qui, lorsqu'elles seront mises en place devraient, logiquement, résoudre ou éviter une fâcheuse situation. En gros, imaginer les conséquences d'une difficulté, d'un dysfonctionnement potentiel, entraine parfois la mise en route de projets de résolution dignes de la construction du canal de Panama. Des équipes entières sont employées à résoudre à l'avance l'émergence de toutes sortes de difficulté.
Vous avez alors des armées de cadres, de managers, d'opérationnels, de participants qui se regroupent régulièrement pour concevoir un plan d'action qui sera scrupuleusement suivi en cas d'impasse…


Seulement voilà, si l'importance des dégâts occasionnés par un hypothétique dysfonctionnement suscite l'émoi et provoque la mise en route de projets complexes, il n'en reste pas moins que ce dysfonctionnement est soumis à la loi des probabilités. Quel est vraiment le risque de voir arriver la catastrophe que l'on redoute ? Toute la question est là… Or, nous n'avons en tête que les conséquences probables, sans tenir compte d'un quelconque traitement statistique. 
Cette approche est bien connue des aérodromphobes* qui n'ont à l'esprit que la conséquence du danger dans le fait de monter en avion plutôt que la probabilité dérisoire de voir se produire un incident à bord de l'engin… Leur stratégie consiste le plus souvent possible à ne jamais prendre l'avion !

En entreprise, les projets engagés relèvent souvent du même fonctionnement, il est très fréquent que l'on consacre des efforts gigantesques dans la résolution de problèmes potentiels dont la probabilité de se réaliser n'est pas connue, précise… voire quasi inexistante. Ce biais, d'abord cognitif et mis à jour par les travaux de Tversky , puis étendu au fameux principe de précaution, en entrainé trois grandes conséquences en entreprise :

1- Les budgets financiers sont alloués en fonction de l'importance ou de la valeur de l'enjeu, davantage qu'en fonction de leur probabilité de réalisation (pour faire simple, on dilapide les budgets pour résoudre les "au cas où…" plutôt que de construire "le jour où...").

2- Les équipes travaillent sur toutes sortes de scénarios improbables (positifs - les commerciaux en savent quelque chose- comme négatifs), on se fatigue à vouloir décrocher le billet de loterie à 1 million d'euros plus qu'à générer 10 gains à 100.000 euros (beaucoup plus probables à décrocher… non ?). Ce travail, souvent vain, entraîne démotivation, fatigue et désengagement.

3- La vision ou les objectifs de l'entreprise se diluent, perdent leur sens, leur intérêt et génèrent des flux formidables de résistances, de "oui mais…", de "à quoi bon…"provoquant du même coup l'émergence d'attitudes toxiques pour chacun d'entre nous.

Par conséquent, lorsque vous travaillez sur un projet de développement, d'optimisation dont les enjeux sont potentiellement importants pour l'entreprise, n'oubliez pas de traiter l'aspect purement statistique qui vous permettra du même coup de ménager votre énergie et vos moyens autour de projets qui "risquent" de voir le jour*.

*(dont j'ai fait partie - j'ai du reste suivi un stage en juillet 2000 chez Air France, stage au cours duquel l'on ne cessait de vanter l'absence de risque vu qu'un avion comme le Concorde parvenait à voler… Ce stage a eu lieu une quinzaine de jours avant que ce fameux Concorde ne s'écrase en région parisienne!)
*Ce billet est dédié à Olivier, directeur de projets chez un grand opérateur de téléphonie mobile et internet.