Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


Une semaine de coaching en Espagne

Certains le savent déjà, j'organise chaque mois des séminaires de coaching pour des personnes en questionnement sur leur (re)positionnement professionnel. Alors que je souhaitais garder cette formule relativement discrète puisqu'elle n'est pas mon activité principale, j'entends de ci de là qu'elle constitue une véritable opportunité pour certains de mettre rapidement en oeuvre un plan d'action de retour à l'emploi ou de recherche d'un nouvel employeur ou d'un nouveau tournant dans sa carrière…


Le concept est simple, je propose à un petit groupe de trois personnes de nous déconnecter de la vie quotidienne pour passer une semaine entière en Espagne à réfléchir sur différents thèmes de nos vies professionnelles, puis à mettre en oeuvre toutes les stratégies permettant de réaliser les objectifs définis.

Au total, en dehors des travaux personnels de recherche et de "cogitation", 26 heures de coaching se répartissent de la façon suivante :

- 20 heures de coaching collectif en pilotage de recherche d'emploi (généralement en matinée).
- 6 heures de coaching individuel en développement personnel.

La convivialité est un élément déterminant… mais également réconfortant et bienveillant, notamment pendant cette période de recherche d'emploi, aussi, nous veillons à aménager des temps d'échanges, de randonnées dans les pinèdes, d'oxygénation dans les montagnes de romarin et de découverte de la province de Valencia, ce serait dommage de ne pas profiter du cadre exceptionnel que la nature nous offre. Vous ne croyez pas ?

L'hébergement en chambre individuelle sur le lieu du séminaire est compris dans la prestation (le transport jusqu'à Valence est à la charge du stagiaire mais le co-voiturage fonctionne aussi très bien, ainsi que les vols low-cost !). Il est demandé à chacun d'apporter son talent de cuisinier (autant que faire se peut !) pour faire de cette semaine une véritable parenthèse destinée à vous remplir d'énergie, de sourires, de motivation et de plans d'action !

Altura


En attendant de créer un site présentant plus en détail la prestation, vous trouverez ICI et quelques informations complémentaires, je vous invite également à me contacter pour tout renseignement.

Hasta la Vista !

Être en phase… enfin. Ou comment éviter la surchauffe...

Avis de la rédaction : si vous vous reconnaissez dans ce type de pensée, alors lisez ce billet jusqu'au bout !

"Tiens, il vient de lever les yeux au ciel… Il doit penser que je suis un abruti ou alors il s'ennuie. S'il s'ennuie à ce point, peut-être devrais-je parler plus fort, en tout cas, demain ce ne sera pas simple de se lever en se disant "hier, j'ai ennuyé une personne". Du reste, qu'est-ce qu'il regarde au plafond ? La petite tâche que j'ai aperçue en arrivant, comme un éclat de moustique ou comme si quelqu'un avait jeté une groseille en l'air… ? En parlant de groseilles, j'ai promis de ramener une bouteille de Beaujolais à la maison, je me demande bien quel goût il aura cette année… De toute façon, l'important en le dégustant, ce sera d'être sympa avec Philippe, il traverse une période difficile, je comprends tellement ce qu'il ressent, j'en ai mal au ventre pour lui… Qu'elle est agaçante cette petite pendule qui fait tic-tac, elle m'empêche de penser et de me concentrer, un peu comme l'odeur de Javel qui empeste dans ce bureau… Dire qu'un Monsieur Javel a existé, comme un Monsieur Poubelle ! Et moi, je vais laisser un nom à la postérité ? Je me demande bien sur quoi, incapable que je suis de profiter de l'instant, de tenir en place, de me poser pour aller au bout des choses, au bout de mes explorations... " etc, etc, etc, etc, etc… Un dialogue interne sans fin, un cerveau constamment en ébullition, depuis toujours, sollicité par tout et parfois rien, un cerveau que l'on rêve plus calme, serein, silencieux…. Ça vous parle ?


Toutes ces questions, idées fugitives, intuitions qui viennent de partout, de nulle part, surgissant à chaque instant, suivant une logique, à part, bien à soi…. "Bon sang, qu'est-ce que j'aimerais être neuneu… et ralentir un peu pour… pour quoi au juste, pour souffler… et me détendre un peu".

Il arrive que l'on découvre en soi une aptitude liée à l'hyper activité cérébrale en observant ses propres enfants, notamment dans leurs rapports aux autres et en constatant combien leur raisonnement semble proche du nôtre. "Mon enfant semble un peu différent des autres, comme décalé et tout en lui me rappelle étrangement ces sensations que j'ai si souvent ressenties…". On reconnaît facilement l'intelligence de nos enfants tout en refusant la nôtre.

Si vous vous sentez concerné par ces mots, l'expérience centrale que je vous invite à considérer, pourquoi pas en coaching, c'est de travailler sur le bon tempo, le vôtre tout d'abord, celui qui vous place dans l'instant de la vie, sans vous projeter très loin en avant ou au contraire en vous arc-boutant sur un souvenir du passé. Être présent, en disponibilité, commence probablement par l'acceptation et la reconnaissance d'une aptitude appelée douance ou hyper-sensibilité. Ce fameux faux rythme créant le décalage ou une bizarre impression de différence, tantôt paralysante et silencieuse, tantôt jugée comme arrogante et prétentieuse surtout lorsque vous savez ce que quelqu'un va raconter avant même qu'il ait ouvert la bouche… Tout n'est qu'une question de nuance et de dosage me direz-vous… Seulement voilà, le mode d'emploi pour réaliser le bon dosage n'est jamais livré ni dans les familles, ni à l'école, et encore moins dans les entreprises (alors quand j'entends parler de gestion de talents, cela me fait doucement sourire !)…

Pour que vous vous sentiez un peu moins seul(e), sachez qu'il existe d'autres personnes, comme vous, tout aussi concernées par l'hyper-sensibilité. Dans mon activité de coach mais aussi en tant que membre de Mensa, je croise régulièrement ces personnalités extraordinaires, complexes, fascinantes et lorsque j'ai le privilège de les accompagner dans un cheminement personnel, je suis systématiquement admiratif des déclenchements et prises de conscience réalisées lors de nos entretiens. Alors, voici un conseil d'ami : comme vous êtres près à le faire pour votre enfant, commencez par reconnaître votre douance en vous offrant la plus belle des lucidités, celle d'un dépistage auprès d'un professionnel pour gagner enfin une certitude,  une vérité formidablement libératoire… enfin. 

Bon, il a quel goût le Beaujolais ?

Le collaboratif et la connaissance de soi

Dans son Traité de la nature humaine, David Hume nous met en garde dès le milieu du 18ème siècle de notre fâcheuse tendance à attribuer à ceux que nous rencontrons, les sentiments et émotions que nous éprouvons nous-même… En gros, si je rencontre un martien, il existe de fortes chances pour que je sois persuadé qu'il pense et ressent une grande partie de mes propres tourments… Aïe, aurions nous tendance à nous projeter en l'autre et à imaginer que notre mode de pensée est probablement le même que celui des autres ? Oui, je le crains.. Tadam…



Dans le cadre professionnel, nous ne cessons (normalement) d'échanger avec nos pairs, collègues, managers... La réalisation d'un projet s'accommode très facilement d'une collaboration, intelligente cela va sans dire, permettant à chacun d'exprimer son point de vue et d'intégrer celui des autres. Le contraire d'une démarche sauvage, un cheminement constructif et respectueux de chacun. Dans cet esprit collaboratif, il est fortement recommandé d'exprimer tout son talent empathique (dans le sens savoir se mettre à la place de l'autre pour, le cas échéant, ressentir de la même façon) et surtout sympathique (être conscient des émotions éprouvées par l'autre, sans altérer ou étouffer les siennes…) - du reste, c'est ce que nous travaillons durant les séminaires de développement professionnel que j'organise chaque mois -, les deux notions sont très liées, bien que je préfère largement exprimer ma sympathie plutôt que mon empathie, la première pouvant me faire perdre de vue mes propres perceptions.

Bon, je continue. Toujours dans le cadre de l'entreprise, je constate, très, très, très (tiens, je rajoute encore un "très") souvent, que se créent des espaces de doutes, d'incompréhension, de rancoeur parfois alors que chacun fait de son mieux pour collaborer, pour faire avancer les projets sans intention de nuire, sans chercher à faire mal, en toute honnêteté et volonté de réussir… Un chaos, construit sur une volonté saine. Mince alors !

Si l'on tient compte des travaux de ce cher Hume, il apparait que ce que nous nommons parfois empathie (largement mis à l'honneur dans l'esprit collaboratif), n'est rien d'autre que notre propre projection de pensée et de sentiment sur l'autre (le groupe ou ceux qui le constituent). Bref, ce que je pense être l'émotion et la pensée de mon interlocuteur, n'est rien d'autre que ma propre émotion ou pensée… d'où, parfois, la violente surprise de se sentir trahi, manipulé, roulé dans la farine parce que les actes de l'autre diffèrent sensiblement de ce que je pensais comme admis ! Si je ne prends pas conscience de cette faille, je risque de vivre dans une éternelle frustration, malheureux de constater combien je suis (si souvent) le seul à réellement m'engager et vouloir faire le bien… Éternel incompris que je suis !

Voulez vous sortir de cette ornière ? Attelez vous à votre propre connaissance, réfléchissez sur vos bagages émotionnels, ce parcours, parfois chaotique, qui transpire sur tout votre comportement, vos choix, observez vos décisions, sont-elles les vôtres, issues des messages contraignants ( au passage, merci Papa, merci Maman ! souvenez-vous, ne vous disaient-ils pas lorsque vous étiez enfants que vous n'étiez pas du genre à vous laisser faire ? Ou alors, ne vous ont-ils jamais réduit à un "tu casses tout ce que tu touches ! Ou bien encore, fais plaisir à Maman…. la liste est longue et on la traîne souvent !), avez-vous l'impression d'être au bon endroit, de respecter vos valeurs les plus intimes, d'être congruent… Ne soyez pas avare de ces réflexions qui "recâblent" et gonfle autant l'énergie que le bien-être. Ces réflexions sont le terreau d'une posture équilibrée qui vous permettra de ne plus projeter vos pensées et émotions sur chacun de vos interlocuteurs… 

Ce billet convient parfaitement aux managers, directeurs de tout poil et recruteurs. Vous ne trouvez pas ? N'hésitez pas à me contacter pour tout accompagnement dans ce cheminement.

L'amour de soi

Dîtes donc, il serait peut-être temps d'arrêter de vous faire du mal et de commencer à avoir un minimum de compassion pour vous vous faire du bien, vous ne croyez pas ? Vous n'en avez pas assez de vous torturer le cerveau en écoutant sans cesse l'air de l'oiseau de mauvais augure, vous savez, cette petite voix qui ne cesse de vous juger, de vous critiquer, cette petite voix à laquelle vous êtes tellement habitué ? Cela remonte à quand la dernière fois où vous avez éprouvé une belle tendresse vis-à-vis de… vous-même… 



Qu'est-ce que cela donnerait, si plutôt que de ressasser un sempiternel "tu es incapable et en plus, tu es nul" vous commenciez à vous observer simplement, sans jugement, avec le même regard bienveillant que vous porteriez sur votre meilleur ami… Ben oui, dîtes vous à votre meilleur ami qu'il est incapable, qu'il est nul ? N'avez vous pas tendance à l'encourager, lui rappeler combien vous avez confiance en lui, combien vous l'admirez, le sentant capable de parvenir à réaliser ses objectifs… Pourquoi ne pas vous regarder plus tendrement, avec amour si j'ose dire, en laissant de côté la carapace que nous avons construite au fur et à mesure de notre vie pour échapper à la douleur sourde de l'incompréhension ressentie ou du manque d'amour aussi. N'attendez pas des autres qu'ils vous donnent ce que vous-même n'éprouvez pas ou ne vous autorisez pas à expérimenter… 

Un regard bienveillant, tendre et sans jugement. Cela ressemble à s'y méprendre à de la résilience, construisant sur un traumatisme des qualités propres permettant d'avancer, tant bien que mal, sur un chemin digne dont la faille peut un jour se révéler lumineuse et motivante. Bien entendu, les exercices de relaxation, de conscience pure, de méditation ou encore de sophrologie permettent d'avancer plus sereinement et entièrement. Pourtant, sans corriger ce regard, sans s'autoriser à s'aimer simplement, avec bienveillance, compassion, les travaux de développement personnels peuvent se heurter à un mur intérieur bien difficile à contourner. 

Je n'évoque pas ici l'estime de soi, mais l'amour de soi, élément inconditionnel de l'ouverture vers les autres et certainement pas du repli sur soi. Comment travailler et apprendre à s'aimer ? Par l'apprentissage de la relation aux autres, par nos amis, notre conjoint, dans certains cas par la famille, peut-être par une thérapie appropriée, par l'acceptation de ce que l'on est grâce à un travail de connaissance personnelle (qu'est-ce que je veux, comment je fonctionne, qu'est-ce que je peux corriger dans ma façon d'être et d'avoir pour "mieux être", quelles sont mes valeurs, quel est mon regard à moi…). 
Vous pouvez aussi commencer à vous regarder dans un miroir et à vous sourire comme vous pourriez sourire à quelqu'un que vous aimez profondément.

Fuyez les réunions !


Si l'on devait quantifier la somme des énergies perdues dans une réunion, je pense que ces dernières seraient purement et simplement interdites dans toute structure digne de ce nom. Qui n'a jamais crié (ou griffonné sur un papier) silencieusement un "au secours" ou encore un "mais qu'est-ce que je fais là" en assistant impuissant à une réunion sans intérêt... hein, qui ?
Fuyez les réunions !
Tout n'y est que mots, présentations, show, numéro de claquettes, qui logiquement aurait du faire preuve d'un minimum de préparation et qui, pourtant, dans la majorité des cas, s'improvise totalement :
- D'abord dans sa partie la plus visible comme le video-projecteur qui ne s'allume, pas le wifi interne auquel votre ordinateur ne semble pouvoir se connecter, la salle de réunion non réservée....
- Mais également dans une autre partie, plus sournoise, comme le fait de découvrir le thème de la réunion en entrant dans la salle, celui de répondre à ses propres e-mails durant l'exposé de votre collègue (avec un commentaire de temps en temps, pour montrer son vif intérêt). L'absence de suivi de réunion, manque de travail entre chacune se fait également cruellement ressentir, plaçant chacun dans une perspective peu confortable...

Bref, je dresse un constat noir de la réunion : elle ne sert à rien et plonge l'entreprise dans une torpeur nonchalante alliant inefficacité et approximations (tant dans l'agenda que dans les commentaires non préparés).
Dans la réalité, si chacun préparait convenablement le thème de la réunion à laquelle il est invité, une réunion ne dépasserait alors pas la dizaine de minutes, arrivant directement aux objectifs et à la construction du chemin à suivre pour atteindre quelques points d'avancement spécifiques.
A bien y regarder, plus vous conviez de personnes à une réunion et plus cette dernière aura tendance à durer, que dis-je, à s'éterniser parce qu'il faut bien justifier du fait d'avoir fait déplacer tout ce monde en proposant autre chose qu'un échange de quelques minutes ! Une heure de réunion à 10 personnes, cela fait une grosse journée de travail envolée, inadmissible quand une semaine est ponctuée de 4 ou 5 réunions (Et Dieu sait que dans certaines entreprises, une semaine peut contenir une quinzaine de réunions !)...

Alors, comment optimiser les réunions que vous voudrez absolument maintenir ?
- Ayez systématiquement un maître du temps, chargé de faire respecter l'ordre jour à la minute. Quitte à arrêter une réunion même si tous les sujets n'ont pas été abordés.
- Invitez très peu de personnes et uniquement celles qui auront une action concrète à mener. Les autres seraient là pour la sieste !
- Soyez sur le lieu de l'action ou de la problématique et pas en salle de conférence, adoptez le "je vois, je fais"
- Prévoyez de faire suivre à chaque fin de réunion à tous les participants, un planning des actions engagées et décidées ainsi que les rôles et le timing de chacun.
- Enfin, faites simple, rapide, concis, en partant du principe que la préparation a été correctement effectuée (c'est le principe que j'adopte avec les stagiaires des séminaires espagnols) Cela risquera de perturber légèrement l'ambiance des premières sessions mais devrait considérablement améliorer l'efficactité de ces rencontres dorénavant ancrées dans le pragmatisme !

Demandez toujours du feed-back !

Recevoir un feed-back... que dis-je, demander un feed-back ! Voilà une attitude nécessaire dans tous les domaines de nos vies : être en mesure de construire ou d'améliorer notre démarche, notre stratégie pour nous rapprocher d'un objectif précis.

Nous sommes habitués à recevoir du feed-back, depuis tout petit avec nos parents, mais aujourd'hui encore dans la pratique d'un sport (avec l'entraîneur), au bureau (dans le cadre d'un entretien annuel par exemple) mais aussi à la maison lors d'un échange - parfois tendu mais très direct - avec notre conjoint. Tout échange est feed-back et nous avons différentes manières d'y réagir... Et c'est là que ça se corse. Tadam.


Les remarques ou feed-backs passent systématiquement dans le filtre de notre interprétation. Une interprétation basée sur une croyance, une émotion, une perception que l'on traduit directement comme une injonction : "s'il me dit ceci, alors je suis nul...". Très direct je le reconnais mais terriblement vrai pour certains d'entre nous. Un feed-back que l'on interprète de cette façon que se transformer en croix que l'on se traînera toute sa vie, incapable d'avancer ou de mettre un pied devant l'autre sans craindre l'échec.. Au contraire de cet handicap, la remarque ou feed-back peut également constituer un formidable accélérateur de motivation, galvanisant, pour les mêmes raisons d'interprétations que plus haut, votre volonté d'aller plus loin et plus fort : "s'il me dit ceci, alors je suis génial..."

Tout l'enjeu est de rester ouvert et réceptif à ces retours sans toutefois les juger comme personnelles ou offensantes (ok, ce n'est pas toujours simple) mais davantage comme un outil d'amélioration, de construction du meilleur chemin qui soit pour atteindre votre objectif. Comment s'y prendre ?

1- En admettant que le retour que vous recevez est également le résultat de perceptions passées au tamis d'une multitude de croyances, valeurs et ressentis de votre interlocuteur... Par conséquent, il ne s'agit que de son opinion et en aucun cas de la réalité (vous l'aurez compris, je ne crois pas en la vérité pure et dure, vous observerez pour vous en convaincre les témoignages (radicalement différents) de différentes personnes ayant assisté à une même scène).

2- Un feed-back ne concerne qu'un instant précis, il s'inscrit dans un moment donné, dans une situation particulière permettant du même coup d'envisager de nouvelles voies, de nouveaux stratagèmes. Vous n'êtes en aucun cas définitivement enfermé dans la remarque que vous venez de recevoir (sauf si vous le décidez !) du reste, c'est exactement ce que nous mettons en place durant nos séminaires de positionnement professionnel.

3- Soyez avide de retours, les plus précis possibles pour éviter les zones floues dont vous ne ferez pas grand chose, si ce n'est de les interpréter  tout aussi aléatoirement.. Qui, quoi, comment, quand et où vont devenir vos meilleurs amis ! 

4- Laissez décanter une remarque, laissez la vivre dans votre cerveau en vous détachant de toute émotion handicapante (le sommeil est plutôt une bonne solution !). Prenez le temps de réfléchir et d'adapter sans précipitation votre stratégie. De toute façon, vous pourrez solliciter d'autres retours par la suite !

5- Enfin, le feed-back n'est qu'une merveilleuse possibilité de progresser... rien d'autre, sauf si vous lui accordez le droit de vous paralyser... Mais là, c'est une autre affaire, vous ne croyez pas !

A mon tour de vous solliciter, n'hésitez pas à m'envoyer toutes vos remarques, commentaires, retours (pierredenier@hlc-conseils.com), je suis preneur ! Gloups... :)

Savoir aussi dire OUI ! ...

Vous vous souvenez sans doute de la fameuse question tarte à la crème : "savez-vous dire non ?" qui nous plonge parfois dans les affres du doute, de la revendication, du conflit aussi... Une question de caractère, bien trempé, souvent un jeu de claquettes qui ne mène à pas grand chose si ce n'est à relever la tête dans une basse cour en quête de sens.

Savoir dire OUI !

Certaines entreprises se focaliseront sur un candidat capable de dire non, N-O-N... dire non à son patron, ses clients, ses collaborateurs, marquer les limites du territoire et, je vous livre mon point de vue, ne jamais en sortir.
Personnellement, je m'attache davantage au candidat capable de dire OUI, celui qui prend le pouvoir, la responsabilité d'assumer un choix et de le porter devant la place publique sans avoir cherché un quelconque assentiment... Ce candidat, capable de dire oui, connait le risque de l'erreur, il admet ses propres limites et résonne avec bon sens. Le candidat capable de dire OUI est celui qui s'affranchit  des process lorsqu'ils vont à l'encontre du bien commun, il agit en confiance parce que son manager l'incite à prendre une décision.

La grande différence entre celui qui sait dire non et celui qui sait dire oui, c'est la confiance, cette capacité à faire grandir l'entreprise dans le mouvement, à valoriser les richesses d'une entité plutôt que de les enfermer dans un vase stérile, impuissant et si peu propice au développement. Le candidat qui est capable de dire oui est probablement celui qui admet qu'une zone de confort est une zone mortelle, sans espoir à très, très court terme. Ce professionnel évolue dans un climat serein, celui de la construction d'une démarche rentable et profitable. Par conséquent, connaître ses limites ne signifie en rien de rester à l'intérieur de celles-ci mais bien davantage de se transformer en aventurier explorant de nouveaux territoires jusqu'alors totalement inconnus. Au delà de l'émulation naturelle, du divertissement, de la stimulation intellectuelle, avouez que dire OUI aux circonstances a davantage de panache que de savoir dire non (OK, j'ai bien compris que tout ne dépend que des circonstances, mais je regrette que les circonstances soient dans certaines entreprises les seuls arbitres de non décisions ou de réactions définitivement fermées). 

Je le reconnais, il est parfois nécessaire de savoir dire non, c'est évident. En revanche, dire non parce que la responsabilité de mener une nouvelle aventure fait peur est une attitude très souvent répandue qui mérite d'être examinée. Selon le principe de Peter que mentionnait récemment Mode(s) d'emploi, crier non peut passer aux yeux de certains comme une preuve irréfutable de combativité et de posture en béton, elle peut aussi révéler l'absence de prises de risques dans un monde sclérosé en quête d'accomplissements. Êtes-vous prêt à dire oui ?