Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


Mon image est le contraire de ce que je suis

"Je ne suis pas très à l'aise en entretien de recrutement, j'ai souvent l'impression d'être le contraire de ce que l'on imagine.. J'ai l'air sûr de moi et pourtant, je ressens chaque doute comme une aiguille plantée dans ce qu'il y a de plus fragile en moi... J'ai l'air de maîtriser mon sujet et pourtant, plus j'avance dans mon expertise et plus mes fondements, mes certitudes semblent fondre comme neige au soleil... J'ai l'air de savoir ce que je veux, et pourtant, je suis incapable de l'exprimer clairement, c'est confus, sans but..."

Cela vous dit quelque chose ? Oui ? Alors bienvenue chez les humains ! Avez vous remarqué comme nous sommes attirés par ce que nous repoussons, comme nous repoussons ce qui nous attire.. eh oui, l'un fonctionne souvent avec l'autre, rendant parfois difficile la lecture de nos objectifs, de nos décisions, de nos pensées... Finalement, c'est plutôt bon signe !

Ce qui nous rend unique, c'est souvent ce savant mélange, une formule composée de moteurs, d'obstacles et de motivations : MOM


  • Les moteurs proviennent souvent de notre culture, notre éducation (merci papa, merci maman), de ce que nous croyons grâce ou à cause de notre expérience, ou de l'image que nous en retenons...
  • Les obstacles touchent notre propre personne, ce qui nous fait peur, la façon dont on s'organise, l'environnement que l'on se constitue..
  • Les motivations : elles tournent autour de ce qui nous attire, c'est le carburant, une forme d'énergie pure, surtout si elle est bien utilisée.. C'est l'essence de notre projet de vie.


Vous admettrez que cette formule peut être composée d'éléments paradoxaux, contraires mêmes.. Des petites choses que l'on se cache parfois, occultant tel ou tel aspect. Je vous invite à accepter de faire le point et de vous pencher sur tous les éléments de votre MOM, ceux là mêmes qui vous mettent en mouvement, en arrêt mais aussi en phase ou en décalage avec ce que vous voulez faire de votre vie, vous savez, là, au creux du vente...

L'enjeu est bien là, avoir les idées suffisamment claires pour arrêter de se mentir et ne plus risquer  d'enchaîner les échecs, quel qu'en soit le niveau. N'oublions pas qu'un positionnement a toujours plusieurs conséquences, les unes directes (ennui, suractivité, "ramollissement" intellectuel...), les autres, indirectes (conflits, tensions, colère, démission..) et ce, tant sur le plan professionnel que personnel.
Vous voulez vous rendre service ? Observez sereinement ce que vous êtes, accueillez vos paradoxes et prenez conscience, en responsabilité, de votre fondement authentique pour construire votre projet professionnel plutôt que sur l'image convenue envoyée à tout ce qui vous entoure.

Haut les Coeurs !!!

* N"hésitez pas à me contacter au 06 51 75 66 05 pour tout travail d'approfondissement. A bientôt !


Etre heureux au travail

L'emploi idéal existe t'il ? L'avez-vous connu ou avez vous le plaisir de le vivre chaque jour ?
Je vous invite à réfléchir avec nous sur les conditions qui rendraient votre activité professionnelle idéale, celles qui vous rendraient heureux au travail... Vaste question, brûlante aussi, dans cette actualité souvent dramatique... pourtant, 72% des français "se sentent bien au travail" selon L'Express.fr.
Pour exprimer vos idées, suggestions, je vous propose de rejoindre cette page Facebook "Pour moi, être heureux au travail, c'est :" et de partager avec nous votre vision idéale d'un job vous rendant heureux...

Pour ma part, je vous propose cette réflexion issue d'échanges et de discussions avec bon nombre d'entre vous :

Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. Confucius


La grande affaire et la seule que l'on doive avoir, c'est de vivre heureux. Voltaire






D’abord, une personne heureuse au travail est une personne souriante, offrant sa joie de vivre aux autres, irradiant de ce plaisir contagieux qu’est la bonne humeur, la bienveillance. Une personne heureuse au travail serait alors tout d’abord une synthèse positive du savoir-être, du vivre en groupe et du partage... Soyez heureux si vous pouvez, c'est la sagesse - rendre les autres heureux, c'est la vertu (Alphonse Karr).
Je dirais tout d’abord partager l’enthousiasme de participer à une aventure collective, l’enthousiasme de contribuer au développement d’une entreprise et de se sentir utile, précieux, parce que son travail est reconnu, valorisé par l’ensemble des employés, collègues et dirigeants. Qu’est ce qui peut provoquer l’enthousiasme ? Probablement le regard des autres (mais aussi sa propre perception), être considéré comme un élément important, essentiel d’un dispositif professionnel et reconnu de tous, des clients et de l’ensemble des parties prenantes. Cela suppose que la mission soit claire et suffisamment précise pour que le collaborateur sache ce que l’on attend précisément de lui. Non par conformisme mais plutôt par confort renforçant l’application de process efficaces.
La performance ou l’environnement économique joue certainement de cette symbiose, pourquoi cela ? Parce que les efforts paient, parce que la confiance dans la vision supportée par la direction est confortée par des résultats probants - “Ils ont raison d’avoir adopté cette stratégie et de m’avoir fait confiance, ça marche !”. L’enthousiasme induirait alors une certaine forme de performance, de réussite dans l’entreprise, on est enthousiaste si l’on a de bonnes raisons de se réjouir, surtout au bout d’un certain temps d’activité. De ce fait, une organisation davantage portée sur l’output (le client) dédiée au service de ce dernier favoriserait l’ouverture, la bienveillance et l’enthousiasme du collaborateur, heureux d’avoir provoqué ou généré la satisfaction de ceux qui payent pour un service ou un produit.



Une personne heureuse au travail se reconnaît probablement à sa capacité ou sa volonté de transmettre, de communiquer, dans un esprit de bienveillance, ce qui implique alors une compétence liée à l’écoute, à l’accueil de l’autre : savoir se mettre à la place de l’autre pour apporter une aide constructive, une information juste, une aide “a propos” qui réponde précisément aux attentes de quelqu’un qui ne vous sollicite pas forcément. De cet esprit découle encore une notion chère à mon coeur : la solidarité ou l’esprit d’équipe. Il s’agirait donc de favoriser, non pas la communication interne pour elle-même, mais davantage l’esprit conversationnel, “papoter”, se confronter, échanger autour de prétextes (détente, projets...), phosphorer pour mettre en oeuvre des solutions concrètes, simples dont l’efficacité et l’avancée (le mouvement reste la meilleure façon d’avancer :)) favoriseront la culture du résultat, la célébration de ces conquêtes (souvenez vous de Shackleton !). Cet esprit de transmission pourrait prendre toute sa dimension dans un projet de tutorat, de formation ou pourquoi pas d’action sociale (telle que mise en place chez Rémy-Martin sur les campagnes de recrutement de personnes éloignées de l’emploi - voir mon billet sur “Haut Les Coeurs !!! : http://emploicharente.blogspot.com/2011/04/la-rencontre-de.html )...




Une personne heureuse au travail se reconnaît également à la confiance, celle qu’elle reçoit tout d’abord (le droit à l’erreur, la bienveillance et le postulat que chacun fait de son mieux pour que les choses se passent correctement). Travailler en confiance c’est l’encouragement aux initiatives, à l’action, au mouvement, garant à lui tout seul de la remise en question dans une voie d’amélioration continue, l’autonomie apparaît comme un signe évident et majeur de la confiance accordée. Un salarié heureux peut l’être dans une entreprise qui “célèbre” et récompense (sous toutes ses formes) les différentes initiatives. INITIATIVE est un mot majeur, essentiel aux valeurs affichées. Développer une culture de la mise en avant de l’initiative avec, pourquoi pas, un évènement annuel marquant les meilleures idées, pas forcément sous le seul aspect financier mais également sous l’aspect service au client ou bien-être des collaborateurs.


La personne heureuse au travail aura également fait l’objet d’une intégration organisée, humaine la situant directement dans un contexte de travail, d’action et de bienveillance. En phase avec ses collègues, un salarié heureux aura fait l’objet d’une intégration soignée, de détails montrant qu’il est attendu et important dans la nouvelle structure (personnel administratif : e-mail déjà configuré avec signature, cartes de visites, téléphone portable, ordinateur, page de mots de passe, d’accès aux applications, pour le personnel de production : package EPI, pourquoi pas son nom sur l’uniforme, visite des bureaux ou présentation corporate de l’entreprise à chaque nouvel arrivant, y compris intérimaires, trombinoscope, livret d’acceuil...).


Le plaisir au travail semble passer par l’occupation. Être occupé et savoir occuper ses journées. L’exemplarité des managers dans ce cadre est essentielle, qu’elle soit source de motivation et d’avancée sensible dans les projets. L’oisiveté est certainement l’un des maux les plus difficiles à gérer, tant sur le plan personnel que professionnel, autant générateur de stress que le surmenage. L'oisiveté est comme la rouille ; elle use plus que le travail. B. Franklin

Par conséquent, définir les temps de gestion du planning, favoriser les rencontres ou le regard du N+1 sur l’activité générale - ... ne pas donner le sentiment d’une indifférence générale et d’un simple relevé de résultats. Pourquoi ne pas proposer une formation à la gestion du temps à ceux qui se sentent débordés ? Enfin, à l’image de Canal+, favoriser et encourager les collaborateurs à optimiser leur temps de travail en les incitant à ne pas rester sur leur lieu de travail après une certaine heure (18h15 maxi...?).


Favoriser le lâcher prise sera l’une des clés rendant la transition Vie perso / vie privée plus harmonieuse et douce. Le sport est une réponse intéressante “Mens sana in corpore sano”, pas forcément simple à mettre en place mais constitue vraisemblablement un élément positif dans la construction du team building (footing, tennis ou sortie vélo ou golf ou salle de sport...). Personnellement, j’envisage une séance de sport entre midi et deux avec ceux que cela intéresse (mais c’est en Charente !)

Par ailleurs, former les managers à détecter chez eux ou leurs collègues, les signes avant coureur d’une difficulté, d’une détresse ou d’un malaise permettrait de désamorcer de façon proactive le mal-être grandissant d’une personne de leur entourage professionnel. Il est bon de partager à plusieurs pour ne pas subir seul son malaise.


Donner un sens à son travail... vaste quête d’un mieux-être de la personne. Il est essentiel de travailler pour ce qui a un sens pour nous ( ce sens sera bien évidemment différent selon les personnalités), ce qui suscite du plaisir ou ce sur quoi on se sent compétent, sans quoi l'on ne peut pas s'épanouir. De quelle façon avez-vous défini votre projet de vie ? Les valeurs personnelles ou celles de l’entreprise doivent être en adéquation avec la fonction. Appliquées et assumées quelle que soit la situation, l’entreprise ne transigera pas avec ses valeurs, offrant un guide précis et clair aux collaborateurs, un cadre comportemental suffisamment consensuel pour qu’il soit partagé par tous. La simplicité peut générer ce sentiment, il serait alors opportun de réévaluer l’ensemble des procédures ou habitudes sécuritaires (de protection) qui ne répondent plus au bon sens, à l’utilité (à quoi ça sert de faire comme cela ?).


Le bien-être au travail s’articule également autour de la formation, de la capacité à évoluer, à apprendre et enrichir ses compétences, théoriquement et pratiquement. Un espace d’expression, d’échanges, de desirata en terme de formation, un crédit formation clair et exploitable qui permette à chacun de “s’offrir” une formation externe, délivrée par de véritables professionnels, déconnectés de l’environnement de l’entreprise (possibilités de rencontres, renforcés par les échanges et le réseau).

Le réseau peut également apparaître comme un élément déterminant du bien-être, faire partie d’un groupe, d’une assemblée, échanger, être considéré comme un ambassadeur à part entière de son entreprise, s’exprimer au nom de... c’est une marque de confiance réelle de la part de l’employeur qui dépasse le cadre de la rémunération mais correspond bien à celui de la reconnaissance affichée et authentique.



Enfin, souvenons nous de cette citation de Sophocle : Est heureux, qui sait qu'il est heureux. Sophocle. Ne nous privons donc pas de communiquer sur les bonnes nouvelles, notamment les améliorations, les progressions, les avancées...

Chacun de ces points peut faire l’objet d’une série d’actions positives et favoriser le bien-être au travail, que chacun travaille mieux et non plus. Et vous, comment seriez vous heureux au travail ? Le débat est ouvert ICI... Enfin, vous lirez l'excellente série de billets de Sylvaine Pascual sur le sujet : ICI.

Les valeurs de l'entreprise s'expriment dès le recrutement

Les valeurs de l'entreprise durant le recrutement


On le répète bien souvent sur ce blog, les compétences professionnelles sont une chose, la capacité à pouvoir les utiliser au mieux dans le contexte de l'entreprise en est une autre. On peut être le meilleur de la terre dans son domaine et rester incapable de se déployer chez son employeur pour une multitude de raisons dont... le manque de valeurs communes avec l'entreprise.

Sujet tarte à la crème ? Je constate chaque jour avec mes clients, combien la divergence de valeurs avec son employeur provoque des effets dévastateurs dans notre motivation d'abord, puis dans l'engagement, ce fameux moteur tant mis en avant par les gourous de la marque employeur.

les valeurs de l'entreprise s'expriment et s'incarnent dès le process de recrutement
Les valeurs de l'entreprise s'expriment dès le recrutement

Sans valeur partagée a minima... l'engagement échoua...


Bien évidemment, je n'évoque pas les valeurs présentées fièrement sur le site internet d'une entreprise, j'ai du mal à y croire et les considère plutôt comme un ersatz de "méthode Coué", un peu comme si l'on affichait tous les ingrédients manquants dans son entreprise pour qu'elle fonctionne pleinement. 
Non, je n'évoque pas le partage des valeurs affichées mais davantage de celles qui sont appliquées dans l'entreprise... et entre affichées et appliquées, il y a un monde !... et ce monde commence à s'exprimer dès l'entretien de recrutement, il s'exprime par :
  1. Une volonté d'apporter toutes les réponses aux questions des candidats. Des réponses liées à l'organisme ou l'entreprise qui recrute, mais aussi celles que l'on peut apporter au postulant qui n'est pas sélectionné... 
  2. Par le respect des horaires de rendez-vous, et la disponibilité lors de l'entretien, le fait qu'un candidat n'attende pas une demie-heure, voire plus, dans une salle d'attente, ou bien à la porte du recruteur.
  3. Par le choix de questions pertinentes, non intrusives et légales, des questions préservant l'intégrité de la personne, des questions professionnelles, précises, permettant de comprendre réellement le fonctionnement du candidat et toute l'envergure qu'il pourrait déployer dans son futur travail.
  4. Par la transparence des conditions d'emploi, à commencer par le niveau de salaire, le nom de l'entreprise... Aussi étonnant que cela puisse paraitre,  les annonces anonymes pour lesquelles la motivation et l'engagement sont exigées pullulent dans nos jobboards...
  5. Par la qualité de l'accueil du candidat, qu'il se sache attendu, reconnu pourquoi pas... qu'un rafraichissement, un café lui soit proposé, qu'il puisse se concentrer, feuilleter quelques magazines en attendant son rendez-vous. Cet accueil, que je nomme respect ou courtoisie mérite d'être réfléchi et organisé afin, de "donner envie" et de créer cette formidable impression participant au succès de la "marque employeur".
  6. Par la volonté de lui transmettre en amont suffisamment d'éléments afin qu'il puisse optimiser sa préparation, postuler en connaissance de cause, comprendre le contexte, être acteur de son recrutement.
  7. Par le fait de chercher à identifier tous les atouts de sa candidature plutôt qu'en travaillant sur chacune des micro-failles, à s'attacher à trouver tout ce qui ne va pas, tout ce qui pourrait constituer un risque, un facteur d'élimination.
  8. En adoptant une attitude neutre et bienveillante, sans jugement, sarcasme ou commentaire désobligeant.
  9. En s'interdisant d'interpréter les réponses du candidat sur ses propres névroses, en imaginant que, oui, décidément, d'autres pensent différemment de moi...
  10. En respectant ses engagements, répondre dans le temps annoncé pour ne pas laisser le candidat dans une posture inconfortable, attendant anxieusement une bonne nouvelle pour pouvoir remettre sa vie professionnelle sur les rails.
  11. Par la TOTALE confidentialité de l'entretien, de ne pas appeler son copain chef d'entreprise pour l'informer que l'un de ses collaborateurs est sur le départ, ou bien en se concentrant sur les aptitudes et capacités d'un candidat plutôt que sur la nature de son portefeuille de contacts.
  12. Par un message de remerciement suite à la réception d'une candidature, élémentaire, non ? Pourtant, beaucoup de recruteurs oublient qu'ils ne sont rien sans candidats... alors autant remercier ceux qui postulent.
  13. Par un débriefing téléphonique  avec chaque candidat qui a participé aux entretiens d'embauche, lui expliquer les raisons de son choix, l'encourager et lui proposer, le cas échéant des axes d'amélioration.
  14. Par une véritable politique d'intégration de chaque nouvelle recrue dès lors qu'elle met un pied dans une nouvelle entreprise, qu'il s'agisse d'un stagiaire, d'un CDD ou d'un CDI, chacun doit bénéficier d'un accueil sur-mesure destiné à faciliter son intégration et son déploiement chez son nouvel employeur.
  15. Par l'évocation systématique d'un plan de carrière ou de progression de chaque nouvelle recrue (histoire d'arrêter de chercher les talents ailleurs que chez soi).. Il est logique que les salariés d'une entreprise aient envie de voir leur poste évoluer, cette évolution peut être envisagée dès l'embauche.


... bref, un ensemble de points qui en diront beaucoup sur l'attitude de l'entreprise (et la liste n'est pas exhaustive), son regard sur les collaborateurs, au delà des valeurs "cliché" (confiance, patati, patata...) si souvent reprises et proclamées. Vivons et incarnons nos valeurs et cessons de les incanter ! 

* J'accompagne de nombreuses entreprises et cabinets dans la mise en place de leur processus de recrutement, n'hésitez pas à me contacter pour tout travail de coaching ou de supervision des équipes en charge de l'intégration.

Se remettre aux études

"Je suis cuit... ils recherchent une personne parlant bien l'anglais...". Mince, alors, pas d'autre choix que de se remettre aux études, non ?

Il est souvent compliqué de suivre un cycle de formation, accaparés que nous sommes par le rythme de nos journées, familiales notamment. Se consacrer exclusivement aux études en ces temps de crise relève de l'exploit aussi, certains d'entre nous optent pour des cours du soir, les préservant de mettre entre parenthèse leur emploi ou leur recherche d'emploi.
Reconnaissons le pour autant, se "poser" à partir de 21h30 pour repartir dans une réflexion, une concentration extrême, consommatrice d'énergie demande une motivation hors du commun, ainsi qu'un soutien inconditionnel de la part de vos proches. 

Maintenant que nous avons planté le décor, il faut admettre que de continuer à se former est un formidable accélérateur de carrière, quelque soit son poste, son âge ou son diplôme. Une invitation au développement de ses compétences, une sensation d'avancer, de maîtriser ou de prendre en main son destin en réalisant des efforts importants, une jubilation d'avoir accepté de sacrifier quelques (souvent nombreuses) soirées pour se donner les moyens d'atteindre un objectif de progression. Le pied... surtout lorsque le cycle prend fin et qu'il est sanctionné par un diplôme, une certification ou même une reconnaissance.

Choisir de reprendre une formation pour adulte suppose d'avoir parfaitement planifié son agenda, sa capacité à libérer des journées de congés, des soirées entières, parfois quelques journées de déplacement. La clé repose bien souvent sur une gestion du temps "aux petits oignons", alternant les phases d'apprentissage, de réflexion, de rédaction et de détente ! Tout sacrifié pour ces études et c'est le burn out assuré, la sensation de ne jamais souffler, d'être rarement à sa place et parfois la culpabilité de moins participer aux tâches quotidiennes, d'être moins présent auprès de nos proches. 

Bref, avant de vous lancer, validez quelques points : 
- Le soutien inconditionnel de votre entourage.
- Votre capacité à respecter strictement un agenda alternant les périodes de travail et de détente.
- Votre profonde motivation.
- Votre environnement d'études : est-il adapté à un travail de concentration et de réflexion ?
- Votre capacité à vous ressourcer et à recharger les batteries (en pratiquant un sport par exemple...).

Autant de détails qui s'avèreront précieux lorsque vous serez lancés dans la réalisation de votre objectif de formation.
Enfin, ces formations constituent un atout précieux pour le recruteur qui validera par la même occasion :
- Vos diplômes.
- Votre capacité à déployer des trésors d'organisation pour atteindre un objectif.
- Votre faculté à progresser et à étoffer vos connaissances.
- L'aspect "actuel" de vos connaissances théoriques.

Bon courage à ceux qui ont fait le choix de suivre une formation !

Le CV illustre l'avenir, pas le passé !


Allez, il est temps de dépoussiérer notre façon d’aborder le CV ! Plus qu’un simple catalogue de nos expériences, mettant en scène quelques mots de vocabulaire finement sélectionnés, nous allons radicalement changer notre angle d’approche pour lui apporter un peu plus de consistance… Si, si, vous allez voir…

Avez-vous remarqué comme nous travaillons notre curriculum en nous attachant à retranscrire sommairement nos années (ou mois) passées dans telle entreprise ou dans telle autre - priant pour que le recruteur n’aie pas l’idée saugrenue d’appeler Duschmoll chez qui tout ne s’était pas merveilleusement déroulé !- , « ah, pfff, j’ai passé six mois chez Truc, cela va faire tâche ! » ou bien « comment vais-je camoufler le fait d’être resté 13 ans dans la même entreprise ? ». Savez-vous pourquoi cet exercice nous paraît si douloureux et contraint ? Tout simplement parce que nous nous trompons d’espace temps…

Nous sommes souvent nombreux à aborder le CV du point de vue du passé. Témoignage de notre parcours, nous mentionnons fidèlement toutes les étapes d’une histoire personnelle proche ou plus lointaine, comprimant à outrance une longue période ou bien développant à l’excès cette autre virgule, imaginant sans cesse les meilleures formules pour évoquer ce qui n’est plus, ce qui est oublié, tout ce qui fut passionnant comme parfaitement ennuyeux. Quelle noirceur dans ces propos ! C’est pourtant la réalité. L’immense majorité des CV est orientée vers le passé, témoignant le plus justement possible du jadis, celui-là même qui nous rend si unique.

Seulement voilà, de mon point de vue, un CV ne s’écrit pas au passé, il raterait sa cible… Car en fait, l’unique cible que nous nous fixons, elle est ailleurs, elle n’est que dans le futur : Travailler le plus vite possible pour l’entreprise auprès de laquelle nous postulons. Notre seul objectif étant inscrit dans une période à venir, nous devons rendre notre précieux support de candidature le plus adapté possible en le pensant lui aussi au futur, en le construisant dans une perspective d’avenir et non plus de constat du passé. En d’autres termes, le recruteur recherchant son futur collaborateur, il me semble logique de construire le CV en imaginant notre future collaboration. Et cela change tout. Pourquoi ? Parce que vous aurez davantage de ressources, d’idées pour intéresser celui qui découvre votre candidature.

Maintenant que nous sommes d’accord pour penser « futur » dans la rédaction du CV, je vous propose, afin d’alimenter vos réflexions, trois questions simples que vous ne cesserez de vous poser en rédigeant votre CV :

1- Suis-je en train de parler de moi ou de ce que je peux apporter à l’entreprise ?

2- De quelle façon puis-je prouver ce que j’avance ?

3- Pour quelle raison me paraît-il nécessaire de décrire telle expérience ?

Voilà un beau programme, n’est-ce pas ?

Vous l’aurez compris, un CV ne s’improvise pas et nécessite une prise de recul, obligatoire pour se placer dans une perspective d’avenir. Que faire alors des réponses obtenues aux trois questions posées ? Tout d’abord ne conserver que les plus impactantes, celles qui priment sur les autres et les regrouper en deux catégories :

- Celles qui évoquent votre future collaboration et la façon dont vous participerez au développement de l’entreprise.

- Celles qui prouvent par des faits, des illustrations, des réalisations, des missions accomplies que vous saurez contribuer à l’essor de l’entreprise.

Et voilà, vous avez, mine de rien, construit une charnière centrale de votre CV, une articulation que vous présenterez dans deux rubriques distinctes :

- L’une résolument inscrite dans l’avenir présentant vos domaines de compétences, ceux qui contribueront au développement de l’entreprise.

- L’autre constituée de vos expériences professionnelles, illustrant et prouvant vos domaines de compétences.

C’est un peu comme si vous écriviez d’une façon plus formelle : « Chère entreprise, je contribuerai à ton développement en t’apportant telle et telle compétence, et afin que tu n’aies aucun doute sur mes qualités, laisse moi te prouver que m’a bien fallu maîtriser ces compétences pour réaliser ce qui est décrit dans mes expériences professionnelles ».*

Mes 50 trésors

"Mouais... j'ai plutôt un petit moral en ce début d'année... J'sais pas, je suis inquiet et puis j'ai du mal à savoir exactement ce que je veux, tout semble tourner au ralenti, je n'ai envie de rien... Ça doit être le blues de l'hiver.."

Cela vous rappelle quelque chose ? Il nous arrive souvent de nager dans un océan de confusion, de flou, d'incertitudes dont le seul effet est de nous plonger dans un immobilisme, une torpeur bien handicapante, puisqu'elle reporte tout projet, dont celui de se mettre activement en recherche d'emploi (exemple pris au hasard !), à plus tard. 

Il existe plusieurs méthodes pour relever la tête, certaines, pleines de bonnes intentions, ne nous emmènent pas bien loin. Se répéter chaque jour que tout va bien alors que manifestement, tout en nous ou autour du nous nous montre le contraire aura probablement peu d'effet sur notre moral ! Se répéter continuellement "Je vais bien, je vais bien, je vais bien..." : ça ne nuit pas, je le reconnais, mais si l'on ne met pas en oeuvre les conditions (concrètes celles-là) pour aller réellement mieux, il y a fort à parier que l'on aura à se répéter cette litanie encore un certain temps.

Ce que je vous propose n'a rien de magique ou d'incantatoire... Il s'agit d'un exercice destiné à nous ouvrir les yeux sur ce qui va bien dans nos vies, observer ce qui va bien, pour en jouir davantage. Faire le point, le bilan, c'est, de mon point de vue, avoir l'honnêteté d'observer aussi ce qui va bien parce que ce sont justement ces points là qui nous tirent vers le haut, naturellement, puisqu'ils existent.

Ce que je vous invite à faire, c'est de lister les 50 choses dans votre vie auxquelles vous ne souhaiteriez renoncer pour rien au monde... Celles qui comblent et vous rapprochent de votre projet de vie... Ce peut être un objet fétiche, souvenir, un livre, une personne, un moment dans la journée, un évènement particulier, un rendez-vous habituel, une attitude (la vôtre ou celle de l'un de vos proches), n'importe quoi pourvu que cela représente un trésor à vos yeux... A titre d'exemple, jouer à un jeu de société avec mes enfants ou réveiller chaque matin l'une de mes filles, le bruit d'un bouchon de champagne, l'odeur des pinèdes espagnoles, l'éclat de rire de ma femme font partie de ma liste !

50 choses, ce n'est rien, et pourtant, vous observerez combien cet exercice canalise votre attention sur tous les aspects de votre vie, personnelle, professionnelle, sociale... et finalement ces 50 choses sont tout.
Dès que vous aurez listé tous ces éléments, ce qui ne se fait pas aussi facilement que cela, prenez le temps d'observer chaque détail et demandez-vous comment, au quotidien, vous pourriez en jouir davantage... Comment profiter consciemment, pleinement et fréquemment de ces trésors plutôt que de passer chaque jour devant sans se rendre compte de l'importance qu'ils ont dans votre vie.. 

Voulez-vous tester ?

Bonne année 2013

2013... joli chiffre, non ? 
Je vous souhaite de vivre une belle et riche année 2013, pleine d'actions, de mouvement et d'options. 

Avoir le choix de mener son propre chemin, c'est tout le bien que je vous souhaite, à vous ainsi qu'à tous ceux qui vous sont chers.

A très bientôt !
Pierre.