Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


La lettre de motivation


Je lisais récemment une enquête indiquant que la majorité des cabinets de recrutement ne tiennent pas compte de la lettre de motivation, qu’ils ne la lisent pas et se concentrent directement sur le Curriculum Vitae
Bon... si c'est ce que l'on appelle aller au bout des choses et prendre le temps de bien faire son métier, alors je m'incline. 
Pourtant, je fais partie de ceux qui attachent au contraire de l’importance à la lettre de motivation, je conseille de toujours la « bichonner » et d’y apporter tout le soin nécessaire, lue ou pas, qu'elle interpelle et intéresse celui (je sais, il est de plus en plus rare) qui consacrera quelques secondes à sa lecture

Comment peut-on postuler chez un futur employeur sans s’assurer que sa présentation est impeccable ? D'un autre côté, comment ne pas s'intéresser davantage au candidat qui aura pris le temps de travailler sa candidature ? 
Voilà, à mon sens, un comportement, un manque de sérieux – qui je le pense sincèrement, révèle de la superficialité, de l’amateurisme, du principe de Peter. Ah ok.. il faut gagner du temps. Mais du temps pour quoi faire ! Pour recruter davantage de personnes ? 

Soyez PRO ! Jusqu’au bout ! Ne laissez rien au hasard, vous n’avez pas le droit de confier votre destin au hasard, au laxisme d’un recruteur ! Alors oui, la lettre de motivation a du sens, au moins pour le vrai professionnel que vous rencontrerez fatalement.

Dans cette fameuse lettre, vous vous assurerez que tout votre texte répond à la question suivante : quelles compétences vais-je mettre à votre disposition; quelle est mon offre, que vais-je vous proposer ? Ici, l’on parlera des compétences techniques mais également des compétences de savoir être de savoir-faire.
Evitez de donner des leçons, soyez enthousiaste, positif, volontaire et votre lettre fera mouche !

Enfin, pour construire cette lettre voir aussi "Écrire sa motivation" et "Message personnel"

Et si nous préparions une check-list « avant entretien »


Reprenons une expression de Jean-Noël Chaintreuil et commençons ce billet par "et si..."
Et si nous préparions une check-list « avant entretien », contenant la liste des fournitures à ne pas oublier ou des points à valider avant de quitter notre domicile?

Avez-vous pensé à prendre plusieurs copies du CV envoyé, une copie de votre lettre de motivation, le cas échéant, l’ensemble des références, l’annonce, vos cartes de visite, un bloc-notes, un stylo en état de marche, les coordonnées de l’entreprise ou du cabinet de recrutement en cas de retard, un téléphone portable avec la batterie rechargée, 10 euros pour vous offrir un café, bref, tout pour que votre entretien se passe dans les meilleures conditions.

L’idée est de vous débarrasser de toute crainte, toute appréhension extérieure à l’entretien, n’ayez l’esprit habité que par un seul objectif : votre prestation ! Bien sûr la check-list conviendrait aux plus stressés, aux plus angoissés, néanmoins, vous l’avez tous expérimentée au moins mentalement.

Voici un exemple, n'hésitez pas à l'utiliser et me faire part de vos ajouts éventuels !

Numéro de téléphone sur le CV


« - Bonjour, ici l’entreprise Truc, pourrais-je parler à Monsieur Machin ? »
« - Euh non, il ne peut pas vous parler, il est aux toilettes » – annonce fièrement votre fils…

Bien, voilà, c’est dit. Ne collectionnez pas les numéros de téléphone sur votre CV, un seul suffit, de préférence un numéro auquel vous êtes constamment joignable, je préconise le téléphone mobile et uniquement celui-ci.

Il n’est pas forcément utile qu’un recruteur tombe sur vos enfants, ou bien sur vos parents si vous habitez chez eux. Plus vous multipliez le nombre de téléphones, plus vous vous exposez à une non-maîtrise de la réponse apportée. Contrôlez, soyez le seul maître à bord, vous seul répondrez – si vous êtes disponible – à l’appel du recruteur.

Lorsque l'on indique deux numéros de téléphone sur un CV, on a tendance à placer le principal en premier... C'est logique, de même, le recruteur aura de son côté une très fâcheuse tendance à composer le premier numéro présenté. C'est logique aussi. 
En revanche (et vous pourrez faire l'essai), si vous disposez de deux numéros pour appeler une personne, il est fort probable qu'en cas de non réponse, vous décidiez, non pas de laisser un message mais de passer directement au second numéro... et c'est là que ça cloche, en recherche d'emploi, il est important de "forcer" celui qui vous contacte à laisser un message, une trace de son appel afin que vous puissiez le joindre en retour, ne le poussez pas à reporter son message...

Enfin, cessez de vous obstiner à refuser tout abonnement à un opérateur mobile, quoiqu’il vous en coûte, être joignable à chaque instant, et lorsque l'on recherche un emploi, c'est plutôt en journée, ou bien consulter dès que vous le souhaitez votre messagerie, c'est l'assurance de ne jamais passer à côté d'une opportunité.

Dernier point, offrez-vous la liberté de pouvoir quitter - sereinement (et j'insiste sur ce point) - votre domicile plutôt que de rester enfermé de peur de louper l'appel du recruteur. Vivant sur cette planète, je suis bien conscient que le répondeur existe mais j'ai déjà vu la tête d'une personne découvrant avec horreur qu'un cabinet de recrutement l'avait contactée à la minute où elle avait quitté son domicile...

Indiquer son âge sur le CV


Par coquetterie ou stratégie, certains parmi nous préfèrent ne pas mentionner leur âge sur le CV. Bien, bien... Well done, mais cela ne sert à rien, si ce n'est à faire perdre un peu de temps à celui qui lit votre CV. Pourquoi ?

Parce que jamais vous n'empêcherez le recruteur de sortir sa calculatrice scientifique pour effectuer l'opération suivante (les amateurs de chiffres vont se régaler !) : l'année en cours moins l'année de l'obtention de votre baccalauréat plus 18. Calcul qui, à 2 ou 3 ans près devait aboutir à votre âge. Sauf que, il y a un risque d'erreur si la calculatrice se trompe, si vous avez eu votre bac à 13 ans, si le recruteur se passe d'une calculatrice pour déterminer votre âge à la décennie près... Risque d'erreur et risque d'épuisement après 150 CV !

Risque d'erreur donc, risque de fatiguer le recruteur qui au bout du trentième calcul vous associera à ce type de personnes qui cache son âge pour cacher autre chose. Mais cacher quoi en fait...?

Cacher le fait que vous avez 25 ans, 30 d'ans d'expérience, que vous avez acquis des connaissances pratiques, concrètes? Cacher qu'à 55 ans, vous avez toujours autant envie de casser la baraque, de travailler? Cacher le fait que vous aimez la pop ? Cacher le fait que vous avez une expérience à partager à communiquer ? Cacher le fait qu'au fond de vous, vous avez toujours 18 ans? Cacher le fait que le recruteur qui est en face de vous n'était pas né lorsque vous avez commencé à travailler ? Cacher le fait que vous devez travailler encore 10 ans au minimum ? Cacher le fait que vous avez appris à vous servir d'un ordinateur, tout seul chez vous en vous arrachant les cheveux lors de son installation ?

Ou bien cacher le fait que vous n'avez pas l'expérience demandée ? Que vous avez accumulé les stages ? Cacher le fait qu'à 25 ans, on ne peut pas avoir une expérience de 5 ans et un bac + 5 ? Cacher le fait que vous n'avez jamais obtenu un emploi stable et que par conséquent, vous habitez chez vos parents ? Cacher le fait que celui qui lit votre CV a eu le même âge que vous, ou a 5 ans de plus que vous ?

Ou bien encore cacher le fait que vous avez 30 ans, que vous êtes une femme (zut, on ne peut pas cacher le prénom) et que, ha... malédiction, vous aurez peut-être un enfant, un jour ?

STOP ! Inscrivez vos âges, relevez la tête, vous n'éviterez évidemment jamais la suspicion, les idées préconçues, les a priori mais je crois que vous contribuerez largement à les alimenter si de votre côté vous n'assumez pas vos printemps !

A contrario, ne mettez pas votre date de naissance, je connais des gens qui écarteraient d'office les personnes nées un 19 janvier sous prétexte qu'ils ne s'entendent pas avec les capricornes..! Et puis entre nous, quelle différence entre le 19, le 20 ou 21 janvier ? Hein ?
(Maintenant vous connaissez la date de mon anniversaire!) 

L'expertise est-elle toujours liée à l'expérience ?


Comme vous le savez, je ne cesse de dire que le candidat est toujours meilleur expert dans son métier que le recruteur qui le reçoit.

Je n'appelle évidemment pas à l'arrogance (voir ici) mais plutôt à la prise de conscience de nos forces, de nos valeurs ajoutées, bref de tout ce que nous pouvons apporter à l'entreprise. Pourquoi cette approche ? Pour rétablir un semblant d'équilibre et amener le candidat à se considérer comme une solution (souvenez-vous de la fameuse problématique) apportant son expertise, son regard et son professionnalisme. Il ne s'agit pas de faire descendre le recruteur de son piedestal mais bien de vous y faire monter ! Nuance !

Cette position m'a valu beaucoup de courrier, notamment de la part de professionnels du recrutement, ces derniers me reprochant d'envoyer le candidat au "casse-pipe" s'il se présente en clamant "je suis un expert !", d'autant plus s'il est jeune.

Personnellement, je crois davantage au succès d'un candidat s'il est aussi convaincu d'être le bon, the one, celui qui contribuera au développement de l'entreprise, or, se convaincre de tout cela n'est pas toujours naturel, surtout après avoir subi une série de refus ou pire encore, de silences de ces mêmes recruteurs.

Effectivement, je n'encourage personne à "rouler des épaules", battre des poings sur le torse et crier: "tu as vu ? Je suis fort hein ?"... et je suis convaincu que personne n'a lu mon billet de cette façon. Mais n'oublions pas que le réalisme n'est pas l'ennemi de la modestie.

J'ai également reçu beaucoup de courrier de personnes m'arguant qu'un jeune ne pouvait se positionner en expert du fait de son inexpérience... L'expertise serait donc uniquement liée à l'expérience, au temps passé ? Que faire alors des fameux mots d'Oscar Wilde : "l'expérience est le nom que l'on donne à ses erreurs" ? Je fais partie de ceux qui pensent que nous sommes TOUS experts en quelque chose, y compris les jeunes !

A la question suivante qui m'a été posée : "Quelle crédibilité donner à un jeune conducteur qui annoncerait : je suis expert en conduite" ?
Je répondrais : "mais enfin, toute la crédibilité du monde , ou au moins autant qu'à celui qui conduit depuis 30 ans ! Parce que ce jeune, même s'il n'a pas acquis les vieux réflexes (bons et souvent moins bons) de vieux baroudeurs de la conduite, nous écrase tous sur un point : sur sa connaissance du code de la route, des règles de sécurité, vous savez, toutes ces choses que nous avons oubliées et qui potentiellement nous mettent en danger à chaque instant parce que nous en perdu l'expertise... Alors oui, d'une certaine façon, le jeune est un expert de la conduite, cette même expertise spécifique qui manque cruellement aux personnes expérimentées. Et entre nous, comment convaincre quelqu'un de votre expertise si vous même n'y croyez pas".

N'hésitez pas à me contacter, nous travaillerons sur la valorisation de votre expertise et de vos compétences. Bon courage !

Une photo sur le CV ou sur le profil ?


Nous partagions récemment une réflexion autour de la photo sur le CV.  Je défends l'idée qu'une photo est nécessaire, qu'elle permet à la fois d'apporter une respiration visuelle au CV, une personnalisation du document, qu'elle contribue à véhiculer une attitude et qu'enfin, elle favorise la mémorisation des informations contenues en permettant au recruteur d'"ancrer" votre image et d'y associer les merveilles que vous avez communiquées.

Les commentaires ont été nombreux, surtout sur Viadeo, les avis sont partagés et très souvent, l'argument selon lequel une photo est un objet de discrimination éventuelle et qu'elle n'apporte aucune information sur les compétences, m'est opposé. Je respecte totalement ces points de vue et je constate que finalement, la réponse appartient à chacun, comme d'habitude en somme.

Un commentaire d'un autre type m'a interpelé, et c'est l'objet de ce billet. J'ai lu quelque part un avis précisant que la photo sur le Cv était inutile, contrairement à celle que l'on pourrait mettre sur son profil d'un réseau social. Pour couper court, j'ai choisi de mettre ma photo sur tous les supports, ce qui rend mes profils et mon CV congruents.
Mais ce commentaire m'a fait réfléchir et je pense plutôt l'inverse : la photo que vous collez sur le CV, vous l'adressez à une personne que vous avez identifiée, que vous sollicitez dans votre recherche d'emploi et qui contribue de très près à réaliser vos objectifs, bref, vous maîtrisez la diffusion de votre image. 

Celle que vous placez sur un profil de réseau social est consultée par un nombre important de personnes dont vous n'entendrez jamais parler, qui n'ont aucune offre (décente) à vous proposer, qui viennent comme ça, parce que votre image, tout autant que le titre de votre profil, ont activé leur curiosité. Plus vous affichez une photo attirante, esthétique, différente - et plus vous verrez le nombre de visiteurs augmenter. Cela n'est pas proportionnel avec la qualité des contacts que vous nouerez, et là, pour le coup, je crois que la photo est un outil parfois terrible de discrimination silencieuse, insidieuse et qui échappe à tout contrôle...

Encore une fois, je crois à la nécessité de mettre une photo sur tous vos supports de candidature, une photo unique, réussie (pas trop bricolo), récente, qui construit votre image, ceci dit, je crois que celle du CV est encore plus indispensable que celle du profil pour trouver un emploi. C'est peu dire que j'y crois, non ?

Message de remerciement

D'une main légèrement moite, vous refermez la porte du bureau et vous dirigez vers votre voiture ou la station de métro ou de bus la plus proche. Voilà, ça y est, vous venez de terminer votre entretien de recrutement. Pfiouu, pas facile mais globalement, vous êtes relativement satisfait et bigrement motivé à l'idée de continuer le process. Bon sang, vous l'aviez attendu cet instant ! Reste maintenant quelques heures ou jours à attendre une réponse, un coup de fil vous indiquant que vous restez dans la course.

Que faire en attendant cette nouvelle ? Comment s'assurer que le recruteur se souviendra de vous lorsqu'il aura rencontré tous les candidats ? Bonne question, n'est-ce pas !

Je vous conseille vivement de vous démarquer par votre politesse, votre savoir-être et d'adresser un message court, par e-mail, à la personne qui vous a reçu. Dans les 24 heures suivant votre entrevue, pensez à remercier cette personne de vous avoir consacré du temps, indiquez que vous avez particulièrement apprécié la présentation de l'entreprise et de l'environnement du poste et qu'enfin, vous êtes déterminé à participer à l'aventure qui vous a été décrite. 

Trouvez vos mots, votre style mais le fond tournera autour de cette idée, celle d'une motivation hors norme, exprimée et assumée, celle d'un savoir-être (qui entre nous n'a rien de révolutionnaire mais qui, du fait de sa "rareté", sera remarqué) incarné et enfin, l'assurance que votre candidature soit remémorée et finalement mise en avant par ce simple remerciement.

Tiens, je vais même aller plus loin, il vous arrivera peut-être de recevoir un message négatif à l'issue d'une série d'entretiens, vous informant que votre candidature ("malgré tout l'intérêt... bla bla bla") n'est finalement pas retenue. Comment réagir de façon unique et remarquable (dans le vrai sens du terme) ? 
Pareil, écrivez un message court au recruteur, remerciez le de vous avoir reçu et accordé de son précieux temps, mentionnez votre déception mais surtout, pensez à lui souhaiter bonne chance pour la suite. Je peux vous assurer que vous serez la seule personne à agir de cette façon, renforçant ainsi votre impact, votre réputation... pour de prochains recrutements dans cette même structure, ou plus simplement en cas de désistement (avant ou pendant la période d'essai) du candidat initialement sélectionné.

Aller au bout et plus encore

Une annonce vous attire particulièrement, le job, pardon, THE job, le voilà, enfin,  celui qui correspond exactement à votre projet professionnel. Développez alors une stratégie de choc, la méthode « CV push* ».

De quoi s’agit-il ? De s’assurer que votre CV aura été reçu et lu par plusieurs personnes, qu’il apparaîtra à plusieurs reprises sur le dessus des piles de candidatures. Bref qu’il se démarquera davantage qu’un autre.

Comment faire ?

  • répondez à l’annonce par e-mail comme vous y êtes invité.
  • répondez à cette même annonce par courrier.
  • Sans nouvelles du recruteur : repostulez par e-mail (10/12 jours plus tard).
  • Sans nouvelles du recruteur : envoyez votre candidature chez l'employeur - si vous en connaissez le nom - méthode détestée par le cabinet de recrutement mais qui a déjà fait ses preuves en entreprise, notamment quand les annonces ont tendance à être rediffusées.
A quatre reprises, votre CV aura été évoqué, votre motivation démontrée. N’oubliez pas qu’il vous appartient de gérer votre avenir, la dépendance a ses limites, vous ne trouvez pas ? Ne soyez pas passif mais passez à l’action, que diable !

J’admets que cette méthode soit contestable - lourdeur du process, sensation de gêner, de déplaire, politiquement incorrect, insister.
Encore une fois, il ne s’agit pas de bien faire comme il faut, mais davantage de TOUT mettre en oeuvre pour ne laisser la place à aucun regret, aucun remord. Se démarquer, faire en sorte de ne pas être écarté. Voilà l’enjeu. La concurrence sera rude, les décisions longues, alors ayez la rage, la volonté, comportez vous en Monsieur ou Madame Plus, la niake ! Rajoutez-en !

Le fond, quel est-il : ne pas baisser la garde, rebondir, se battre jusqu’au bout et surtout, surtout, de ne pas admettre un refus sans avoir tout tenté... bref, de résister même quand tout semble s'opposer à notre démarche.

*Bien sûr, vous aurez préparé votre CV comme jamais et votre candidature aura fait l'objet d'un excellent travail de qualification.

A méditer

"On ne se débarrasse pas d'une habitude en la flanquant par la fenêtre, il faut lui faire descendre l'escalier marche à marche"
Mark Twain

Faire le point après chaque entretien

Vous refermez la porte du cabinet de recrutement, après une heure, une heure et demi de questions et d’échange, vous êtes fébrile, rincé, ni content, ni soulagé, vous ne savez pas quoi penser de votre attitude, de vos réponses. Était-ce une bonne expérience, votre intuition, là, tout au fond, vous laisse t-elle penser ou imaginer une issue favorable ? Auriez pu donner encore davantage ? Avez-vous exprimé pleinement tous les messages que vous souhaitiez faire passer ?

Après chaque entretien, de retour à la maison ou sur la table d'un café, je vous invite à faire le point, à juger, jauger, estimer le plus objectivement possible votre prestation.

Récapitulez les étapes de l'entretien, vos points forts, vos points faibles. A quelles questions, vous êtes vous senti hésitant, «flottant» ? Au contraire, avez-vous réussi  à placer quelques arguments, de quelle façon, en répondant à quelles questions ? Pourquoi le courant n’est-il pas passé, c'est vous ? C'est l'autre ? En gros, qu’avez-vous raté, qu’avez-vous réussi ?

Vous devrez lister également les questions difficiles et retravailler vos réponses, capitaliser sur votre expérience, ne répétez pas ce qui ne semble pas vous avoir convaincu. Passez en revue tous les points qui – à vos yeux – méritent d’être améliorés. Soyez méthodique, récapitulez dans un tableau les thèmes qui ont présenté une difficulté et élaborez un argumentaire approprié, que l'on travaillera ensemble si vous le souhaitez.

Enfin, je vous propose une matrice de suivi d’entretiens que vous pouvez télécharger, à défaut d'être parfaite, elle vous permettra de corriger et d’améliorer vos réponses.
Chaque entretien est une expérience riche qui vous rapproche de l'embauche. Apprenez à vous appuyer sur du concret, du réel et votre progression sera considérable. Haut les coeurs !!!

Quels sont vos défauts ?



A brûle pourpoint, comme ça, entre la poire et le fromage, le recruteur vous demandera : « très, très bien mais quels sont vos défauts ? ».
- Mon ami, si tu savais… ! Vous dîtes-vous alors.

Ceux que j’ai le plus souvent entendus sont, dans le désordre - et les commentaires n'engagent que moi :
- "Très, peut-être trop, exigeant" - sous entendu, j'emm...bête tout le monde
- "J'ai toujours été perfectionniste" - sous entendu, je coupe les cheveux en 4
- "Je peux être impatient" (ça c’est moi) - sous entendu, je fais preuve de tyrannie (bon ok j'exagère)
- "Pointilleux, j'aime le travail bien fait" - sous entendu, je n'avance pas dans mon travail
- "J’ai du caractère" - sous entendu, tout le monde m'évite
- "Je ne me laisse pas faire car je sais ce que je veux" - sous entendu, je suis ingérable

Ça ne donne pas envie tout ça ! Une personne de mon entourage, très proche, a même répondu : « je suis un peu fainéante, mais très honnête ! » - je vous jure que c’est vrai.

Bien, la réponse est loin d’être évidente, je me souviens avoir « séché », laissant un grand blanc, tandis que je passais en revue tous mes défauts inavouables, en quête du « moins pire ».

Réfléchissez à cette question récurrente, pensez à une réponse simple, légère  : « Je vous préviens, si je commence à énumérer mes défauts, on en aura pour toute la journée ! ». Vos défauts vous appartiennent (j'ai les miens, merci), aussi mes conseils se limiteront à la façon d'élaborer une réponse. Lorsque vous abordez ce point ayez constamment à l'esprit qu'un défaut se corrige, se bonifie, si, si... Par conséquent, lorsque vous prenez conscience et exprimez un trait de caractère un peu plus négatif, assortissez le d'une mesure prise pour en atténuer les effets : "je suis timide mais je me soigne", parce que c'est bien gentil de constater un défaut, mais le mieux, c'est tout de même d'avoir pris en main la correction de ce dernier ! Non ?

Il n’est pas question de déballer votre vie (voir ici) , restez tout de même relativement neutre et répondez le plus possible avec humour, finesse, tact. C’est le moment de montrer votre sens de la répartie, du rebond (souvenez-vous, ce n'est pas la hauteur de la chute qui est importante, mais celle du rebond !). C’est aussi une bonne occasion de marquer une différence, un clin d’œil subtile.
Bref, soyez prêts à répondre à cette question et n’oubliez pas ce que disait Maurice Maesterlink (c’est qui ça ??) : "Une vertu n'est qu'un vice qui s'élève au lieu de s'abaisser ; et une qualité n'est qu'un défaut qui sait se rendre utile". 

Créer un blog emploi


Les blogs emploi ont le vent en poupe... c'est indéniable. Certains d'entre vous seront peut-être intéressés par la démarche, souhaitant relayer leur recherche par une mise en avant de leur expertise, de leurs connaissances ou de leurs compétences.

Certains de ces blogs ne contiennent qu'un CV et un "coup de gueule" contre le chômage... cela ne sert pas à grand chose, vous n'êtes pas qu'une mauvaise humeur, et, vous l'admettrez, cette démarche n'est pas forcément ce qu'il y a de plus valorisant auprès d'un recruteur.
D'autres, au contraire, fourmillent de trésors, de richesses et de partage, reléguant parfois la recherche d'un job au deuxième rang...

Pour ceux qui souhaitent tenter l'aventure, je vous adresse ces quelques rappels de bon sens :
1- Votre objectif prioritaire est de retrouver rapidement un emploi, grâce à votre projet professionnel, sachez à qui vous souhaitez vous adresser. Déterminez vos cibles pour adapter définir la ligne éditoriale. 
2- Raconter sa vie n'intéresse que très peu de lecteurs - donc peu de recruteurs.
3- Votre richesse, c'est votre expertise métier, la partager ne vous rendra pas plus pauvre.
4- Plutôt que de parler de vous, parlez de ceux que vous admirez ou bien des entreprises qui vous attirent (tout le monde s'est créé une alerte sur son nom ou son entreprise), vous devriez être "repéré" par ceux que vous convoitez. "Parlez-moi de MÔA, il n'y a que cela qui m'intéresse !"
5- Faites vous remarquer sur votre sens de l'analyse, de la prospective, bref, sur l'expertise que vous pourriez apporter à un employeur.
6- Préférez les billets courts, accessibles et souvenez-vous que la complexité ne souffre que d'une seule coquetterie : celle d'être exprimée en toute simplicité !
7- Faites-vous plaisir, faites-vous plaisir et arrêtez tout dès que la rédaction de ce dernier se transforme en corvée !

Un exemple ? J'aime particulièrement le blog de Céline Réveillac : Com&Greenwashing  que je trouve remarquable, Céline mettant en avant son expertise de la communication, enthousiasme, pratiques professionnelles, lecture agréable, tous les ingrédients sont là pour que ce blog relaie efficacement ses démarches de recherche d'emploi.

Utilisez les plateformes gratuites mises à votre disposition (Blogger (c'est ce que j'utilise), Wordpress...) elles regorgent de solutions et de modèles, parmi lesquels, vous trouverez sans aucun doute le format de vos rêves.. ou du moins celui qui vous permettra de vous lancer ! 

Continuons de nous mobiliser avec les Restos Du Coeur !!!

20 mars 2012 - 09h15 - Je vous remercie de votre confiance et vous confirme avoir, ce matin même, effectué un don représentant 50% du CA de la semaine dernière :)


Les restos du coeur continuent leur appel aux dons, vous aurez certainement croisé quelques bénévoles dans votre supermarché préféré, collectant inlassablement (mais toujours avec le sourire, des produits que vous leur remettrez. L'opération se répètera entre les 21 et 26 mars, ne loupez pas cette occasion !

26 ans déjà, et toujours d'actualité... alors on pourrait se contenter de crier au loup et de dénoncer un système. Je préfère l'autre option, relever les manches, mobiliser tout le monde et faire en sorte, sans attendre je ne sais quel miracle, de favoriser et d'aider toutes ces familles qui sont un peu les nôtres. Par conséquent, n'hésitez pas à faire suivre ce billet, et vous, chers amis présents sur les réseaux sociaux, blogueurs ou non, amplifiez le mouvement en relayant l'information que vous trouverez ici : http://www.ensemble-pour-les-restos.fr/

Bon, et puis pour ma part, relayer cette action ne me coute pas très cher, vraiment pas, aussi, pour chaque commande d'analyse de CV entre maintenant (12 mars) et vendredi soir 16 mars, je m'engage à reverser la moitié des sommes perçues aux Restaurants du Coeur (faudra juste me faire confiance, mais je vous promets de jouer le jeu).

Haut Les Coeurs !!!












A méditer

"Le seul, le vrai, l'unique voyage, c'est de changer de regard" 
Marcel Proust

Les groupes de discussion sont toxiques

Fuyez les relations toxiques ! Toutes ces influences négatives qui empoisonnent, paralysent et vous plongent dans un état d'esprit sombre, morose, triste et angoissé. Bon alors là, j'ai planté le décor, non ?

Comment voulez-vous relever la tête si à longueur de journée, vous vous transformez en réceptacle d'avis tranchés et définitifs de tous ceux qui ont un malêtre à exprimer, tous ceux qui préfèrent la plainte à la mise en route de plans constructifs pour sortir de leur situation, tous ceux qui préfèrent la critique à l'action, tous ceux qui vous entretiennent égoïstement dans votre leur pathos... Pfffff, c'est parfois fatigant vous ne trouvez pas ?

Je parcourais récemment les pages de certains grands groupes (liés à l'emploi) sur Viadeo (surtout là, du reste) ou LinkedIn, suivant de loin les débats auxquels je ne participe plus : contestation, cynisme, plaintes, moqueries, agressivité entre membres, foire d'empoigne... rien de constructif si ce n'est l'alimentation d'un schéma visant à plonger le lecteur dans le désarroi le plus total, l'incitant à jeter sa hargne en pâture, comme ça, sans rien en faire, juste pour en prendre éventuellement plein la figure et repartir avec la "satisfaction" d'avoir amené sa pierre à l'édifice.

En fait, j'ai tellement ressenti d'ondes négatives sur ces pages que je vous invite à vous en détacher, le vrai réseau ne se constitue pas sur l'esprit clanique mais uniquement sur une volonté de partage, de faire avancer les choses et de proposer un point de vue en admettant qu'il est toujours perfectible et que les autres peuvent aussi avoir raison.

Enfin, un message destiné aux animateurs de groupe, veillez à garder le contrôle de votre ligne éditoriale et refusez (je sais, ce n'est pas très 2.0), quitte à perdre quelques membres, les débats haineux qui ne mènent à rien, surtout pour ceux qui sont en quête d'idées, de punch, d'énergie pour retourner rapidement vers l'emploi. 

Logiciels de tri de CV contre candidatures massives

Vous le savez sans doute, les recruteurs s'appuient parfois sur des logiciels de traitement de CV afin de trier les quantités souvent importantes de candidatures reçues.  Ne ressortent du lot, qu'un nombre limité de documents répondant strictement au profil recherché, selon une méthode proche de la programmation d'alertes, comme vous le faites sur certains sites emploi (poste, salaire, localisation, etc...). 

Au fait, tant que j'y pense,  les RH s'émeuvent de plus en plus (et à juste titre) de candidatures massives, inadaptées, non qualifiées, ne répondant en aucun point ou presque aux critères mentionnés sur une annonce. Cet afflux de candidatures empêcherait, de leur point de vue, d'entamer une relation de qualité avec les candidats et favoriserait l'utilisation d'outils automatisant le traitement "administratif" des documents reçus. 
Vous le savez, je défends l'idée qu'une candidature efficace est une candidature ciselée, pertinente, assumée, dont l'approche se veut professionnelle, tant dans la qualification du besoin que dans la responsabilisation du candidat dans sa démarche. Cependant, si une annonce envoyée au monde entier génère trop de réponses inadaptées, je ne vois pas du tout l'intérêt de la diffuser aussi largement, surtout si elle se veut spécifique.  

Recruteurs, ciblez davantage le public recevant vos annonces, candidats, arrêtez de diffuser vos CV de façon automatique !


Revenons à nos moutons, je vous invite à collecter dans les offres d'emploi, le vocabulaire spécifique régulièrement utilisé afin de ne sélectionner que les termes qui reviennent avec une fréquence élevée dans les annonces ciblées. 
Comme l'évoquait (je crois) Jean-Marie Blanc dans son blog (j'espère ne pas me tromper car je ne retrouve pas l'article.. oups..), certains ont déjoué l'intelligence des logiciels de tri en "bourrant" leur CV de mots clés, tous invisibles à l'oeil humain, puisque écrits en blanc sur fond blanc. (Google déteste cela sur les sites internet ).
C'est une réponse comme une autre, regrettable sans doute, mais pas plus, à mon humble avis, que de confier une sélection de candidats aux machines. 
Souvenez vous, j'affirmais récemment que l'artisan recruteur est l'avenir du recrutement, cette idée a fait son chemin puisque je retrouve de plus en plus ce point de vue chez d'autres spécialistes RH. 

Inspirez-vous des termes, des expressions, des abréviations. Il ne s'agit pas de transformer une expérience ou une compétence, il s'agit simplement d'utiliser le même vocabulaire et de maximiser les chances d'être retenu ou convoqué pour un entretien. 
Renseignez bien vos compétences techniques, surtout informatiques (progiciels, logiciels spécifiques..). Enfin, j'insistais récemment sur la nécessité d'éplucher TOUTES les annonces, même celles qui, a priori ne vous concernent pas directement, vous y trouverez des trésors inspirants de termes à utiliser sans réserve sur votre CV.

À vos carnets !

Souvenir cycliste

Allez, pour une fois, une anecdote très personnelle... si, si. Remontons quelques années en arrière, à l'époque où je pratiquais un sport assez difficile en compétition : le cyclisme. Coureur correct, régulier, bon puncheur/sprinteur (les amateurs de jargon cycliste se régalent), toujours placé, jamais vainqueur mais suffisamment vaillant pour être sélectionné aux championnats régionaux Juniors.. Tatam ! Ô joie, je jubilais à l'idée de participer à cette course et me suis longuement et soigneusement préparé, tant sur l'endurance que sur la puissance.. bref, regardez Rocky I et vous aurez une idée des efforts consacrés aux séances !

Le jour J arrive. Il pleut des hallebardes, il fait froid, il vente, que dis-je, il tempête... mais l'épreuve est maintenue.

Nous sommes un peu plus de 100 coureurs, et au fil des tours, certains abandonnent ou sont irrémédiablement lâchés. Du coup, je me retrouve dans un groupe d'une trentaine de personnes et constate rapidement que les visages de mes adversaires sont tirés et grimaçants. Cool.. je me sens encore plein d'énergie, j'en ai sous la pédale, ma préparation a été bien utile !

Dernier tour, le peloton devient nerveux, je prends la roue de celui que j'estime être le plus rapide à l'arrivée. La dernière ligne droite, longue, très longue est totalement exposée au vent. La technique du sprinteur revient alors à rester le plus longuement à l'abris des autres coureurs pour "gicler" au dernier instant. Et bien, c'est ce que j'ai fait, à quelques dizaines de mètres de l'arrivée, je me suis retrouvé en deuxième position, prêt à jaillir. "Bon sang, Pierre, tu vas être champion régional... puis tu participeras aux championnats de France... " Voilà ce que je me suis dit. J'ai produit un effort violent, j'ai laissé sur place mon adversaire... et puis j'ai voulu bien faire. Je me suis concentré sur ma technique. Je me suis tellement concentré que j'ai pédalé d'une façon assez peu naturelle pour moi, peu habituelle en fait... et patatras, mon pied droit (je m'en souviens) sort du cale-pied, je n'avais plus aucune prise sur rien, et face au vent, l'élan ne vaut rien.

Fatalement, tout le monde m'a dépassé et j'ai laissé passer cette occasion en or massif. Du coup, ce fut ma dernière course et je ne compte plus le nombre de rêves associés à cette histoire.

La morale de tout cela, quelle est-elle ? J'étais le meilleur, prêt, affuté, dans la position la plus favorable qui soit et j'ai perdu. J'ai perdu parce que je ne me suis pas suffisamment fait confiance, j'ai perdu parce que j'ai préféré me concentrer sur l'application de tout ce que j'avais appris plutôt que de me lâcher, de tout donner à cet instant. J'ai perdu parce que j'ai eu peur de la victoire. 
Mon conseil, chers amis lecteurs, c'est de continuer à vous préparer, longuement, professionnellement, vous entraîner aux recrutements. En revanche, lorsque viendra le jour J de l'entretien, faites vous confiance, tout ce que vous aurez acquis sera en vous, les automatismes viendront naturellement, pourvu que vous donniez le meilleur de vous même, pourvu que vous sachiez tout donner. Haut Les Coeurs !!!

PS : cela fait 26 ans et tout le monde dans mon entourage a toujours cru que j'étais satisfait de cette 8ème place...

Comptez-vous avoir des enfants ?


Une question choquante à tous points de vue, surtout lorsque posée par une femme, « voulez-vous avoir des enfants »?
Non, mais de quoi je me mêle !
Bien entendu, vous pouvez revendiquer vos droits et annoncer que cette question est totalement illégale, ce qui est juste, pourtant, quand les enjeux sont essentiels, il est, de mon point de vue, parfois complexe de se draper dans la colère et de quitter la salle en claquant aussi fort que possible la porte.

Malheureusement, vous serez parfois confrontées à cette question terriblement... illégale, impudique, violente et minable si vous avez entre 20 et 40 ans.
Bien entendu, il est tentant de répondre par l'ironie, la dérision, le culot aussi... avec le risque de vous être déplacée pour rien et de ne pas décrocher le job convoité, alors qu'il vous faut rapidement travailler. Que faire alors de cette question ?

Il vous faut répondre quelque chose de constructif et essayer de « botter en touche » le plus finement possible – après-tout, vous n'allez pas demander la permission à votre employeur de faire un bébé ! (c'est un père de quatre enfants qui vous parle !). La réponse que je préconise, qui n'engage que celui qui la reçoit, c'est :
« Pour l'instant, je me concentre sur ma recherche d'emploi et je n'ai que cet objectif en tête ».
« Oui mais si vous décrochez l'emploi , vous ne risquez pas de tomber enceinte ? » - Décidément, il insiste ! (il est fortement probable que la question soit plus hypocrite ou malsaine).
A vous de répondre : « Je vous le répète, ce n'est pas à l'ordre du jour, pour l'instant, mon seul objectif c'est de m'installer dans mon emploi et d'en découvrir les mille facettes, montrer à mon employeur qu'il a eu raison de me recruter ! ».

Heureusement, tout le monde ne pose pas cette question (vous voyez, il y a de l'espoir !), pourtant, si vous êtes une jeune femme, il y a de grandes chances pour que vous l'entendiez ... Alors gardez votre calme, concentrez vous sur votre objectif qui n'est lui, que professionnel.

Par ailleurs, si cette question vous est posée par l'employeur directement, réfléchissez bien avant de le rejoindre, ou bien acceptez le job pour vous remettre immédiatement en recherche active, et puis n'hésitez pas à m'en informer directement.

À bon entendeur...

Networking


Je ne suis pas un apôtre du recrutement sur les réseaux sociaux, mais je dois évidemment reconnaître que ces derniers modifient sensiblement le rapport à l'emploi et que leur usage ébranle de façon profonde les modes opératoires du recrutement.

Je lisais récemment une enquête indiquant que les réseaux sociaux offrent les meilleurs taux de réponse aux sollicitations. Ainsi, lorsque vous adressez un message à qui que ce soit sur Viadeo ou LinkedIn, vous êtes sensé avoir un retour dans 75% des cas, positif ou négatif, certes, mais un retour qui vous permettra d'affiner ou de rectifier vos approches. Même si ce chiffre me parait exagéré, il est toujours bon de le comparer à vos sollicitations par e-mail...

La vie d'une personne en recherche d'emploi étant souvent faite de frustration, de non-retours, de doutes et de remises en cause, voyez dans les réseaux sociaux l'occasion d'être davantage vus, considérés, respectés aussi. Ce sacré respect... 

Plutôt que de diffuser en masse votre CV, je vous conseillerais davantage d'adresser un clin d'oeil sympathique aux personnes que vous ciblez, soyez audacieux, détendus, faites un signe amical, rapprochez vous de ceux qui ont un profil identique au vôtre, de ceux qui partagent vos loisirs, ceux qui travaillent pour une de vos entreprises cible. Surtout, souriez, même quand vous écrivez, cela se verra ! Sans solliciter un emploi, proposez simplement un rapprochement, posez des questions, partagez une information, mettez en contact, interrogez, informez...

Tiens, au fait, si vous vous souhaitez élargir vos réseaux, n'hésitez pas à me contacter sur Facebook, Twitter, LinkedIn ou Viadeo ! Enfin, pour les plus réticents, vous ferez de belles rencontres, souvent réelles parce que inévitables... alors profitez en !

À méditer

"L'enthousiasme et la passion sont tel un feu de forêt, vous pouvez le sentir, le ressentir et le voir à des kilomètres."
Abraham Lincoln

La crainte de l'entretien de recrutement


Vous avez beau vous raisonner mais juste avant de pousser la porte du recruteur, vous tremblez comme une feuille, le ventre noué, les mains moites, l'envie d'aller tout de suite aux petits coins. Puisque vous allez parler d'avenir, puisque vous allez parler de vous et convaincre que vous êtes la perle rare, il me paraîtrait surprenant qu'aucune appréhension ne vous habite.

Avez-vous remarqué qu'il est plus aisé de décrocher un emploi lorsque l'on est en poste plutôt que pendant une période de non-activité professionnelle ? Selon votre situation, l'enjeu n'est évidemment pas le même. Le trac est également différent, d'un côté vous n'avez rien à perdre, de l'autre côté, il vous faut un emploi rapidement.

Ne vous laissez pas dominer par l'appréhension, comme dirait ma Grand-Mère, "la peur n'évite pas le danger". J'ai vu beaucoup de candidats perdre leurs moyens parce que, la gorge nouée, ils ne parvenaient pas à sortir un seul mot, évitant mon regard et adoptant une posture de repli. Je ne vous demande pas l'impossible mais dîtes vous bien que si vous êtes convoqué, c'est parce que vous correspondez à la cible, vous avez autant de chance qu'un autre et devez par conséquent défendre avec enthousiasme votre candidature. Prenez sur vous et n'oubliez pas qu'il est normal de ne pas se sentir totalement à l'aise en entretien, le contraire serait dangereux !

Damned, j'ai succombé à #Pinterest !

Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis  ! Je suis parfois l'illustration vivante de cet adage de bon sens. Pourquoi ? Parce que j'ai critiqué l'omni-présence de Pinterest dans les discussions numériques, et puis, et puis, après avoir critiqué, j'ai regardé de plus près et finalement, je suis conquis par ce nouvel outil.

Je me suis amusé à créer des tableaux qui constituent mon univers, mes lectures récentes, mes livres de chevet, les objets que j'emporterais sur une île déserte ou encore les entreprises pour lesquelles j'ai travaillé. Chaque tableau est constitué de mini présentation, une photo, un lien et un texte. De plus, vous pourrez suivre les autres univers, ceux de vos connaissances... ou carrément ceux des entreprises qui ont mis en place une page pour promouvoir leur personnel, leur marque ou leurs produits. Suivre un tableau, c'est pouvoir le regarder, manifester son appréciation, le commenter. 

Bref, Pinterest est une vitrine, composée de tous les éléments que l'on veut bien y mettre, une vitrine interactive qui apporte du trafic vers les liens mentionnés, une visibilité relativement directe mettant en avant vos personnalités... forcément, j'aime.

Quel rapport avec nous ? Et bien, encore le moyen de se faire connaître, de partager, de créer son identité, personnelle, professionnelle... En composant mes tableaux, j'imaginais la personne qui recherche un emploi. Elle pourrait créer des rubriques sur ses compétences professionnelles (gestion, commerce, marketing...), ses aptitudes personnelles (curieux, sympathique, esprit d'équipe..), son expérience professionnelle avec un tableau mentionnant par exemple les ex-employeurs, un tableau reprenant les accomplissements ou réalisations majeurs, sa formation, ses stages, sa formation continue, les langues pratiquées, les centres d'intérêts, avec un tableau spécifique pour chaque activité (les pays traversés, les livres de références, les films cultes, les sports pratiqués...)... Le champs est vaste, les liens peuvent aussi ramener vos illustrations vers votre page DoYouBuzz, LinkedIn, Viadeo ou que sais-je encore... 

Enfin, vous pourriez présenter un tableau reprenant les entreprises qui vous attirent, expliquer pour quelles raisons vous aimeriez les rejoindre, un autre tableau soulignant les produits spécifiques (liés à votre secteur d'activité) qui vous  interpellent. Vous vous appuierez sur les logos, sur les différentes pages trouvées au fil de vos pérégrinations numériques. Vous pourriez aussi composer un tableau composé de vos anciens collègues (avec un petit mot sympa) ou de leurs références vis-à-vis de votre travail.

Voilà, je m'arrête ici, mais les idées sont nombreuses, prometteuses, faites moi plaisir, regardez cet outil gratuit et songez à l'étendue de possibilités permettant une fois encore d'ajouter ce "je ne sais quoi" qui fait toute la différence à votre démarche.

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