Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


Revue de presse

Avant toute chose, je souhaite vous remercier de votre fidélité, ayant la semaine passée, pour une raison bien obscure ( il va falloir que je travaille sérieusement à comprendre les arcanes du référencement) enregistré un "pic" de fréquentation de plus de 1200 visiteurs uniques chaque jour. Ne me demandez pas comment, je n'en sais rien ! En tout cas, je vous remercie sincèrement de m'encourager de la sorte...

Bien, ceci étant dit, revenons sur les publications sélectionnées dans la page de "Haut Les Coeurs !!!". Il a beaucoup été question de recrutement sans CV. C'est un concept auquel je crois, qui me semble t'il, peut remettre les pendules à l'heure et favoriser les compétences ou aptitudes des candidats selon un modèle attendu. Bref, une sélection plus juste, plus équitable pour ceux qui s'estiment "capables de" ou "à la hauteur de". Poser sa candidature consiste alors à remplir un questionnaire ou à répondre à certaines questions bien senties. L'excellent Jean-Christophe Anna est revenu sur ce phénomène en abordant la question du recrutement sans CV, notamment au sein des grands groupes. Pour autant, je ne peux m'empêcher de me demander comment sont validées les réponses attendues aux questionnaires proposés. Qui valide les questionnaires, selon quel modèle équitable admis de tous ? J'ai bien conscience qu'une armée de psychologues a bûché et déterminé la réponse idéale, celle qui désignerait de façon "infaillible" le candidat recherché. Cependant, je crains que le facteur aléatoire du succès humain ne soit négligé, l'assurance d'un recrutement réussi, étant de mon point de vue, une alchimie bien plus complexe et nuancée que le fait de répondre bon ou pas à un questionnaire. Et puis au fond, est-il souhaitable de recruter LE candidat qui rentre dans toutes les cases ? Je me dis que le développement d'une entreprise passe aussi par la capacité de celle ci à sortir des schémas établis et maîtrisés (des schémas qui servent à élaborer les questionnaires...) pour se donner les moyens d'aller plus loin et de voir d'autres cieux, et ce, quelque soit le poste à pourvoir, surtout à l'heure où la capacité d'adaptation de chacun est recherchée. Le débat est donc ouvert... mais encore une fois, j'aime l'idée que tous les profils puissent se retrouver à égalité en début de recrutement.

Cette réflexion a pris un autre relief lorsque je relisais un court article paru sur Les Échos: "Les entreprises ont besoin de dirigeant "Chefs" de tribu"... Existe t'il un questionnaire type pour les chefs de tribu, un modèle de réponse idéal et garantissant - a priori - les compétences requises pour "restaurer la confiance des salariés" ? Michael Porter, célèbre penseur de la stratégie d'entreprise relevait toujours dans Les Échos ( Réconcilier l'entreprise et la société) le défi des entreprises en leur conseillant trois axes de réflexion et d'efforts : réviser les produits et les marchés, revoir la chaîne de valeur (humaine surtout) et créer des écosystèmes concentrés ou locaux... Vaste programme s'il en est, ceci dit, je ne peux m'empêcher de l'adaptation nécessaire des recruteurs à cet environnement d'entreprises, intervenant non pas en prestataire de service mais bien en renforçant leur valeur ajoutée par leur capacité à anticiper, conseiller mais surtout en s'inscrivant dans une démarche "long terme" et non pas juste satisfaction d'un besoin immédiat. Réconcilier l'entreprise et la société ne fonctionnera que lorsque nous aurons réconcilié les recruteurs et la société.

Réconcilier les recruteurs et la société, n'est-ce pas l'ambitieux projet décrit par David Bernard sur le blog d'Assessfirst lorsqu'il donne aux recruteurs 5 conseils pour faire bonne impression auprès des candidats... Personnellement, j'en rajouterais un : souvenez vous, chers recruteurs, lorsque vous étiez postulant, essayez d'être à la hauteur du comportement que vous auriez rêvé de la part de votre interlocuteur... rien de plus. J'ai bien conscience que les recruteurs sont souvent montrés du doigt, finalement, une étude européenne du cabinet Robert Half nous apprend que les pratiques des recruteurs français se situent dans la moyenne européenne, ils finalisent le plus souvent leur décision en 4 à 5 semaines (jusqu'à 10 semaines au Luxembourg) après avoir sélectionné 7 à 10 finalistes qu'ils ont rencontrés au cours de 2 à 3 entretiens (plus de 5 entretiens en moyenne en Allemagne). Voilà de quoi rassurer de nombreux candidats dont le rythme diffère souvent de celui du recruteur.

Je souhaite terminer cette revue par un article paru dans la Tribune : "Peut-on encore gérer sa carrière sans nuire à sa vie de famille"... vaste débat qui nous jette à la figure le sens que l'on peut ou veut donner à sa vie. Il apparaît néanmoins qu'à l'heure où nous souffrons du doute, du chômage, de la crise, que la famille soit devenue ou redevenue une valeur "refuge". Jérôme Ballarin, auteur de « Travailler mieux pour vivre plus » nous livre l'une de ses réflexions : « Si le monde professionnel, par souci de performance et de rentabilité, se prend à profaner cet espace en empêchant l'individu d'y consacrer l'énergie qui lui paraît légitime, il s'aliène en retour l'engagement de ce même individu », enfin, nous évoquions la semaine dernière cette malheureuse mode du "court-termisme" et le manque de temps, voici ce qu'en pensait Jean-Jacques Rousseau : « la plus importante, la plus utile règle de toute l'éducation, ce n'est pas de gagner du temps, c'est d'en perdre ».

Je vous laisse prendre le temps de la méditation et vous souhaite une excellente semaine et à bientôt sur la page "Haut Les Coeurs !!!" de Facebook !

A méditer

"Bien se tirer d'affaire, c'est être capable de se construire une base solide avec les pierres que les autres nous jettent"
Steve Jobs

Le bon timing !

Interpellé par l'une de vos questions, je viens de me rendre compte que l'ordre de passage en entretien de recrutement pourrait avoir une incidence sur les chances de passer le cap de l'entretien.

Bien sûr, rien de scientifique dans mon observation mais juste le constat suivant : dans 100% des postes que j'ai obtenus (un certain nombre vu mon très jeune âge !), je faisais partie de la deuxième moitié des candidats convoqués. Si, je vous le jure...

Je constate par ailleurs que dans les entretiens qui n'ont pas abouti, je suis passé une majorité de fois parmi les premiers candidats - ça, je le sais, parce que je posais des questions aux recruteurs "combien de candidats retenus, combien vous en reste-il à voir, etc...".

J'ai le sentiment qu'un passage parmi les derniers candidats pourrait favoriser l'issue de l'entretien. Pourquoi ?
Parce qu'au moment du bilan, le recruteur se souviendra mieux de votre passage, parce qu'il aura mieux cerné ses attentes en rencontrant les premiers candidats, mais aussi parce qu'il aura compris, au bout de quelques rencontres, qu'il lui est indispensable d'assouplir ses critères de recherche s'il souhaite un jour trouver la perle rare (pour ne pas dire le mouton à cinq pattes)... Jouez la montre !

La norme injonctive sociétale

Connaissez vous la norme injonctive sociétale ? Bigre, de quoi s’agit-il encore ! Il s’agit de l’évaluation ou la mesure de notre rapport au chômage ou à l’inactivité selon le pays dans lequel on se trouve… Pour résumer ou faire simple, on ne vit pas sa situation de chômeur selon le pays dans lequel l’on se trouve.

Cette mesure est évaluée grâce au traitement des réponses - allant de tout à fait d’accord à pas du tout d’accord - aux cinq affirmations suivantes :

- Le travail est l’essentiel.
- Ne pas travailler encourage la paresse.
- Le développement de ses compétences ne peut se réaliser qu’au travers de son travail.
- On ne reçoit de l’argent qu’en échange d’un travail.
- Travailler, c’est participer civiquement à la société.

Bon, évidemment, ces phrases ne laissent personne indifférent mais les réponses traitées en masse donnent une bonne idée du rapport de nos sociétés au travail.
Les résultats mis en avant par Olga Stavrora montrent que plus la notion de travail est liée à la notion de respectabilité, et plus les personnes en recherche d’emploi souffrent sur le plan psychologique.
Ainsi certains pays, comme les Etats-Unis ou les pays latins ont un rapport au travail plus « équilibrant » que la Suisse ou l’Allemagne, les chômeurs ne s’y sentant qu’à peine moins bien qu’en étant en activité. La France se situerait dans la moyenne des pays de l’OCDE.

Pourquoi ce billet me demanderez-vous ? Pour aider ceux qui souffrent personnellement, en eux, au delà des difficultés matérielles, à réfléchir objectivement aux affirmations ci-dessus, à évaluer le poids de l’héritage culturel pour ne se concentrer que sur leur propre perception, la seule qui puisse réellement évoluer ou être travaillée, dans le bon sens bien sûr. Haut Les Cœurs !!!

L'esprit d'équipe

« Bon, imaginez… vous avez un projet majeur à traiter. Vous devrez constituer une équipe d’experts, les meilleurs dans chacune de leur catégorie… Comment allez-vous insuffler un esprit d’équipe avec vos collaborateurs ? »



Vous l’avez compris, il s’agit d’une question déguisée, relative à votre style de management. Forcément, vous n’évoquerez pas votre tyrannisme naturel - « avec moi, c’est marche ou crève ! » ou bien « une bonne avoinée et tout le monde rentre dans le droit chemin ! ». Une expérience de management à coups de trique ou à la schlague est également à taire, voire à proscrire. Si, si...


Les points d’accroche qui pourraient vous permettre de vous différencier dans ce domaine sont nombreux. Le premier d’entre eux consisterait à préciser que l’esprit d’équipe est attaché à la participation de chacun à la prise de décision. Employez le NOUS dans vos réponses, « nous avons réussi », « nous avons mis en place », soyez enthousiaste et dynamique sans pour autant sauter sur votre chaise tel un cabri.

Une réponse que j’aime particulièrement : « Comment j’insuffle l’esprit d’équipe avec mes collaborateurs ? Dans le cadre professionnel ou extra-professionnel ? ».

Candidature spontanée

Les candidatures spontanées s’accumulent sur les bureaux (virtuels et/ou physiques) encombrés de nos chers DRH. Deux options s’offrent à nous :

- La première : la candidature reste un certain temps dans la boîte électronique dédiée aux recrutements de l’entreprise, traitée directement par le DRH qui supprime votre e-mail ou vous répond que l’entreprise Tartempion n’a pas de poste à pourvoir, ou bien encorequ’il est intéressé par votre candidature et souhaite vous rencontrer.

- La deuxième option : la candidature reste un certain temps dans la boîte électronique dédiée aux recrutements de l’entreprise, transmise par le DRH au chef de service concerné. Ce dernier supprime votre e-mail ou vous répond ou fait répondre que l’entreprise Tartempion n’a pas de poste à pourvoir, ou bien encorequ’il est intéressé par votre candidature et souhaite vous rencontrer. Je sais je me répète un peu, mais le mécanisme en apparence simple, n’est pas toujours correctement appliqué.

Jusque là, rien de nouveau me direz-vous… Je souhaite attirer votre attention sur le titre de votre CV, cette fameuse accroche est généralement constituée d’un intitulé de poste. De grâce, assurez-vous que le poste indiqué sur votre CV appartienne bien au registre de vocabulaire de l’entreprise approchée – passez un coup de fil, cherchez sur internet, questionnez dans vos réseaux sociaux ! Evitez d’utiliser le jargon de votre ancienne société (par exemple « Coordinateur Liaisons Marketing ») car je peux vous assurer qu’un intitulé de poste peu explicite n’a aucune chance d’aboutir… vraiment aucune. Enfin, facilitez le travail du DRH, faites en sorte qu’il sache systématiquement vers quel service faire suivre votre candidature.

Lire également :

Revue de presse

Bonjour à tous, avant de commencer cette revue de presse, j'envoie des millions de baisers à ma mère (qui ne lira pas ces lignes du reste) et lui souhaite un très bel anniversaire. Désolé pour cet intermède personnel, mais c'est à elle que je pense en écrivant ce billet !

Bien ! Depuis quelques mois, deux mots semblent dominer dans le milieu du développement personnel ou du management : sérendipité et procrastination. Deux mots un peu moches, dont il est difficile de mémoriser la signification,et qui, de mon point de vue, font beaucoup de bruit pour grand chose. Ainsi, le journal du Net titre : "procastination, un mal à combattre dès aujourd'hui"... "mal", "combattre"... je ne m'y retrouve pas et rejette en bloc ces notions de rapport au temps, rapport empreint de rendement immédiat, de court terme. Lisant également un article de Capital.fr : "40 astuces pour gagner du temps au travail", je ne peux m'empêcher de penser au dernier essai de M. Servan Schreiber "Trop vite" qui nous conseille de remplacer le mot "temps" par "vie", ce concept nous aidant à relativiser les expressions comme "perdre son temps", "prendre son temps", "donner du temps", "ne pas avoir le temps", etc, etc... Alors gagner du temps, oui, mais pour quoi faire ? Au fond gagner du temps n'a de sens que si l'on sait quoi faire de sa vie... Je vous invite à redécouvrir l'approche de Sylvaine Pascual sur ce point, approche humaine et sensée : "Demain, c'est bien aussi". Enfin, vous lirez peut-être sous un nouveau jour cet article de la Tribune nous informant que 3 salariés sur 5 sautent le repas de midi dans le monde.
Sérendipité est un autre terme, dont le sens m'échappe constamment tant il est évident, il résume le fait de découvrir quelque chose d'inattendu en recherchant autre chose, idée qui pourrait bien évidemment s'adapter au recrutement : rechercher un profil type et découvrir un candidat différent mais épatant... Cela ne s'appelle t'il pas de l'intelligence, de l'ouverture d'esprit, de l'engagement dans son métier de découvreur de talents ? Je suis heureux que l'on évoque avec fascination la sérendipité dans le recrutement, mais pour moi, cela s'appelle simplement bien faire son travail et avoir une dimension humaine et "business" autrement plus intelligente et profonde que celle qui consiste à faire coïncider un profil avec la matrice de compétences recherchées. C'est avoir suffisamment d'ouverture d'esprit pour repérer ce qui peut être intéressant, rien d'autre, question de capacité sans doute. Je rappelle simplement que dans le domaine des affaires, la sérendipité est un atout indispensable pour savoir saisir les opportunités lorsqu'elles se présentent.. alors dans les RH...!

Pour continuer dans les domaines du temps, j'aime l'approche d'espacedirigeants qui nous conseillent "d'oser" prendre le temps d'analyser objectivement les raisons qui ont conduit à la rupture avec nos anciens employeurs. "Objectivement" est le terme que je retiens de cet article, tant il est difficile de prendre aujourd'hui le recul nécessaire sur nos propres parcours. Alors oui, prendre le temps de réfléchir et d'analyser son échec en se demandant "qu'aurais-je du faire pour que cela soit différent". Dans un esprit assez proche, lié à l'analyse objective de nos histoires respectives, je retiens sur societe.fluctuat.net, la percée d'un nouveau concept en France : "la culture du fail", relativisant les notions de succès et d'échec et permettant après ce dernier de savoir rebondir encore plus haut. Bref, Oscar Wilde disait en 1892 dans "L'éventail de Lady Windermer" : "L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs", j'ai comme le sentiment que l'on a rien inventé mais qu'il est grand temps de relire nos classiques pour trouver (ou retrouver) l'inspiration managériale, professionnelle ou personnelle qui semble aujourd'hui nous manquer.

L'Expansion aborde un sujet étonnant, mentionner une activité bénévole dans le CV aurait tendance à écarter le candidat de la sélection. Je continue à être choqué par ces nouvelles, espérant bêtement qu'un recruteur digne de ce nom saura apprécier les qualités d'altruisme, de passion, d'organisation d'un candidat sachant équilibrer de la sorte son espace professionnel et sa vie personnelle, un candidat engagé, travailleur. Bon j'arrête, je dois être vieux jeu. Dans un rapport au travail aussi spécial, je ne peux qu'apprécier l'annonce du cabinet Elaee, recherchant un nouveau collaborateur. Voilà de quoi motiver la planète entière, une annonce humaine, simple où sont évoquées de belles valeurs, une vision qui aura séduire bon nombre de candidats mais également ses partenaires et clients. Les valeurs ne sont pas qu'une page dans le site internet, elles s'affirment et se vivent chaque jour, bravo à Elaee pour nous rappeler ce point.

Enfin, le dernier article collecté sur la page "Haut Les Coeurs !!!" de Facebook est publié sur le blog id-carrières et nous rappelle toutes les questions à se poser avant d'entamer un bilan de compétences. Une approche pleine de bon sens et d'humanité que je vous invite à parcourir et qui, je le sais, devrait intéresser les lecteurs attentifs que vous êtes !

Je vous souhaite une excellente semaine et Haut Les Coeurs !!!

A méditer

"Le mot enthousiasme est le plus beau de la langue française. Il vient du grec en théo, un dieu intérieur."

Victor Hugo

Construire la lettre de motivation


Puisque je vous conseille fréquemment de ne pas automatiser vos réponses aux annonces, mais au contraire de les travailler une à une afin de personnaliser votre approche, vous ne serez pas surpris de lire mes recommandations quant à la lettre dite de « motivation » accompagnant votre CV.
Finalement la meilleure façon de capter l’attention de votre interlocuteur, ce n’est pas de parler de vous, le candidat, mais bel et bien d’aborder immédiatement un thème relatif à l’environnement de l’entreprise. Pour être impactant, vous ne devrez pas mettre en avant vos objectifs personnels ou professionnels (entre nous, l’entreprise ne vous recrutera pas pour vous permettre de réaliser vos objectifs) mais plutôt ceux de l’entreprise.

Ce que j’entends par lettre de motivation ? Je pars du principe que vous n’avez pas à démontrer VOTRE motivation, en revanche, il me semble crucial d’agir sur la motivation du recruteur à vous rencontrer. De quelle façon ? En articulant votre lettre autour de ces quatre axes :

1- Qu’est-ce qui vous intéresse dans l’entreprise/annonce ? Vous partagez des valeurs communes, vous connaissez l’environnement économique, vous connaissez le directeur, vous avez apprécié la dernière publicité, vous êtes persuadé que leur stratégie est la bonne, etc, etc…

2- Vous êtes prestataire de service et proposez par conséquent vos compétences. Je suis expert en bidule, je peux prendre en charge tel service, je sais faire ci et ça, etc, etc…


3- C’est bien gentil d’annoncer vos compétences, encorefaut-il les prouver ! Je suis expert en bidule parce que j’ai réalisé tel et tel projet en 2007 au sein de l’entreprise machin avec tel résultat… Annoncer c’est bien, prouver c’est mieux !

4- Je suis la personne qu’il vous faut, rencontrons-nous et surtout, «je vous remercie de l’intérêt… »

En fait, vous aurez répondu aux questions suivantes : pourquoi cette annonce plutôt qu’une autre ? Quelles sont mes compétences ? Qu’est-ce qui me permet de me positionner en candidat idéal ? Pas si mal, non ?

Bien présenter son CV

"Bon, pour quelqu'un qui n'est pas expert en traitement de texte, mon CV est plutôt réussi, je suis parvenu à coller mon texte dans un petit cadre, dommage qu'il déborde sur une autre page. Ah oui, il faut surtout, je dis bien surtout ne jamais appuyer sur la touche "entrée", sinon, tout ce qui est écrit sur mon CV se transforme en gigantesque puzzle..." - "Tiens, je vais écrire mon CV en jaune pour montrer que je suis dynamique" - "Mon CV est horrible mais seul compte le contenu"...

Un peu d'objectivité que diable ! Ne vous obstinez pas à envoyer un CV qui ne ressemble à rien, acceptez l'idée que votre présentation est un peu ratée... si...
Je serais bien incapable de vous donner quelques conseils de pagination (petit appel du pied aux experts !), néanmoins, quand on ne sait pas faire, le premier réflexe est de s'adresser à ceux qui savent !

Évidemment, les solutions payantes sont à proscrire, quelques uns parmi vous m'ont envoyé des CV magnifiques (Sébastien, Zoran...), d'autres utilisent les modèles glânés de ci, de là, et entre nous, ils ont bien raison de s'appuyer sur ce qui existe déjà !

Je vous propose deux liens sur lesquels vous pourrez télécharger quelques modèles de CV gratuits, vous les choisirez selon vos goûts, et si je peux vous rassurer, ce qui fait l'unicité de votre CV, c'est vous ! Pas sa forme !

Alors commençons par Emploirama qui vous propose 45 modèles de CV très très réussis.

Enfin, Semantis, que j'ai personnellement utilisé (ils proposent également un logiciel gratuit qui vous aidera à prendre un peu de recul sur vos candidatures...).

Voilà, tout est dit, maintenant, vous n'avez plus d'excuse, vous êtes devenus des experts dans la présentation des CV !

L'employabilité

L'employabilité... ce mot terrible, n'est pas qu'un concept, c'est un critère - idiot et subjectif je l'accorde - visant à déterminer la capacité d'une personne à être affectée à un nouveau poste.


Ce critère varie à la fois selon le candidat et selon le recruteur... Une variable à deux inconnues en somme, néanmoins, elle est à son apogée lorsque le candidat est déjà en poste. Ce doit être plus rassurant de faire démissionner quelqu'un plutôt que de recruter une personne sans emploi ! (Hé, pas de blague hein, j'ironise!).

Bref, vous avez tout intérêt à avoir conscience de cette employabilité et de tout mettre en oeuvre pour la conserver.

"T'es bien gentil Pierre, mais comment veux-tu que je fasse? Je suis au chômage depuis un an !".
Merci pour cette excellente question !
A mon avis, vous avez trois options (j'exclus la triche).
- La première est de vous former, sérieusement, que dis-je, très sérieusement, de vous perfectionner dans un domaine spécifique.
- La deuxième consisterait à développer un projet, une activité personnelle nécessitant toutes vos ressources (les moins financières possible).
- La troisième enfin, est relative aux contacts qui vous permettent de rester connecté au monde du travail, soit par votre implication dans différentes associations professionnelles, soit par votre constante recherche d'informations sur un métier ou un secteur professionnel.

L'idéal serait de cumuler au moins deux de ces options. Vous l'avez compris, on ne parle pas de compétences ni d'aptitude mais juste d'impact et de psychologie (à deux balles), quelqu'un qui justifie d'activités même en période de chômage agira de façon très positive sur son employabilité.

Le perfectionnisme

Le perfectionnisme


Le recruteur : "Vous avez bien un petit défaut ? Non ?"
- "Eh bien oui, on me dit souvent que je suis très perfectionniste" répond le candidat, croisant les doigts pour que son défaut  apparaisse comme une qualité, le gage d'une personne qui ne laisse rien au hasard, qui, agira avec rigueur, conscience, application, évitant du même coup tout risque d'erreur...


quels sont vos défauts ? recrutement
Perfectionnisme : qualité ou défaut ?

STOP ! On arrête tout ! Être perfectionniste est l'un des défauts récurrents le plus souvent cité. Pourquoi ? Parce que le candidat croit que ce défaut est en fait une qualité... Comme vous peut-être ?


Je vais vous livrer mon sentiment : être perfectionniste est un vrai défaut, un vrai de vrai ! Un défaut qui n'aboutit qu'à frustration, recherche constante du mieux, du plus... de l'inaccessible. Pourtant, lorsqu'un candidat annonce crânement, que dis-je, fièrement, une attitude perfectionniste, je ne peux m'empêcher de la vérifier, de la valider et de la mettre en perspective. Savez-vous comment ? 

En regardant la façon dont il ponctue ces phrases dans son CV, garde t'il une cohésion ou oublie t'il de temps en temps une virgule, un point... Laisse t'il passer une faute  (ou plusieurs) d'orthographe dans sa lettre de motivation... ? Ou tous ses documents de candidature font-ils la preuve du perfectionnisme appliqué ? S'annoncer perfectionniste mérite d'avoir - au moins - parfait sa candidature. Vous ne croyez pas ?

Admettons que le CV ne contienne aucune erreur de ponctuation, la lettre de motivation, aucune faute d'orthographe ou de syntaxe, la perfection, quoi (sur 17000 CV analysés, je peux vous assurer que cela représente une quantité infinitésimale...). Pour ma part, j'assimile le perfectionniste à quelqu'un qui s'épuise à courir, vainement, après le parfait, l'impossible. 

J'imagine la frustration, l'énervement, les ongles rongés de quelqu'un qui place la barre très, très haut... Quitte à ne jamais l'atteindre. Se fixer un objectif n'a de sens que s'il est réalisable, or réaliser le parfait... Faire rimer confiance en soi et perfectionnisme relève de la magie...

Je suis bien d'accord avec vous, tout dépend du métier exercé. Il est conseillé à un responsable de la sécurité d'une centrale nucléaire (je connais bien le sujet, l'un de mes clients l'était !) d'être absolument et "parfaitement" perfectionniste, et cela s'exprime alors dès sa candidature... Faites travailler et analyser votre CV par un spécialiste, c'est probablement le meilleur investissement pour faire décoller votre carrière que vous pourriez vous offrir (mais je constate que trop peu investissent réellement dans leur vie, attendant je-ne-sais-quel-miracle...).

Maintenant, si le perfectionnisme est exprimé et justifié comme un "petit" défaut, c'est que nous reconnaissons, de façon implicite qu'il ne contient pas que des avantages (perte de temps, d'énergie, capacité à couper les cheveux en quatre, etc...). Reportez-vous alors à la liste des qualités  et examinez consciencieusement quelles aptitudes pourraient illustrer le perfectionnisme. Pour ma part, je choisirais :


  • pointilleux
  • précis
  • rigoureux
  • j'aime le travail bien fait
  • soigneux
  • minutieux
  • appliqué
  • ...

...enfin tous ces adjectifs qui soulignent votre maîtrise dans l'art de faire ou de penser, vous menant directement au but sans passer par des détours infernaux qui ne font que vous éloigner d'une échéance ou d'autres  réalisations.


Par ailleurs, je me dis qu'il est plus épanouissant de réussir à atteindre 80% de satisfaction (faites le calcul, vous verrez, ce n'est pas si mal !) plutôt que 100% de frustration. Bloquer totalement une énième fois une réalisation, un projet, une démarche pour une minuscule question de détail me semble aberrant, tandis qu'avoir réalisé 80% des grandes lignes de son objectif - du premier coup - voilà une notion concrète, "terre-à-terre", très "entreprise", je le concède, mais qui satisfait le terrien que je suis et le recruteur que vous rencontrerez.


Autre point, imaginons qu'en tant que manager, vous annonciez crânement votre tendance au perfectionnisme... Oups... Comment ne pas laisser entendre que vous compromettez l'avenir même de vos futurs collaborateurs en détruisant doucement, (mais sûrement) leur propre motivation. Vous ne remarquez que les coquilles ? Les fautes d'orthographe ? Vous soulignez d'abord la faute puis - éventuellement, encouragez l'effort ? Aïe... le seul impact d'un manager perfectionniste, c'est de saper le moral des troupes en les faisant passer pour de misérables incapables, très éloignés du niveau d'"excellence" que vous aurez atteint. En étouffant leur sens de l'initiative, en condamnant ou mentionnant systématiquement le défaut, l'imparfait, le manager perfectionniste passe : 

- au mieux pour un emmerdeur (bonjour la cohésion)
- au pire pour un destructeur d'implication...
Bref, vous émettez un message tellement négatif qu'il est probable que vous ne serez jamais recruté..

En parlant de terrien, je rappelle que ce thème est largement abordé lors de nos séances individuelles de "coaching emploi", séances qui permettent de construire une démarche très efficace tant dans la valorisation du parcours que dans la stratégie à adopter pour atteindre vos objectifs (lire les témoignages).

Bien entendu, ce billet vaut aussi pour le recruteur perfectionniste !

 Alors si vous vous sentez concerné, n'hésitez pas à me contacter pour rejoindre tous ceux qui retrouvent le plaisir de se lever chaque matin, vous serez le(la) bienvenu(e) parce que je me réjouis de travailler avec vous !


Avez-vous une qualité ? Oui, je ne suis pas perfectionniste mais je vais au bout de ce que je fais, du mieux que je le peux et mon CV en est la preuve  !


Lire aussi :

- La rencontre avec un recruteur en 5 points
- Ce Gérard n'existe pas...
- Chômage : accompagnons plutôt les recruteurs !
- Les limites du perfectionnisme au travail
- L'apprentissage de l'imperfection par Tal Ben-Shahar

Revue de presse

Nous venons de vivre une semaine historique dont l'onde de choc risque de modifier notre rapport au monde méditerranéen. Croisons les doigts pour que l'avenir soit source de développement et de paix.
Comme chaque lundi, je vous propose une sélection d'articles diffusés sur la page Facebook de "Haut Les Coeurs !!!", une semaine au cours de laquelle, la presse et les blogs se sont davantage concentrés autour des thèmes du bien-être au travail - sous toutes ses formes du reste, mais également autour de conseils pragmatiques liés à la recherche d'emploi.

Tout d'abord, je commencerais par mentionner la présentation de "Super Candidat" via le blog Mode(s) d'emploi. "Super Candidat" a organisé le 8 février dernier son propre salon de l'emploi. Au delà du buzz médiatique, j'espère sincèrement que les recruteurs auront l'intelligence et le talent de lui faire confiance. Alain a su s'entourer et convaincre plusieurs mécènes dans cette folle aventure, il a réussi à organiser de main de maître tout le teasing de cet évènement. De l'enthousiasme, du professionnalisme, de l'intelligence, du charisme, du réseau, une motivation... franchement, je suis admiratif d'une telle performance et je lui souhaite de trouver un employeur à la hauteur de ses ambitions. Sans rentrer dans le débat du "est-ce normal" de déployer tant d'efforts pour trouver un job, j'ai le sentiment qu'il est normal que tant d'efforts soient récompensés par un emploi... Question de point de vue.

A l'heure où l'on évoque l'efficacité au travail, ressort l'intérêt de développer ou d'entretenir ses compétences émotionnelles, tout du moins de les valoriser. Miroir Social nous informe que Microsoft met en place son "observatoire de la santé" destiné à détecter les niveaux de risques et de stress liés aux travail. Chaque manager ayant reçu une formation au développement des compétences émotionnelles notamment dans l'exercice du management. Tenir compte de l'émotionnel dans la gestion du travail, voilà une avancée qui risque de porter rapidement des résultats concrets sur le moral des salariés de cette entreprise, et par conséquent sur la performance collective.
Pour autant, le chemin est long, l'intelligence émotionnelle devant venir à bout de nombreuses ruptures, conflits, manque de confiance, méfiance voire défiance. Capital.fr soulignait les difficultés ressenties par les salariés homosexuels, 20% d'entre eux dénonçant "un climat hostile" à leur égard, climat homophobe n'ayant - à 92% - jamais fait l'objet d'une sanction vis-à-vis de leurs auteurs. Respect, confiance, convivialité... des valeurs dont j'ai entendu parler lors des journées des "Ambassadeurs du Rugby". Ces journées sont organisées par la Société Générale, je vous encourage à y participer tant il est bon de se remémorer les principes simples des valeurs qui sont unanimement reconnues et mises en avant dans le monde de l'entreprise.

En parlant de bien-être au travail, Intelligence RH nous apprend que Google favorise la convivialité des endroits communs facilitant et encourageant le regroupement de ses salariés. La salle de la machine à café étant davantage "soignée" et belle que le bureau du top manager. Une culture de la transparence ou plutôt de l'accessibilité à l'information, des plages horaires adaptées aux rencontres, aux sollicitations et l'encouragement à la participation à des projets autres que ceux qui seraient directement liés au métier... Google favorise alors l'échange, la convivialité auprès d'un personnel motivé et conscient d'appartenir à une entreprise hors norme (75.000 candidatures pour une récente offre d'emploi... Je connais un responsable des ressources humaines qui doit avoir du travail !). Pour aller un peu plus loin dans la réflexion sur l'efficacité et le bien-être au travail, L'Express nous relate le cas de cette entreprise qui songe sérieusement à supprimer les e-mails en interne. J'approuve totalement cette décision ayant moi- même mis en place une charte au sein du service international de l'entreprise pour laquelle je travaille (www.lippi.fr), visant à éliminer le plus possible l'envoi des e-mails internes afin de favoriser la rencontre, la discussion (importance des réseaux sociaux), le lien social au sein de l'entreprise, mais également de façon à encourager la responsabilisation et surtout développer l'information, la réelle, l'importante : ce n'est pas parce que je suis en copie de tous les mails de mes collègues que je suis bien ou mieux informé... au contraire ! Vive l'objectif zéro e-mail et vive les échanges, ceux qui apportent une véritable valeur ajoutée !

Passons aux conseils pratiques glanés sur la toile. Tout d'abord, deux articles de Cadres Online (bravo à eux !), le premier évoquant les méthodes plus ou moins originales de recherche d'emploi, via e-bay ou en affichage public 4 par 3. Au delà des contraintes financières excluant une écrasante majorité de demandeurs d'emploi, attention de ne pas tomber dans le "too much", le pathétique dévalorisant une personne, le "je suis prêt à tout" si fortement annoncé. Et bien non, ne soyez pas prêt à tout, garder sa dignité et une once d'amour propre me paraissant plus qu'essentiel. Qu'en pensez-vous ?
Le deuxième article sélectionné insiste sur les vertus de l'entraînement, de la mise en situation. Travaillant chaque jour avec ceux qui recherchent un emploi, je ne peux que vous encourager à multiplier ces rencontres, ces échanges qui vous permettront de vous situer avant un entretien important, de travailler votre approche, la cohésion du discours, la valorisation du parcours. N'hésitez pas à me solliciter (organisation d'un échange d'une heure trente environ), c'est une excellente façon de regagner confiance en soi.
Enfin, et je terminerai sur cette note, ucww nous rappelle que postuler le lundi matin est le pire moment pour envoyer sa candidature (c'est du moins ce qui ressort d'une étude réalisée par le site d'offres d'emploi jobsvandaag.be). Les candidatures n'ayant pas fait l'objet d'une préparation aussi longue que les autres. Moralité, continuez de bien travailler votre qualification d'offres et donnez vous le temps d'optimiser et de travailler votre CV et votre lettre de motivation !

A bientôt, très bonne semaine et bonne fête aux amoureux !

A méditer

"Nous voulons de la place au soleil - c'est normal, mon garçon ; alors fais du soleil au lieu de faire de la place."

Jean Giono

Pourquoi moi ?

Je le dis, je le répète, si vous êtes convoqué à un entretien de recrutement, c’est que vous êtes dans la cible et correspondez peu ou prou au profil recherché. Alors partez avec l’unique idée de défendre vos couleurs car vous avez réellement toutes vos chances.

Vous vous souvenez peut-être de mon scepticisme sur le fait de connaître les raisons d’une candidature non-retenue… A contrario, je suis convaincu qu’il est nécessaire de comprendre pourquoi l’on est convoqué en entretien. Évidemment, une question brutale du type « Je me demande bien ce qui a bien pu vous intéresser dans mon CV ! » serait, comment dire… assez maladroite.

En revanche, aborder la question de façon plus constructive, amenant votre interlocuteur à s’exprimer favorablement sur votre profil pourrait constituer la colonne vertébrale de votre argumentation en vous appuyant sur :

- Le fait qu’il se souviendra de la question que vous avez posée.
- Les éléments qui ont permis la sélection de votre dossier.
- Les attentes spécifiques du recruteur.

Pas si mal, non ? Alors, n’hésitez pas, posez rapidement la question suivante : « Quels sont les points que vous jugez intéressants dans mon CV ? ».

Je vais bien !

Avez-vous remarqué comme notre inconscient nous prend par la main pour nous mener vers l'objet ou l'objectif convoité? Quoi, je raconte n'importe quoi ? N'êtes-vous pas capable de voir à des kilomètres les chaussures de vos rêves aux pieds d'une idiote qui les porte très mal ? Ne remarquez-vouscomme l'objet de toutes vos attentions vous saute aux yeux lorsque par hasard vous le croisez ? Connaissez-vous l'expression "je vais dormir dessus", une expression largement uilisée par les artistes en mal d'inspiration jusqu'à ce que le miracle de la création ne se produise ?

Tous ces éléments jetés en vrac m'amènent à vous démontrer que notre inconscient doit être correctement sollicité afin qu'il participe lui aussi à l'atteinte de vos objectifs. La sollicitation, c'est mettre son cerveau en éveil constant, faire en sorte de travailler son fameux coefficient d'optimisme et se rendre perméable à toute expérience positive. En gros, solliciter son inconscient, c'est le programmer sur le mode "bonne humeur"...

Non, non, je n'ai pas fumé la moquette !! Chaque soir, avant de vous coucher, vous vous programmerez pour apprendre, recevoir, profiter de vos journées. Pour cela, je vous invite à vous poser quelques questions simples :

- Qu'est-ce qu'une bonne journée pour moi ?
- Qui sont les gens qui me sont importants et qui m'aiment ?
- Quelle attitude dois-je adopter pour montrer aux gens que je m'intéresse à eux ?
- A qui puis-je facilement faire plaisir ?

Allez, je vous parie tout ce que vous voulez que vous serez en bien meilleure forme et condition si tous les soirs vous vous posez ce genre de questions. Une programmation à l'attitude positive en somme ! Si je me trompe, je jure de ne plus être ronchon !

J'ai pas la vocation !

Tout le monde n'a pas la chance d'avoir eu, dès l'âge de 10 ans la révélation, que dis-je l'illumination, le déclic qui va conditionner toutes nos orientations professionnelles. En d'autres termes, les heureux élus qui pratiquent un métier par vocation ne sont pas tellement nombreux, même parmi les recruteurs.

Mon petit doigt me dit que le destin professionnel est ponctué de hasards, de rencontres, de choix ou de non choix qui nous éloignent parfois de nos métiers de rêve... Bon, pas très simple d'expliquer, dans ces conditions, pourquoi l'on a embrassé telle ou telle carrière.

Un conseil, puisque vous avez déjà travaillé sur vos objectifs professionnels (voir "Que veux-je?"), faites ressortir ce que vous aimez, ce qui vous attire dans la fonction qui répondrait à vos ambitions. N'inventez pas ! Ne mentez pas ! Ne culpabilisez pas de ne pas avoir décidé d'être dentiste dès vos 4 ans ! A défaut de vocation, vous avez le droit d'avoir découvert un métier que vous appréciez sur le tard, tout comme une majorité de personnes qui nous entourent...

Oups...

Les questions les plus dérangeantes ne sont pas forcément les plus dangereuses... bon, je m'explique...
Une question frontale évoquant un sujet tabou est un bon moyen de mesurer votre capacité à vous remettre en question et à rebondir pour retomber sur vos appuis.

Un exemple : "avez-vous déjà connu des situations d'échec ?". Aïe, oui j'en ai connues quelques unes mais je ne comptais pas m'étendre sur le sujet, on ferait mieux d'évoquer mes succès, j'en ai à revendre ! Admettre la réalité est un gage de lucidité et d'intelligence. Il ne s'agira pas de se flageller mais de reconnaître une erreur de choix ou de stratégie (évitez de choisir une erreur de méthodologie) en précisant que de bonnes décisions avaient été prises en fonction d'une situation dont l'évolution - différente des plans - a été prise en compte trop tard... regardez bien, cette rapide description colle à peu près à tous nos échecs... si, si.

Maintenant que l'échec est décrit, à vous de mettre en avant l'enseignement que vous tirez de cette expérience (tiens en parlant d'expérience, n'oubliez pas de citer Oscar Wilde : "L'expérience est le nom que l'on donne à ses erreurs."), les règles d'une planification maîtrisée, la mise en place d'indicateurs de résultats, la mesure des écarts entre l'objectif et la réalité pour lancer les plans d'actions correctives, etc, etc...

Bref, oui, il vous est arrivé de connaître l'échec et oui aussi, grâce à cet échec, vous avez construit par la suite de beaux succès... (précision : ne vous inventez pas pour autant une ribambelle d'échecs pour répondre correctement !) .

Revue de presse

En ce début de semaine que je vous souhaite excellente, pleine de perspectives, d'accomplissements, d'actions et de réalisations - beau programme non ? - je m'aperçois que le sujet dominant des jours passés est le bien-être au travail, rémunération, confort, engagement... Retrouvez l'ensemble des articles publiés sur la page Facebook de "Haut Les Coeurs !!!" et n'hésitez pas à laisser vos commentaires !

Tiens, parlons tout d'abord de rémunération, le nerf de la guerre. 76% des salariés français estiment avoir fourni plus d'efforts depuis le début de la crise financière, industrielle, sociale (un peu tout en fait) dans leur travail en augmentant une productivité, en maintenant au mieux la compétitivité de leur entreprise. Ils sont pourtant aussi nombreux à estimer de ne pas avoir été payés en retour... Sans porter de jugement sur ce sentiment, c'est la notion d'engagement que je remarque, une responsabilité collective qui souligne les qualités personnelles et professionnelles que vous, vos voisins avez en vous. Vous l'avez compris, j'y vois là le signe que chacun d'entre nous recèle des trésors et des qualités qu'il serait bon que tous les managers ou recruteurs apprennent aussi à valoriser et à détecter, plutôt que de rechercher ce qui ne va pas chez l'autre.
Et pourtant, Miroir Social mettait en avant les travaux de Maya Beauvallet, chercheur au département des sciences économiques et sociales de Telecom Paris Tech : "la plupart des systèmes d'évaluation ont introduit une récompense monétaire qui aboutit... à une démotivation". Cela confirme les théories de Dan Pink sur le fondement de la motivation, et franchement, je ne crois pas à l'aspect durable des efforts s'ils font systématiquement l'objet d'une prime, d'un coup de pouce. Devons nous aujourd'hui parler de motivation ? Pour répondre à quoi ? Je crois que nous la confondons de plus en plus avec l'intelligence collective ou individuelle, mais aussi avec un réflexe primaire: la survie. Par conséquent, la rémunération ne consiste pas qu'à maintenir le salarié motivé, mais de plus en plus, hélas, à lui permettre de survivre. On change alors de perspective, vous ne trouvez pas ?

Nous parlons d'efforts, de motivation et pourtant, 40% des salariés "avouent" (quel drôle de terme) utiliser internet au bureau à des fins personnelles, récréatives. Quelles conclusions en tirer ? Que notre rapport au travail est en train d'exploser, de voler en éclat, nos fonctionnements, nos priorités sont grêlées par nombre de nouvelles tâches, de nouveaux comportements qui ne nuisent pas à la productivité - voir plus haut. Mais alors, est-il permis de penser que l'utilisation d'internet de façon personnelle au bureau accroît la productivité ? Et bien partant du principe que tout ce qui ne tue pas renforce, j'ai tendance à croire que ces soupapes permettent au contraire, de renforcer la concentration, l'efficacité en donnant à nos cerveaux sollicités quelques bouffées d'oxygène. Je défends donc l'idée que d'utiliser internet EN SE CACHANT nuit gravement à la qualité du travail ainsi qu'à la santé du collaborateur !

Toujours au chapitre du bien-être ou mieux-être au travail, je suis frappé par les avancées et propositions de Cisco : la téléprésence, permettant à des salariés dispersés de travailler ensemble, réellement. Rien n'est nouveau, si ce n'est la facilité déconcertante de ces mises en oeuvre, qui, à l'heure où l'on parle d'un baril de pétrôle à 200 USD (n'hésitez pas suivre mon compte professionnel si ces questions vous intéressent ! @pierred_lippi ), ce qui entre nous, n'est pas une question de probabilité mais de temps, nous permettrait finalement de continuer sur la voix de l'échange, de la communication mais aussi de la réappropriation de nos vies, comme le dit Marc Halévy que j'avais eu le plaisir d'accueillir sur ce blog. Et puis, finalement, pour boucler la question de l'utilisation d'internet, gardons à l'esprit l'essor incroyable de ces smartphones qui révolutionnent notre rapport au téléphone, le tout en un, en un quoi ? en un clic. Matériel ludique, sophistiqué, qui, ne l'oublions pas, donne l'impression à 73% des cadres de travailler en dehors de leur périmètre professionnel... Comme quoi, la productivité est bien en progression, le tout étant de ne pas tomber dans l'asservissement ni dans un rapport d'obéissance absolue au court termisme. A ce propos, pour ceux qui vivent mal la procrastination dont ils usent et abusent constamment, pas de panique, relisez ce billet de Sylvaine Pascual : "Faut-il vraiment se débarrasser de la procrastination ?", un article qui fait du bien et dont le bon sens humaniste est éclatant et réconfortant : la procrastination est un symptôme, pas une cause, alors ne nous trompons pas de combat !

Bonne semaine à tous !

Carte sur table !

Allez, ça va vous paraître futile, mais j'adore l'idée d'un candidat qui me tend une carte de visite récapitulant son adresse, son téléphone, son adresse électronique. Vous ne trouvez pas que remettre sa carte à un professionnel du recrutement, c'est un peu dire : "Tiens Monsieur le recruteur, je te montre que je suis un pro, un vrai pro que tu peux appeler à tout moment, je te permets d'enrichir ton réseau, je te donne même une seconde carte parce que je sais que tu vas la faire circuler!".

Je sais, je suis un idéaliste, si, si, je le sais... mais j'aime tellement ce geste, celui d'une personne qui, la tête haute, tend fièrement sa carte, un geste important,impliquant un rapport d'égalité (puis-je avoir votre carte?), un geste qui affirme, un geste symbolique aussi, tant inscrit dans la relation professionnelle...

Soignez les détails, ceux qui permettent de créer une empreinte, la vôtre, unique, personnelle, vous quoi !

Simply the best !

"Je suis le meilleur ! Avec moi, vous pouvez être tranquille, me recruter sera probablement la meilleure décision que vous aurez prise !". Pas très modeste ce candidat, une tête à claques vous ne trouvez pas ? Pourtant, n'a-t'il pas exprimé ce que vous auriez aimé suggérer en répondant à une question du type :

-"Qu'apportez-vous de plus qu'un autre candidat ?"

Au fond, cette question vaut de l'or, elle vous permet de mettre en avant votre "valeur ajoutée", votre compréhension de la fonction, votre détermination également. Le voulez-vous ce job ?

Je vous conseille de dépasser le cadre des compétences - difficilement vérifiables - mais plutôt de vous appuyer sur une expérience, factuelle. Arguments et résultats à l'appui, vous déclinerez une situation, un enjeu, un objectif atteint. Le message à faire passer consisterait à mentionner que vos seules compétences professionnelles ne vous auraient jamais permis d'atteindre le résultat escompté.

Effectivement, c'est facile d'être un expert technique dans son domaine (bon d'accord, je force le trait) en revanche sans des qualités personnelles (pugnacité, courage, adversité, lucidité, empathie, j'en passe et des meilleures...), vous ne seriez jamais parvenu au niveau d'excellence atteint. Voilà ce qui vous différencie d'un autre candidat : VOUS et ce que vous êtes.

E-mail émaillé !

- "Bien, Madame Mercier, votre candidature m'intéresse, vous semblez présenter toutes les aptitudes et compétences que nous recherchons, vraiment, vous êtes la première personne nous présentant tous ces gages de sérieux, de rigueur. Pourriez-vous s'il-vous-plaît me laisser votre adresse électronique, je vous enverrai rapidement une convocation pour une nouvelle entrevue".

A ces mots, Madame Mercier ne se sent plus de joie, et pour montrer sa belle voix, elle répond :
-"oui, bien sûr mon e-mail est Lolita69@youpi.fr en minuscule et tout attaché !"
- "Plaît-il ? Lolita... avez-vous dit?" glisse t'il la gorge nouée...

Cette situation n'est pas si anecdotique, se répète même fréquemment. Tout ce qui va sans dire va mieux en le disant alors, je le dis et le redis, jouez la carte du professionalisme, jusqu'au bout, dans ses moindres détails. Offrez-vous une adresse électronique sérieuse prénom.nom@truc.fr, digne de votre candidature.
Pour tout commentaire, n'hésitez pas à me contacter à l'adresse suivante : troubadour16@free.fr !

My taylor is rich !

L’anglais n’est pas votre fort… ! Vous trichez un peu sur votre niveau de maîtrise, juste capable de décortiquer un courrier à condition d’avoir un bon dictionnaire à vos côtés. Vous vous dîtes : « j’attendrai d’être en poste pour me payer une bonne formation », ou bien « Si je n’ai pas besoin de parler, je devrais pouvoir limiter la casse en faisant corriger mes mails à mon ancien professeur d’anglais… comment s’appelle-t’il déjà ? ». Bref, vous marchez sur des œufs, prenant le risque de vous décrédibiliser totalement.

Que faire alors ? Prendre le problème à bras le corps et tout tenter pour améliorer votre niveau de pratique d’au moins une langue étrangère (disons l’anglais au hasard) avant d’intégrer votre nouveau poste, l’objectif étant bien entendu de vous « décoincer » rapidement et de vaincre votre éventuel complexe linguistique. Vous savez que j’ai raison, si, si, vous le savez au fond de vous.

Alors, n’attendez plus, courez chez votre libraire, faites vous conseiller (je vous invite à passer du temps du côté des romans pour les adolescents en langue anglaise), mettez tout en œuvre pour travailler chaque jour votre anglais. Une période d’inactivité professionnelle, c’est une fenêtre ouverte sur la mise à niveau de l’ensemble de vos connaissances, alors ne vous en privez pas !

Un conseil en passant, une excellente façon d’habituer votre oreille à la langue de Shakespeare ou de Presley : visionner un DVD en version originale accompagnée des sous-titres en anglais. Vous serez étonné de constater - non sans plaisir – que vous êtes totalement BILINGUE !