Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


A vos cravates !

Messieurs, vos enfants vous ont offert une cravate à Noël, celle qui devrait vous porter chance lors de l'entretien tant attendu. Portez-la ! Vous vous sentirez confiant, ayant mis toutes les chances de votre côté.

Les motifs qui la recouvrent sont des personnages de Bande dessinée ou de dessins animés. Stop, arrière toute, ne la portez pas ! Il se pourrait qu'elle vous porte malheur.

Forcément, cela semble évident, on ne porte pas une cravate Titi et Gros Minet impunément, évitez tout ce qui attire trop l'oeil, que le recruteur ait le regard fixé sur votre visage, scrutant vos gestes, votre attitude mais de grâce que votre image ne soit pas polluée par une cravate trop voyante ou puérile ! L'objectif n'est pas qu'il se souvienne de ce que vous portiez mais de ce que vous avez dit !

Préférez donc des vêtements neutres, pas de couleur trop violente sauf par toute petite touche (votre mouchoir, l'intérieur de vos vestes, votre caleçon... non, je plaisante), ce ne sont que vos attitudes et propos qui doivent être remarquables, différenciez vous par ce que vous êtes, pas parce que vous portez (sauf si vous êtes créateur de mode ou styliste).
La cravate unie... c'est pas si mal !

Enfin, être soi même, c'est bien... quand ça plait, alors que donner le meilleur de soi-même, c'est mieux dans tous les cas !

CV Confidential

Que les choses soient claires, je ne crois pas en la confidentialité de données concernant vos anciens employeurs. Au chômage, défendre ses candidatures, c'est monter un dossier crédible mettant en exergue toutes les compétences que nous sommes prêts à offrir à un futur employeur.

Pourquoi cette réflexion ? Parce que énormément de candidats se refusent de communiquer certaines données, jugées trop sensibles, ne souhaitant pas "exposer" ou révéler quelque secret lié à leur ex-emploi.

Foutaises ! La candidature ne sert qu'un seul but : celui de vous faire passer un entretien pour défendre vos chances. L'argumentation devra donc tourner autour de vos aptitudes, compétences et réalisations. Ces dernières seront étayées et démontrées par des faits qui prendront la forme de résultats, qualitatifs ou quantitatifs. Vous n'avez pas le choix, votre recrutement passera par la preuve car le simple déclaratif vous écarterait impitoyablement du long chemin menant à l'emploi. Pas de bon sentiment, défendez bec et ongle votre candidature en apportant suffisamment d'éléments au recruteur pour qu'il croie en votre démarche.

Néanmoins, il y a confidentialité et confidentialité... Commandez les bilans d'activité de vos anciens employeurs et vous serez étonnés d'y découvrir les niveaux de marge, valeur des stocks, répartition des CA et parfois circuits de distribution (je ne parle pas des masses salariales...). Ces éléments recoupés avec les informations glanées sur les sites internet (quantités produites, nombre d'employés, existence de filiales etc...), vous permettent de dresser une cartographie extrêmement sensible de l'entreprise... révélant au passage des données jugées confidentielles et bien plus sensibles que celles que l'on pourrait communiquer sur un CV. Je vous le promets, ce ne sont que des secrets de Polichinelle (demandez aux experts de l'intelligence économique) !

Vous vous attacherez alors à souligner votre contribution au développement des entreprises pour lesquelles vous avez travaillé, insisterez sur la qualité de vos travaux en utilisant des données mettant en valeur toute notion de progression.

Enfin, la plupart des recruteurs sont tenus - quant à eux - à la confidentialité des données personnelles ou professionnelles que vous pourriez leur confier... Alors, il est grand temps de relever la tête et d'admettre que vous devrez tout mettre en œuvre pour donner au recruteur une chance de vous rencontrer.

A vous de jouer

"- Bien, je vous écoute !
-Euh.. oui, bon, ben je me présente, euh..."

Cela vous rappelle quelque chose ? Commencer un entretien à vue, ou plutôt à l'aveugle, se lancer dans le vide, le grand saut.

Non, non, et non, vous devez vous préparez à ce type d'intervention, savoir débuter, lancer la locomotive et dérouler votre parcours, sans sourciller, avec enthousiasme. Pas très simple, je vous l'accorde, néanmoins, vous rencontrerez probablement des interlocuteurs qui débuteront le rendez-vous par ce fameux "Bien, je vous écoute !".

Gardez votre calme, respirez un grand coup, souriez et présentez votre parcours en mettant en relief le fameux fil rouge qui vous a guidé tout au long de ces années. Le monologue est loin d'être évident, néanmoins, vous orienterez vos propos en gardant à l'esprit qu'il vous faut captiver, intéresser, que dis-je, passionner votre auditoire.

Encore une fois, entraînez-vous à dérouler ce fameux fil rouge ponctué d'expériences diverses, comme vous le feriez pour une lettre de motivation, décrivez les postes tenus, les fonctions et tâches réalisées, ce que vous avez aimé, pourquoi vous êtes parti. Soyez synthétique, pas d'étalage de vos états d'âmes, allez à l'essentiel, mettez en valeur votre parcours, vos réalisations, choisissez bien les mots utilisés, répétez un trait d'humour, l'improvisation est fortement déconseillée dans cet exercice.

Je sais que pour les plus timides d'entre nous, commencer par se présenter et dérouler tout seul son CV sans aucune question du recruteur, relève de l'impossible. Il vous faudra passer ce cap. Relativisez, ayez à l'esprit que la recherche d'emploi est parfois difficile à assumer, des étapes complexes qui demandent beaucoup d'efforts, acceptez, encaissez, mais grandissez parce que chaque fois que vous aurez à décrire des pans entiers de votre vie professionnelle, vous progresserez à grands pas.

Tous ces efforts que vous produisez sont autant de victoires personnelles, et personne ne vous les enlèvera.
Haut les cœurs !!! Enfin, n'oubliez pas de me solliciter, avec un peu d'organisation, je devrais pouvoir vous aider dans cet exercice !

Prenez des notes !

Lorsque vous êtes en entretien, avez-vous l'habitude de prendre des notes ? Non ? Ce que vous dit la personne en face de vous n'est pas intéressant ? Vous vous souviendrez de tout ce que l'on vous a dit ? Vous ne pouvez pas écrire et écouter en même temps ? Vous ne voulez pas décrocher vos yeux de ceux du recruteur ? Vous n'avez pas pensé à prendre un bloc-notes ou un stylo ?

La prise de notes pourrait s'avérer utile. Elle est un des signes que vous prenez au sérieux l'interlocuteur qui est en face de vous, finalement, peu importe le contenu de vos notes (les miennes étant en général inexploitables...), néanmoins, je vous invite à adopter une attitude concentrée, attentive mais également active - bien entendu d'abord par votre participation orale, mais aussi par la prise de notes que vous réaliserez.

Vous souhaitez que l'on pense de vous que vous êtes organisé ? Arrangez-vous pour que vos notes soient structurées, utilisez les petits tirets, des chiffres, faites en sorte d'aérer, d'apporter le plus clarté possible au texte que vous coucherez sur papier. N'oubliez pas que les yeux du recruteur ont cette fâcheuse tendance de systématiquement se porter sur vos notes dès que vous baisserez le regard, alors, donnez leur l'air le plus intelligent qui soit !

Maintenant, tout n'est question que de dosage. La prise de notes doit appuyer une information importante, par l'écriture sur votre cahier, vous signifiez à l'interlocuteur : "je t'ai bien entendu, et comme toi, j'estime que ce que tu viens de dire est particulièrement important pour ma compréhension du poste, de son environnement et de ce que tu attends de moi".

Enfin, ces fameuses notes lorsqu'elles sont exploitables, vous aideront évidemment à préparer l'entretien suivant, vous saurez revivre les étapes de l'entretien, corriger vos erreurs, accentuer vos points forts et surtout, structurer vos questions de façon nettement plus efficace, mais cela fera l'objet d'un autre article. Enfin, dernier conseil, méfiez-vous de votre mémoire, elle pourrait vous tendre quelques traquenards, croyez la passoire que je suis !

Besoin de reconnaissance de part et d'autre...

Nos besoins fondamentaux, nous les connaissons. Ça, c'est sûr... quoique. Mais connaissons nous les besoins de ceux qui sont en face de nous ? Un recruteur par exemple... Et bien figurez-vous que la personne qui est chargée du recrutement fonctionne comme nous... si, si ! Elle aussi est en quête de satisfaction, celle de tous ses besoins (besoins psychologiques cela va sans dire...!).

Bon, je ne suis pas expert en psychologie, mais tout le monde s'accorde à reconnaître que Maslow avait plutôt bien travaillé (houla, les puristes vont me détester !). Pourtant de besoins psychologiques, il en est un qui semble flirter avec le besoin physiologique... la reconnaissance sociale.

Et oui, on en est tous au même point, recrutés et recruteurs, nous avons soif de reconnaissance sociale. Cette reconnaissance, par quoi passe t'elle ? Par le constat de l'être : "tu es sympa mon ami recruteur" ou bien par le constat du fait : "qu'est-ce que tu travailles bien mon ami recruteur... woua" ! Bon, le woua est optionnel.

Alors, je ne lance pas un appel à la flatterie généralisée, cependant, je vous invite à souligner - de façon enthousiaste et sincère - lors d'un entretien, l'effort constaté chez votre interlocuteur mais surtout, quand c'est le cas, sa volonté de vous mettre à l'aise afin de créer les conditions d'un véritable échange.

Bref, l'on recherche tous la reconnaissance sociale, y compris lors d'en entretien de recrutement, même si le demandeur d'emploi est souvent malmené dans cette quête, gardons à l'esprit que le recruteur n'est pas particulièrement satisfait de ce côté. Alors sachons utiliser ce levier à bon escient en reconnaissant une attitude ou un travail bien fait, cela contribuera également à la différenciation, vous ne trouvez pas ?

Vice-champion de l'univers

Doit-on dévoiler sur son CV que l’on aime tricoter ou bien passer ses nuits en discothèque ? Pas besoin me direz-vous, Facebook se charge de diffuser ce genre d’informations, parfois même sans que vous en ayez conscience.

Je suis assez fan du paragraphe "centres d’intérêts" du CV. Annoncer que l’on fait un peu de vélo le dimanche matin n’apporte strictement rien, on s'en fiche un peu... En revanche, donner des indications sur l’intérêt que vous portez aux autres, mentionner les associations dont vous êtes membre peut apporter un éclairage intéressant, parfois différenciateur.
Après tout, l'on recrute un candidat sur ses compétences ou aptitudes professionnelles mais également sur sa capacité (supposée) à bien s'intégrer, à ne pas casser la cohésion d'une équipe ou d'une entreprise, vous ne croyez pas ?

Si l’on vous a offert un baptême de saut en parachute, évitez d’affirmer que vous êtes un adepte inconditionnel du parachutisme. Vous passerez pour une cloche si le recruteur veut vous emmener sur ce chemin. N’essayez pas d’impressionner la galerie, soyez objectif et ne précisez que les éléments qui permettent réellement d’éclairer (de façon évidemment favorable) le décideur sur vos aptitudes à travailler en équipe, à réfléchir correctement, etc.…

Lorsque je reçois un candidat qui annonce être vice-champion de l’univers d’une pratique de surf à élastique (bon, d’accord, j’exagère…) j’ai toujours ce mauvais réflexe qui consiste à effectuer une rapide recherche pour le questionner sur les rudiments de son sport. L’effet est assuré, le bégaiement aussi. Ne racontez pas d’histoires !

Je n'aime pas les photes d'hortaugraffe !

"L'hortaugraffe ne jout aucun role dans la rédaction d'une lettre de motivation ou bien dans selle d'un curiculeum vitaé. Laissé tombé vos dicos et votre bècherelle, vous savé bien que le recruteur se décidera d'abor en fonction de votre expèriance, l'important, c'est de réussir l'entretien, tout ce décide à cette instan".

C'est exagéré, vous ne trouvez pas ? Pas tant que cela.

Je suis parfois abasourdi par la désinvolture de certains candidats (également issus des grandes écoles) et pour être totalement transparent, lorsque ce type de courrier me parvient, bourré de fautes, mes yeux pleurent, je m'accroche douloureusement au texte, mais c'est plus fort que moi, un CV, une lettre contenant des fautes d'orthographe révèle une candidature de circonstance, à la va-vite, peu réfléchie, bâclée, un état d'esprit, comment dire.., peu perfectionniste. En résumé, j'écarte impitoyablement ce type de candidature (comment, je suis un peu vieux jeu ?).

De grâce, si vous n'êtes pas sûr de vous, faites relire et corriger votre CV, cela vous évitera de passer pour un clown et d'assurer un meilleur taux d'efficacité à vos canditatures !

Et si l'on se disait la vérité...

Lors d’un entretien, vous serez peut-être amené à justifier d’une courte expérience dans telle ou telle entreprise, vous sentirez le regard lourd du recruteur posé sur vous, regard empli de sous-entendus : « Comment ? Vous n’êtes resté que deux ans chez untel ? N’êtes-vous pas instable ? Êtes-vous aussi sérieux que vous le prétendez ? Maîtrise t’on vraiment son métier ou son environnement au bout de quelques mois ? Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à partir après si peu de temps ? ».

Autant de questions en suspens qu’il vous faut adroitement aborder, sans risquer d’être qualifié de prétentieux, d’instable, de fantaisiste voire de comique. Et si vous disiez la vérité, et si vous expliquiez que vous ne partagiez pas la vision de l’entreprise, que vous aviez l’impression de faire du sur-place, de perdre votre temps et votre énergie.

Bien entendu, il vous faudra étayer vos propos, mais soyez certains qu’il n’y a pas de mauvaises réponses, elles sont forcément bonnes lorsqu’elles sont assumées et cohérentes par rapport à vos choix.

Ayez du tact mais ne vous empêtrez pas dans des explications sans fin, sachez dire les choses comme vous les ressentiez, parce que finalement, vous serez aussi recruté sur la façon dont vous rebondissez et mettez en avant ce qui vous anime.

Savoir dire bonjour

Un film qui fait du bien… « Itinéraire d’un enfant gâté » avec Jean-Paul Belmondo et Richard Anconina.

Vous souvenez-vous de cette scène où Richard Anconina apprend à dire bonjour. « Parce que dire bonjour, c’est l’essentiel dans la vie, c’est le moitié du chemin parcouru… ».

J’ai entendu dire qu’un recrutement se jouait souvent dès les premières secondes, faites cette bonne impression et déroulez sereinement votre CV. Apprenez à votre tour à dire bonjour, à être réellement enthousiaste, courtois, inspirant confiance. L’exercice peut paraître saugrenu, mais bien dire bonjour, c’est s’intéresser à l’autre, c’est s’ouvrir et abattre les remparts qui vous entourent.

Exercez-vous devant un miroir, une webcam, envoyez moi votre « bonjour ! », diffusez le ! Vous verrez, la bonne humeur est contagieuse.

Trouver son fil rouge...

Un parcours n'est pas forcément linéaire, semé d'embûches, d'opportunités saisies, de périodes sans activité, il reflète la façon dont vous avez traversé les dernières années.

Exercez-vous à rédiger votre CV, mais aussi votre cheminement, réfléchissez à la façon dont vos expériences s'articulent les unes par rapport aux autres afin d'en dégager un fil rouge. Ce fil rouge, c'est ce qui donne un sens à votre candidature, vous vous y accrocherez, coûte que coûte afin de démontrer que votre CV a un sens, afin de démontrer que vous n'êtes pas candidat par hasard.

Ce fameux fil rouge vous est propre, il n'appartient qu'à votre expérience, qu'à votre personnalité. Si votre parcours est composé d'expériences inédites dans des environnements différents, vous pourrez - pourquoi pas - mettre en évidence votre besoin de relever les défis, ou bien celui d'assouvir votre curiosité.

Bien entendu, il se peut que vous ayez deux voire trois fils rouges qui vous ont guidé dans le déroulé de votre parcours. A vous d'utiliser le bon, celui qui rendra évident et légitime votre démarche.

Une difficulté à définir votre fil rouge ? Contactez moi, je vous aiderai à prendre du recul dans l'analyse de votre parcours.

Une question de normalisation...

Avez-vous remarqué comme dans les cours de récréation, il ne fait pas bon être trop différent ? Des groupes d'enfants, dès le plus jeune âge, se constituent selon les affinités de chacun, organisant des jeux et se réunissant en début de partie pour définir les règles. Gare à celui qui ne les respectera pas, ils sera automatiquement exclu ou sévèrement sanctionné.

La règle du jeu que chacun doit s'efforcer de suivre, évidemment à la lettre, ressemble comme deux gouttes d'eau à un système normatif régissant l'ensemble des valeurs adoptées par le groupe. "Tu es dans la norme ou tu quittes le groupe !". La norme devient alors l'acceptation d'une règle jetant les grandes lignes du comportement à adopter (penser comme ci, parler comme ça, ressembler à cela, etc...).

Maintenant que le décor est planté, faisons un détour par le sujet qui nous réunit : le recrutement. N'avez-vous pas l'impression qu'un processus de recrutement répond à certaines règles ? Un candidat pour être accepté, ne doit-il pas adopter un certain comportement, adhérer aux règles du jeu pour passer toutes les phases ? Créer une norme, c'est sécuriser, faire disparaître l'incertitude planant autour d'une situation. Ne sommes-nous pas dans ce contexte lors d'un recrutement ?

Forcément, en tant que candidat, nous souhaiterions briser ces règles pour les adapter à nos priorités, pourtant pas d'autre choix que de s'y plier, on parlera alors de concessions, ne pouvant, seul, briser une norme qui fait l'unanimité dans un groupe (celui des recruteurs).

Alors que faire ? Arrêter de se battre contre des moulins à vent (votre colère ne brisera jamais ces règles) et admettre l'idée que la différenciation dans la forme n'est pas toujours l'alliée du candidat, qu'il convient alors de présenter une candidature répondant - a minima - aux règles (non-écrites et tacites) - on retiendra par exemple un CV fluide, cohérent avec le profil recherché (utilité du travail préparatoire!), pas de fautes d'orthographe, etc..
Le fond quant à lui (parcours, pertinence du contenu du CV, personnalité du candidat) deviendrait le seul "Sésame" permettant au candidat de se démarquer dignement et par le haut...

Ne nous trompons pas de combat !

Le principe de similarité

Vous savez quoi ? Je me pose souvent la question de l'importance du réseau dans le retour à l'emploi. Si, si... En fait, j'entends souvent dire que l'essentiel des offres passe par le réseau et non par les annonces classiques... j'entends également que les 3/4 des recrutements se font grâce au réseau, malheureusement, j'ai beau chercher, creuser, personne ne m'a réellement convaincu sur cette information, j'ai l'impression que les chiffres sont lancés en l'air, au petit bonheur la chance.

Si quelqu'un peut m'éclairer et me dire d'où sont tirées ces statistiques, je suis preneur !

Néanmoins, je ne minimise évidemment pas "l'effet réseau" et je vous invite d'ailleurs à le cultiver, constamment. Je vais même aller plus loin, il est absolument stratégique de travailler nos relations, à cause du principe de similarité décrit par Fritz Heider (Ja !) dans "la perception d'autrui".
Imaginez : vous vous appelez Paul et vous avez deux amis : Pierre (je vous le recommande chaudement !) et Jacques. Pierre et Jacques ne se connaissent pas. Pourtant, selon les travaux de ce cher Fritz, Pierre et Jacques vont naturellement "s'apprécier" ou bien s'aimer parce qu'ils partagent un point commun, une amitié commune : Paul.

En clair, participez activement aux réseaux, faites vous connaître, faites-vous apprécier, rendez-vous utile parce qu'il est prouvé que l'on préfère les personnes partageant nos opinions ou nos amis. Dans le même esprit, gardez à l'esprit que plus vous augmentez la fréquence des contacts avec les membres du réseau, plus vous vous familiariserez avec eux et plus vous serez susceptible de les apprécier et de vous faire apprécier (Voir les travaux de Festinger, Schachter et Back).

Alors résumons nous, je ne sais pas quelle est la part du réseau dans le retour à l'emploi, en revanche, grâce aux travaux de tous ces éminents chercheurs, nous savons avec certitude pourquoi travailler son réseau :
1- Parce que les amis de nos amis sont nos amis
2- Plus on fréquente une personne et plus elle nous paraît sympathique (et réciproquement).

Célébration, satisfaction !

"Y'a pas de mal à se faire du bien !"... J'adore cette phrase, en cachette bien sûr, parce qu'elle porte en elle, les signes parfois excessifs d'une personnalité très portée... sur elle-même. Mais bon, quand les temps sont durs, quand nos projets n'aboutissent pas au rythme souhaité et qu'il faut lutter chaque jour pour garder le moral ! Arghh.

Je retiens d'une merveilleuse conférence donnée par M. Lefrère (voir ici) une règle d'or qu'il va falloir se mettre dans la tête une bonne fois pour toute ! Houlà, le ton monte !
Afin de garder intact le moral de ses hommes d'équipage - isolés en 1914 pendant plus d'un an et demi sur les glaces du Pôle Sud avec pour seul bagage la volonté de survivre - Sir Ernest Shackleton avait instauré un rituel : celui de la célébration. L'anniversaire d'un matelot, celui de la Mascotte, le retour du soleil, la bonne chasse ou pêche de la journée, la fin d'une tempête...

Bref, tout était prétexte pour se réunir et se réjouir d'un évènement heureux (bon, je ne parle pas d'une naissance quand même!) permettant de passer plus confortablement une période dont la noirceur contrastait formidablement avec la blancheur des neiges.

Nous ne sommes pas au cœur de l'Antarctique, nous ne sommes pas perdus, parfois un peu isolé, j'en conviens, mais le but de ce blog et plus largement des réseaux sociaux est également de rompre la solitude qui frappe plus durement certains d'entre nous. Je vous invite pourtant à apprendre à célébrer ce qu'il y a de bien dans nos vies de tous les jours, comme le retour des hirondelles, les bonnes notes de vos enfants (ou la meilleure note du bulletin, c'est selon), une convocation à un entretien, un coup de fil que vous venez de passer à un membre de votre réseau, un CV newlook vous paraissant plus pertinent, une réparation évitée, la visite d'amis...

Nous avons tellement de raisons de broyer du noir qu'il va falloir commencer à se réjouir des bonnes nouvelles, aussi petites soient-elles. Pour quelle raison ? Tout simplement pour s'envoyer un sérieux coup de coude, un appel du pied au cerveau (houa, belle souplesse !) et (re)prendre l'habitude de vivre l'abondance, même aujourd'hui. Cultivons ces célébrations, elles nous reconnecteront au flux d'abondance recherché. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Ernest ! Enfin, gardez à l'esprit cette merveilleuse phrase d'Alphonse Allais :"Il faut croire aux roses pour les faire éclore" !

Parce que je le vaux bien

"Je m'voyais déjà, en haut de l'affiche, en dix fois plus gros que n'importe qui mon nom s'étalait..." Cela vous rappelle quelque chose, non ? Une chanson qui parle d'espoirs, d'objectifs et de désillusion.

"Ce job est pour moi, bien meilleur que n'importe qui, je leur montrerai que j'ai du talent !", cela s'appelle la confiance en soi, pourtant, sans elle, il est difficile de passer un à un les obstacles jalonnant le retour à l'emploi, difficile aussi d'encaisser les déceptions.

Nous avons en nous une multitude de trésors, nos aptitudes, nos compétences, attitudes, nous sommes exceptionnels parce que uniques et rien ni personne ne doit ébranler cette certitude. Bon, je m'écarte des standards de modestie, à cette dernière, je préfère l'humilité, pourtant, ce n'est pas en minimisant ou relativisant nos savoir-faire que nous saurons convaincre le recruteur qu'il peut croire en nous, comme nous croyons en nous.

Comment se convaincre et mettre en avant ses compétences ? Choisissez un domaine dans lequel vous excellez (si le terme est trop fort, choisissez une compétence que vous pensez bien maîtriser) et complétez les phrases suivantes :

- Quelle que soit la situation, je m'appuie sur mes compétences pour....
- Sans la maîtrise de mes compétences, nous aurions...
- Dans la pratique de cette compétence, je suis réputé pour...
- J'ai développé mes compétences en...
- Je peux renforcer mes compétences en...

Encore une fois, et j'insiste sur ce point, si l'on ne croit pas dur comme fer que l'emploi est fait pour nous, ce manque de confiance transparaîtra et profitera à un autre. Et puis, bon sang de bois (pour ne pas dire autre chose), oui, nous sommes exceptionnels alors crions-le !

No stress man !

"En général, je n'ai besoin de personne pour me mettre la pression... Je ne sais pas pourquoi mais j'ai souvent besoin de rentrer dans un état de stress important pour être efficace, alors en général, j'attends qu'il soit trop tard pour m'y mettre et j'essaie de rattraper le temps, je n'ai pas trouvé mieux pour me stimuler !". Stress, stimulation, pression, efficacité... je ne vois pas forcément le rapport entre ces mots !

Bon personnellement, je ne recherche pas particulièrement les situations tendues ou "impossibles" pour être stimulé et me sentir meilleur, je trouverais plutôt mon efficacité dans la perspective de ne pas générer de stress superflu, celui qui perturbe gravement la lucidité... Question de point de vue...!

Pourtant, à la question "savez-vous travailler sous pression?", j'encouragerais tout d'abord à faire préciser cette notion de "pression". Ce qui me stresse ne provoque peut-être aucune réaction chez mon voisin. S'agit-il de réaliser son travail dans un temps imparti ? D'une pression concurrentielle ? D'une ambiance déplorable entre collègues ? D'un flou artistique latent rendant chacune de vos décisions risquée et aléatoire ? De rapports hiérarchiques odieux ? De manier des concepts dont les enjeux stratégiques sont particulièrement sensibles ? De prendre des décisions impopulaires ? ... La liste est sans fin et me laisse imaginer que nous avons tous connu ces situations de stress, pourtant, nous ne sommes pas égaux face à ces évènements et réagissons différemment selon nos personnalités et nos parcours.

Dans ces conditions,oui, nous savons travailler sous pression, c'est indéniable, cependant, être stressé n'étant pas forcément une qualité, je vous invite à vous montrer plus positif en répondant "je suis habitué à travailler sous pression, cependant, j'apporte un soin particulier à l'organisation de mon travail afin de m'éviter un stress inutile". On se souviendra alors de ce que disait ce bon vieux Harvey Mackay (c'est qui celui-là ?) : "La pression consiste à devoir faire une chose pour laquelle vous n'êtes pas vraiment préparé". La morale de tout cela ? Anticipons, préparons, planifions, c'est un excellent remède contre le stress !

à méditer

Croyez en vos rêves et ils se réaliseront peut-être. Croyez en vous et ils se réaliseront sûrement.

Martin Luther King

Un job en toc

"Oui, avec nous, vous gagnerez des fortunes, vos revenus ne seront pas plafonnés, plus vous vendrez et plus vous toucherez de commission... vous savez, moi, je n'ai qu'une seule envie : que mes commerciaux gagnent plus que moi !... Bla bla bla, bla, bla bla... Mais attention, faut être motivé pour travailler avec moi !". Et comment ! Une vraie motivation en effet...

Le candidat à la recherche d'un emploi constitue une cible de premier choix pour certains profiteurs... faisant miroiter non seulement succès et richesse mais aussi stabilité, retour à l'équilibre ou tout simplement intégration dans son premier job. Puisqu'il est difficile d'avoir le recul nécessaire pour juger objectivement de la qualité de l'emploi qui vous est proposé, je vous invite à lire cette série de questions puis à y répondre le plus objectivement possible :

1- Ai-je passé un seul entretien de recrutement ("quand c'est bon, je le vois tout de suite Pouvez-vous commencer maintenant?") ?
2- Serai-je rémunéré à la commission ("...montants illimités, j'ai prévu 1 million de budget commission à verser la première année!"?
3- Dois-je avoir un statut indépendant ("mais si, vive la liberté !"?
4- Suis-je nouveau dans le secteur d'activité concerné ("vous êtes expert en quincaillerie ? Tant mieux, j'ai des étuis à lunettes avec la tête d'Obama à vendre !")?
5- Le recruteur cherche-t-il à me rassurer sur le potentiel de son produit ("tu verras, tu seras obligé de refuser des commandes !") ?
6- Dois-je assumer tous les frais liés à cette activité mais je me rattraperais largement avec les commissions de folie qu'il est prêt à me verser ? (déplacement, frais divers...) ("...il est important que vous me prouviez votre motivation, ici, c'est comme aller chez le psy, si vous ne payez pas de votre personne, cela ne sert à rien !")
7- Pensez-vous : ce serez dur mais avec énormément de travail, je pourrais peut-être y arriver si le recruteur ne se trompe pas ("... ah, c'est sûr, rien n'est facile, sinon, cela se saurait!")!

Je pourrais allonger la liste des questions, cependant, si vous répondez oui à toutes ces questions, n'hésitez pas à demander un délai de réflexion, qui, je l'espère vous permettra de répondre négativement à cette proposition de rêve... Mon conseil ? Barrez-vous ! Fuyez le plus loin possible sans vous retourner et célébrez votre refus sans vous en vouloir d'avoir décliné une telle proposition !

Je salue et remercie la jeune personne qui me confiait récemment la mésaventure similaire qu'elle a vécue et l'encourage à continuer de croire qu'elle aura beaucoup de belles choses à apporter au monde du travail ! Haut Les Cœurs !!!

Niveau scolaire...

Est-il utile de mentionner une langue que l'on ne pratique pas sur son CV ? Bon, je m'explique... Certains d'entre nous ont, ... comment dire..., oublié l'essentiel d'un vocabulaire qui leur permettrait de s'expliquer ou de se faire comprendre dans un pays étranger. Certes, quelques bases (vestiges selon les cas) nous permettent de remarquer - très finement du reste - où se situe le sujet ou le verbe dans une phrase, pourtant, pourtant, le résultat n'est pas là, nous restons incapable de comprendre le sens de ce que l'on a sous les yeux , ou entre les oreilles... c'est selon.

Témérairement, vous avez 45 ans et déclarez dans votre CV qu'il vous reste en allemand par exemple, quelques notions scolaires... Pas mal, pas mal, cela donne envie, on imagine aisément avec quelle dextérité vous maniez la langue de Goethe. Bon, tout à fait entre nous, je crois que vous ne serez malheureusement pas recruté pour ce niveau de pratique de l'allemand, nein, nein...

Comment faire, "wie sollen wir machen" ? Me demandez-vous... La première chose consisterait à bannir de votre CV tout vocabulaire se rapportant à votre scolarité (scolaire, école...), parce que dans un cas, cela se résume à quelques souvenirs confus (c'est mon cas, je n'ai que de très vagues notions scolaires de grec et de latin... serais-je capable de comprendre un texte ? Euh.. joker!), dans l'autre cas, c'est placer un jeune, en quête d'un premier emploi par exemple, dans un contexte non-professionnel en rappelant qu'il sort du système éducatif, ce qui n'est vraiment pas le but du CV !

Le second élément demande davantage d'honnêteté... "niveau scolaire" vous permet-il de soutenir une conversation ? De parler, mal peut-être, mais d'échanger avec un natif étranger ne pratiquant pas le français ? Oui ? Alors, sans hésiter, mentionnez plutôt "niveau intermédiaire"... Vous ne comprenez rien à ce que l'autre dit et comprenez à peine vos propos ? Dans ce cas, je vous conseille vivement de ne pas mentionner la langue en question... au pire, si vous tenez absolument à mettre en avant au moins une langue, même très mal maîtrisée, préférez l'indication "notions de base".

Enfin, je pense à bon nombre d'étudiants qui ont passé le TOEIC, l'indication seule du résultat ne me paraît pas opportune et doit être accompagnée d'une interprétation nous guidant dans le niveau de maîtrise de l'anglais.
Ainsi, dès que la maîtrise de l'anglais est exigée, je conseillerais de ne pas indiquer le score s'il est inférieur à 800 et a contrario de l'afficher fièrement dès qu'il dépasse les 800 points, bien penser à toujours l'agrémenter d'un ou de plusieurs mots comme "courant" ou "pratique professionnelle courante", voire "bilingue". Verstanden ?

Compétences ou antichronologie ?

C'est vrai que j'encourage à récapituler en tête de CV les grandes compétences que l'on apporterait à l'entreprise convoitée. Encore une fois, j'imagine que la principale question que se pose le recruteur en découvrant une candidature est "que peut m'apporter ce candidat ?"... alors autant lui répondre immédiatement et satisfaire sa curiosité... vous ne trouvez pas ? (voir ici)

Ce point mis à part, je distingue bien le "CV par compétences" - auquel je ne comprends rien - du CV antichronologique que je pousse à utiliser sans modération, constitué, dans l'ordre, des rubriques suivantes :

1- Domaines de compétences - présentation succincte de ce que vous pourrez apporter au recruteur.
2- Expériences professionnelles dans l'ordre antichronologique en mettant en avant vos réalisations.
3- Formation + formation continue.
4- Compétences linguistiques et informatiques.
5- Centres d'intérêts. Parce que c'est mon dada et que j'y tiens !

Comme je le disais plus haut, je ne parviens pas à saisir l'intérêt du "CV par compétences" ou par métier, ayant un mal fou à reconstituer un itinéraire, surtout lorsque les dates, et c'est généralement le cas, se mélangent. Se mettre à la place du lecteur ne consiste pas à avoir mis en avant - coûte que coûte - un parcours tout lisse en l'articulant autour de deux ou trois fonctions tenues depuis nos débuts professionnels, car, nous commençons à le savoir, nos expériences ne répondent pas forcément à la logique absolue. Et non.... ce serait trop simple.

Entre nous, il est tentant de gommer ou de diluer les soubresauts du parcours en les regroupant pas grandes catégories, néanmoins, mon petit doigt me dit (encore lui!!) que le cerveau humain a besoin de repères pour une parfaite compréhension, ces repères sont très souvent chronologiques, suivant un cheminement auquel tout le monde peut se raccrocher : le temps.

Puisque l'ensemble de notre démarche consiste à rendre notre candidature la plus impactante possible, y compris en la rendant "évidente" auprès du recruteur, travaillons encore et toujours à sa simplification, construisons chacune des rubriques en suivant un principe de base : la rendre fluide et accessible en évitant de monter une usine à gaz faite de détours et de non-dits.
Enfin, il est peu probable que vous soyez recruté pour la fonction occupée en 1985 (pour les plus anciens d'entre nous!), aussi travaillons plus en détail les postes tenus depuis une dizaine d'années et survolons ceux qui sont antérieurs, sans pour autant les omettre !

Le pour quoi mieux que le comment !

Nous travaillons depuis quelques temps déjà sur la construction du CV, nous attachant à mettre en avant les réalisations, la façon dont nous avons tous contribué au développement des entreprises, celles qui ont eu l'immense chance de bénéficier de nos compétences. Vous avez vu, je ne suis pas très modeste dans mon approche!

Le tout étant d'avoir suffisamment d'honnêteté intellectuelle pour reconnaître que l'on a servi à quelque chose, contribuant directement ou indirectement :

-à l'augmentation d'une quantité (chiffre d'affaires, marge, rentabilité, nombre de dossiers traités, temps de passage de dossiers, etc, etc...),
- au développement d'une qualité, plus difficilement "étalonnable" ou mesurable (niveau de compétence des collaborateurs, satisfaction client, ambiance, communication, encore une fois etc, etc...).

Beaucoup d'entre nous pêchent par excès de modestie "oui, j'ai fait ceci ou cela, mais entre nous, pas de quoi fouetter un chat, cela faisait partie de ma fonction, "j'ai fait le job!", je ne vais pas m'étendre car je n'ai rien de spécial à dire sur ce sujet !".

Erreur ! Erreur fatale ! Ce que nous percevons comme normal nécessite une réflexion profonde... qui pourrait se révéler unique et précieuse... arrêtons d'être modeste dans nos candidatures, soyons juste lucide !

Arrêtons nous deux secondes et posons nous les questions suivantes à propos de toute action jugée "normale" ou insignifiante : Que se serait-il passé si nous n'avions pas correctement accompli telle ou telle tâche du quotidien ? Quelles auraient été les conséquences d'un travail mal fait, bâclé? Quel était le but de ces "petites" actions? Grâce à ces questions, nous mettrons le doigt sur un aspect fondamental de notre candidature -et fort précieux aux yeux du recruteur - : nous saurons expliquer, non pas le "comment je procédais chez mon dernier employeur" mais bien le "pour quelle(s) raison(s) j'accomplissais de telle ou telle façon mon travail".

Bon, je résume, abandonnons nos vieux réflexes de vouloir expliquer par le détail le "comment", attachons nous à mettre en avant le "pour quoi". Mon petit doigt me dit que chez certains, d'entre nous, notre propre perception (et par conséquent celui du recruteur) sur tout ce que nous pouvons apporter à l'entreprise n'en sera que plus positif. Enfin, et je conclurai sur ce point, mettons nous un instant à la place de l'entreprise, préférerions nous un candidat exécutant correctement les fonctions contenues sur la fiche ou plutôt un candidat conscient des enjeux de sa fonction dans l'organisation? Pour moi, c'est clair comme de l'eau de roche !

Chic, voilà le facteur !

Les temps ont changé, je ne reçois plus de courrier au bureau, quelques publicités, une revue que j'emporte à la maison pour la lire plus tranquillement, quelques lettres d'organismes étatiques, un recommandé... bref, le service courrier de l'entreprise moyenne s'est assoupi depuis bien longtemps ! Comme tout le monde, je reçois l'ensemble des courriers par e-mail, parfois par fax (et encore ! Uniquement en provenance de quelques pays spécifiques - dont la France), ma boîte de réception me servant de coupe-papier.

Pourquoi cette réflexion d'ancien combattant ? Tout simplement parce que je remarque que le courrier papier que je reçois chaque jour représente un petit volume de documents que je consulte bien plus attentivement que sur l'écran de mon PC. Et oui, je suis comme ça, je prête naturellement une attention particulière à ceux qui écrivent encore et glissent leur lettre dans une enveloppe portant mon nom.

Peut-être vous souvenez-vous de la méthode "CV-push" que j'encourage à mettre en place dès que le jeu en vaut vraiment la chandelle (voir ici), je vous invite maintenant à préparer un courrier que vous enverrez dans les entreprises ou cabinets de recrutement que vous souhaitez absolument "accrocher", mentionnez bien la formule magique "confidentiel" pour vous assurer que le courrier atteint la personne ciblée. Personnellement, je glisserais ma lettre de motivation et mon CV dans une enveloppe blanche format A4 de façon à ce que mon courrier reste impeccable et ne souffre pas de plis disgracieux... Bon OK, je pousse le bouchon un peu loin.
Enfin, pour une question de budget, privilégiez ce type de candidature au profit des annonces correspondant à votre profil (un bon moyen de ne plus automatiser ses envois !).

Message personnel

Bon, voilà, nous y sommes, vous avez sélectionné une annonce, elle correspond à vos recherches, vous vous sentez en mesure de postuler et estimez que vos aptitudes pourraient parfaitement convenir aux critères du recruteur. Vous avez travaillé une belle lettre de motivation dans laquelle vous expliquez pour quelles raisons vous vous verriez bien passer les prochaines années de votre vie au service de l’entreprise en question et ce que vous pourriez lui apporter, de plus, votre CV est orienté selon les compétences recherchées.

Ok, ok, vous êtes paré… Ne reste plus qu’à envoyer le tout à l’adresse mentionnée dans l’annonce. Deux écoles semblent coexister : celle qui préfère joindre ces deux éléments en pièce jointe, et l’autre qui incorpore la lettre de motivation au corps du message.
Je suis d’accord avec vous, ce n’est pas le débat du siècle, on a déjà vu plus transcendant ! Pourtant, si l’on suit une certaine logique, celle de « forcer » la lecture du CV pour obtenir un entretien, je crois nécessaire de chasser toute perte de temps chez le recruteur ou tout obstacle qui annulerait sa volonté d’aller plus loin…

Imaginez plutôt : « Monsieur le recruteur, j’ai le plaisir de vous adresser ma candidature au poste de Truc, aussi trouverez-vous ci-joints ma lettre de motivation ainsi que mon Curriculum Vitae. Cordialement, Pierre Denier ». Bon plutôt expéditif, bref.
Le recruteur clique sur la première pièce jointe, mince, c’est le CV, revient en arrière, clique sur l’autre lien, parcourt rapidement la lettre de motivation, la referme (définitivement) et clique à nouveau sur le CV …

Et bien, rendons lui service à ce recruteur, évitons le petit message d’accompagnement qui ne sert à rien si n’est à dire : « ce que je vous écris est sans importance, ouvrez les pièces jointes pour me découvrir car l’important est ailleurs ! » - je sais, j’ai tendance à exagérer les situations ! Je vous invite par conséquent à faire plus simple, incorporez votre lettre de motivation dans le corps du message, vous favoriserez ainsi très simplement l’accès au curriculum vitae, en un seul clic, et lorsqu’il le refermera, il tombera à nouveau sur votre e-mail, et donc sur votre belle de motivation avec vos coordonnées téléphoniques en signature, c’est magique !

Dernière astuce, faites en sorte que votre courrier ne soit pas trop long et qu’il tienne intégralement sur l’écran (disons un 15 pouces) du recruteur.

TAO et manager ?

A ceux qui me fréquentent sur les différents réseaux sociaux de la toile, j’évoquais récemment mes doutes quant à l’adaptation de principes issus du Taoïsme au management, mettant en avant ma préférence pour l’Ethique de Spinoza. Néanmoins, l’eau a coulé sous les ponts (c’est le cas de le dire !) et terminant la lecture de l’ouvrage de Marc Halévy « TAO et management », j’ai retenu un point – entre autres - que je souhaite partager avec vous.

Ennemi de la complication inutile (merci Fabien), il définit dans son livre les fonctions et rôles du manager. Loin de moi l’envie de résumer ses réflexions, je vous épargnerai sur ce point, ne partageant (bêtement ?) globalement pas son approche (aïe !) que je vous laisse découvrir et apprécier – notamment sur l’inutilité des objectifs et des plans.

Bon, j’ai tout de même retenu beaucoup d’éléments passionnants qui remettent en question notre approche « occidentale » du monde de l’entreprise. Souvenez-vous, nous évoquions récemment une question récurrente posée par le recruteur : « c’est quoi pour vous un bon manager, acheteur (tout ce que vous voulez)… ? » (voir ici). La réponse, simple et efficace, de Marc Halévy tient en cinq points, pour lui, un bon manager doit être :

- Lucide,
- A l’écoute,
- Intuitif,
- Confiant,
- Pragmatique.

Pas mal non ? Vous remarquerez que ces qualités répondent à cinq sens bien distincts, le premier répond à la capacité du manager à voir clair (agir avec méthode, avec application…), le deuxième à ouvrit tout grand ses oreilles (rester attentif, vouloir comprendre, s’intéresser aux autres, à son environnement, se mettre à la place de…), le troisième à flairer l’air du temps (se tenir informé, être à l’affût, « réseauter »…), le quatrième, un peu plus tiré par les cheveux reposerait sur notre faculté à savourer les victoires (soyons aussi lucides quant à nos succès !), enfin, le cinquième sens est relatif au toucher puisqu’il s’agit de toucher l’essentiel grâce au pragmatisme.

Ne trouvez-vous pas que tout cela relève du bon sens ? J’aime beaucoup cette approche simple à laquelle j’aurais personnellement ajouté la détermination qui pourrait impliquer le goût de bien faire et d’aller au bout… de ses objectifs pour le développement de l’entreprise par exemple, mais restons Tao, le résultat n’est que la conséquence d’un cheminement !