Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


A bientôt !

Bonjour ! En ce 24 juillet, j'ai souhaité vous adresser un message vocal pour marquer la fin de la première saison du blog. Nous nous retrouverons le lundi 24 août, d'ici là, je vous invite à me rejoindre sur Facebook ou Twitter !

Message vocal : appuyer ici .... mais pas ici.

Merci de votre confiance, à très bientôt !

Haut Les Coeurs !

Un bon début !

Vous êtes jeune, vous êtes riche, vous êtes beau ? Non, je rigole… je recommence : Vous êtes jeune, vous débutez votre vie professionnelle ? Oui ? Alors savez-vous quelles sont les qualités qui seront recherchées chez les débutants comme vous ?

Votre expérience est bien entendue limitée, quelques stages, une formation et pourtant, pourtant, chaque jour des dizaines de jeunes inexpérimentés sont recrutés un peu partout, votre tour viendra bientôt, soyez en assuré. Rappelez-vous que tout le monde a débuté un jour ou l’autre !

Néanmoins, vous êtes vous posé la question de connaître les qualités qui sont recherchées chez les jeunes ? Je vous invite à prendre quelques minutes et à centrer votre réflexion sur les qualités attendues chez un débutant.

D’une jeune personne en recherche d’emploi, l’on attend bien entendu du dynamisme, de l’adaptabilité, que l’on perçoive ses capacités à prendre des initiatives en complète autonomie, qu’ils aient le sens des responsabilités, une attitude enthousiaste, positive qui facilitera leur intégration à une équipe. Ayez le sens du respect, de l’écoute et de la courtoisie…

Quelle différence avec les autres demandeurs d’emploi ? On s’attachera moins à travailler sur vos qualités techniques (encore théoriques) pour se focaliser peut-être davantage sur votre personnalité. Bien sûr, les qualités citées ci-dessus doivent apparaître dans chaque candidature, mais vous, les jeunes, vous devez vraiment travailler ces points pour être le plus impactant possible en entretien et que le recruteur se souvienne de vous au moment du bilan des entretiens !

Formation bis !

« Parlons de votre formation ! ». Mince alors, tous les sujets qui fâchent ! « Écoutez Monsieur, j'ai toujours travaillé, toute ma vie, cela ne m'a pas laissé beaucoup de temps pour étudier, j'ai disposé de très peu de temps pour me former, et puis mes diplômes me sont aujourd'hui amplement suffisants ! ».

Quel que soit votre niveau de formation, montrez que vous avez toujours concilié votre propre cheminement aux exigences professionnelles liées aux postes occupés. En d'autres termes, la formation est continue, constante, de chaque instant et ne saurait se limiter à une période passée et figée de votre vie.

La question relative à la formation est un bon moyen de mettre en avant votre implication, votre capacité à rebondir, à vous former et aller de l'avant. Communiquez sur votre envie de progresser, d'apprendre, d'améliorer vos connaissances, de les enrichir par tous les moyens (livres, presse, médias, réseaux, amis, famille...). C'est également un thème qui vous permet de questionner à votre tour le recruteur : « Quelle est votre politique de formation continue, à quel type de formation interne le recruteur pense-t'il ? ».

Je suis parfois étonné d'entendre : « mes parents ont voulu que je... », ou bien « par atavisme familial, j'ai naturellement choisi... ». Parlez de vous ! De ce qui vous anime, de ce que vous êtes et pas de ce que l'on veut que vous soyez ! Et voilà, je m'emporte !

Encore une fois, la conviction, l'enthousiasme seront souvent vos meilleurs atouts, pourvu que vos choix soient assumés et vos réponses cohérentes (relire le billet sur le fil rouge).

Conseils & Co

« Pffff, vous me dites de mettre un titre à mon CV, je viens d'avoir exactement l'avis contraire ! Vous me dites qu'un CV sur deux pages n'est pas un obstacle, je viens de rencontrer un recruteur qui me conseille formellement de tout faire tenir sur une page... Qui croire ! »

Qui croire, qui croire...? La réponse est évidente ! Vous devez croire en ce qui vous paraît le plus révélateur de ce que vous êtes ! Partons du principe que chaque personne que vous consulterez ou questionnerez apportera sa touche, son conseil. Le CV parfait n'existe pas et finalement, les conseils n'engagent que ceux qui les suivent !

Un spécialiste vous conseillera blanc tandis que son concurrent vous conseillera noir. Quoique vous fassiez, la version finale de votre CV ne convaincra malheureusement pas tout le monde, raison de plus pour garder vos convictions et idées si vous êtes certain qu'elles correspondent à ce que vous souhaitez exprimer.

Mon éclairage est celui d'un cadre dirigeant qui est amené à recruter depuis de nombreuses années et qui au bout de plusieurs milliers de CV étudiés - en détail, commence à avoir l'oeil affûté pour déceler quelques points d'amélioration. J'ai personnellement testé les services payants de spécialistes du recrutement, je dois avouer que leurs conseils, avisés bien entendus, m'ont plongé dans le désarroi le plus total, l'un exprimant l'exact contraire de ce que l'autre avançait.

Gardez à l'esprit que le bon sens doit guider votre démarche, mettez vous à la place de celui qui doit examiner votre candidature et une grande partie du chemin sera réalisée. Par conséquent, ne suivez que les conseils qui vous persuadent et évitez de dépenser trop d'argent auprès de spécialistes qui, moyennant finances, vous conseillent dans cette période forcément transitoire (je ne vais pas me faire que des copains !).

Enfin, ne retenez que les conseils qui vous mettent à l'aise, ceux qui contribuent au fait que vous croyez en l'impact de votre candidature ! Hauts les Coeurs !!!

à méditer...

Les deux choses les plus importantes n'apparaissent pas au bilan de l'entreprise : sa réputation et ses hommes.

Henry Ford


Merci Pierre-Yves pour cette belle citation !

Bien formé !

« Oh, vous savez, j'étais jeune, j'ai suivi ces cours parce que je n'avais pas d'idée précise de ce que je voulais faire, alors ce que j'en pense...! ».

Évoquer son cursus, le choix de certaines spécialisations, c'est aussi démontrer et révéler comment vos compétences, variées et riches pourraient être utilisées par l'entreprise qui recrute. Évidemment, même si elles sont parfois très éloignées des emplois que vous recherchez aujourd'hui, vos études vous ont façonné, vos connaissances, soit par leur contenu, soit par leur approche, vous permettent aujourd'hui d'aborder des problématiques avec méthode et rigueur, dans les règles de l'art.

Insistez donc sur le bienfait de vos études, soyez rock'n roll, ne regrettez rien ! Le maître mot, lorsque l'on évoque son passé, ses choix, c'est « l'enthousiasme » : « Oui, j'assume mes choix ! Mes études m'ont beaucoup apporté sur le plan professionnel et personnel, d'ailleurs, j'utilise tous les jours les connaissances acquises ».

Enfin, il se peut qu'un cours se soit révélé décevant, pas très grave ! N'oubliez pas qu'« il y a partout des fleurs pour qui sait les voir ! ».

En entretien de recrutement, n'hésitez pas à faire des parallèles entre vos études et le poste en question, vous trouverez forcément des points communs (connaissances requises, qualités développées, compétition, sélection...) qui mettront en avant certains de vos choix et le poste en question.

Dernier point, gardez à l'esprit que si vous êtes convoqué à un entretien de recrutement, c'est tout simplement parce que vous êtes dans la cible et faites partie des profils intéressants ! Alors assumez tout ! Avec le sourire !

Dream Team

« Bien, dans l'équipe déjà constituée, vous trouverez un ancien militaire, grincheux, très colérique mais diablement efficace, une personne en poste depuis trente sept ans, deux jeunes débutants et la fiancée du fils du PDG... Comment pensez-vous vous intégrer à cette équipe ? »

« ... (long silence.... trop long silence en fait)....Euh... ce sera plutôt à eux de m'intégrer, je ne pourrai pas faire grand-chose ».

Bon sang, c'est quand même un excellent signe lorsque le recruteur vous décrit une équipe, aussi spéciale soit-elle, vous ne croyez pas ?

Évidemment, vous ne pouvez que vous réjouir d'intégrer une équipe comme celle-là. Soulignez votre impatience de démarrer votre collaboration, la nécessité d'une relation qui permette à chacun de trouver sa place, vous mettrez en avant votre volonté d'observer pour ensuite offrir vos compétences, vous ajouterez enfin que vous pourrez vous appuyer pleinement sur l'expérience de chacun. Bref, pas question de montrer vos doutes et craintes, interdiction de relater vos préférences du travail en solitaire, de votre individualisme. Le fatalisme n'est pas de rigueur non plus, évitez de répondre « on verra bien ! » mais posez des questions, montrez votre intérêt pour l'équipe que vous pourriez rejoindre : » quelles sont plus précisément leurs fonctions ? ».

Enfin, à cette question liée à la façon dont vous vous intégrerez à l'équipe, sortez tout simplement votre agenda et demandez en souriant de fixer un rendez-vous pour faire connaissance avec toute l'équipe !

Sollicitez !

Vous multiplierez vos chances de rencontrer les décideurs si vous avez correctement effectué vos recherches sur l'environnement de l'entreprise à laquelle vous vous vous adressez.

Pourquoi ? Parce que vous aurez bien réfléchi à des idées, des concepts qui peuvent aider votre interlocuteur, parce que vous pouvez lui apporter un nouvel éclairage, un nouvel angle sur la manière dont il aborde sa fonction.
La meilleure façon d'accrocher un rendez-vous : ce n'est pas de demander mais plutôt d'offrir ! "Je souhaite vous rencontrer dans le cadre d'un rendez-vous informel afin de vous faire part de ma vision de votre secteur d'activité que je connais particulièrement bien, de plus je serais heureux de connaître votre opinion sur...". Vous aurez beaucoup plus de chances de décrocher un emploi si vous parlez régulièrement aux décideurs avant qu'un poste ne soit libre.

Alors, allez-y, multipliez les contacts, appelez, sollicitez, renseignez-vous, travaillez vos fichiers, faîtes-vous connaître. Selon une étude que je lisais récemment, parler à de nombreux décideurs chaque semaine écourte très sensiblement la durée de recherche d'emploi. Certains vous enverront promener (pas le temps, m'en fous...) et puis d'autres, nombreux, accepteront de passer quelques minutes avec vous en entretien.

Liberté, Égalité, ...

En ce 14 juillet, je ne peux résister de vous proposer ce projet qui continue de m'animer... Billet du 21 avril 09

Allez, à mon tour de me jeter à l'eau. Plouf !

Je désire soumettre à vos commentaires un projet que je caresse depuis quelques semaines. Votre avis m'est précieux !

Nous sommes globalement d'accord pour dire que notre société est malade, précarité des emplois, exclusion des jeunes, des plus anciens, accumulation de CDD, délocalisations, crise financière, crise économique, crise sociétale... Bref, ce n'est pas folichon !

Nous rêvons de solidarité, d'entraide, de proximité, de respect... nous rêvons, de Fraternité.
Sans être naïf, je me dis pourtant que nous aspirons tous à un changement, évidemment, d'abord celui des autres mais finalement, nous, que pouvons nous apporter, chacun dans notre coin ?

Personne n'est à l'abri du chômage, tout bascule, vite, impitoyablement. Ma proposition serait la suivante : qu'un actif suive, aide un demandeur d'emploi et que ce dernier s'engage dès qu'il aura réintégré un poste à parrainer une personne en recherche dans son secteur géographique.

Pour cela un outil : internet, l'incontournable pour le lien, cela signifie la création d'une base de données, de rencontre, où les volontaires bénévoles s'inscrivent et contactent, parce que c'est à nous de faire le premier pas, ceux qui ont besoin d'aide.

Quels bénévoles me direz-vous ? Eh bien vous qui êtes en poste, ouvriers, employés, cadres.
Pour quel public ? Pour tous ceux qui recherchent un emploi.
Pour quoi faire ? Être là, écouter, chercher à deux, éplucher ensemble les annonces et partager ce poids tellement "bouffant" qui pèse sur les épaules de beaucoup de nos concitoyens.
Pour quelle finalité ? Simplement prendre les choses en main et faire en sorte de contribuer au "mieux-être" de nos voisins, donner ce que l'on aimerait recevoir dans pareille situation.

Vous l'aurez compris des volontaires seront nécessaires aux quatre coins de la France, mais également des informaticiens ou spécialistes d'internet pour créer ce site. La presse nationale commence à s'intéresser à ce projet, alors, fonçons, lançons nous sans calcul. Et vous qu'en pensez-vous ? pierredenier@gmail.com

Travailler son réseau.

Savez-vous quelle question poser aux contacts fournis par votre réseau ? Avez-Vous un job pour moi ? NON !!! Stop, pas ça !
Les contacts de vos réseaux vous permettent de "mailler" un secteur professionnel, une activité, une région. Sollicitez vos contacts pour obtenir des noms, demander des informations, des conseils sur votre recherche, sur une fonction que vous maîtrisez peu, un métier que vous souhaiteriez pratiquer. Un peu de psychologie que Diable ! Vous êtes demandeur, alors faites en sorte de mettre votre interlocuteur dans les dispositions de vous recevoir, demandez un renseignement, n'oubliez pas qu'il est plus facile de donner un conseil qu'un emploi !

Au fur et à mesure de vos rencontres, de vos entretiens, de vos questions vous établirez une carte des noms d'entreprise, des décideurs, des postes occupés. Vous laisserez bien entendu vos coordonnées, votre CV ("je peux vous laisser un CV si vous entendez parler d'un poste qui correspond à mon profil..."), vous laisserez également une empreinte ou un souvenir si vous préférez.

Enfin, la règle d'or, n'oubliez pas de remercier de l'accueil que vous avez reçu, remerciez, remerciez et remerciez encore (au passage, mettez votre CV en pièce jointe).

à méditer...

Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple.

Jacques Prévert

Tu vends ou tu vends pas ?

- "Vous voulez être commercial chez nous ?" - Le recruteur se saisit d'un presse-papiers trônant sur le bureau en Formica... - "Vendez-moi cet objet !"

(T'es sympa toi... tu l'as déjà acheté ton truc minable...) Et pourtant, vous ne devez pas refuser le défi. L'exercice me déplaît considérablement mais semble usuel. Le principe de cet exercice ? Déterminer de quelle façon vous établissez le contact avec un client potentiel, êtes-vous en mesure de vous adapter, de faire face aux imprévus, gardez-vous une constance, un sourire franc ?

Deux idées de base pour appréhender le sujet :
- La première consiste à faire parler votre interlocuteur, l'argumentaire de vente provient toujours du client ( son attente, ses besoins, ce qui l'anime).
- La deuxième : maîtriser le process de vente (questionner, proposer une offre, négocier et conclure) tout en l'entraînant à toujours répondre par l'affirmative.

Jusque là, ça va. Le hic, c'est que la vente est tout sauf de l'improvisation, de la "tchache" (pas certain de l'orthographe !). Le conseil de base : relever avec TRÈS grand plaisir ce défi et demander quelques instants de préparation. Quelle que soit votre prestation, vous aurez rassuré le recruteur sur le sérieux de vos méthodes et de votre approche commerciale, sur votre maîtrise du process de vente.
Pauvres commerciaux...

Fifty - fifty !

Nous avons évoqué la question des prétentions salariales, qu'en est-il du mode de rémunération ?
"Moi, je refuse toute rémunération variable sur objectif, j'ai des charges qui sont fixes elles !". Ça part mal, pas terrible comme approche. Non, vraiment pas...

Bon tout le monde veut un fixe le plus élevé qui soit et un variable sur objectifs facilement réalisables ! Le contraire relèverait de la crétinerie la plus totale, néanmoins, la façon dont je vous livre mon point de vue n'est absolument pas à suivre, grand Dieu !

La question traitant de la part variable révèlera votre esprit aventurier ou réservé, votre côté pantouflard ou baroudeur, votre capacité à prendre vos responsabilités, votre confiance en vous.
Bien entendu, vous ne devrez pas afficher l'indifférence, il s'agit de votre avenir, de votre rémunération, vous devrez forcément vous intéresser au thème et donner clairement votre avis sans "bouder" une partie aléatoire.

En gros le discours à tenir ( accompagné d'une bonne dose d'enthousiasme ) : vous aimez les défis, vous aimez les responsabilités et êtes prêt à les assumer. Cependant, avant de trop vous exposer et de proposer directement une répartition Fixe / Variable, je vous invite à questionner le recruteur : " Vous évoquez une rémunération variable, dites m'en plus, je suis ouvert...". A lui de jouer !

Qu'aimiez-vous ?

- La cafétéria était remarquable, un choix d'entrées, une crème brûlée, vous n'imaginez pas !
- Effectivement, très impressionnant, mais je n'attendais pas ce genre de réponse. Je répète, qu'avez-vous le plus aimé dans votre dernier emploi ?

J'ai choisi de prendre la cafétéria comme exemple de réponse ratée mais j'aurais pu imaginer une réponse tournant autour du salaire, la vue de votre fenêtre de bureau, la place de garage à proximité de l'ascenseur. J'aurais pu vous conseiller de ne pas brosser un tableau idyllique de votre ancien employeur, les trémolos dans la voix, la lèvre inférieure tremblant au souvenir ému des heures joyeuses.

Bref, vous devrez vous concentrer, garder votre enthousiasme en relatant les réalisations qui vous ont enchanté, en mentionnant le caractère polyvalent de vos différentes missions, vous ouvrant du même coup des perspectives d'évolution.

Faites le parallèle entre les valeurs de l'entreprise et celles qui vous habitent, précisant qu'elles ont toujours fait partie de vos critères de sélection des entreprises pour lesquelles vous avez travaillé. Enfin, ce que vous avez aimé dans votre dernier emploi, c'est d'évoluer et d'être aujourd'hui dans les meilleures conditions pour prétendre que vous êtes le candidat parfait pour poser sa candidature au poste offert.

Trop cher !

Un autre thème qui mérite quelques instants de réflexion : la rémunération. Qu'avez-vous l'habitude de répondre à cette question insidieuse : "Quelles sont vos prétentions salariales ?".

Gloups... Vais-je taper trop haut ? Si je te dis ce que je veux, vas-tu t'enfuir en courant ? Mes prétentions sont-elles trop prétentieuses ? Si ça se trouve, il a un budget supérieur à ce que je souhaite demander...
Quel casse tête !

Première chose, vous ne devez pas aborder ce point en premier. Laissez faire votre interlocuteur et reposez-vous sur sa conduite d'entretien. Ne cherchez pas non plus à donner un chiffre précis en "réévaluant" votre dernier salaire. Vous avez en revanche l'occasion de montrer votre savoir-faire en terme de négociation. Mettez ou remettez en avant vos réalisations . En guise de réponse, vous avez parfaitement le droit de demander quel est le budget prévu pour ce type de poste... Après tout, chacun vient avec ses questions !

Les commerciaux connaissent bien l'objection : "Vous êtes trop cher !". Personnellement, je réponds de cette façon : "M. le Client, dois-je comprendre que mon offre vous convient sur tous les plans (technique, service, délai, prestation) et que si nous trouvons un accord sur le prix, vous signerez le contrat ?".

Alors pourquoi ne pas répondre de la même façon au recruteur : "M. le recruteur, êtes-vous en train de me faire une proposition d'embauche ?" ou bien "M. Le recruteur, mes prétentions se situent entre tant et tant, mais si nous tombons d'accord pour le poste, nous serons forcément d'accord pour la rémunération".

Chassés !

Certains reconnaîtront une question habituelle, récurrente dont la réponse n'est pas aussi aisée qu'elle n'y paraît : "Où en êtes-vous dans vos recherches ? Avez-vous d'autres offres en cours ?".

Effectivement, êtes-vous un candidat recherché ? Avez-vous du succès ? Risquez-vous de faire perdre du temps au recruteur en vous engageant plus rapidement avec une autre entreprise ? Bref, il faut marcher sur des oeufs et préférer une réponse préparée plutôt que de laisser la place à l'improvisation totale.

Bien entendu, une réponse comme "Non, je n'ai rien en cours, vous êtes ma première opportunité depuis plusieurs semaines..." est à éviter. Pas question de laisser entendre que votre recherche est délicate et que les opportunités d'entretiens se comptent sur le(s) doigt(s) de la main.

Le message de la réponse que vous aurez à élaborer tient en deux points :
1- Vous avez d'autres opportunités car votre profil intéresse les recruteurs.
2- Vous devez faire comprendre que malgré vos autres possibilités, c'est avec lui que vous souhaitez aller plus loin. Question d'intérêt et de motivation.

Vous n'aimez pas mentir ? Je vous comprends mais vous n'avez pas d'autre alternative, ce n'est pas la peine de communiquer sur une recherche difficile.

Gra-faux ou gra-vrai ?

Graphologie !! Enfer et damnation... Oui, GRAPHOLOGIE !!!
Ce mot vous fait trembler ? GRAPHOLOGIE !! Je vous taquine...
Les grands détracteurs de la grapho vous diront que le procédé ne repose sur aucun fondement scientifique.

Bien... Partons du constat que le graphologue ne se substitue pas au rôle du recruteur, une sélection par l'analyse de l'écriture serait purement fantaisiste et grotesque. En revanche, une analyse graphologique sérieuse apportera un nouvel éclairage au recruteur, lui confirmant ou non ses premières impressions. Par conséquent, une analyse graphologique prend toute sa dimension à l'issue d'un entretien.

On vous demande une lettre manuscrite ? Génial, vous êtes dans la course et vous incorporez la "short list". Faites confiance, ne refusez pas la proposition. Un graphologue ne prend pas de décision, il émet une analyse qui en aucun cas ne peut servir de verdict. A titre personnel, j'ai parfois sollicité les analyses d'un graphologue dans le cadre d'un recrutement, et n'ai jamais considéré les arguments présentés comme implacables. J'ai recruté des candidats malgré l'avis plutôt négatif de graphologues. Comme quoi...
Bon d'accord, je m'en mords toujours les doigts. Mais non, je plaisante !

Les analyses ne détermineront jamais vos compétences techniques, votre quotient intellectuel, ni votre milieu d'origine, votre âge, votre sexe... Votre honnêteté, loyauté, courage, ne seront jamais certifiés par un graphologue... Ne trouvez vous pas que certains de ces éléments sont pourtant déterminants dans un recrutement ?

En revanche, l'analyse portera sur votre aptitude à être pragmatique, concret, elle s'attachera à déterminer la façon dont vous raisonnez, votre logique, la forme d'autorité que vous utiliseriez dans le cadre d'un travail de management. Il semble que l'écriture reflète le caractère d'un candidat, sociable, esprit d'équipe... au moment où la lettre est écrite. Il ne peut donc pas s'agir de psychanalyse !

Je vous invite à ne pas tricher ou tenter de déformer votre écriture (cela me rappelle mon fils qui s'amuse parfois à imiter ma signature : cela se devine un peu), ce n'est pas la beauté de la calligraphie qui en dit le plus ! Si vous êtes gaucher, pensez à la signaler en Post Scriptum.

J'ai reçu une lettre d'un premier ministre en 1996, une lettre manuscrite... je peux vous assurer que son écriture ne le servait pas ! Pourtant...

L'objection senior...

"Vous avez encadré jusqu'à vingt personnes, ne pensez-vous pas que vous vous ennuierez en ne manageant que deux personnes dans le poste que nous proposons ?". En gros vous entendez dans ce genre de question : n'êtes-vous pas sur-dimensionné pour le job ? Bonne question en effet qui relève également d'une objection indirecte sur l'âge...

Je pense qu'il ne faut pas relativiser ou diminuer votre expérience, et au contraire assumer la dimension que vous représentez. "Effectivement, je sais manager de grandes équipes, c'est ce que j'ai fait pendant X années." Vous devrez faire comprendre que votre motivation est entière pour le poste proposé et que votre motivation porte sur un autre aspect : "Ce que je considère comme motivant et passionnant dans la mission que vous m'avez décrite, c'est le défi d'emmener cette équipe vers la réussite".

Résumons : vous gardez le sourire, vous ne vous étonnez pas de la question, première approche : "Vous avez raison de souligner que...", puis vous détournez le recruteur de l'objection en abordant un nouveau thème, celui qui vous pousse à postuler, l'idée étant de faire comprendre que votre expérience dans tel ou tel domaine est la garantie du succès de la mission. Avec un peu d'entraînement, vous serez capable d'aborder les objections sereinement et ne vivrez pas l'objection comme un acte de guerre !

Vive l'été !

Nous y sommes ! L'été, les fortes chaleurs, le bruit des grillons (pour ceux qui vivent à la campagne), la fluidité du trafic routier (pour ceux qui vivent en ville). Les enfants ne vont plus à l'école, les offres d'emploi sont moins nombreuses, les cabinets de recrutement ferment pour la plupart en Août. Il est donc temps de relever la tête et de vous détendre en consacrant un peu moins de temps à votre recherche d'emploi.

Pour ceux qui ont un ordinateur portable, même loin de chez vous, vous recevrez vos alertes et serez en mesure d'y répondre. Essayez de profiter des bornes gratuites WIFI qui sont de plus en plus nombreuses.
Pour les autres, deux options s'offrent à vous :

La première consiste simplement à reporter vos réponses à votre retour, évitez néanmoins de vous absenter plus de 3 semaines.

Pour la seconde option, vous aurez pris soin d'emmener avec vous une clé USB contenant votre CV et lettre de motivation (vous pouvez également les stocker sur un site web -type Google documents), puis, rendez-vous dans un cyber café ou bien dans une agence du Pôle Emploi, vous ferez suivre vos candidatures toutes les deux semaines environ.

Encore une fois, ne culpabilisez pas à l'idée de diminuer le rythme de vos recherches durant quelques semaines, sachez recharger les batteries, prenez le temps de travailler sur votre projet professionnel et n'oubliez pas que même en vacances, vous pourrez travailler votre réseau en jouant la carte de la détente !

Je profite de ce billet pour vous informer que le blog fera une pause du 24 juillet au 23 Août pour reparti de plus belle à la rentrée.