Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... Coach Emploi


à méditer...

Je n'ai jamais rencontré d'homme si ignorant qu'il n'eut quelque chose à m'apprendre.

Galilée

Une bonne diction !

Une bonne élocution favorisera évidemment la transmission de votre message. Il n'est pas forcément utile de prendre des cours de diction dans une compagnie de théâtre, bien que la participation à ce type d'activité permette d'apprendre énormément de choses sur soi.

Je vous propose une série de phrases rigolotes, qu'il conviendra de répéter :
- Rapidement,
- Distinctement,
- Avec, pourquoi pas, un crayon en travers de la bouche,
- En faisant le poirier contre le mur de votre salon !
- Et sans chewing-gum !

Vous êtes prêt ? C'est parti :

1- Il faut qu'un sage garde chasse sache chasser tous les chats qui chassent sur sa chasse.

2- Je veux et j'exige dix-huit chemises fines et six fichus fins.

3- Si 600 scies scient 600 cigares, 606 scies scient 606 cigares... si.

4- Ciel ! Si tout se sait, c'est que ces soins sont sains et sans succès.

5- Donnez-lui à minuit 8 fruits cuits et si ces huit fruits cuits lui nuisent, donnez-lui 8 fruits crus.

6- Combien ces 6 saucissons-ci ? C'est 6 sous, ces 6 saucissons-ci.

7- Le fisc fixe exprès chaque taxe excessive exclusivement au luxe et à l'exquis.

8- Dis-moi gros-gras-grand-grain-d'orge
Quand te dégros-gras-grand-grain-d'orgeras-tu ?
Je me dégros-gras-grand-grain-d'orgerai
Quand tous les gros-gras-grands-grains-d'orge
Se seront dégros-gras-grand-grain-d'orgé

Bonne rigolade !

Dernier poste

« Parlez-moi de votre dernier poste … ». Une question classique, une façon de vérifier si votre profil correspond à celui que recherche le recruteur.

Il est chaudement conseillé par votre humble serviteur de ne pas vous étaler sur les mauvaises expériences passées : par exemple sur votre chef de service insupportable et détestable ou bien sur la très mauvaise organisation qui caractérisait votre dernier employeur, ou encore sur l’ambiance infecte qui régnait dans les services, « mon patron, ne m’en parlez pas, un vrai dingue qui ne m’a jamais compris ! ».

Vous l’avez compris, critiquer son ancien employeur est à proscrire ! Des faits, seulement des faits : résumez en quelques mots le poste que vous occupiez en décrivant sommairement le secteur d’activités de l’entreprise, qu’avez-vous réalisé durant cette expérience, quels sont vos résultats, à quelles problématiques avez-vous été confronté, comment les avez-vous contournées, comment avez-vous su mettre en avant vos compétences, que vous ont-elles permis de réaliser.

Évoquer son dernier poste, peut également vous permettre d’exposer votre dernier environnement de travail, les contraintes et enjeux, l’évolution de votre métier, votre vision de la mission confiée et ce qu’elle suppose à plus ou moins long terme.

Enfin, il s’agit ici pour le recruteur de s’assurer que vous êtes familiarisé avec les missions qu’il propose aujourd’hui, la recherche d’informations sur l’entreprise ou son secteur d’activités, prend ici tout son sens. Il est recommandé d’avoir une vision limpide des contraintes et enjeux de l’entreprise concernée afin de créer des « ponts » et points communs entre votre précédente activité et celle que vous convoitez.

Les objectifs !

Maîtriser et connaître son objectif, est la clé qui permet d'engager toute sa personnalité dans un entretien. Par « engager », j'entends être authentique et congruent, c'est être « raccord » avec soi, avec l'image que l'on communique et le message que l'on veut faire passer.

Je reviens donc sur ce point, vous avez construit votre projet professionnel, vous savez ce que vous voulez.

Comment savoir que vous obtenez ce que vous souhaitez ? En fixant des indicateurs qui mesurent l'avancée de vos progrès.

Comment saurez-vous que vous avez atteint votre but ? En fixant très précisément des objectifs de performance et de résultat.

Voilà, nous y sommes ! Une démarche efficace doit être assortie d'objectifs ! Un horizon, un but, un cap, traduits en faits, en chiffres. L'air de rien, nous sommes en train d'affiner notre process de retour à l'emploi. Quels peuvent être ces objectifs ? A vous de les déterminer mais il peut s'agir du nombre d'appels téléphoniques que vous passerez chaque jour, du nombre d'entretiens chaque semaine, du nombre de candidatures chaque semaine, du taux d'efficacité de votre démarche, des délais de réponses aux annonces.

Autre réflexion, le but d'un entretien de recrutement, n'est-il pas de mettre en commun vos objectifs avec ceux du recruteur ?


Du bon boulot !

Ai-je bien travaillé aujourd'hui ?
Oui, j'ai posé une candidature pour un poste qui m'intéresse et qui répond à mon projet professionnel, je me suis informé sur l'entreprise, son secteur d'activité, je connais les enjeux, la concurrence, quel est le devenir du poste proposé, quels sont les obstacles, les mutations inévitables du poste.

Grâce à mes recherches, j'ai construit une lettre de motivation pleine de sens, de motivation, j'ai bien mis en avant les atouts et compétences que je suis en mesure d'offrir, maîtrisant parfaitement l'environnement mon CV est impactant, répond aux questions que pourrait se poser le recruteur.

Ma démarche n'est pas automatisée, je n'ai pas diffusé mon CV tous azimuts, j'ai cherché à me différencier, à apporter des éléments qui favoriseront la prise de décision du décideur.

J'ai contacté des décideurs, sollicité des entretiens, me suis fait connaître, je connais le nom des personnes auprès desquelles j'enverrai mes candidatures spontanées. Mon tableau de suivi des candidatures est à jour, j'ai pris mon courage à deux mains, j'ai relancé, cherché à savoir, optimisé, corrigé ma démarche.

Je suis prêt à échanger avec un recruteur. Je suis confiant car mon projet est clair, cohérent, je suis confiant car mes candidatures sont toutes pertinentes, parce que j'obtiens trois entretiens sur dix sollicitations.

Je me suis comporté comme un professionnel, ayant travaillé à ma recherche d'emploi sans délai, sérieusement.

Votre bon profil

Quel est votre profil sur Viadeo, sur Linked In, Facebook et autres ? Votre parcours est-il identique à celui que vous déclarez sur le CV que vous venez d'adresser à un recruteur ?

Chaque jour, je constate un écart important entre les éléments déclarés sur ces réseaux et ceux que je reçois « en privé » sur ma messagerie. Eh oui, je contrôle les informations disponibles sur Internet avant de recevoir un candidat dont le profil m'intéresse.
Alors que faire ? Pour commencer, éviter d’être trop précis dans le déroulé du parcours professionnel sur les réseaux que tout le monde peut consulter.

Affichez les secteurs d’activités maîtrisés, évoquez brièvement ce que vous savez faire, choisissez méticuleusement le vocabulaire en privilégiant les mots clés, pourquoi pas le nom des entreprises pour lesquelles vous avez exercé.

L’idée de base est de donner envie, de faire en sorte que votre profil soit attirant, impactant. Pourquoi ne pas présenter votre projet professionnel (voir Pro Pro) en quelques courtes lignes ?

Ces réseaux vous permettent de vous mettre en avant, encore faut-il que vous soyez actifs ! Vous devez donc prendre contact, solliciter, écrire des commentaires dans les Hubs, donner votre avis d’expert, en gros, VOUS FAIRE CONNAÎTRE pour que votre profil soit consulté.

Vous transmettrez dans un deuxième temps votre CV, à ceux qui vous l’ont demandé, à ceux qui vous pourraient avoir un intérêt dans vos démarches. En tout état de cause, vous maîtriserez la diffusion de l’envoi d’informations vous concernant, ce qui aujourd’hui, représente un enjeu majeur dans votre communication ! Vous ne croyez pas ?

Copie presque conforme !

"Prendre le pas" ou bien "l'effet miroir" correspondent à une technique bien connue des commerciaux qui consiste à gagner la confiance de l'interlocuteur en adoptant (subtilement bien sûr) la même allure, le même rythme que son interlocuteur dans une conversation. Technique dont les effets sont prouvés !

De quoi s'agit-il ? Simplement de remarquer les grandes tendances des gestes de celui qui est en face de vous, s'oriente t'il vers la droite, la gauche, est-il tourné dans un sens plutôt qu'un autre, avachi, raide comme la barbe à Jacques, les jambes croisées, les deux poings posés sur la table... A vous d'enregistrer ces signaux et de les reproduire. La confiance se crée par le fait que l'une d'elle s'adapte au comportement de l'autre.

Que peut-on reproduire ? A peu près tout pourvu que vous ne singiez pas, attention à ne pas mimer votre interlocuteur ! En revanche, adoptez la même attitude physique (debout, assis, les jambes croisées, les bras croisés...), les intonations de la voix, parfois le vocabulaire, le rythme des phrases, celui de la respiration (comme le font deux amis qui se promènent côte-à-côte), la gestuelle des mains. Entraînez vous à repérer les gestes de ceux qui vous entourent, leur façon de se comporter et essayez de les reproduire. Vous maîtriserez alors une des techniques les plus fondamentales de la communication en face-à-face.

45 - 55 !

Finalement, qu'est-ce qui est important ? Ce que l'on dit ou bien la façon dont notre message est compris ? La réponse est évidente, notre seul objectif est de faire en sorte que notre message soit totalement compris, intercepté et interprété.

Là où les choses commencent à se compliquer, c'est quand on accepte l'idée que la communication n'est pas que verbale et qu'elle passe par tout notre corps, nos silences, nos attitudes, nos gestes. Pourquoi parle t'on de communication ? Parce que le cerveau de notre interlocuteur intercepte tous les signaux (inconsciemment bien entendu). Et comme chaque personne a sa propre vérité subjective, l'interprétation du message que vous souhaitez transmettre peut varier d'une personne à l'autre.

D'une façon générale, le contenu de la communication est 45% lié au langage (Ce que je dis et la façon dont je le dis) mais 55% lié au "langage" du corps ( gestes, mimiques, mouvements...).

Heureusement les langages du corps s'adaptent très souvent à l'interlocuteur (par exemple, en parlant dans la rue, vous marcherez au même rythme que votre ami, ou bien, vous vous baisserez pour parler à un jeune enfant). De la même façon, dans le cadre de la communication verbale, votre langage s'adaptera également à celui de votre interlocuteur (pas de mots trop techniques à un débutant). Ce rapport de mise en confiance est capital pour le bon déroulé de l'entretien. Nous verrons plus tard comment créer les meilleures conditions d'entente.

Retenez bien ! 45 - 55 ! Édifiant non ?

Le bon message !

Rectifions le tir. La lettre de motivation n'est pas destinée à mettre en avant vos objectifs mais plutôt d'exposer l'intérêt qu'aurait l'entreprise à vous recruter.

Entre nous, le recruteur n'est pas là pour vous rendre service, pour vous permettre de réaliser un objectif personnel, celui de "parfaire vos connaissances", celui d'intégrer un groupe international, celui de vous faire plaisir... Soyez, comment dire..., soyez plus "rentre dedans", affichez vos couleurs, donnez envie !

Votre lettre de motivation n'a finalement qu'un seul objectif, celui de montrer au recruteur tout ce que vous pourrez lui apporter, l'intérêt qu'il aurait à regarder de très, très près votre candidature, votre CV. Je vous conseille d'être pragmatique dans votre approche : "Monsieur le recruteur, j'ai réalisé telle et telle action qui a généré tel résultat, aussi, puis-je vous apporter toute mon expertise dans tel domaine".

Quelle est l'idée ? Vous ne devez répondre qu'à une seule question : quelles compétences vais-je mettre au service de votre entreprise ? Rien d'autre, le seul objectif étant de favoriser l'ouverture de du CV qui suit ! Alors, ne vous trompez pas de message, ne racontez plus ce que vous recherchez mais concentrez vous uniquement sur ce que souhaite le recruteur !

Combien tu donnes ?

"Je vais essayer de négocier le salaire...". Bonne chance mes amis !

Gardons à l'esprit que toute négociation peut s'engager à partir du moment où une offre concrète vous a été proposée. PAS AVANT !
Bien entendu, le salaire revêt une part importante du contenu de la négociation, pourtant, il n'est pas le seul élément, loin de là, sur lequel vous devez vous battre.

Vous pourrez ainsi entamer une discussion afin d'obtenir différents éléments qui constituent le "package" d'entrée dans la société. Il peut s'agir de tickets restaurant, de congés sur la première année, l'intitulé du poste proposé, le coefficient, la mutuelle... Autant d'éléments importants, qui, s'ils sont bien argumentés ne seront jamais perçus comme une provocation.

Vous pourrez également négocier un véhicule selon le poste ou les habitudes de l'entreprise, obtenir quelques concessions sur vos frais de déplacement, l'attribution de CESU, les primes sur résultats, une assurance vie, la participation, la mise à disposition d'un appartement en cas de déménagement, les frais de déménagement, l'affiliation à différents clubs, des cartes de voyage, une formation, une assistance juridique, des prêts à taux réduits...

La liste est sans fin, et parfois, plutôt que de se braquer sur la rémunération, faites bien le tour de ce qui peut être abordé car il est souvent plus simple d'accorder quelques avantages plutôt que d'augmenter le budget alloué au salaire d'un collaborateur.

Vous aurez remarqué que je n'ai pas évoqué les Golden Parachutes en cas de mauvais résultats !

CAE

Et si l'on se mettait dans la peau d'un recruteur ? Chiche !
Demandons nous quels seraient les éléments que nous rechercherions chez un candidat ? Pas si simple, n'est-ce pas ?

Pourtant, en creusant bien, nous connaissons tous les éléments que doit valider un décideur avant de décider de continuer avec un candidat... Si si, je vous l'assure.

Pour commencer, le recruteur doit s'assurer que vous avez les compétences requises pour remplir les fonctions spécifiques du poste proposé. Il confrontera donc votre expérience, votre savoir-faire à ses propres besoins. Qu'avez-vous fait de suffisamment impactant pour qu'il soit rassuré quant à vos aptitudes professionnelles. L'entretien portera alors sur votre parcours, vos réalisations, vous évoquerez vos précédents postes.

Ensuite, le recruteur cherchera à vérifier si vous êtes en adéquation avec la structure organisationnelle de l'entreprise. Saurez-vous travailler avec les collaborateurs déjà installés, saurez-vous vous adapter à tel ou tel environnement ? Vos pratiques managériales sont-elles compatibles avec les valeurs de l'entreprise ? Au fond, les valeurs du candidat correspondent-elles à celles du recruteur ?

Enfin, le recruteur cherchera à être "accroché", il vérifiera ce "je-ne-sais-quoi" qui fait la différence, ce petit truc qui donne envie de travailler avec vous. Vous n'oublierez pas que les premières secondes de l'entretien sont déterminantes.

Vous voyez, rien d'exceptionnel, le recruteur ne cherche qu'à être conforté dans son choix, à vous de bâtir votre stratégie en fonction de ces trois éléments que nous nommerons le CAE (Compétences, Adéquation, Envie).

à méditer...

Il faut être ambitieux, mais il ne faut pas se tromper d'ambition.


Jacques de Bourbon-Busset

Dans le mille !

Vous avez travaillé sur votre profil, votre projet professionnel, il est temps maintenant de nous intéresser à l'entreprise qui pourrait vous recruter.

Deux types de société sont susceptibles de nous intéresser :
1- Celles qui sont déjà engagées dans un process de recrutement ( annonce en cours par exemple)
2- Celles qui, a priori, n'ont pas de recrutement en cours (feront l'objet de candidatures spontanées)

Grâce à vos nombreuses réflexions, vous êtes en mesure de dessiner le portrait robot de l'entreprise pour laquelle vous aimeriez bien travailler (Que veux-je ?). Je vous invite dans un premier temps à constituer une liste de toutes ces sociétés cibles dans un tableau récapitulatif reprenant la raison sociale, l'adresse, le téléphone, le nom du contact et son e-mail. Vous vous efforcerez de concentrer vos recherches d'information UNIQUEMENT sur celles qui répondent à vos objectifs. Encore une fois, ne perdez pas de temps sur ce qui ne s'inscrit pas dans votre projet professionnel ! Puisque vous avez déterminé votre projet, vous devez savoir auprès de qui vous souhaitez le défendre.

Une recherche minutieuse vous permettra d'obtenir ces renseignements. Comment ? En vous appuyant forcément sur Internet, recherchant toutes les informations relatives à l'organigramme, la structure de votre cible, en vous appuyant aussi sur les réseaux sociaux qui sont une mine d'informations précieuses (n'hésitez pas à solliciter, le taux de réponse sera élevé), en appelant aussi, pas à pas pour affiner votre liste.

Connaître la structure ou définir l'organigramme de l'entreprise que vous ciblez est essentiel. Pourquoi ? Tout simplement parce que vous identifierez par la même occasion l'existence ou non de postes similaires à ceux que projetez d'obtenir. Cet élément sera bien entendu déterminant dans l'argumentation de votre approche.

Faites de même si vous répondez à une annonce, ayez ce réflexe, celui qui consiste à déterminer la structure organisationnelle de l'entreprise (quand l'annonce stipule le nom bien évidemment !).

Vous trouverez ci-dessous une matrice du listing des entreprises cibles :
Listing de mes entreprises cibles.


Ne pas dire "ne pas" !

« Je ne suis pas mal dans ma peau », « ne pensez pas à un éléphant rose ! », « pas de problème »...

J'imagine que tout le monde a vu l'éléphant, si, si, j'en suis sûr !

Avez-vous remarqué comme la forme négative peut véhiculer une idée, un message différents de ceux que vous souhaitez transmettre ? Bannissez de votre vocabulaire toutes les formules négatives « ne pas, ne plus, ne jamais, ne rien... », elles n'apportent que suspicion, danger permanent, celui que votre message soit parasité , dévié de son sens premier, simplement parce que le cerveau de votre interlocuteur s'accrochera bêtement aux mots qui « entourent et décorent » la négation.

Encore une fois, du positif, du positif et rien que du positif ! Fuyez tout ce qui peut polluer votre message, le diminuer, le trahir. Entraînez-vous à penser « plus », à penser « soleil », à penser « à moitié plein ».

Qu'est-ce qui percute davantage et donne envie :

« Ne soyez pas négatif ! » ou « Soyez positif ! »

A vous de choisir votre camp.

Good vibrations !

Imaginez, vous êtes au coeur d'un entretien, votre téléphone portable sonne, crotte !
Évidemment, vous ne pouvez pas répondre, vous vous excusez, saisissez le mobile – zut, il est dans quelle poche - et juste avant de le saisir, la sonnerie s'arrête... Bon, tant pis.

Une minute, plus tard, rebelotte, le téléphone sonne à nouveau, c'est le répondeur. « Je suis confus ! Je vais l'éteindre... ». Pensez à éteindre votre téléphone avant le début de l'entretien, c'est vrai, vous serez injoignable pendant une heure, et après !

Même chose, plutôt que d'éteindre totalement votre portable, vous activez la fonction vibreur. N'avez-vous jamais été perturbé par la vibration du téléphone dans votre poche, ces vibrations que vous seul ressentez qui ne cessent de couper votre élan, cyniquement, comme un un petit coup de pied sous la table.

Rien ne doit vous détourner de votre objectif, vraiment rien, alors ne vous laissez pas envahir par ces détails perturbants, faites en sorte de faire vibrer votre interlocuteur, cela suffira amplement !

Pro Pro

Avoir récapitulé vos aptitudes, vos compétences, vos talents cachés ou non vous permet aujourd'hui de déterminer avec précision à quelle fonction vous souhaitez postuler.

De tous ces éléments issus de vos réflexions, vous allez en sélectionner quatre par grande famille, ceux que vous considérez comme prioritaires :

Je vous propose les thèmes de ces familles, à vous de les modifier si vous le souhaitez :

Vos domaines de compétences.
Vos valeurs personnelles.
Votre personnalité
Vos centres d'intérêts, professionnels ou non.

Ensuite, sur la base de cette extraction, vous allez construire votre projet professionnel, c'est-à-dire la façon dont vous présenterez ce que vous êtes et ce que vous proposez à l'employeur. L'ensemble de votre projet doit être absolument cohérent avec ce que vous êtes, ce que vous souhaitez. Dans mon cas, mon projet professionnel pourrait se traduire par :

Directeur des Ventes Export, je suis spécialisé dans la création de structures commerciales et logistiques à l'international, mes capacités d'animateur d'équipes multi-culturelles participent à la concrétisation d'objectifs ambitieux de développement des ventes, et ce, dans de nombreux secteurs d'activité. Profondément intègre et déterminé, je mettrai mon enthousiasme au service d'une entreprise dont les valeurs sont axées autour du développement des collaborateurs et pour laquelle la conquête de marchés internationaux est un enjeu majeur. A ce titre, je proposerai la stratégie de déploiement que j'appliquerai dans le cadre de schémas complexes en m'appuyant sur mon aisance relationnelle auprès de décideurs de haut niveau.

Bien entendu, je dois être capable d'étayer ce projet par les réalisations concrètes, les résultats obtenus, ma formation également. J'ai par la même occasion décrit le type d'entreprise que je souhaite intégrer, par conséquent, mes candidatures seront ciblées et mon approche cohérente.

A vous je jouer ! N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires !


Du calme !

Je remarque souvent une certaine nervosité des candidats que je rencontre dans le cadre de mon emploi ou de mon activité bénévole. Cette nervosité se traduit par un débit de paroles très rapide mais également, des gestes saccadés, des mains qui partent dans tous les sens, qui appuient chaque mot.

Le self-control n'a rien d'évident, surtout lorsque l'enjeu est de taille, néanmoins, il est impératif que vous puissiez contrôler vos mots en vous forçant à parler plus lentement que d'habitude. C'est effectivement la seule façon de ne pas gaffer en répondant trop vite, c'est également une bonne manière de vous présenter comme une personne posée, réfléchie qui ne part pas en "live" dès que la parole lui est donnée.

Avez-vous remarqué comme un débit trop rapide vous entraîne vers des thèmes que vous ne souhaitiez pas forcément aborder, avez-vous remarqué comme l'on tend parfois le bâton pour ce faire battre parce que pour une raison très mystérieuse, il nous a semblé judicieux de conclure notre réponse en ouvrant une voie d'exploration sans fin pour le recruteur ?

Parlez lentement, maîtrisez le débit !

Pour les mains, évitez de battre le vent, je recommande, encore une fois de prendre des notes, c'est une bonne façon de contrôler ses gestes. Servez-vous de vos mains ! Mais seulement pour appuyer ce qui est important. Utilisez les gestes d'ouverture, de conviction mais ne vous servez pas de vos mains comme le ferait un chef d'orchestre. Là encore, du contrôle !

L'idée, encore une fois, est de rassurer et de vous différencier par une maîtrise, une maturité et une pleine de conscience de vos compétences.

Vous 2

Ça y est ? Vous avez planché ? Bien passé en revue toutes ces innombrables choses que vous avez allègrement ou plus douloureusement réalisées ? Bravo à vous, bienvenue dans le monde des process, de la technique maîtrisée !

Tout cela pour quoi faire ? Me direz-vous. Tout simplement pour vous obliger à prendre du recul et construire votre projet professionnel. Celui-là même que vous défendrez, celui-là même qui vous permettra d'analyser en détail les propositions d'emploi, celui-là même enfin qui orientera votre démarche. Par la même occasion, vous aurez une représentation claire de ce que vous recherchez et saurez donc le décrire avec aisance et simplicité.

Vous avez identifié les actions, fonctions et missions réalisées durant tout votre parcours professionnel. Apparaissent clairement les domaines d'activités que vous affectionnez particulièrement, ceux que vous maîtrisez sur le bout des doigts, enfin, peut-être, ceux qui méritent un effort particulier pour vous remettre à niveau. Vous pourrez réutiliser cette liste lors de la rédaction du CV.

Mais qu'en est-il de vos souhaits, de vos envies, de vos passions ? Quelles sont vos valeurs personnelles, celles qui dictent vos choix. Quelle serait la proposition idéale ? En gros, quelles sont vos priorités ? Quels compromis êtes vous en mesure d'accepter ? Vaste sujet n'est-ce pas ? Mais en y regardant de plus près, pensez-vous pouvoir obtenir un emploi qui ne vous convient pas ? Pensez-vous convaincre un recruteur si toute votre personne crie NON ! N'oubliez pas, à une annonce, une offre d'emploi correspond un candidat, non, LE candidat, celui qui saura se démarquer de ses 300 autres concurrents. En d'autres termes, un emploi vous correspond forcément et sortira quelque part de façon inévitable.

Lorsque vous aurez pris le temps de réfléchir et de répondre aux questions suggérées en pièce jointe, il sera temps de définir votre projet professionnel. Il sera vôtre, unique et personnel, vous le décrirez avec des mots compris de tous. En quelques phrases, vous saurez expliquer ce qui vous anime, ce qui vous attire, ce que vous recherchez et la façon dont vous vous inscrivez dans l'avenir.

Évaluation des souhaits

Vous 1

Vous l'aurez compris, je suis un adepte du contrôle, de la maîtrise, laissant l'improvisation à ceux qui ne sont pas pressés. Se connaître, savoir où l'on veut aller, constituera la base sur laquelle reposera l'ensemble de la stratégie de recherche.

Dans un premier temps, je vous invite à définir votre métier. Vous devrez pour cela lister la totalité des actions que vous avez pratiquées ou savez pratiquer. Apportez un soin particulier à lister ces actions, dans le détail, y compris celles qui paraissent le moins significatif. Pourquoi ? Parce que vous aurez passé le temps nécessaire à cette réflexion. Vous serez étonné de la longueur de cette liste et constaterez avec satisfaction que vos domaines d'intervention sont larges, très larges.

Cette liste d'actions relatives à votre métier constituera la base d'une réflexion plus poussée. Il me semble important de classer toutes ces actions par grand thème (management, développement commercial, définition de stratégies, marketing évènementiel, que sais-je encore !).

Quelques heures plus tard... votre liste d'actions est complète, vous les avez classées par grande catégorie, il ne vous reste plus qu'à les travailler, une à une. Je vais faire appel à votre honnêteté intellectuelle. Soyez juge de votre expertise et notez sur une échelle de 1 à 5 votre niveau de compétence, réalisation par réalisation, 5 représentant le niveau le plus élevé.

Enfin, dernier exercice, toujours sur la base de cette liste, vous allez déterminer ce que vous avez aimé ou détesté accomplir. Gardons notre échelle de 1 à 5, 5 représentant le nirvana et 1 le purgatoire.

Mine de rien, vous venez de déterminer votre profil, ce que vous savez faire, ce que vous aimez, ce que vous détestez. Je vous invite à relire le billet « c'est quoi ton job ? ».

Nous verrons plus tard comment orienter les résultats vers la construction d'une offre de « prestation de service » que vous présenterez au recruteur.

Enfin, pour vous aider dans votre réflexion, je vous propose un guide de questions qui vous permettra de remplir vos réalisations dans la matrice associée.

Guide de questions pour aide à la réflexion
Matrice de profil

Fondations

Allez, on y va ? On se lance dans la première étape du process ? J'ai reçu hier de nombreux commentaires, je vous en remercie au passage, tous convergent vers un point, la nécessité d'identifier, de se connaître, de maîtriser son environnement.

Ce premier pas dans la recherche efficace d'un emploi, s'apparenterait aux fondations, celles qui consistent à maîtriser l'information que l'on souhaite émettre, mais également celle qu'il nous faut recevoir. Elle exige travail, réflexion, pragmatisme et s'oppose frontalement aux candidatures automatisées.

C'est une étape indispensable qui s'articule autour de trois axes :

1- Vous (qui êtes-vous, que savez-vous faire, que voulez-vous faire )
2- L'entreprise (son marché, ses produits, son activité, ses finances, ses clients)
3- L'environnement global de l'entreprise (ses concurrents, les problématiques et contraintes rencontrées, les possibles mutations, l'évolution du marché dans son secteur d'activité).

En gros, tout ce qui permet de vous situer aujourd'hui dans un contexte donné et de valoriser vos approches avec un argumentaire adapté. On pourrait comparer cette démarche à une analyse de marché, très marketing, eh oui... : quel produit peut rencontrer quel public ? Je vous rassure, le produit, c'est nous tous ! Et forcément, le public, c'est l'employeur.

Notre objectif à ce stade est unique : construire un argumentaire efficace grâce aux informations collectées, c'est-à-dire trouver les angles d'approche et d'accroche qui vous permettront de vous démarquer.

La maîtrise, rien que la maîtrise ! Si cela vous convient, nous travaillerons plus en détail les trois axes de l'étape dans les jours à venir.


Du process

Savez-vous comment une personne sans emploi perd son temps ? Juste en essayant d'en gagner grâce à l'automatisation des réponses.

Le style « je diffuse le plus largement mon CV, on verra bien ce qui retombera » est une absurdité sans nom. Vos efforts doivent se concentrer sur la valorisation de vos facteurs de différenciation ! Au cas par cas, annonce par annonce. La BVJ (business value justification ou « bien valoriser le Je ».

Si vous devez retenir quelque chose de ce blog, c'est qu'être dans le vent, c'est avoir un destin de feuille morte ! Vous vous souvenez, c'était l'un des premiers billets rédigé en janvier. Par conséquent, travailler ses argumentaires, sa présentation, sa valeur ajoutée, voilà des éléments qui feront inévitablement ressortir votre dossier.

Nous allons petit à petit imaginer et créer un process de recherche d'emploi, ne rien laisser au hasard, maîtriser sa candidature, de A à Z. Plusieurs billets ont abordé ces thèmes, il s'agit maintenant de structurer la démarche dans sa globalité, de construire un chemin, logique, cohérent, dans lequel nos efforts se concentrent uniquement sur l'efficacité. En d'autres termes, nous envisagerons la recherche comme si l'on devait gérer un projet d'entreprise, travaillant sur les étapes clé, les tableaux de bord, les mesures correctives, etc, etc...

Si vous comptez sur le hasard pour être repéré, passez un peu de temps à remplir des grilles de loto, le résultat devrait être assez comparable.

A chaque jour suffit sa peine mais je vous invite à réfléchir sur tous les éléments que vous devez contrôler pour optimiser vos candidatures. Nous construirons ensemble une démarche, pas à pas qui devrait nous permettre de rendre la recherche plus efficace, ne laissant aucune place à la non maîtrise ! Je vous laisse réfléchir.

c'est quoi ton job ?

Nous avons déjà travaillé sur la complexité de se mettre en avant, décrire ses savoir-faire, ses qualités et aptitudes, identifier le fil rouge qui servira de colonne vertébrale à votre entretien.

Abordons maintenant un autre aspect du contrôle et de la préparation à l'entretien : Expliquer en quelques mots en quoi consiste votre métier...

« Bien sûr que je peux expliquer mon métier, cela fait 25 ans que je le pratique ! » Très bonne remarque, mais sait-on correctement communiquer sur notre métier, notre rôle, notre valeur ajoutée, l'évolution de notre fonction dans un environnement en perpétuel changement, pense-t'on toujours à décrire les enjeux de demain, ceux que votre poste imposera de résoudre...?

Évidemment, beaucoup me répondront que c'est le B-A BA, que celui qui ne sait pas expliquer simplement en quoi consiste son métier aura toutes les difficultés à enchaîner sur des questions qui tiennent davantage compte de sa personnalité. Pas faux. Mais évoquer sa fonction au sein d'un système (l'entreprise), nécessite de rester branché sur le monde du travail, ce dernier évoluant constamment (vous souvenez-vous de l'un des billets vous conseillant de garder le rythme des heures de bureau ?).

Se tenir informé, rester en phase, chaque jour, rencontrer, parler aux collègues de métier, lire les revues spécialisées, celles que l'on parcourait vaguement lorsque l'on était en poste. Voilà une préparation sérieuse qui rassurera le recruteur sur votre vision et connaissance de l'emploi proposé et de son environnement.

« Et toi, tu fais quoi dans la vie ? »

Thriller 1

Le cauchemar des candidats : l'entretien en groupe 1 (groupe composé de personnes impliquées dans le recrutement)... Ces mots claquent comme le fouet sur la peau du dos, enfer, damnation, que vais-je devenir !!! Rien de moins qu'avant, je vous le promets ! (nous verrons plus tard l'entretien en groupe 2 : composé de candidats voraces et carnivores... mais non, je plaisante !)

Pourquoi cet exercice délicat ? Tout simplement parce que c'est le seul qui permette à toutes les personnes impliquées dans le recrutement de vous recevoir en même temps. Rien d'autre !

Bien entendu, cet exercice permettra au recruteur d'observer votre comportement face à un groupe, la façon dont vous gérez une discussion avec plusieurs interlocuteurs, votre attitude lorsque vous répondez à une question, en regardant chacun des participants, n'en laissant aucun sur le carreau. Il est important que vous reteniez les noms et fonctions de chacun, que vous puissiez les citer tout à tour dans l'entretien. Pour cela, prenez des notes dès le début de l'entretien, ne négligez personne, à tous les coups, vous aurez négligé le plus influent.

Chacun vous interrogera selon sa personnalité, sa spécialité, son savoir-faire, vous avez donc toutes les chances d'exploiter vos atouts, de mettre en avant vos capacités, qualités... A vous de répartir équitablement vos arguments, sachez regarder tous les interlocuteurs, souriez, soyez confiant... Personne ne vous veut du mal !

Enfin, il est bien évident que vous aurez salué tous vos interlocuteurs, à l'entrée comme à la sortie. Vous adresserez également une lettre de motivation post-entretien à CHACUNE des personnes présentes. Soyez donc prêt à cette éventualité, évitez de vous laisser surprendre, l'entretien auquel vous vous rendrez ne sera pas forcément classique!

Introspectrum

Avez-vous remarqué comme les champions de ski alpin, de bobsleigh, de kayak mais d'autres encore visualisent et vivent leur performance avant de se lancer en compétition ? Il s'agit d'une technique répandue dans le domaine sportif, se projeter mentalement dans l'épreuve en imaginant sa prestation, son comportement. Bien entendu, vous devrez imaginer les meilleures conditions, disons les plus optimales, garantes du résultat tant attendu.

Chez les demandeurs d'emploi, les représentations mentales se vivent très, trop souvent à posteriori, "j'aurais du lui répondre ça ou ça". Ce que je vous propose, c'est de simuler mentalement un entretien de recrutement, de A à Z, d'imaginer votre comportement, celui qui vous satisferait pleinement, observez vos gestes, votre visage. Pensez à ces questions qui vous déstabilisent d'habitude, et retenez maintenant la façon dont vous balayez toute difficulté, avez-vous remarqué comme vous êtes à l'aise, comme vous êtes bien préparé, comme vous mettez en avant vos qualités, vos forces, vos potentiels ? Vous êtes irréprochable, tout se déroule comme sur des roulettes, vous êtes meilleur que jamais.

Le comportement du recruteur, son visage, ses questions n'ont pas d'importance, qu'il soit conciliant, rassurant, déstabilisant, quelle importance, vous êtes impeccable dans cette représentation mentale.

Concentrez-vous, relaxez-vous, détendez-vous, vous avez quelques minutes de représentation mentale à vivre, à retenir, regardez de quoi vous êtes vous capable.

Pas facile hein ? Peut-être pourriez-vous commencer par vous représenter, séquence par séquence puis amusez-vous à compiler le tout.

Communiqué de presse

Nous allons travailler sur votre "communiqué de presse", ou la façon de communiquer sur la raison pour laquelle vous recherchez un nouveau poste.

Rester positif est la clé d'entrée de toute accroche, vous devez rapidement évoquer les raisons pour lesquelles vous êtes amené à chercher un nouvel emploi. Pas question de vous plaindre, pas question de critiquer l'ancien employeur. Ici, vous évoquerez succinctement l'environnement économique ou social qui vous a contraint à vous mettre en veille active. Travaillez ce point et écrivez sur une page les raisons objectives qui font que vous répondez aujourd'hui aux annonces d'emploi.

Vous devez concevoir et imaginer ces réponses comme un véritable "communiqué de presse" , celui qui vous accompagnera et répondra à la question : pourquoi nous rencontrons-nous, pourquoi recherchez vous un nouveau poste ? Prenez le temps, creusez, cherchez les points d'accroche qui vous permettront de mettre en avant le fait que ce nouveau départ n'est pas du à une faute de votre part.

"A la suite d'une fusion acquisition qui a touché l'entreprise qui m'employait, 100 postes ont été supprimé dont le mien, je suis à la recherche d'un poste de chef de projets qui me permette de capitaliser sur mon expérience de manager d'équipes transverses et de gestionnaire du déploiement de projets acquise dans le secteur de la métallurgie" ou bien "la récente restructuration de mon entreprise m'incite à envisager d'autres options professionnelles, mon sens de la performance, ma capacité à générer des profits, à développer un portefeuille de clients, à gagner des parts de marché me confortent dans la volonté de me positionner en tant que responsable des ventes de votre société".

Un pitch, rapide, concis, positif, frappez fort, ne vous attardez pas et passez à ce fameux fil rouge.